Roubaix, une lumière
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342 critiques spectateurs

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JL44-176
JL44-176

4 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 septembre 2019
Un peu déçu par le contenu ; il y a beaucoup de longueurs,notamment sur le 2eme partie du film avec les interrogatoires et les confrontations; le plus difficile à supporter c'est la bande son que je trouve juste complètement inadaptée; mettre de la musique mélo pendant des scènes d'interrogatoire, là je n'est pas compris l’intérêt. Reste l'ambiance et le jeu des acteurs plutôt juste.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2019
Inspiré d'un fait divers de 2002, ce nouveau film d'Arnaud Desplechin nous plonge, à Roubaix, dans une enquête policière d'un meurtre sordide d'une vieille dame de 83 ans, une nuit, chez elle.
La première partie est un peu longue à se mettre en place, on assiste à la vie du commissariat confronté à diverses affaires, sans réel grand intérêt.
C'est au moins l'occasion de découvrir le jeune lieutenant de police tout juste muté dans cette ville (Antoine Reinartz, que je n'ai pas vraiment apprécié dans ce rôle) et surtout l'expérimenté commissaire en poste (Roschdy Zem).
Le film prend toute son intensité dramatique dans la seconde moitié, lorsque les suspects de ce crime horrible sont mis en garde à vue et interrogés.
Un long-métrage à deux vitesses donc, dans lequel on notera la superbe interprétation de Roschdy Zem, ainsi que les brillantes prestations de Léa Seydoux et Sara Forestier.
Inégal, mais assez convaincant.
Site www.cinemadourg.free.fr
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 838 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2020
Autant le traitement du faits divers, classique, permet simplement une incursion dans la psychologie torturée du couple de meurtrières et insiste sur le travail interrogatoire des policiers sans pour autant nous passionner par sa banalité, autant le portrait (notamment lors de la première partie du film) d'une ville manifestement chère au cinéaste entre lumières symboliques et affaires révélatrices, portées par la jeune recrue dont le point de vue externe nous offre une entrée initiatrice dans celle-ci et le bienveillant vieux briscard (interprété avec une magnétique émotion par Roschdy Zem) confère son intérêt au récit, justifiant ainsi ce titre a priori énigmatique. Un sincère prisme urbain.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2020
"Roubaix, une lumière" est un polar sur fond de drame social. On reconnait immédiatement les codes du polar tandis que l'histoire, qui se déroule à Roubaix dans l'une des villes les plus pauvres de France, évoque tous les problèmes sociaux présents dans cette ville. Arnaud Desplechin dépeint cette ville comme un endroit où il n'y a plus d'espoir. Lors des premières minutes, on a même l'impression que c'est un endroit créé de toute pièce et que le récit ne se déroule même pas de nos jours, car tout ce qui est montré est sombre et limite apocalyptique. En terme d'ambiance, le réalisateur a fait du très bon travail tant au niveau des lumières que de l'atmosphère ou la photographie. L'immersion dans ce milieu est efficace, ce qui rend l'histoire captivante dès les premières minutes. Je pense que le style du film et son ambiance sont ce qui m'a le plus intéressé, bien plus que l'histoire qui est tout de même pas mal. Si l'histoire n'est pas exceptionnelle, c'est parce qu'elle est prévisible. Il suffit de voir le casting pour comprendre... Pour autant, elle se laisse suivre avec intérêt jusqu'au bout même s'il y a quelques longueurs. À mon sens, le film est un peu trop long surtout lors de la première partie. Comme je l'ai dit, il n'y a aucun rebondissement, donc les dernières minutes semblent un peu longues. Adapté du documentaire de Mosco Boucault "Roubaix, commissariat central, affaires courantes", Arnaud Desplechin signe un film plaisant qui vaut surtout pour son ambiance et ses excellents acteurs.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2019
Le dixième long-métrage de fiction d'Arnaud Desplechin ressemble assez peu à ses films précédents et c'est en grande partie pour le meilleur. L'évocation du quotidien d'un commissariat de police de sa ville natale est pour lui l'occasion de livrer une peinture sociale des plus sincères, sans pour autant céder au misérabilisme et sans renoncer à son goût du romanesque. Roschdy Zem, d'une douceur presque angélique et d'une humanité désarmante, incarne un policier à l'écoute, aussi solitaire que doué d'empathie et de discernement face aux personnages cabossés qu'il rencontre. Pendant une heure, Roubaix, une lumière, est captivant, nous montrant un Desplechin généreux et débarrassé de quelques-uns de ses tics de cinéaste intellectuel. Malheureusement, sans doute soucieux de recentrer son film sur une enquête unique, la deuxième partie du film se focalise sur un cas spécifique, la résolution assez laborieuse de l'assassinat d'une vieille dame. Il y a des longueurs alors dans ce qui rappelle des huis-clos comme Garde à vue malgré l'intérêt de montrer comment des policiers s'y prennent pour parvenir à arracher des aveux. Léa Seydoux et Sara Forestier partagent alors les scènes avec Roshdy Zem et le film y perd de sa fluidité initiale pour se contraindre à un classicisme psychologique un peu usé. C'est sans doute l'occasion pour Desplechin de se colleter à un genre codifié, en essayant d'y apporter sa propre sensibilité, mais le propos se restreint alors et l'intérêt du spectateur ne peut que se diluer.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2020
Pour son dixième long métrage de fiction, Arnaud Desplechin aborde le genre policier de manière plutôt convaincante. C'est dans le Nord de la France à Roubaix, là où il a vu le jour que le réalisateur a planté sa caméra pour à partir d'un fait divers survenu en 2002 dans le quartier du Pile, explorer ce qui ressemblerait à l'univers mental d'un commissaire Maigret du XXIème siècle. Enfant du pays, Yacoub Daoud connait comme sa poche les quartiers sous son administration ainsi que leurs habitants dont il partage les origines. Empruntant à propos la tonalité du documentaire dont il est inspiré ("Roubaix, commissariat central" de Mosco Boucault), le film sans négliger son intérêt fictionnel expose ce qui pourrait être selon Desplechin une méthode d'investigation exhaustive basée sur une parfaite connaissance des lieux et des mœurs locales, accompagnée d'un dialogue nourri avec les petits malfrats comme avec leurs familles. Roschdy Zem est le commissaire Daoud auquel il apporte toute sa stature et sa désormais impressionnante filmographie. Rien de plus efficace qu'une réelle empathie empreinte d'autorité pour rassurer et finir par convaincre que les aveux ne sont plus que la seule issue porteuse d'une humanité retrouvée. Après nous avoir doctement brossé le portrait du commissaire au travail, à travers une déambulation au sein des quartiers ou de manière plus statique au commissariat, Desplechin spoiler: plonge sa caméra au cœur de l'intrigue avec le meurtre sauvage d'une vieille dame. De proche en proche l'enquête se rapproche de Claude (Léà Seydoux) et Marie (Sara Forestier), deux marginales vivant en couple dans la même cour que la vieille dame
. Le film entre alors dans une zone plus trouble où Arnaud Desplechin semble parfois moins à son aise, ne parvenant pas toujours à trouver le bon équilibre entre le déroulement de l'enquête par Daoud et son équipe et l'étalage parfois un peu factice et outré de la personnalité des deux jeunes femmes. Heureusement Roschdy Zem, récompensé d'un César du meilleur acteur mérité, veille au grain pour éviter que le goût prononcé pour la psychologisation d'Arnaud Desplechin ne vienne prendre définitivement le pas sur un film jusqu'alors d'une grande fluidité. Quand à Antoine Reinartz, nouvelle coqueluche de la critique, il a bien du mal à défendre son rôle de jeune policier, ancien séminariste dont il faut avouer qu'il est plutôt improbable. On retiendra surtout de "Roubaix, une lumière", le portrait très touchant qu'un Arnaud Desplechin nostalgique dresse d'un commissaire ancré dans son territoire en mutation auquel il tente de redonner un peu des couleurs de son enfance. Est-ce encore possible ?
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2022
Un film qui doit beaucoup à la superbe interprétation des trois acteurs principaux , et tout particulièrement des deux actrices , excellentes , jouant cette misère morale, cette fragilité de leurs personnages , leurs fêlures, avec perfection. Léa Seydoux toujours impressionnante dans sa capacité de jouer les personnages fragiles, fêlés mais qui garde un grâce unique et une luminosité qui enflamme la pellicule et Sara Forestier , qui tient là un de ses meilleurs rôles, formidable . Le scénario est assez basique et n'a pas de trouvaille exceptionnelle , une petit polar social, très lent et un peu ennuyeux. L'intrigue elle même n'est pas très crédible, mais on est pris par le jeu des acteurs qui portent le film à bout de bras, et bien sûr Roschdy Zem en beau ténébreux taiseux, atypique amateur de chevaux de courses.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juillet 2020
Désolé mais je ne vois pas de lumière à Roubaix. Que cette ville, il y a mille ans, ait pu être resplendissante, je veux bien. Mais là, c'est devenu une horreur. Un endroit rongé par la misère, la grisaille, le chômage, le désespoir. On suit le quotidien d'un commissaire de police et de ses hommes. A vrai dire, la lumière vient peut-être d'eux. Malgré la population, ils font leur travail du mieux possible. Sans jamais se plaindre du manque de moyens ou du soutien de l’État. Ils y croient. C'est tout. Daoud connaît cette ville par cœur. Il y est né. Il y a grandi. Il a vu la pauvreté s'installer mais il est resté là quitte à être tout seul. Ensuite, il y a l'élucidation d'un fait-divers dramatique : le meurtre d'une octogénaire et l'arrestation de deux jeunes femmes apparemment amantes. Les scènes d'interrogatoire ont la même intensité que celles de Garde à vue ou Police de Pialat. Ce n'est jamais une partie de plaisir mais là...La pression sur ces deux femmes est dingue. Je sais qu'on ne soutire pas des aveux en demandant gentiment mais je dois dire que je n'aimerai pas me retrouver dans une telle situation où tout est fait pour te broyer mentalement. Elles sont le symbole de tous ceux ayant franchi la porte de ce poste de police : limitées intellectuellement. Sans travail. Vivant dans un appartement sordide. Volant pour un butin dérisoire : des produits d'entretien, quelques babioles du quotidien. Des gens déconnectés de la réalité, pas insérés dans la société. De ce qu'on a vu en deux heures, ça ne donne pas envie. J'espère que la réalité n'est pas aussi sombre.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2019
Le dernier opus d'Arnaud Desplechin est aussi mystérieux dans ses intentions que le reste de l’œuvre du cinéaste. On devine d'abord le désir de donner une profonde dignité aux habitants démunis de Roubaix, sa ville de cœur. Le réalisme de son approche et sa passion profonde pour les méandres de la psychologie humaine lui permettent de conférer une vraie épaisseur à tous les protagonistes, le commissaire particulièrement. Cette monumentalisation du banal passe aussi par la mise en scène, parfois sophistiquée, et la musique dramatique omniprésente. L'étrange atmosphère ainsi obtenue fonctionne assez bien pendant les deux premiers tiers du film. La dernière partie a davantage à voir avec le langage, le secret, l'expression. En de longues scènes parfois redondantes, Desplechin questionne l'impérieuse nécessité d'obtenir des aveux en cas de meurtre, et toute la mécanique qui les accompagne. La démonstration est alors plus rébarbative... Sara Forestier démontre son très grand talent, Léa Seydoux l'audace de ses choix de rôles (même si elle n'est pas toujours convaincante ici du fait de l'ambigüité de son personnage) et Roschdy Zem est impérial.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2020
J'ai beaucoup aimé ce polar, et français qui plus est, atmosphère de Roubaix, ville typique de Nord est une réussite. Dés le départ, le spectateur est mis dans l'ambiance, ville sombre, triste, éclairée de ses lampadaires oranges, des ses brumes, Roubaix fait presque peur la nuit. La photographie est superbe. Les faits divers se succèdent, en fouillis et pas toujours avec cohérences, a t on voulu en faire trop ? en tout cas , les événements et personnages semblent réalistes, on insiste sur le coté "vraie vie" de la ville. Les projecteurs sont surtout orientés sur 3 personnages, le commissaire, calme, expérimenté, pleins de principes mais surtout ennuyeux. Longues réflexions lors des interrogatoires, longs silences mais il réussit à coup sur à faire parler...et les 2 filles accusées. Véritables révélations, leurs jeux d'actrices est une prouesse, dommages que Léa Seydoux en fait parfois trop, à l'inverse de Sara Forestier qui réalise un sans faute. Film profond, intéressant mais avec une demie heure de trop, dommage.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2019
Un film très ambigu.... qui peut être vu/lu de différentes façons.
Arnaud Desplechin nous embarque dans une promenade touristique de la belle ville de Roubaix (la sienne, celle où il est né). On préférerait, à vrai dire, visiter un zoo: il y a plus de verdure..... et surtout, les animaux qu'il abrite ont plus d'humanité. Brutes dégénérées, délinquants rigolards narguant la police, mémères enfoulardées protégeant leur fils dealer..... Oh là là! Quel tableau à la Soulages, mais sans la lumière, brossé ici par le metteur en scène...
Au milieu de cela, deux représentants de l'ordre. Le commissaire, Daoud, est le seul membre de sa famille à être resté à Roubaix (non: il lui reste un neveu, incarcéré, et qui le déteste). Les autres sont retournés "au bled". Il est très seul, mais il aime les chevaux de course et nourrit les chats libres du quartier. Louis, le lieutenant, commence sa carrière. Catholique en proie au doute, toute cette violence est pour lui d'une brutalité insupportable. Antoine Reinartz, bizarrement absent des affiches.... est excellent, et son personnage est intéressant. On n'en dira pas autant de Roschdy Zem -pourtant en général un merveilleux acteur, mais qui, ici, est dépassé par son personnage. C'est que Daoud est un humaniste qui ne se met jamais en colère. Parfaitement calme, humain, empathique devant la pire crapule, Il sonde sans jamais se tromper l'âme de celui qu'il interroge, il arbore perpétuellement un sourire ineffable (on croirait voir Juliette Binoche...) et franchement, il n'est pas crédible un instant.
On se croirait dans un documentaire -et de fait le film a été inspiré par un documentaire, autour d'un fait divers sordide, que j'aimerais d'ailleurs beaucoup voir. Une pauvre nonagénaire a été étranglée et étouffée, pour trois sous, par deux de ses voisines de courée, un couple de paumées droguées qui se murgent à la bière. Claude (Lea Seydoux) a des restes de beauté. Elle a un fils dont la garde lui a été, bien entendu, enlevée, mais auquel elle tient beaucoup. Marie (Sara Forestier) c'est la moche, pleine de tics.... et dès le début, elles vont se charger mutuellement (tiens? on croyait qu'elles étaient amoureuses?) Plus exactement, Claude va charger Marie, acculée devant la vérité; finalement, Marie dira que oui, c'est bien elle qui a pris l'initiative, qui a serré la gorge de la pauvre vieille la première.... le spectateur a surtout l'impression qu'elle a cédé devant la forte personnalité de Claude! Elles reconstituent la scène, sans émotion. Et c'est là que les lectures divergent; Le critique de Télérama, qui apparemment a fumé la moquette, trouve aux deux filles "toutes les excuses sociales.... du fond de leur obscurité, elles deviennent nos soeurs, nos filles, nos doubles". Oh tabernacle! Si je vous dis que ce n'est pas du tout mon regard, ça ne vous étonnera pas.
Reste un magnifique film noir "de commissariat", car Desplechin est un sacré filmeur, qui vous tient en haleine; il y a une tension au cours de l'interrogatoire -séparé, puis une confrontation où, grosso modo, Marie attend de Claude qu'elle lui dise quoi dire- qu'on n'avait rarement retrouvée depuis Garde à vue.
La dernière image s'arrête sur un départ de course de plat où Daoud a entraîné Louis, image que personnellement je trouve aussi ambigue que le reste du film: car rien n'est moins une image de liberté qu'un cheval de course......
mickael l.
mickael l.

50 abonnés 137 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2023
Voici un film de haute volee . Il y a pas d'action
.... mais surtout de la psychologie et une enquete sublime . Lea Seysoux et Sarah Forestier sont superbe de justesse ..... En deuxieme parti on se croirait dans du Simenon tellement ce film est pose .... Roschdy Zem joue la sont meilleur role . D'un calme incroyable . Tout est reussi ....
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 janvier 2026
Film profondément ennuyeux, "Roubaix, une lumière" débute comme un documentaire policier soigné, se voulant immersif, suivant des agents sur le terrain d’une ville présentée comme la plus pauvre de France. Puis, sans véritable transition ni tension, le film bascule vers une enquête et la reconstitution d’un crime, comme s’il s’agissait d’un autre film. Le rythme est atone, pesant, et l’ensemble souffre d’un cruel manque de souffle. Surtout, une question persiste : est-on vraiment à Roubaix ? Ville de mon enfance, celle que je connais ne ressemble en rien à la cité malade et monochrome que filme Arnaud Desplechin. Je ne reconnais pas cette ville pourtant traversée par un lourd contexte social, mais capable aussi de charme, de vitalité culturelle et de chaleur humaine. Je ne reconnais pas non plus ses commissariats, lieux habituellement vivants et sous tension, rythmés par une violence nourrie par la misère sociale et les trafics, qui épuisent les policiers, les rendent fébriles, parfois à bout. Ici, tout est feutré : le commissariat est calme, presque hors du temps, baigné de boiseries rassurantes. Il est difficile de croire qu’un commissaire de police puisse être aussi serein et détaché dans une ville de 100 000 habitants aussi éprouvée. Le jeu pourtant dense de Roschdy Zem apparaît dès lors totalement déconnecté de toute réalité tangible. À l’inverse, seules les interprétations de Léa Seydoux et de Sara Forestier parviennent à renouer tardivement mais avec un certain réalisme, cruellement hors-sujet tout au long du film. Dès lors, quel est l’intérêt de titrer ce film "Roubaix, une lumière", si c’est pour refuser de filmer la ville dans sa complexité et s’acharner à n’en montrer que les aspects les plus sombres et faussés ? Il y a là une véritable tromperie sur la marchandise.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2019
Desplechin s’aventure dans un registre inédit pour lui, le polar, qu’il envisage plus sous l’angle de la chronique sociale que du récit-énigme à suspense. Il aborde avec un réalisme "poli" une certaine misère humaine, une matière dramatique inspirée de vrais faits divers. Rien de très novateur sur le fond ou la forme (Desplechin n’est certainement pas le "nouveau maître du polar" comme l’annonce l’affiche), mais le film cultive une sobriété qui n'est pas sans humanisme, sans densité, à l’image de la belle prestation de Roschdy Zem, et bénéficie d'une photo soignée (chef op' Irina Lubtchansky).
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Comment plonger dans l univers du cote misère humaine de Roubaix ? un polar bien mené avec une distribution remarquable dans ses interterpretations et une réalisation au cordeau servent ce drame.
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