Roubaix, une lumière
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342 critiques spectateurs

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34 critiques
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 août 2019
Les acteurs sont tres bons mais le film d'une nullité et d'une longueur sans film

Bref sans intérêt à part le mérite des acteurs
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 août 2019
Intro du navet : vu et revu et revu et revu et revu .....développement des l’intrigue : vu et revu et revu et revu et revu .....
climax : vu et revu et revu et revu et revu ...
C'est l'agOnie du cinéma français.....
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2019
Au début du film, il y a la nuit, mais pas n’importe quelle nuit, puisque c’est celle de Noël. Les guirlandes qui scintillent dans les rues de Roubaix semblent cependant bien dérisoires. Ont-elles le pouvoir de dissiper un tant soit peu la disgrâce de la ville réputée la plus pauvre de France ? 46% des habitants y vivent sous le seuil de pauvreté. C’est là, cependant, dans cette ville où la misère sociale et humaine est omniprésente, ville où lui-même est né, qu’Arnaud Desplechin a entrepris de chercher de la lumière. Ou, plutôt, une lumière, comme l’indique le titre. Il s’inscrit ainsi dans une veine, parfois exploitée, dans le genre du film noir, y compris à l’époque de son âge d’or, durant les années 40 et 50. Un film comme La Maison dans l’Ombre (On dangerous ground – 1952) de Nicholas Ray en est l’exemple parfait. Dans une histoire de violence très sombre intervient un personnage porteur de lumière, le paradoxe étant, dans le film de Ray, qu’il s’agit d’une femme aveugle jouée par la sublime Ida Lupino.
Mais revenons au film d’Arnaud Desplechin, qui s’est lui-même inspiré d’un documentaire de 2008 intitulé Roubaix, commissariat central, documentaire au cours duquel on pouvait voir deux femmes qui, pressées de questions par les policiers, passaient aux aveux, admettant avoir commis le meurtre d’une personne âgée. Tous les éléments de ce documentaire, dans lequel il est également question, entre autres, d’un incendie criminel, de la fugue d’une jeune fille mineure et d’un viol dans le métro, se retrouvent dans le film de Desplechin. Du coup, on peut légitimement se demander s’il était vraiment utile de faire jouer à des acteurs les rôles de ces personnes bien réelles. La réponse est oui, ne serait-ce qu’à cause de l’intention affichée dans le titre du film, chercher une lumière là où il semble impossible d’en trouver, de quelque ordre que ce soit.
Nul besoin pour Arnaud Desplechin de mettre en scène les crimes, il lui suffit de quelques plans pour placer en évidence la sordidité des lieux où se traînent des vies sans le moindre espoir d’un avenir meilleur. C’est là que, enquêtant sur un incendie criminel, les policiers se trouvent en présence d’un couple de deux femmes dont on devine aussitôt, rien qu’à leur aspect, qu’elles ne connaissent que la misère. Claude et Marie sont interprétées de manière persuasive par Léa Seydoux et Sara Forestier. Interrogées d’abord parce qu’elles sont voisines de l’immeuble incendié, elles deviennent progressivement suspectes, non seulement d’avoir provoqué l’incendie mais également d’avoir tué, pour lui dérober ses quelques biens, la femme âgée qui y résidait et dont on a fini par retrouver le cadavre.
Or, parmi les policiers qui interviennent au cours du film, il en est deux qui se détachent : le commissaire Daoud (joué par l’excellent Roschdy Zem) et Louis (Antoine Reinartz), l’un de ses lieutenants. La grande idée d’Arnaud Desplechin, c’est de les avoir conçus de façon complémentaire. Le second, Louis, quelques plans rapides nous font savoir qu’il est croyant. Il a certes rejeté, à l’époque où il devait faire sa première communion, un appel au sacerdoce, mais un plan très fugace nous le fait voir en train de prier, demandant à Dieu la force du pardon. Or cet homme qui prie, lorsqu’il exerce son métier de policier, n’en reste pas moins un enquêteur comme les autres, prompt à s’énerver, à crier, à s’emporter, voire à menacer, quand il est en présence des supposées coupables qu’il s’agit d’interroger. À contrario, Daoud, lui, se distingue invariablement par sa patience, sa prévenance et sa douceur. Dès qu’il est là, quelque chose change. Lui qui n’est pas présenté comme quelqu’un de croyant, quand il apparaît, c’est comme s’il portait avec lui la lumière. En somme, l’on a affaire deux hommes dont l’un est un croyant sans la grâce et l’autre un sceptique porteur de grâce.
En écrivant cela, je songe à d’autres œuvres abordant ce même thème, par exemple A la merveille (2013) de Terrence Malick, film dans lequel Javier Bardem jouait le rôle d’un prêtre n’ayant plus la foi mais n’en continuant pas moins de servir les pauvres. Qu’est-ce qui est préférable ? Avoir la foi tout en étant dépourvu de grâce ou en être doté bien qu’incroyant ? Je n’ai pas la moindre hésitation, pour ma part, quant à la réponse.
Pour la première fois dans son parcours de cinéaste, Arnaud Desplechin aborde le genre du film noir, ou du polar, et il le fait avec un indéniable talent. Captivant, le film, sans jamais céder au voyeurisme, n’occulte rien ni de la misère sociale ni de ses terribles conséquences. Deux filles paumées, exclues, sans avenir, assassinent une pauvre vieille. Le commissaire Daoud fait son boulot de policier mais il a bien perçu que ces filles-là, si elles sont coupables, sont aussi et d’abord des victimes.
Etienne S.
Etienne S.

6 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2019
Un film magnifique qui nous plonge dans les contradictions dégueulasses et criminels des sentiments violents, paradoxaux et compliqués propres aux habitants des bas fonds à la recherche d' une identité. Perdus sans moyens ils s' enfoncent complètement victimes de leurs mensonges désespérés dans une inexorable dégringolade.
Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier, Antoine Reinartz sont grandioses, car avant tout par le jeu des acteurs complètement investis dans leurs rôles, car on découvre un film pathétique plein d' humanité.
Ils nous montrent à travers l' action de l' intrigue avec une douceur et une détermination sans égales le meilleur chemin pour s' en sortir dans la vie : avoir de la compassion ....voir de l' amour pour sa vie et celle des autres.
Un chemin de la vérité ce thriller là !
Une mention spéciale à Roschdy Zem qui incarne et donne ce tympo et ce rythme si particulier au film.
Mitha01
Mitha01

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 janvier 2020
Quelle déception pour ce film dont on avait dit tant de bien. Acteurs pas crédibles, mise en scène de téléfilm ... quel ennui
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2022
Cinèaste du romanesque, Arnaud Desplechin le chasse radicalement pour un polar intense, immersif et tout en clair obscur! Ici l'enquête policière passe avant la victime et le crime commis! Les vrais connaisseurs remarqueront sans doute les rèfèrences à Melville (la solitude de Daoud, sa passion pour les chevaux) et surtout au Dostoïevski de « Crime et châtiment » . La mise en scène est maitrisèe, c'est une èvidence : contre temps, contre-rythme, importance des contrastes, des gros plans sur les personnages...Trois des principaux rôles reviennent èvidemment à des comèdiens qui se sont beaucoup investis dans la garde à vue et la reconstitution : Roschdy Zem (flic comprèhensif et jamais dans le jugement), Lèa Seydoux (impressionnante dans sa persistance et sa rèsistance), Sara Forestier (bouleversante). Une rèussite du genre, revue et corrigèe par un Desplechin qui met tout cela parfaitement en lumière, et s'attachant en même temps à Roubaix, sa ville natale! Cèsar du meilleur acteur pour Roschdy Zem! Sara Forestier en eût mèritè un autre pour ce rôle...
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mars 2021
On se demande qui joue le plus mal dans ce mauvais documentaire style Envoyé Spécial. Despleschin en fait des tonnes dans le glauque. Même Rochdy Zem, césar du meilleur acteur (!) est à côté de la plaque en bon samaritain impassible et doux. Film et réalisateur largement surévalués.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2022
Fidèle à sa ville, Arnaud Desplechin nous montre plusieurs visages de la misère sociale et humaine de Roubaix. Commençant comme un documentaire, son film se concentre par la suite sur les deux suspects d’un sordide meurtre survenu en 2002. On peut reprocher de petites choses à ce polar particulièrement noir mais en aucun cas le jeu de ses principaux protagonistes. Avec sa force tranquille, Roschdy Zem est impérial en commissaire de police solitaire. N’appréciant habituellement pas Léa Seydoux, ni Sara Forestier, elles m’ont ici toutes les deux cueilli par l’intensité de leur impressionnante interprétation.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2020
La lumière de la ville est orange, comme encore sous le feu des conflits intestinaux qui la gangrènent autant qu’ils creusent sur son visage des sillons dans lesquelles s’enfouissent amitiés et âpretés, enfance heureuse et présent plus douloureux. Le visage de Roubaix est double : c’est la frénésie d’un quotidien marqué par l’insécurité et la violence, c’est la tranquillité qu’affirme le commissaire Daoud, refusant de céder à la colère, à la panique, au désespoir. Ainsi, Arnaud Desplechin intériorise le feu d’une ville, le loge au plus profond de ce corps massif qui déambule avec la légèreté d’un esprit supérieur : il rentre partout, connaît tout le monde, réussit à mêler autorité et sympathie, si bien que sa fonction républicaine se double d’une fonction plus religieuse, quasi mystique, celle qui consiste à ramener les êtres déboussolés dans le droit chemin, le chemin d’une vérité qui n’est pas innée mais qui résulte d’une construction avant tout individuelle à partir d’un conflit, d’un corps-à-corps entre la vie et la loi. Voir Daoud ouvrir le Code Pénal et en présenter un article au fraudeur, c’est assister à une scène de jugement entre un prêtre indiquant à son fils pécheur le verset à lire pour comprendre son erreur et mieux se comporter par la suite. Le poste de police est une église qui accueille les égarés, une école qui éduque les populations, une institution républicaine qui réunit sous le drapeau français différentes origines, différentes cultures, différentes langues. Voilà pourquoi la ville la plus pauvre de France devient le conservatoire d’une lumière : il n’y a que par l’erreur en jugement et en acte que l’individu éprouve la loi, s’éprouve lui-même, prend conscience de ses limites et de ses zones d’ombre. Entre deux prières adressées à Dieu, Louis avoue supporter difficilement la misère environnante, ce à quoi le commissaire répond que la misère importe peu, qu’elle ne doit pas être le centre des préoccupations. Car là où se trouve la misère se décuplent les perspectives de rachat de l’homme, et donc de Salut. En choisissant la lumière pour aborder la détresse, Arnaud Desplechin donne naissance à une œuvre irradieuse qui laisse pénétrer ses rayons d’art et d’espoir dans les maisons de brique rouge aux portes habituellement closes, dans les cœurs et les âmes de celles et ceux qui vont et viennent, qui attisent ce feu central dont la fumée s’élève, comme un encens, vers le ciel.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2019
Ce film policier raconte des différents faits divers et drames qui se sont réellement déroulés (c'est précisé en tout début de film).
Tout ce qu'on voit c'est triste, tragique, dramatique.
On voit le quotidien d'un commissariat en plein hiver, il fait gris et froid et on voit défiler la réalité humaine
Le film se focalise sur une histoire en particulier qui concerne deux jeunes femmes..
Le film est très bien et les acteurs sont excellents.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2019
C’est l’histoire ( vraie ) de deux jeunes femmes responsables de la mort d’une vieille dame. Mais Desplechin ne raconte pas un fait divers, il le transcende à travers l’état des lieux d’une ville où se reflètent un pays, et surtout des hommes et des femmes qu’il filme magistralement bien. Le cinéaste ne donne aucune priorité aux premiers ou aux seconds rôles, mais leur accorde la même valeur dans une narration qui sait elle aussi s’intégrer au décor. C’est un parfait ensemble où Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier s’intègrent dans un cadre, plus qu’un dispositif, une histoire plus qu’un scénario. C’est parfait, c’est humain …
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2019
Le film s'ouvre sur des lumières de Noël qui scintillent sur des capots de voiture, et une musique classique qui ne quittera plus vraiment le récit, emporte le spectateur dans les nuits et journées d'un commissariat de Roubaix, en pleine période de fêtes. Cette entrée en matière annonce déjà le point de vue que ce film-là n'est pas un polar comme les autres. "Roubaix, une lumière" n'est pas une succession des histoires ordinaires et malheureuses des policiers. C'est l'état d'une ville Roubaix, sinistrée par la désindustrialisation, et ravagée par une pauvreté endémique et des tensions sociales entre communautés. Desplechin montre, il ne dénonce pas. Mais il va au-delà de la monstration, le brillant cinéaste déroule, comme à chaque fois dans sa filmographie, un roman social et personnel de son propre rapport à sa ville d'origine. Il tient à une écriture quasi romanesque, qui élève ses personnages, même les plus sordides, à une forme de beauté intemporelle.

Avec ce "Roubaix, lumière", Arnaud Desplechin signe un nouveau chef d'œuvre, à la puissance évocatrice aussi importante que "Comment je me suis disputé ou ma vie sexuelle", "Un Conte de Noël" ou "La vie des morts". La perfection n'est pas loin. Il s'agit d'un cinéma mature, ancré dans la réalité tragique de ces gens, les roubaisiens, baignés de la lumière factice de Noël. La ville est au bord de la faillite, comme l'écrit un des nouveaux lieutenants de police. Au départ, face à l'écorchure des visages, on craint la caricature, l'exagération. En vérité, autant Léa Seydoux, Sara Forestier qu' Antoine Reinartz donnent chair à des personnages détruits par leurs conditions sociales et familiales, ou bien, s'agissant du policier, contraintes à un exil personnel. La magie des mots, la volupté des sons créent du Beau là où tout pourrait se réduire à la mort ou du désespoir.

On ne peut pas parler de ce film sans saluer l'interprétation gigantesque de Roschdy Zem. Il s'agit sans doute d'un des grands rôles de sa vie. Il y a dans son jeu la noblesse qu'on lui trouvait chez Téchiné. Il y a aussi l'écho sans doute très personnel dans son jeu du poids des racines migratoires qui continuent de hanter les générations nées de parents étrangers. Il y a dans sa présence qui rend hommage aux roubaisiens, aux immigrés, et à un corps de métier, la police, dont on comprend soudain combien la défaillance n'est jamais loin dans l'exercice de ce métier.

Chapeau bas Monsieur Desplechin !
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2019
Un remarquable policier en immersion, presque documentaire... A. Desplechin analyse parfaitement la psychologie et l'humanisme des protagonistes mais aussi l'engrenage criminel... Pour une fois, il ne m'a pas fait dormir !

pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2019
Un film ou l'on se plonge dans le quotidien de la police de Roubaix. La pauvreté est forte présente. Les délits, plus ou moins grave se succèdent. Puis un jour le meurtre d'une vieille dame. Le réalisateur n'a pas son pareil, pour sublimer ses acteurs. Sara Forestier survole. Roschdy Zem, je ne l'avais jamais vu autant a son avantage. Quand a Léa Seydoux, c'est bien aussi. On voit qu'une grande importance est accordé aux jeux des acteurs. Et c'est certainement cela qui porte le film. Le film est assez noir et cruel et malgré cela, on arrive a avoir une tendresse pour ces personnages qui sont sortis des clous et ce sont égarés. Quelques petites longueurs, mais prenant et rudement bien joués.
folyr
folyr

37 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2019
Un film noir, avec une atmosphère sombre, voire glauque, le ton est juste, les acteurs parfaits, Desplechin est un vrai réalisateur, trop rares en France. Un très bon film.
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