“The Gentlemen”, de Guy Ritchie, est un film original et trépidant de gangsters stylés, déjantés, et à l’humour caustique. Il est tourné un peu à la manière de clips, pour certaines séquences et, par ailleurs, rythmé à souhait, il a également une super BO. Concernant l’intrigue, le narrateur conte et développe son récit, tout en dévoilant, quasi simultanément, les séquences filmées qu’il souhaite réaliser. Et c’est plutôt réussi, même s’il faut toutefois un peu s’accrocher au début. En effet, la narration est dense, rapide, et avec beaucoup de personnages, des dialogues qui fusent, des scènes qui défilent par moment à la vitesse grand V et, de fait, un léger temps d’adaptation est nécessaire pour se caler à ce tempo. Les acteurs sont tous excellents, notamment le drôlissime Colin Farrell, et le filou d’Henry Golding, mais pas que. Cela me donne envie de peut être faire une séance de rattrapage avec les précédents films de Guy Ritchie, j’ai lu quelque part qu’ils étaient même meilleurs.