Roubaix, une lumière
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Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2020
Un intrigue somme toute banale, mais rendue quasi-mystique par une réalisation aux accents surréalistes.
Le spectateur, tel une âme en peine, navigue dans le cœur du Roubaix, une ville symbole de la détresse sociale, mais dont on peut se solidariser sans peine.
De brillants acteurs nous content des histoires confondantes de banalité, au final. Étrangement peut-être, je reste sur ma faim.
J'en aurais voulu un peu plus. Partir un peu plus loin. La thématique est inépuisable...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 juin 2020
Film moyen,surtout que le scénario est faiblard,en plus les dialogues sont parfois difficilement audibles.
J'ai voulu faire une plongée dans mon passé, ayant vécu à Roubaix (1974-2003) et là Desplechin en fait des tonnes dans le misérabilisme!
Cadre moyen à la Redoute certes, j'ai côtoyé toute sorte de roubaisiens et vécu sereinement dans l'ensemble ces années.
Mention spéciale à Roschdy Zem un acteur brillant.
iceman7582
iceman7582

77 abonnés 1 215 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2020
Un film assez touchant, emprunt d'une grande pudeur et qui doit énormément à la très belle prestation de Roschdy.Z. L'univers policier vu sous un autre angle, dans une région où semble regner la désolation et l'abandon. Constat d'une société malade et en manque de repères. Toutefois le film est assez lent et on pourra éprouver un certain ennui.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2020
Des qualités évidentes dans ce polar noir qui se situe à Roubaix, où "75% du territoire est en zone sensible" et où la pauvreté domine. Première qualité, une distribution hors pair, avec un Roschdy Zem impressionnant en commissaire ultra zen natif du coin, et deux actrices, Lea Seydoux et Sara Forestier, plus vraies que nature, le tout formant une ambiance ultra glaucque tenant plus du documentaire (inspiré d'une histoire vraie) que de la fiction. Ensuite, une manière de filmer et une bande son qui nous prennent mieux que dans n'importe quel polar classique, surtout dans la deuxième moitié du film. Reste les défauts : c'est long, surtout la première moitié qui veut avant tout nous imprégner de la vie d'un commissariat dans ce type de ville, et porter au cinéma ce type d'histoire "noir c'est noir" me parait dispensable, comparé à des Hitchcock, Simenon, Melville.... qui ont si bien su nous enthousiasmer sans vouloir ni témoigner, ni refaire le monde.
Pierre B
Pierre B

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juin 2020
Quels acteurs, quelles actrices ! Ici, tout est glauque, triste, désespéré... Elle est où la lumière ?
Documentaire ? Film d'auteur ? Tout cela à la fois.
Merci pour ce travail splendide, M. Despleschin.
manuher
manuher

7 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2020
Un film dont le scénario peut dérouter avec un certain nombre de fausses pistes au départ qui n'ont aucun lien avec l'intrigue qui démarre vraiment avec le meurtre de la veille dame en milieu de fil. On aurait pu croire à un lien avec l’incendie mais je crois que j'ai cherché pour rien.
Non il faut plutôt y voir un film sur la psychologie des personnages, les techniques d'interrogatoires pour faire avouer.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mai 2020
Face à ce film, moi, je me suis posé une question toute bête : c'est quoi ce qu'on appelle en France un « auteur » ?

Parce que, s'il y a bien chez nous un terme dont on ne cesse de nous rabâcher les oreilles c'est bien celui-là : films d'auteur, politique des auteurs, impossibilité de dissocier l’œuvre de l'auteur... C'est un véritable mantra national.

Et de ce que j'ai cru comprendre, ce « Roubaix, une lumière » est un digne représentant de notre cinéma d'auteur à nous. Film multi-nommé au César, réalisé qui plus est par un Arnaud Desplechin habitué des festivals, on a donc visiblement affaire là à un spécimen de premier choix.

Or j'avoue que ça m'interpelle qu'on puisse voir dans ce « Roubaix, une lumière » la moindre expression d'un quelconque auteur. Parce que de ce que j'en ai compris, être auteur c'est avant tout être plus qu'un simple faiseur : c'est se construire un style ; c'est décliner un cinéma à soi, aisément identifiable. Et si certains réagiront sûrement en arguant qu'on reconnaît tout de suite un film d'Arnaud Desplechin au milieu de mille autres, ce qui n'est certes pas totalement faux, je considère malgré tout pour ma part que cette affirmation n'est pas non plus totalement vraie.

En fait, tout dépend du référentiel de départ.
Si vous mettez ce « Roubaix, une lumière » au milieu de tous ces films qui ont été capables de trouver un distributeur en 2019 alors oui, effectivement, difficile de louper le style Desplechin.
Mais franchement, si vous le mettez au milieu de productions amateurs, voire des productions de BTS audiovisuel, eh bah le style Desplechin saute tout de suite moins aux yeux.

Par exemple, l'introduction de ce film faite d'images tremblotantes qui s'enchaînent avec des fondus dégueulasses, moi je vois ça assez régulièrement, et notamment dans des productions de BTS audiovisuel...
Ces plans instables filmés à l'intérieur d'une voiture, ça aussi j'ai déjà vu ça dans des productions de BTS audiovisuel...
Et même chose pour les faux-raccords, pour les coupes sauvages entre deux plans quasiment similaires, pour les erreurs chronologiques d'assemblage de séquences, pour les dialogues qui se répètent et qui flinguent la fluidité de la narration, pour les musiques qu'on déverse aléatoirement sur le récit. Tout ça je l'ai déjà vu mille fois dans des films de BTS audiovisuel...
Et tout cela a une raison : il se trouve que chacune de ces marques est propre à l'amateurisme.
Ce sont les erreurs classiques du débutant.
Les maladresses de celui dont le regard n'est pas encore exercé...

A dire vrai les films de Desplechin ne sont pas singuliers parce qu'ils sont l'expression d'un cinéma à part. Non.
Les films de Desplechin sont des films singuliers parce qu'ils sont les seuls de cet acabit à trouver le moyen d'être exploités.
En fait on n'a pas affaire ici à du cinéma d'auteur mais plutôt du cinéma de réseau.
Un cinéma qui sert la soupe à une bourgeoisie ravie d'avoir ici un magnifique spécimen servant sa cause.

Car si « Roubaix, une lumière » est difficilement compréhensible pour quelqu'un qui cherche à l'appréhender comme une œuvre de cinéma, ce film devient particulièrement limpide pour quiconque fait l'effort de le cerner comme une œuvre de cinéma « d'arts et d'essais ».

L'art bourgeois n'a que faire de la technique. Seul compte pour lui l'utilité sociale de l’œuvre.
Or un film utile est un film qui conforte l'ordre social en place.
Il doit avant tout véhiculer une représentation du réel qui soit conforme aux idéaux de la classe dominante.
Et ici, toutes les cases sont studieusement cochées.

D'un côté on a les pauvres qui crient pour un rien, se déchirent entre eux et vivent dans des courées prisonnières d'une faille temporelle qui les maintiennent désespérément ancrés dans un XIXe siècle germinaliste. Il s'agit d'un peuple illettré qui tue pour un rien et qui est sauvé de la sauvagerie par l'ordre bourgeois.
Et de l'autre côté on a donc les garants de l'ordre bourgeois. On a le commissaire vertueux admirateur de chevaux. On a le jeune policier guidé par sa foi catholique. On a les habitants bien dociles qui se contentent de leur sort et aiment leur prochain malgré la misère...
Et puis bien sûr - histoire de bien montrer qu'au XXIe siècle l'argent n'a plus d'odeur - on veillera bien à distribuer les couleurs de peaux et les patronymes de personnages de telle manière à ce qu'on n'entretienne aucun cliché raciste. (Quelle délicate attention...)

Ainsi ce Roubaix de Desplechin a beau être un paroxysme du fake que ça ne dérange finalement pas grand-monde. On peut tourner des scènes de métro roubaisien ailleurs qu'à Roubaix (parce que visiblement le vrai métro roubaisien ne fait pas suffisamment roubaisien au goût de Desplechin) ; on peut aussi tourner dans des courées abandonnées mais en les faisant passer pour des courées encore habitées (parce ça incarne visiblement plus le Roubaix vivant tel que Desplechin le voit plutôt que le vrai Roubaix où les gens vivent vraiment) ; et puis on peut même aller jusqu'à s'amuser à faire parler des Arabes avec un accent ch'ti - parce que c'est drôle hein les clichés ! - quand bien même en plus de dix ans de boulot à Roubaix je n'ai jamais croisé ce type de spécimen.

Au fond, dans ce film, il n'y a que ça qui compte : le fantasme.
Et pour s'en convaincre, il suffit d'ailleurs de voir comment on se cogne de tout le reste.
Après tout, qu'on assiste à un polar encore plus mal construit qu'un téléfilm de France 3, ça n'a pas l'air de déranger.
Que l'intrigue, après avoir barboté à droite et à gauche, finisse par s'éterniser presque une heure spoiler: sur une affaire dont tous les enjeux sont connus au bout de deux minutes
, ça non plus ça n'a pas l'air de déranger.
Et que le film nous serve des personnages caricaturaux au possible, avec une distribution parfois farcesque (Antoine Reinartz étant de loin le plus risible de tous), là non plus ça n'a pas l'air d'émouvoir qui que ce soit.

Alors « auteur » dites-vous ?
Eh bien non, pour moi, Desplechin n'a rien d'un auteur.
Il est juste un valet.
Un chien de garde.
Une danseuse.

Personnellement je ne mange pas de ce pain-là.
Les simples expositions de misère fantasmée - les pornos bourgeois réalisés par des tâcherons sans talent ni dignité - très peu pour moi...

Après tout, à chacun ses auteurs...
Trustworthy
Trustworthy

3 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2020
Le film a quelques défauts et quelques longueurs mais il faut absolument le voir ne serait-ce pour la scène de l'interrogatoire dans la seconde partie du film : un moment fort et captivant, porté par les très bonnes prestations de Sara Forestier et Léa Seydoux. A ne pas rater.
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 502 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mai 2020
Franchement pas terrible. Ce film documentaire semble partir d'une bonne intention. Il ya que l'acteur principal et Léa seydoux qui sont bien. Les autres c'est mal joué. Surtout les scènes de l'interrogatoire les autres acteurs qui énervent et criznt c'est juste ridicule. Sans oublier le lieutenant blond mielleux homo. Son ton de voix est juste insupportable. Il n'apporte rien du tout à l'histoire. Pas grand intérêt. A part mettre en lumière la triste roubaix. Dommage. Je déconseille
Vergnus
Vergnus

12 abonnés 149 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2020
Un excellent film au côté documentaire sur la vie des policiers à Roubaix et surtout un Roschdy Zem impérial dans son rôle de flic calme, psychologue et rêveur ... il a bien mérité son Cesar !
Nourigat Tony
Nourigat Tony

9 abonnés 86 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 février 2021
J'ai vu ce film avant d'avoir vu le film documentaire censé avoir "inspiré" ce film. Je dis censé, car une inspiration à mon sens est un point de départ qu'on déforme et autours duquel on brode, hors ici c'est plutôt un remake inassumé reprenant mot par mot le film documentaire et les détails du décors. S'agissant ici de la réalité et non d'un film, en faire un "remake identique avec des actrices est moralement déplacé. Quand je lis les critiques sur le script et et l'inintérêt scénaristiques des affaires n'ayant aucun lien, ou la qualité revendicatrice du film pour une police éthique les bras m'en tombent. Regardez le film documentaire de Mosco Boucaut "Roubaix, commissariat central avant de critiquer ce film, car ils se sont contentés de refaire la même mais avec des actrices au lieu des réels protagnistes. Total foutage de gueule....
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 avril 2020
Film trop long, mièvre, un jeu d'acteurs pas terrible. L'histoire aurait pu être traitée différemment. Le tout est morne, plat, sans véritable souffle.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 mars 2020
A la limite du documentaire, un film sans envergure, décevant. Le mélimélo du scenario rend le film brouillon. Une pale représentation de la police dans une région difficile.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juin 2020
Je n’ai vraiment pas aimé ce film policier. Au bout d’un moment, j’avais plus l’impression de regarder un reportage France 3 qu’autre chose. Plus le film avance, plus on tombe dans le misérabilisme poussé à l’extrême. Je pense que la narration à la Zola faites par Antoine Reinartz n’aide pas à se détacher de ce sentiment. Au passage, je n’ai pas supporté son personnage et son jeu d’acteur. Le casting est assez mauvais dans sa globalité. Heureusement qu’arrive une lumière avec Roschdy Zem qui est très convaincant mais aussi Sara Forestier dont la performance m’a épaté. Pour ne rien arranger, l’enquête principale n’est pas du tout passionnante. Au départ, durant la recherche des suspects, il y a un peu de mouvant, mais une fois qu’ils sont trouvés, ça devient chiant. On passe un bon tiers du film à vouloir les faire avouer dans des séances d’interrogatoire qui sont fatigantes. Il faut dire que Léa Mysius ne m’a jamais convaincu en tant que scénariste. Je n’ai aimé aucun des films où elle est à l’écriture, et c’était surtout à cause de l’histoire.
Gilles-Henri L.
Gilles-Henri L.

2 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2020
film noir, qui nous fait plonger dans les couches les plus pauvres de Roubaix. Le film est presque intimiste. Il ne montre aucune action spectaculaire mais nous fait voir le quotidien de la police dans une ville qui a perdu tout dynamisme économique. A voir. Très beau jeu d'acteur de Roschdy Zem et de Sara Forestier.
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