Un thriller qui frappe moins par son intrigue que par son atmosphère, inspiré d un fait divers, desplechin par son style et son écriture précise, décrit le quotidien d un commissariat sans cette ville où la pauvreté, le déclassement de nombreuses personnes traduit le désœuvrement mais surtout la violence y sont prédominant. Le lieu d action, la ville de roubaix est presque un personnage, desplechin filme cette ville de façon quasi documentaire et’parfois même assez hypnotique sur les scènes de nuit. Le commissaire interprète par rochdy zem est pour moi l atout principal du film, en effet en l interprétant de façon à la fois charismatique et surtout d une grande douceur parfois devant tant de violence en face, nous pousse a nous attacher rapidement à ce personnage. Le film prend son temps, et nous montre la réalité de ce que vivent ses policiers face à la misère, vol. Cambriolage, fugue etc.. Mais le film se concentre sur le meurtre d une vieille dame dont je ne dirais pas grand chose pour ne pas déflorer cet petite intrigue. Un très bon film, bourré d humanité.
Une reconstitution sur une scène de crime ne peut être diligentée par la police ! Cette procédure se fait en présence du juge d'instruction, du procureur, des avocats des prévenus... Très grosse erreur de scénario.
Magnifique film. Des acteurs extraordinaires !! Mention spéciale pour Sarah Forestier qui fait une prestation de dingue ! J'ai écouté il y a quelque temps une longue interview du VRAI commissaire (sur France Culture je crois) et je me dis que ce film est un bel hommage qui lui est rendu.
Comment plonger dans l univers du cote misère humaine de Roubaix ? un polar bien mené avec une distribution remarquable dans ses interterpretations et une réalisation au cordeau servent ce drame.
je me suis fiée aux critiques de la presse, pensant voir un chef-d'œuvre, grosse erreur. j'ai perdu 2 heures, dès le début, des scènes d'audition qui n'en finissent pas, qu'est ce que cela nous apporte, et ça dure, ça dure, c'est long. j'ai regardé jusqu'au bout, quel calvaire. Tout ça pour ça, c'est à dire, le vide, rien à sauver.
J'ai trouvé le film intéressant, les acteurs joue tres bien l'histoire est prenante avec différentes affaires mais nous restons sur notre faim a la fin
Coup de maître en tous points : photo, cadrage, direction, exceptionnelle interprétation de toute la distribution à commencer par le quatuor principal formé de Roschdy Zem, Sara Forestier, Lea Seydoux, Antoine Reinartz ; toutes les interventions secondaires sont également d'une justesse irréprochable. Un film d'une vérité humaine et sociale insurpassable. Rythme haletant du thriller, réalisme du documentaire, impeccable concentré de qualités cinématographiques. Jamais de raccourci psychologique, tout est plausible, il est vrai calqué sur un réel fait divers. Le commissaire a les yeux de Despleschin, enfant de ce pays atrocement déchu, engouffré dans l'intimité mentale du coupable déjà deviné, fondant d'humanité à chaque seconde. Lille-Roubaix-Tourcoing, enseigné jusque dans les années 60 comme la locomotive de la prospérité française, déserté par les puissants, devenu aujourd'hui réservoir de misère sociale. Remarquable témoignage.
Roubaix, une lumière, ou roubaix, la misère sociale. Le film a été diffusée au festival de Cannes et diffusée sur une petite chaine française. Léa Seydoux et Sara Forestier ont des rôles très difficiles. Elles n'ont pas obtenu de Césars. Sara Forestier a été nommées. Dans l'univers de la police et des enquêtes, il n'y a pas besoin d'être du métier pour relater des lacunes dans l'enquête. Mais bon, pas grave.
Film profondément ennuyeux, "Roubaix, une lumière" débute comme un documentaire policier soigné, se voulant immersif, suivant des agents sur le terrain d’une ville présentée comme la plus pauvre de France. Puis, sans véritable transition ni tension, le film bascule vers une enquête et la reconstitution d’un crime, comme s’il s’agissait d’un autre film. Le rythme est atone, pesant, et l’ensemble souffre d’un cruel manque de souffle. Surtout, une question persiste : est-on vraiment à Roubaix ? Ville de mon enfance, celle que je connais ne ressemble en rien à la cité malade et monochrome que filme Arnaud Desplechin. Je ne reconnais pas cette ville pourtant traversée par un lourd contexte social, mais capable aussi de charme, de vitalité culturelle et de chaleur humaine. Je ne reconnais pas non plus ses commissariats, lieux habituellement vivants et sous tension, rythmés par une violence nourrie par la misère sociale et les trafics, qui épuisent les policiers, les rendent fébriles, parfois à bout. Ici, tout est feutré : le commissariat est calme, presque hors du temps, baigné de boiseries rassurantes. Il est difficile de croire qu’un commissaire de police puisse être aussi serein et détaché dans une ville de 100 000 habitants aussi éprouvée. Le jeu pourtant dense de Roschdy Zem apparaît dès lors totalement déconnecté de toute réalité tangible. À l’inverse, seules les interprétations de Léa Seydoux et de Sara Forestier parviennent à renouer tardivement mais avec un certain réalisme, cruellement hors-sujet tout au long du film. Dès lors, quel est l’intérêt de titrer ce film "Roubaix, une lumière", si c’est pour refuser de filmer la ville dans sa complexité et s’acharner à n’en montrer que les aspects les plus sombres et faussés ? Il y a là une véritable tromperie sur la marchandise.
des acteurs totalement dans le rôle des policiers de la gestapo qui continuent à menotter à tour de bras en contradiction totale avec l'article 803....le pire c'est que cela se passe exactement comme ça dans la vie !!
Avec Roubaix, une lumière, Arnaud Desplechin délaisse son cinéma romanesque pour s'aventurer sur le terrain du polar social avec une ambition louable. Adoptant une mise en scène sobre et quasi documentaire, le film nous plonge dans le quotidien d'un commissariat de Roubaix, ville meurtrie par la misère. La première partie du film est en cela une véritable réussite : elle nous présente ses protagonistes à travers une mosaïque de petites affaires qui, ensemble, dessinent le portrait authentique et sans fard d'un territoire et de ses habitants.
Au cœur de ce dispositif, brille la figure du commissaire Daoud. Incarné par un Roschdy Zem impérial de calme et d'humanité, ce policier empathique et bienveillant sert de guide et de conscience morale. Son approche, dénuée de jugement, permet au film une exploration subtile de la complexité humaine, s'attardant sur les failles et la détresse qui se cachent derrière les délits. Cette mise en place, riche et immersive, se révèle bien plus intéressante que ce qui suivra, car elle donne au film une âme et une profondeur sociale captivante.
Malheureusement, le film souffre d'un scénario profondément déséquilibré. À mi-parcours, il abandonne sa structure chorale pour se focaliser exclusivement sur une affaire de meurtre et sur l'interrogatoire de deux jeunes femmes, voisines et amantes. C'est là que le rythme, déjà lent, devient décevant et presque statique. Le film s'enferme dans les murs du commissariat et la longue confrontation, bien que nécessaire, peine à maintenir l'intérêt. Le suspense est quasi inexistant et l'énergie de la première moitié se dissout dans des scènes d'interrogatoires.
Finalement, le seul véritable intérêt de cette seconde partie, ou presque, réside dans la performance remarquable des acteurs. Le face-à-face entre la force tranquille de Roschdy Zem et le jeu intense de Léa Seydoux et Sara Forestier est un tour de force qui sauve la mise. Mais ce talent ne suffit pas à compenser la lourdeur d'un récit qui a perdu son souffle. Roubaix, une lumière partait d'une excellente intention et réussit sa première moitié, avant de s'éteindre dans une structure narrative qui privilégie un formalisme à l'énergie du drame social.