Ma sixième incursion dans la filmographie de Guy Ritchie qui, après le bide conséquent de son adaptation "Aladdin", revient au style virevoltant, trépidant de ses premières réalisations comme "Arnaque, crimes et botaniques" ou le génial "Snatch". Un film de gangsters au rythme enlevé, sans temps morts et extrêmement magnétique servi par un casting royal, truculent . Des personnages décalés, piquants de Matthew McConaughey en américain snob trafiquant de cannabis à Colin Farrell en coach de boxe gitan sans oublier Hugh Grant en journaliste de tabloïd fourbe et prêt à se vendre au plus offrant, tous excellents. Un scénario malin, jouissif mais qui manque peut-être un peu de surprise en terme de rebondissements, un humour anglais, voire même cockney très drôle. Une astucieuse fracture du quatrième mur pour un ensemble totalement divertissant. Une petite tuerie.
Le film aurait sans doute mérité une meilleure note, mais ses très longs et incessants bavardages finissent par noyer l'histoire dans un tel flot d'informations qu'on a bien de la peine à suivre une intrigue qui mouline des classiques du genre à la sauce british. Guy Ritchie tente de retrouver le ton de ses débuts, mais sa tendance à appuyer un peu trop les effets rend le film un tantinet ennuyeux, en dépit d'une brochette d'acteurs qui cabotinent avec talent.
Offrant une certaine modernité à son propre courant sur les truands, les vrais déjà en place et leurs possibles remplaçants sont tous séduisants; Mais la palme revient forcément à Colin Farrell qui sans boxer dans la même cour que One Punch' Mickey, marque son passage dans l'écurie Guy Ritchie.
Excellent ! Guy Ritchie revient aux affaires avec une nouvelle tranche de truculents truands anglais (ou presque), un scénario qui se joue du spectateur mais sait où il va, parfait écrin pour un nouveau casting aux petits oignons.
C'est le retour de Guy Ritchie à ce qu'il fait le mieux et c'est un régal! Les dialogues sont d'une classe folle, débités par des acteurs bourrés de charisme qui incarnent une galerie de personnages haute en couleurs! C'est du cinéma cool, malin, virtuose et terriblement jouissif! On lui pardonnera donc volontiers les quelques maladresses ou invraisemblances, la tendance à la redite (mais se rendre hommage à soi-même n'est pas un crime! Ni la nostalgie!), une narration un peu appuyée et la surenchère pour péché mignon! Car c'est terriblement stylé et on ne remerciera jamais assez Ritchie de pourvoir, comme peu d'autres, au divertissement grande classe du spectateur! Merci!
Vingt ans après Arnaques, crimes et botaniques et Snatch, Guy Ritchie (Agents très spéciaux, Le roi Arthur : la légende d’Excalibur, Aladdin) revient à ses premières amours avec un film de gangster au style tarantinesque intitulé The Gentlemen. Le scénario prend place à Londres tandis qu’un baron de la drogue interprété par le charismatique Matthew McConaughey (Le loup de Wall Street, Interstellar) sème le trouble en évoquant la possibilité de son retrait des affaires. Un prétexte inespéré pour donner lieu à toutes sortes de complots, trahisons ou autres chantages de divers mafieux afin de devenir le seul roi du pays. Le casting vaut son pesant d’or avec des acteurs de talent comme Hugh Grant (Pour un garçon, Le journal de Bridget Jones, Cloud Atlas), Charlie Hunnam (Crimson Peak, Le roi Arthur : la légende d’Excalibur, Papillon) et Colin Farrell (Les Animaux Fantastiques, Les Proies, Dumbo), Michelle Dockery (Non-Stop) apportant une touche féminine appréciable dans cet univers profondément viril.
Complexe à appréhender, le scénario reste très agréable à suivre grâce à une réalisation de pointe comme seul Guy Ritchie sait le faire. Les clans se profilent tandis que l’on suit les différents protagonistes au travers de diverses situations présentées dans un ordre finement ficelé pour mieux renforcer l’intrigue. La violence est au cœur du récit et Henry Golding se démarque efficacement comme jeune héritier aux méthodes plus radicales. Les compositions de Christopher Benstead apportent autant d’intensité que de légèreté avec un certain comique qui en ressort lors de différentes scènes comme celle de la poursuite du groupe de jeunes à travers les rues. Quinze ans après un Revolver en demi-teinte ne faisant pas vraiment honneur au style de Jason Statham, The Gentlemen s’impose comme un nouveau classique du genre grâce à sa superbe réalisation et au grand talent de ses acteurs.
Je n'avais aucune attente vis à vis de ce film, malgré l'affection que j'ai pour certains longs métrages du réalisateur comme Snatch ou les deux Sherlock Holmes. Et bien quel plaisir de voir un film aussi vitaminé que celui-ci avec un scénario malin et complexe parfois ! Guy Ritchie revient au source de son cinéma, à son genre de prédilection le film de gangster et le monde du crime mais aussi le sous genre de film de braquage. Oui dans ce film on a droit à plusieurs rebondissements, qui vise à nous faire prendre conscience que l'univers proposé par le réalisateur est méticuleusement connecté, on ressent la gravité des conséquences des actions commises par les personnages.
Le réalisateur joue avec certains codes du Cinéma, la voix off, les flashs back, le rembobinage, et un montage vif et rapide ce qui produit (propre au style du réalisateur) un grand sens du rythme et de la vitalité dans le film. On sent que le réalisateur maîtrise totalement son sujet.
Il y a une galerie de personnages élégants avec une classe monstrueuse qui donne directement envie de changer de style vestimentaire. Tous les acteurs sont impeccables.
C'était un plaisir de retrouver le style de Guy Ritchie, en revanche je ne peux voir ce film comme une redite, un Snatch 2.0, un film qui existe pour rassurer le réalisateur sur la longévité de sa carrière ou juste un produit purement commercial qui est là pour renflouer les caisses de son auteur pour des projets futurs mais contrairement à un certain réalisateur français (L.B), Ritchie lui a pleinement réussi. Un très bon divertissement, drôle et classe. 《 A picture is worth a thousand words. 》 《 Une image vaut mille mots. 》
Excellent! Ritchie enchaîne les pépites filmographiques depuis 1998 avec son premier film. Ici le niveau est au top, propreté moderne de U.N.C.L.E et Alladin. On reprend Charlie Humman du roi Arthur. Matthew McConaughey parfait comme d'habitude. Le scénario n'est pas exceptionnel, mais les situations le sont. Des phrases cultes à la minute, de l'humour fin et moins fin aussi, mais surtout des mises au clair de problemes sociologiques mondiaux en 30 secondes. Bravo.
C'est après une longue période jonchée de blockbusters que Guy Ritchie revient vers sa matière première avec The Gentlemen qui marque à la fois un retour aux sources et un vent d'air frais dans sa filmographie, plus pour la famine créative qu'il traîne derrière-lui depuis dix ans que pour un véritable renouvellement, mais le dépaysement est là. Son évolution se fait sentir depuis ses premiers succès. Fini les petits gangsters des bas-fonds, place à une criminalité embourgeoisée. Ritchie opte pour une ambiance plus classieuse et actuelle, certes révélatrice de sa prétention mais démontre chez lui aussi un assagissement bienvenu. Les dialogues et les coups bas ont plus de poids que la force brute et les enjeux sont plus concrets, financièrement plus grands et personnellement plus importants. Son style tonitruant dynamisant les échanges commerciaux laisse de la place à plus d'idées inventives pour accompagner les dialogues qui n'ont jamais autant eu leur place qu'ici, dans un enchevêtrement de scènes explicatives focalisant enfin l'attention sur les relations humaines interprétées par un casting en or bénéficiant de toute la latitude nécessaire. On lui reprochera le fait qu'il doive nécessairement revenir en arrière pour enfin reprendre ses marques, et sa manie encore un peu soûlante de jouer avec le spectateur, mais The Gentlemen n'a pas à rougir à ce qui a fait la bonne réputation de Guy Ritchie à ses débuts. Ne réinvente rien mais annonciateur d'une probable maturité.
J’ai eu un coup de cœur pour cet excellent film d’action. Il va mettre un peu de temps à se lancer avec son principe de narration. On voit un journaliste joué par Hugh Grant, raconter l’histoire à un homme de main de Mickey Pearson, celui-ci interprété par Charlie Hunnam. Au départ, je trouvais que cette manière de faire était laborieuse pour la bonne continuité du récit. J’avais tort, car au bout d’un moment ce mode va prendre tout son sens et même apporter un certain charme. En effet, une fois que c’est lancé, l’histoire devient très prenante. Il y a une trame de fond passionnante, de plus elle va être agrémentée de retournement de situation astucieux. Pour donner une autre dimension, il y aura quelques grands moments qui donnent la chair de poule. J’aime bien la dose d’action qui est rajouté pour donner du dynamisme. Ces scènes sont géniales. C’est un tout cohérent et très agréable. La qualité de cette œuvre est en grande partie due aussi aux jeux fantastiques des acteurs. De Matthew McConaughey à Charlie Hunnam, en passant par Hugh Grant, ils sont tous excellents. Le jeune Henry Golding, habitué aux comédies, m’a beaucoup plus. Mon préféré reste tout de même le grand Colin Farrell. Tous ces personnages sont bien travaillés et apportent une vraie valeur ajoutée.
Ce qui faisait la force du cinéma de Guy Ritchie résidait dans sa propension à construire une intrigue retorse reposant sur une série de coups de théâtre qui nous invitaient à considérer nos impressions de départ – et les images que nous avions vues – comme trompeuses. Un sens de l’intrigue porté par une dynamique allant à une vitesse folle, à grand renfort de plans brefs, de montage incisif et de rock’n roll, dans la perpétuation des codes de thriller chers au cinéma anglo-saxon. Si The Gentlemen s’inscrit dans cette veine, c’est néanmoins pour la saturer et exhiber l’artificialité de sa mécanique constamment révélée au spectateur par le biais d’une mise en abyme métacinématographique : Fletcher est notre narrateur intradiégétique, personnage qui organise la rencontre des points de vue et des temporalités de la même manière que Colin Farrell, jouissif en coach de boxe, fait s’affronter les sportifs. Pourtant, si casser le quatrième mur pouvait faire pénétrer le spectateur dans les coulisses d’un genre qu’il ne connaît que trop bien, rien de tel dans le film : s’agitent devant nos yeux des poupées reliées par des fils qu’un marionnettiste tout-puissant tire depuis sa hauteur. Il n’y a plus que des postures, des rapports de force. Et ceux-ci semblent coupés du support humain sur lequel ils s’appuient, duquel ils sont normalement l’émanation, l’expression. The Gentlemen est un film sous cloche, à l’instar des plantations de cannabis cultivées en sous-sol. Nous sommes confinés dans un espace clos, les personnages ne respirent pas, il n’y a pas de souffle. De la pose, des gueules, des lunettes. Faut jouer au gros dur. En résulte un film qui ressemble, par bien des aspects, à un petit musée de cires où tout semble faux, volontairement faux, sans que la fausseté apparente constitue un tremplin vers quelque chose de vrai, vers une forme de cinéma alchimique capable de galvaniser des corps artefacts. Guy Ritchie semble parodier sa propre démarche parodique inhérente à son cinéma. Et ce faisant, il atrophie son geste artistique. Alors ça divertit, oui. D’autant que les acteurs sont bons. Mais nous étions en droit d’en attendre davantage.
C'est un film qu'il faut voir deux fois pour mieux goûter les subtilités du scénario et cette mise-en-abîme permanente. Mélange improbable de "Usual suspect" et de "Pulp fiction", le démarrage est ralenti par la narration de Hugh Grant, si drôle soit elle, mais l'action s'accélère peu à peu et donne un résultat très agréable. D'autant que le pari est réussi : c'est un film de mafieux à l'anglaise, avec un style, un rythme et de l'humour british. La distribution est formidable, il y a des gueules, des scènes originales et une magnifique réalisation. Réjouissant, isn't it ?
Je rédige cette critique à chaud, que dire si ce n'est que c'est un excellent guy ritchie, dans la lignée de ses chefs d'œuvre snatch et arnaques crimes et botaniques. Le casting est excellent, tous les ingrédients sont réunis pour que les fans du genre (dont vous l'aurez compris je fais partie) s'y retrouvent et passent un excellent moment. A voir et, pour ma part, revoir sans modération