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djeff17
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1,0
Publiée le 20 janvier 2022
Avant de tenter d’exploiter la veine de l’excellent « Quand vient la nuit » de Michaël ROSKAM, le réalisateur aurait dû d’abord essayer d’apprendre le métier qu’il ambitionne d’exercer, vraisemblablement sans le moindre succès d'ailleurs, à en juger par ce lamentable « Sons of Philadelphia ». Non seulement le scénario est inexistant, mais l’intrigue est incompréhensible, les acteurs ne semblent pas concernés et, cerise sur le gâteau, dans la version française, le doublage est comique, à force d’être calamiteux. Que Jérémie GUEZ s’oriente donc vers des tâches plus modestes comme, par exemple, apporter les cafés aux équipes de tournage, pendant les pauses décidées par les réalisateurs ( les vrais ).
Vu sur une chaîne Canal plus Sons of Philadelphia. On le sait, la première impression est souvent la bonne, surtout quand elle est mauvaise. Ici, dès la notice de présentation, lire qu'un film qui se passe aux USA est une coproduction entre trois ou quatre pays européens vous alerte sur la probabilité qu'une telle fiction, sans doute réalisée par quelqu'un d'ici croyant rendre hommage au cinéma de là-bas, force le spectateur à subir tous les travers que charrient presque inévitablement des productions ainsi mises en œuvre. Et c'est ce qui arrive. Scénario rendant volontairement l'intrigue incompréhensible, filmage chichiteux dans lequel on se fait gloire d'une photographie sciemment contraire aux règles, dialogues réduits à des tics de langage, et doublage si calamiteux qu'il devient impossible de savoir qui parle. Évidemment, comme c'est un film de malfaiteurs, aucun vrai rôle féminin. Une question pour conclure: l'acteur principal, qui promène tout au long de l'histoire un mal de vivre rendu de façon schématique, a-t-il été subventionné par une marque cherchant à relancer le tricotage, pour avoir à porter à chaque scène ou presque le même bonnet de laine ?
Une impression de déjà-vu de rabâché. Un point de vue qui n’a rien d’original avec des personnages qui se rapprochent de la caricature tant on en a déjà vu à la pelle. Une perte de temps.
Un bon polar noir, sobre, sombre et bien interprété. La mise en scène est élégante, l'ambiance poisseuse et le héros au centre, malgré lui, des querelles entre les mafias italienne et irlandaise tente comme il peut de gérer les tensions avec son cousin ingérable... Mathias Schoenaerts est excellent en héros taiseux même si on a l'impression de toujours le voir avec sa veste d'aviateur et son petit bonnet, quel que soit le film.
Je m'attendais à un bon vieux film de gangster, mais pas du tout. C'est un film noir, tout dans les ambiances délavées et les regards désemparés ou faussement virils des quartiers pauvres de Philly. Sur ce plan là rien à dire. Mais il manque une vraie intrigue et surtout beaucoup plus d'énergie à l'ensemble. Tout le film n'est qu'une mise en place du décors et des personnages pour l'acte final qui arrive sans surprise. Finalement la seule réussite est le parallèle entre la scène d'intro et la scène finale. Peter n'agit pas sur des coups de tête comme sou cousin et bien d'autres. Chez lui tout est longuement réfléchi et soupesé. Quand il s'approche petit à petit du bord de la terrasse, il s'approche lentement mais surement du vide, réfléchissant à la suite à donner après chaque centimètre gagné. Avant le grand saut final.
On l'aime bien M.Schoenharts mais ce film là, qui semble un peu fabriqué autour de lui, on dirait bien qu'il ne l'a fait que pour faire bouillir la marmite. Le beau ténébreux testostéroné se contente ici de faire ici ce qu'on attend de lui, à savoir promener ses silences, son regard triste et sa silhouette massive d'un bout à l'autre d'une histoire qui l'indiffère. De la salle de boxe où il cogne (souvent) dans le vide jusqu'aux décors glauques des arrière-cours de Philadelphie, dans des bars louches ou dans les couloirs d' une écurie sombre où on devine l'agonie d'un galopeur, la vie nocturne de la pègre locale ou de sa propre famille ne semble pas le concerner plus que ça. Nous non plus d'ailleurs. On s'emmêle les pinceaux dans les méandres d'une intrigue approximative, on s'ennuie ferme et à la fin... on se dit que tout le monde s'est pris les pieds dans le tapis, qu'on s'est fait piéger dans un fiasco. Raté.
"Sons of Philadelphia", deux cousins issu de la mafia irlandaise luttent contre la mafia italienne qui devient de plus en plus forte. Mais dans la famille Michael à des actions que Peter n'apprécie pas et va devoir faire un choix... Un polar noir dont les critiques vantaient les méritent mais moi et les critiques je m'en fou pour rester poli car souvent à l'opposé et ici encore ce fut le cas. Le film est bon dans son ensemble, la tension montre crescendo, on voit les choix des uns et des autres qui va opposer de plus en plus les cousins avec des flashbacks qui donnent à l'intrigue sa tension en pleine ascension. J'ai apprécié le duo qui est vraiment à l'opposé dans leur façon d'être avec un taré et un plus zen (je résume complet!lol) mais je me suis demandé quand même comment Michael "le leader") est resté si longtemps en vie ou pas fini en taule malgré la présence de Peter bref... Sauf que perso, on devine la fin beaucoup trop vite et ensuite les scènes que je considèrent "clés" restent trop gentillette à mon goût et cela "gâche" un peu. Ma note d'hier aurait été entre 4-5 car un peu déçu mais aujourd'hui plus 5-6.5...comme quoi les réactions à chaud mais je vais pas mettre 2 notes, une à chaud et une à froid déjà que parfois il y a débat dans mes notes!浪 NOTE : 5.5/10 (moyenne chaud/froid
La mafia est toujours affaire de famille, dans tous les sens du terme.. Au-delà d’une guerre des gangs à venir entre Italiens et Irish mob, c’est aussi un cycle familial qui se reproduit de génération en génération, comme une malédiction ou une tragédie antique, entre deux cousins élevés comme des frères : Peter, un taciturne rongé par le passé (Matthias Schoenaerts, en voie de minéralisation) et l’exubérant Michael, toujours à deux doigts de basculer dans la folie meurtrière (Joel Kinnaman). Le piège du film de mafia, même quand on s’appelle Scorcese, c’est que le spectateur a une idée précise de ce qu’il doit renfermer, et le réalisateur ne peut que s’y conformer, surtout s’il ne s’appelle “que” Guez. S’il fait sien nombre de clichés du genre, jusqu’au niveau du détail visuel ou du tic langagier, ‘Sons of Philadelphia’ privilégie les affrontements du regard aux fusillades de rue. Peu porté sur l’action, peu porté à représenter la ville comme un personnage à part entière, peu dissert sur les contingences de l’affrontement extérieur (on sait à peine dans quelles affaires les deux cousins trempent), le film préfère s’attarder sur l’intime, la lente prise de conscience par Peter Flood de l’engrenage familial et criminel dans lequel il s’est enfermé. S’il ne possède pas l’ampleur et la cinégénie des classiques du films de gangster de la côte est (même ‘The town’ de Ben Affleck avait plus de gueule), le fait qu’il s’agisse d’un film tourné en décors américains avec des acteurs américains mais écrit et réalisé par un français modifie beaucoup de choses, des dialogues au sens du cadrage, et confère quand même à ‘Son of Philadelphia’ une certaine spécificité.
Vu son sujet, "sons of Philadelphia" aurait pû être un film extrêmement violent. Hors, le réalisateur Jérémie Guez, de part ses origines européennes peut-être, choisit de rester e ndehoers de ces scènes violentes qu'il évoquera plutot que de les filmer, collant ainsi à la personnalité de son personnage central, rejetant la violoence qui l'entoure depuis son enfance. Dans ce rôle, Matthias Schoenaerts s'impose superbement, tout en douleur et retenue. Face à lui, Joel Kinnaman est tout aussi impressionnant dans un rôle qui autait pû vite tourner à la caricature. Le film est court, fait de scènes brèves, allant à l'essentiel. On est pris par cette histoire de vengeance familiale à vous glacer le dos.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 23 août 2021
Jeremie Guez scénariste pourtant expérimenté mais réalisateur débutant a écrit le pire scénario de l'histoire des films de mafieux. Comment ce film peut-il être classé dans la catégorie action, crime ou drame je me le demande. Il n'y a aucune action 5 mins de crime et 100 mins d'ennui profond pour le spectateur. Une classe de théâtre de 5ème année aurait pu faire un meilleur film de mafieux. Il y a des tonnes de problèmes d'intrigue de technique et les allers-retours dans la chronologie qui ont rendu les scènes déjà alambiquées et inutiles moins intéressantes que le séchage de la peinture sur un mur. Matthias Schoenaerts a passé plus de la moitié de l'histoire à fixer le sol en silence probablement à se demander pourquoi il a accepté de faire ce film et le reste le regard dans l'espace quel était le but de tout cela avec peut-être un total de 5 a 10 minutes de dialogue pour tous le film. Soit il ne voulait pas être là soit son personnage a été écrit comme le personnage de mafieux le plus ennuyeux jamais développé. Le reste du casting et des performances était assez décent et la réalisation et la musique étaient assez bonnes. Il avait vraiment tout ce qu'il fallait pour être un grand film mais c'est juste dommage que le scénario ait été si mauvais...
Que c’est banal! D’une banalité affligeante même! Il est étonnant de voir le grand Matthias Schoenaerts se gâcher dans ce type de production totalement anecdotique et déjà vue mille fois. On dirait une version simplifiée, brouillonne et amateur des grands films de gangsters de James Gray, Martin Scorsese ou même Olivier Marchal pour la France d’où vient d’ailleurs ce jeune réalisateur, Jérémy Guez. L’amour de ce genre de cinéma et du cinéma tout court est là mais encore mal digéré pour un projet avec de telles velléités artistiques. Bien sûr la comparaison avec ces illustres metteurs en scène est peut-être maladroite tant ces auteurs sont installés, talentueux et prestigieux. Cependant, quand on se lance dans ce type de long-métrages, on essaie un minimum d’innover. Ou de rendre un hommage potable à tout ce pan du cinéma viril et codifié. Ce qui n’est pas le cas ici.
Attention, « Sons of Philadelphia » n’est pas mauvais ou irregardable non plus mais il traîne ses personnages et son histoire sur un canevas usé jusqu’à la corde et en laissant malheureusement le mot anecdotique comme arrière-goût désagréable dans l’esprit. Les acteurs sont bons, justes et investis mais l’histoire dans laquelle ils évoluent est peu intéressante en plus d’être nébuleuse et inaboutie. On ne saisit pas tous les tenants et les aboutissants du script, ni les véritables enjeux en présence ou alors ils sont tellement anodins et peu emballants qu’on décroche. La mise en scène est du même acabit, triviale et à l’égal d’un téléfilm.
Il y a tout de même quelques séquences réussies et sous tension comme le final ou la scène du vétérinaire. Et la confrontation en creux durant tout le long-métrage entre Joel Kinnaman, excellent et inquiétant, et Schoenaerts est plutôt prenante. Dirigé par un autre et assorti d’un script plus ambitieux, fouillé et imposant, cela aurait pu donner un bon film. En attendant, « Sons of Phildelphia » demeure une déception d’autant plus décevante que ce casting, auquel figure également le revenant Ryan Philippe (« Studio 54 », « Souviens-toi l’été dernier… », …), avait tout pour plaire. On aurait aussi aimé des seconds rôles et des sous-intrigues plus développés (les flashbacks ou les rapports entre les deux mafias, italienne et irlandaise par exemple). Bref ce n’est pas nul mais vraiment pas emballant.
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