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pierrelegrand
10 abonnés
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3,5
Publiée le 7 janvier 2026
Un policier special, pas comme les autres, à la fois psychologique et social Dans le décor de Roubaix, grande ville la plus pauvre de France, où règne misère et délinquance,. Dans une ambiance de fatalité sans espoir. Un vrai film noir donc. Dans ce contexte, évolue un commissaire qui semble vouloir apporter un peu de lumière dans cette noirceur face à la petite délinquance, des fugues et violences familiales, un viol, et finalement un crime. En mission ? Peut-être. La complexité de ce personnage est l'une des clefs du film : taciturne et secret, enfant de la ville et déraciné, ferme et humain, sombre et accablé. Il semble porter toute la misère de la ville sur ses épaules pour essayer de panser quelques unes de ses plaies. Il porte ainsi un regard empathique et nostalgique sur sa ville en perdition et sur la misère sociale. Il psychanalyse plus ses habitants qu'il ne les interroge. D'abord un peu lent, le film s'emballe avec l'enquête criminelle. Les scènes d'interrogatoires sont époustouflantes. Les acteurs sont excellents. Roshdy Zem en commissaire psychologue et assistant social convaincant. Léa seydoux est belle et désespérée. Sa compagne accablée. Un policier étonnant. A voir.
Le réalisateur Arnaud Desplechin pose sa caméra dans la ville de Roubaix pour ce polar soigné à l’ambiance enivrante tranchant avec la misère sociale dépeinte à l’écran. S’il pâtit du manque d’enjeu général de l’intrigue, navigant trop à vue notamment dans sa deuxième partie et ne sachant que faire de ses personnages secondaires ; le long-métrage bénéficie de l’aura de son interprète principal, Roschdy Zem incarnant avec brio un flegmatique et énigmatique commissaire amateur de chevaux.
Un polar qui s’égare bien trop dans sa première partie pour convaincre et se limite dans sa deuxième partie à des interrogatoires interminables qui finissent par nous ennuyer.
UN CONTE DE NOEL. Roubaix intimité, Roubaix intimidé mais Roubaix libéré. Dans une évasion de tristesse, Roschdy plonge dans les lumières de la ville et ses affaires courantes. Légitime défonce, esprit Zem. Luc Watteau a aimé.
Enquête rondement menée, et difficile de quitter le fil de l'histoire, tant les acteurs jouent bien, et les dialogues sont incisifs, dans une ville de Roubaix hivernale et glauque, comme taillée pour le polar. On déplore toutefois de nombreux mauvais raccords et un côté série B, notamment par de nombreuses scènes en intérieur, faisant perdre de l'ampleur à un casting s'avérant pourtant très efficace.
J'ai une sensibilité particulière pour les films qui mélangent tragédie sociale et film noir/polar. À partir de ce postulat, « Roubaix, une lumière » ne pouvait que m'impressionner. Arnaud Desplechin offre à Roschdy Zem l'un de ses meilleurs rôles, dans un film qui transcende le genre policier pour explorer les profondeurs de l'âme humaine. Le jeu d'acteur est remarquable, avec une performance magnétique de Roschdy Zem et une Léa Seydoux surprenante. Mention spéciale à Sara Forestier qui incarne une « amoureuse », comme cité dans le film, mais surtout une jeune femme sous emprise. Le réalisme du film est souligné par une mise en scène soignée et des dialogues poignants. Malgré quelques longueurs, c'est un film captivant, porté par des acteurs formidables. À voir absolument pour ceux qui apprécient un cinéma engagé et émotionnellement intense, dans un univers où misère affective côtoie misère sociale. Et c’est bon de voir une police qui n’incarne ni des cow-boys ni des névrosés. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Comme quoi un documentaire vaut mieux que le film qui le singe. Pourquoi ce film alors que le docu était super? Zem et sa classe n'ont rien à voir avec l'espect douteux du vrai commissaire. La scène de la gamine chez l'oncle est scandaleusement travestie. Nul.
Si vous aimez les policiers gore ou les histoires à caractère sentimental, passez votre chemin. La description du travail d'un commissariat a Roubaix, vraisemblablement reconductible à bcp de banlieues est réaliste. Le scénario est construit à partir d'une vision humaniste des " banlieusards " et des policiers. Le jeu de Roschdy Zem, dans la bienveillance professionnelle fait du bien. Celui de Sara Forestier au regard parfois naïf avec une sorte d'innocence ainsi que celui de Lea Seydoux plus dur parfois violent, sont tout à fait crédibles : Bravo.
Ce film est affligé d’un défaut récurant que l’on retrouve dans beaucoup de film français depuis quelques années,je parle du fait qu’une grande partie des dialogues sont inaudibles.Il faudrait que le metteur en scène avant la sortie du film organise une projection privée avec des amis ne connaissant rien du film lui connaît les dialogues par cœur et n’est pas en mesure de juger de leur compréhension pour leur demander s’ils ont tout compris.Quelqu’un est il capable par exemple de me dire ce que raconte Léa Seydoux dans les scènes où elle parle en sanglotant.Ce défaut n’existait pas dans les films des années 70 80 et avant.Le plus souvent les acteurs murmurent parlent entrent leur dent ou pire dos à la caméra.Je regarde en moyenne 2 a 3 film par jour et face à ce fléau soit je revisionne d’ancien film ou des plus récents anglo-saxons en vo sous-titres.j’aimerais que les metteurs en scène contemporains prennent conscience de ce problème.je précise que j’ai un équipement tiptop avec barre de son performante.
Une rareté quand même de voir une enquête policière filmée avec autant de retenue et de grâce. Ici point de violence ou d'exactions tapageuses mais un commissaire stoïque et méthodique qui cherche non pas le coupable mais la vérité. Une caméra très ample et des images très lisses avec un duo d'actrices qui se laisse emporter par des réminiscences de Wagner dans la dernière partie, plus sensible et grave dans laquelle l'amour va être forcément mis à mal face au destin de mort.
Un film policier différent étonnant mais très bien amené. On découvre la ville de Roubaix en suivant les pérégrinations des policiers. Les acteurs incarnent parfaitement leur personnage. Découvrir la vie de ce commissariat est très intéressant et nous plonge encore plus dans une région parfois méconnue. L'enquête principale aurait mérité être davantage mis en valeur pour plus de fluidité et de compréhension.
Au départ, on a un côté reportage mais la manière de jouer, de rendre son texte de l'ensemble du casting est d'une fausseté abyssale. Puis arrive l'interrogatoire qui est risible de part les différentes interventions des policiers. Et cette musique qui accompagne le film : elle n'est pas du tout en adéquation. Et on a affaire à 2 toxicomanes qui n'ont aucun signe de manque.
Tout sonne faux (malgré que cela soit tiré d'une histoire vraie)
Si on passe sur toutes les invraissemblances liées au scénario (niveau France3 en pire), et il n'y a que ça car totalement américanisé autour de l'enquête principale, un numéro d'acteurs certes convaincants si on est en première année de cours niveau scolaire, une manière de filmer un Roubaix fantasmé, nostalgique, reconstitué par l'imaginaire de l'auteur qui se croit du temps de Zola, et bien il est possible de regarder ce film sans trop se poser de question car un peu facile. Qui produit et distribue Desplechin, car ce film, s'il n'était imposé ne passerait que sur France3 un dimanche après midi et les critiques seraient virulentes ? Dire qu'il fût sélectionné aux Césars est un indicateur du niveau de bassesse où est le cinéma français.