Roubaix, une lumière
Note moyenne
3,6
3700 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

342 critiques spectateurs

5
34 critiques
4
103 critiques
3
107 critiques
2
51 critiques
1
29 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Marc T.

312 abonnés 615 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2020
D'un fait divers somme toute assez banal, Desplechin construit un drame noir, intimiste, qui prend son temps et qui ne cherche pas à en mettre plein la vue. Tout réside dans l'ambiance, les acteurs, et beaucoup moins dans le scénario. Roschdy Zem est une fois de plus au dessus du lot, il tient ce film de mains de maître, tout comme dans l'excellent "Une Nuit" de Philippe Lefebvre. Mon seul petit bémol réside sur le jeu de Sara Forestier, que je trouve un poil poussif, mais c'est un tout petit détail au regard de la qualité maîtrisée de l'ensemble.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2019
Avec « Roubaix, une lumière » Arnaud Desplechin s’aventure dans sa ville natale à travers un genre nouveau pour lui, le polar naturaliste et social, où l’ambiance et la complexité des rapports humains prennent le dessus, sans pour autant transcender ce style de cinéma...
À la découverte de ce nouvel opus, on a vite l’impression que le cinéaste semble avoir été prisonnier de cette misère humaine et de ce fait divers, comme si Roubaix se résumait pour lui à cette peinture triste et sombre qui ne fait que stigmatiser encore plus la ville elle-même et sa région, jusqu’à se demander pourquoi la citer et la présenter ainsi...
Alors qu’au fond, n’importe quelle ville parfaitement imaginaire n’aurait rien changer à l’affaire.
Cette façon de plaquer un déterminisme social sur certains lieux de France ou d’ailleurs, pose à la longue vraiment problème !
Et en voulant filmer au plus près tout ce qui préfigure et reflète cette population fragile et vulnérable, pauvre et dépendante de l’alcool, Arnaud Desplechin finit par instaurer un malaise évident...
Malaise que ce commissaire très (trop) bienveillant, compréhensif et d’un calme olympien avec tous, ne fait que renforcer et même porter en lui tout au long de cette réalisation.
Roschdy Zem est sans aucun doute parfait dans son jeu, comme l’est d’ailleurs aussi son personnage qui semble tout comprendre et connaître mieux que n’importe qui, ce qui frise vraiment l’overdose par cette façon d’insister et d’insister sur cet aspect plus que gênant à la longue !
D’autre part, se pose le problème de l’impasse totale qui est faite sur ce qui caractérise ces deux femmes, sur leur détermination et leur motivation dans cette sordide affaire, sur leur histoire et leur vécu avec cette vieille voisine dont on ne saura rien...
Par contre, il faut bien reconnaître qu’on a le souffle coupé rien qu’à regarder Sara Forestier plus vraie que nature, complètement glissée dans la peau de Marie, fille dépassée et perdue sous la coupe de Claude dont l’interprétation par Léa Seydoux est remarquable également.
C’est vraiment dommage que ces deux prestations hors pair soient noyées dans un polar qui manque d’un réel impact, polar qui se traîne un peu à l’image de ces deux flics en déshérence, polar où aucune vraie déflagration ne nous tienne en suspens comme on l’était dans le merveilleux et terrible « Conte de Noël » qui nous clouait sur place, du même Arnaud Desplechin !
Alors oui, au niveau de l’atmosphère ce « Roubaix, une lumière » annonce justement et exactement la teneur, mais il s’arrête là, tandis que la suite se fait attendre avec la vie d’un commissariat où aucune histoire ne vienne nous étonner, où aucune enquête ne semble décoller et nous passionner réellement, comme dans ce magnifique film « Polisse » qu’avait si bien réussi Maïwenn !
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 août 2019
Mais que Sara Forestier est grandiose ! Son visage à l'air hébété est grandiose ! Roschdy Zem en commissaire sombre est parfait, Léa Seydoux complète bien le trio. Aucun personnage dans ce film n'est anodin. Ce film plaide en faveur d'une police dotée d'une éthique, une police comme on aimerait qu'elle redevienne, une police humaine, humanisante, engagée dans la recherche de la vérité plutôt que concentrée sur des missions répressives à l'endroit de la contestation comme c'est le cas depuis quelques années. C'est un plaidoyer en faveur d'une police de proximité, qui connait le terrain, qui respecte ceux qu'elle interpelle ou ceux sur lesquels elle enquête. Ce film est aussi un constat social alarmant de combien des villes deviennent des zones sinistrées et qu'il est urgent qu'une politique de la ville soit engagée au service de ceux qui n'ont rien d'autre que le désespoir d'un quotidien sans avenir. Une incursion en prison nous présente aussi un personnel pénitentiaire respectueux des personnes incarcérées. Arnaud Desplechin a réalisé ici un "compte de noël", qui, pour paraphraser Nicole Anquetil, une psychiatre, lorsqu'elle écrivait "le pire noël est une heure dure", plébiscite un recours à la loi respectant la dignité de chacun.e. C'est un appel urgent avant que la situation n'explose.
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2019
Roubaix, une lumière est le film où on ressort sans savoir si on a aimé ou non. Après réflexion, on penche plutôt du côté du « oui ». Entre la musique omniprésente et le style de l’enquête, on pourrait parfois se croire dans une série TV, mais pas dans le bon sens du terme. Néanmoins, Desplechin s’avère redoutable lorsqu’il filme de longs interrogatoires, ainsi que par son talent à reconstituer un fait jusqu’au bout, détail après détail, afin d’en soutirer toute sa complexité
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2020
"Roubaix, une lumière" en compétition à Cannes en 2019 est un polar noir sur l'assassinat horrible d'une vieille femme dans la banlieue de Roubaix. L'univers est sombre au coeur de la pauvreté du Nord, c'est souvent tournée la nuit pour donner ce sentiment d'oppression. . La première chose qui saute au yeux durant tout ce film est Roschdy Zem qui porte le film sur ces épaules et lui donne un vrai ton mélancolique et humaniste. Il est confronté à deux superbes actrices : Sara Forestier et surtout Léa Seydoux. Le réalisateur pose doucement mais surement son intrigue pour faire monter la tension jusqu'au dénouement final.
Roubaix, Une lumière est une réussite avec un grand acteur et un scénario solide.
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2019
film policier où dramatique on si perd, attention ce n'est pas le super thriller polar français annoncé par certain ..inspiré des faits divers réel à Roubaix..super jeu d'acteur nul doute mais dans la deuxième partie du film (première j'ai adoré) on a parfois l'impression d'être en garde à vu avec eux .puis...l'issu est carcérale.. Ni la bienveillance du commissaire ni le mobile naïf de ces deux tueuses si écervelées belles et touchantes semblent crédible à une réalité. Belle réalisation mais Arnaud Desplechin souffle sur les braises de la misère de sa région natale sans y apporter sa lumière.sinon de stigmatiser.(est il vraiment fan de cette ville???).tout est sombre triste et insalubre jusqu'au commissariat.il faut donc prendre ce film pour une pure invention et donc un film d'auteur .pour blaguer si vous avez adoré "les ch'ti "où avez l'intention de partir en séjour à Roubaix c'est pas le meilleur film pour vous.je le note bien pour l'ambiance glauque.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 septembre 2019
Roubaix, une des villes les plus pauvres de France. Entre Noël et Nouvel An, on y suit le commissaire Daoud (Roschdy Zem) et le jeune lieutenant Louis Coterelle (Antoine Reinartz) dans leurs enquêtes : une arnaque à l’assurance, un incendie criminel, un viol sur mineure, une adolescente en fugue et deux jeunes marginales (Léa Seydoux et Sara Forestier, pétrifiée et passionnée) accusées du meurtre de leur voisine.

En compétition pour la dixième (!) fois à Cannes, Arnaud Desplechin surprend. Chef de file du cinéma français post-Nouvelle Vague, il a longtemps fait de la cellule familiale la matrice névrotique de ses films et s’est complu dans un cinéma intellectualisant qui ne m’a jamais convaincu alors même que je me situe probablement dans le cœur de cible de son public. Il abandonne cette veine pour réaliser un polar, à la frontière du documentaire et de la fiction. Il s’est inspiré de faits réels qui se sont déroulés en 2002 à Roubaix, sa ville natale et qui furent relatés dans un documentaire qu’il a vu par hasard sur France 3 en 2008.

Le film d’Arnaud Desplechin respecte scrupuleusement la trame définie par ce documentaire. À travers lui, c’est la radioscopie d’une ville entre chien et loup, lessivée par un crachin sournois, qui se dessine. Le risque est de laisser le spectateur sur sa faim en esquissant des histoires dont on ne nous livre pas le fin mot : pourquoi la famille de Daoud est-elle repartie en Algérie ? pourquoi son neveu emprisonné lui voue-t-il une telle rage ? pourquoi la jeune Sophie a-t-elle fugué ? D’ailleurs les deux personnages principaux, le commissaire et le lieutenant, restent-ils l’un comme l’autre opaques à toute analyse psychologique.

Mais il y a plus grave. "Roubaix, une lumière" souffre d’un déséquilibre rédhibitoire.

Il est écartelé entre deux parties et deux partis. Le premier est de raconter, au fil de l’eau, ces historiettes – comme l’avait très bien fait en son temps "Polisse". Le second est de se focaliser sur Claude et Marie. En confiant ces rôles à deux stars, Desplechin ne pouvait pas ne pas leur laisser la part du lion. L’enquête menée par les policiers sur leur crime [dans des conditions dont je m’interroge sur le réalisme et la violence] occupe toute la seconde partie du film. Le rythme du film en est brisé. On passe de la chronique au huis-clos, du pluriel au singulier, du kaléidoscope au microscope.

Je ne dis pas que la première partie n’est pas intéressante. Je ne dis pas que la seconde ne l’est pas non plus. Mais je dis que leur attelage l’une à l’autre ne fonctionne pas.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mai 2020
Face à ce film, moi, je me suis posé une question toute bête : c'est quoi ce qu'on appelle en France un « auteur » ?

Parce que, s'il y a bien chez nous un terme dont on ne cesse de nous rabâcher les oreilles c'est bien celui-là : films d'auteur, politique des auteurs, impossibilité de dissocier l’œuvre de l'auteur... C'est un véritable mantra national.

Et de ce que j'ai cru comprendre, ce « Roubaix, une lumière » est un digne représentant de notre cinéma d'auteur à nous. Film multi-nommé au César, réalisé qui plus est par un Arnaud Desplechin habitué des festivals, on a donc visiblement affaire là à un spécimen de premier choix.

Or j'avoue que ça m'interpelle qu'on puisse voir dans ce « Roubaix, une lumière » la moindre expression d'un quelconque auteur. Parce que de ce que j'en ai compris, être auteur c'est avant tout être plus qu'un simple faiseur : c'est se construire un style ; c'est décliner un cinéma à soi, aisément identifiable. Et si certains réagiront sûrement en arguant qu'on reconnaît tout de suite un film d'Arnaud Desplechin au milieu de mille autres, ce qui n'est certes pas totalement faux, je considère malgré tout pour ma part que cette affirmation n'est pas non plus totalement vraie.

En fait, tout dépend du référentiel de départ.
Si vous mettez ce « Roubaix, une lumière » au milieu de tous ces films qui ont été capables de trouver un distributeur en 2019 alors oui, effectivement, difficile de louper le style Desplechin.
Mais franchement, si vous le mettez au milieu de productions amateurs, voire des productions de BTS audiovisuel, eh bah le style Desplechin saute tout de suite moins aux yeux.

Par exemple, l'introduction de ce film faite d'images tremblotantes qui s'enchaînent avec des fondus dégueulasses, moi je vois ça assez régulièrement, et notamment dans des productions de BTS audiovisuel...
Ces plans instables filmés à l'intérieur d'une voiture, ça aussi j'ai déjà vu ça dans des productions de BTS audiovisuel...
Et même chose pour les faux-raccords, pour les coupes sauvages entre deux plans quasiment similaires, pour les erreurs chronologiques d'assemblage de séquences, pour les dialogues qui se répètent et qui flinguent la fluidité de la narration, pour les musiques qu'on déverse aléatoirement sur le récit. Tout ça je l'ai déjà vu mille fois dans des films de BTS audiovisuel...
Et tout cela a une raison : il se trouve que chacune de ces marques est propre à l'amateurisme.
Ce sont les erreurs classiques du débutant.
Les maladresses de celui dont le regard n'est pas encore exercé...

A dire vrai les films de Desplechin ne sont pas singuliers parce qu'ils sont l'expression d'un cinéma à part. Non.
Les films de Desplechin sont des films singuliers parce qu'ils sont les seuls de cet acabit à trouver le moyen d'être exploités.
En fait on n'a pas affaire ici à du cinéma d'auteur mais plutôt du cinéma de réseau.
Un cinéma qui sert la soupe à une bourgeoisie ravie d'avoir ici un magnifique spécimen servant sa cause.

Car si « Roubaix, une lumière » est difficilement compréhensible pour quelqu'un qui cherche à l'appréhender comme une œuvre de cinéma, ce film devient particulièrement limpide pour quiconque fait l'effort de le cerner comme une œuvre de cinéma « d'arts et d'essais ».

L'art bourgeois n'a que faire de la technique. Seul compte pour lui l'utilité sociale de l’œuvre.
Or un film utile est un film qui conforte l'ordre social en place.
Il doit avant tout véhiculer une représentation du réel qui soit conforme aux idéaux de la classe dominante.
Et ici, toutes les cases sont studieusement cochées.

D'un côté on a les pauvres qui crient pour un rien, se déchirent entre eux et vivent dans des courées prisonnières d'une faille temporelle qui les maintiennent désespérément ancrés dans un XIXe siècle germinaliste. Il s'agit d'un peuple illettré qui tue pour un rien et qui est sauvé de la sauvagerie par l'ordre bourgeois.
Et de l'autre côté on a donc les garants de l'ordre bourgeois. On a le commissaire vertueux admirateur de chevaux. On a le jeune policier guidé par sa foi catholique. On a les habitants bien dociles qui se contentent de leur sort et aiment leur prochain malgré la misère...
Et puis bien sûr - histoire de bien montrer qu'au XXIe siècle l'argent n'a plus d'odeur - on veillera bien à distribuer les couleurs de peaux et les patronymes de personnages de telle manière à ce qu'on n'entretienne aucun cliché raciste. (Quelle délicate attention...)

Ainsi ce Roubaix de Desplechin a beau être un paroxysme du fake que ça ne dérange finalement pas grand-monde. On peut tourner des scènes de métro roubaisien ailleurs qu'à Roubaix (parce que visiblement le vrai métro roubaisien ne fait pas suffisamment roubaisien au goût de Desplechin) ; on peut aussi tourner dans des courées abandonnées mais en les faisant passer pour des courées encore habitées (parce ça incarne visiblement plus le Roubaix vivant tel que Desplechin le voit plutôt que le vrai Roubaix où les gens vivent vraiment) ; et puis on peut même aller jusqu'à s'amuser à faire parler des Arabes avec un accent ch'ti - parce que c'est drôle hein les clichés ! - quand bien même en plus de dix ans de boulot à Roubaix je n'ai jamais croisé ce type de spécimen.

Au fond, dans ce film, il n'y a que ça qui compte : le fantasme.
Et pour s'en convaincre, il suffit d'ailleurs de voir comment on se cogne de tout le reste.
Après tout, qu'on assiste à un polar encore plus mal construit qu'un téléfilm de France 3, ça n'a pas l'air de déranger.
Que l'intrigue, après avoir barboté à droite et à gauche, finisse par s'éterniser presque une heure spoiler: sur une affaire dont tous les enjeux sont connus au bout de deux minutes
, ça non plus ça n'a pas l'air de déranger.
Et que le film nous serve des personnages caricaturaux au possible, avec une distribution parfois farcesque (Antoine Reinartz étant de loin le plus risible de tous), là non plus ça n'a pas l'air d'émouvoir qui que ce soit.

Alors « auteur » dites-vous ?
Eh bien non, pour moi, Desplechin n'a rien d'un auteur.
Il est juste un valet.
Un chien de garde.
Une danseuse.

Personnellement je ne mange pas de ce pain-là.
Les simples expositions de misère fantasmée - les pornos bourgeois réalisés par des tâcherons sans talent ni dignité - très peu pour moi...

Après tout, à chacun ses auteurs...
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 août 2019
Déçu par ce film. Roshdy Zem qui est un acteur que j'aime beaucoup nous rejoue le personnage taciturne, avare de mots, solitaire, tout dévoué à sa tâche. Il y ajoute ici une touche de prescience, il sait si un suspect est innocent ou coupable, en lui posant juste quelques questions et en se mettant à sa place. Et une grosse touche de bon samaritain. Le soir il aide à retrouver une fugueuse, il organisera ses retrouvailles avec ses parents ; il visite les suspectes au poste et s'allonge même à coté d'elles en cellule pour les aider à surmonter l'épreuve. Trop c'est trop.
Sur le côté social mis en avant par beaucoup de critiques, mais où est il ? On nous parle de 2 paumées (merveilleusement jouées par Lea S et Sara F) mais d'où viennent elles ? Pourquoi sont elles là ? On n'en saura rien.
pauletvirginie
pauletvirginie

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2019
Trop long, trop long !
2ème partie beaucoup trop longue : 3 scènes interminables : les gardes à vue, la confrontation et la reconstitution, chacune aurait pu s'arrêter au bout de quelques minutes, ce qui aurait porté le film à 1h30, format idéal pour un film.
Ce film ne mérite pas de durer 2 heures.
Mais les actrices sont formidables !
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 août 2019
Malgré une interprétation solide des différents acteurs, le film ne parvient pas à captiver sur un fait divers pourtant riche à explorer. Le duo de meurtrières n'est quasiment pas évoqué, la relation entre les 2 femmes et la situation qui les amène sur cette folie meurtrière. Roubaix décrit comme une ville sombre, sinistre, dangereuse, minée par la communauté musulmane mal en point dans ce récit malgré tous les efforts du Commissaire Daoud. Les interrogatoires sont peu crédibles aussi et cette narration d'un jeune lieutenant qui ne sert pas à grand chose en fait. Déçu par un film qui présageait mieux.
Francoise H.
Francoise H.

28 abonnés 80 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 août 2019
Bof... Le positif : des acteurs magistraux malgré trop de gros plans.
Je m'attendais à un film sombre mais à ce point ! on ne sait s'il s'agit d'un film policier dont le scénario part dans tous les sens, un reportage sur le côté glauque du Roubaix actuel qui peut desservir la ville alors qu'il reste une vraie vie, ou bien une étude sociale... pas de véritable fin... Pour moi : non.
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 août 2019
Trop long, scénario un peu creux. Que viennent faire les scènes au champ de courses et pourquoi le flic achète-t-il un cheval à la fin ? pourquoi tous ces flics hurlent ils sur les prévenues ???
R.Zem et Sara Forestier sont parfaits mais Léa Seydoux est comme d'habitude à jouer de son regard en dessous... PAs terrible
dejihem
dejihem

155 abonnés 708 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 août 2019
Le film est intéressant de réalisme, il ne fait que reprendre tous les éléments d'un documentaire de 2008 sur des faits réellement passés, mais là, j'aurais juste voulu qu'un réalisateur de cinéma fasse du cinéma : au-delà des personnages extrêmement bien joués, elle est où la métapsychose du film policier ?
Est-ce que Arnaud Desplechin a-t-il vu Collision de Paul Haggis ? Et oh je pose la question ! Elle est où la construction des personnages avec le point culminant ? Comment se fait-il que les deux cruches collaborent aussi facilement avec la police ? Et est-ce que Arnaud Desplechin a-t-il vu le Petit Lieutenant
Bénédicte B
Bénédicte B

312 abonnés 47 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 septembre 2019
Mon Dieu ! Évidemment que ce film est reparti bredouille du festival de Cannes. Il est nullissime. C’est bien simple, s’il n’était pas signé Arnaud Desplechin, il n’aurait même pas existé, car il n’aurait pas été financé. La raison ? Il n’y a aucun scénario, aucune idée. Tout est un ramassis de déjà-vu et, pire : toutes les scènes sont gratuites, rien ne tient debout. Alors quand toutes les critiques presse se glosent en hyper relatifs, il y a une fois de plus une raison de se désoler de la compromission des médias français ! Car… 1/ "Génie des acteurs" ? Roschdy Zem se contente d’être sobre. Léa Seydoux fait du Léa Seydoux. Et Sarah Forestier en fait des tonnes, comme tous les rôles secondaires qui, en plus, sont quasiment tous théâtraux ou archi faux. 2/ "Polar qui tient en haleine" ? Mazette ! Rien ne tient debout, donc, et on attend au moins 30 mn que le film démarre, en assistant à x faits divers dont on se fiche éperdument. 3/ "Mysticisme" ou "compassion" ? Le pompon, et il y a de quoi rire car le parcours des soi-disant "filles paumées" que le "bon flic" comprend n'est montré nulle part. Il passe seulement par deux scènes identiques, basées sur un dialogue ridicule et caricatural. Enfin, moralement, il est choquant que ladite compassion s’exprime non vis-à-vis de "deux pauvres filles paumées", mais vis-à-vis de deux pures criminelles, pour appeler un chat un chat. Et deux criminelles sans aucune cervelle qui n'attendrissent personne car elles assassinent gratuitement une vieille dame sans argent. Conclusion : le tout est une honte. Fuyez tant qu'il est encore temps.
Les meilleurs films de tous les temps