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Adelme D.Otrante
231 abonnés
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4,0
Publiée le 21 août 2019
Desplechin n'en finit plus d'ausculter sa ville natale qu'il fût si content de quitter arrivé à l'âge adulte. Roubaix autrefois reine de la houille et désormais reine du caniveau nous est présentée sous son aspect le moins reluisant où la petite délinquance ordinaire naît sur le terreau d'une misère sociale étouffante. Seuls phares dans la nuit, la bonté et la force tranquille d'un commissaire qui mène son enquête dans cette ville délabrée qu'il a aimée et qu'il refuse de quitter. Film policier âpre et théâtral, maîtrisé de bout en bout, servi par un casting remarquable dans lequel brillent Roschdy Zem et Sara Forestier qui trouvent sans doute ici leurs plus beaux rôles.
Les acteurs sont très bons, malgré tout on s'ennuie ferme pendant les deux heures que dure le film. Un film inutile, le documentaire dont il s'inspire, suffisait.
N'étant pas toujours fan du cinéma d'Arnaud Desplechin, j'avoue avoir hésité avant de tenter ce « Roubaix, une lumière », intrigué par le changement de registre du réalisateur, signant ici son premier « polar ». Et j'avoue qu'au départ, j'étais sous le charme. La ville est très bien filmée, les différentes intrigues s'entremêlent habilement, élégamment, le tout porté par une musique et une lumière d'une délicatesse infinies, nous intéressant d'emblée au quotidien de ces différents personnages. Ce n'est d'ailleurs qu'à la moitié que l'œuvre prendra un virage pour se consacrer quasi-uniquement à une seule affaire criminelle, inspirée de façon très réaliste d'un fait divers assez sordide, intervenu en 2002. Au départ touchante, à la fois empathique et mystérieuse vis-à-vis de la personnalité des deux suspectes, celle-ci finit par devenir de plus en plus pesante, lassante voire limite pénible. C'est qu'au départ, malgré cette dimension authentique, le film restait doté d'un beau sens du romanesque, donnant à ces enquêtes du quotidien une réelle intensité. Là, cette reconstitution point par point, quasiment minute par minute où aucun détail ne nous est épargné sur le déroulement du meurtre, certes on y croit, mais on s'ennuie surtout beaucoup. Pourquoi avoir voulu nous imposer tous ces détails ? Juste pour bien nous montrer comment se déroule une enquête policière du début à la fin ? Sans doute, mais je n'y vois vraiment pas d'intérêt, enlevant pas mal de force à un titre qui, longtemps, avait su faire preuve d'une belle profondeur, que ce soit à travers le personnage (bien) incarné par Roschdy Zem ou ce policier « poète », touchant lui aussi. Bref, ce qui aurait dû être le point fort de l'entreprise finit par devenir son fardeau : s'il ne faut nullement en oublier les belles qualités citées précédemment, le distinguant du tout-venant hexagonal, c'est néanmoins cette impression de frustration qui domine en sortant de la salle, ce qui est, évidemment, pour le moins problématique. De quoi nourrir de sérieux regrets.
Encore un film qui montre un Nord pas bien reluisant. C'est l'office du tourisme de Roubaix qui va être content ! Alors oui c'est vrai, Roschdy Zem est impressionnant, ce rôle de commissaire calme mais opiniâtre lui va comment un gant. La première partie du film est selon moi la plus réussie, on y suit le travail du commissariat dans sa diversité, depuis des escroqueries foireuses jusqu'au viol d'une adolescente. On aimerait connaître un peu mieux ces policiers qui se consacrent à la sécurité de la population, surtout dans ce contexte difficile de ville la plus pauvre de France. Au lieu de ça, le film se focalise sur une histoire de meurtre, et enchaîne scènes d'interrogatoires et de reconstitutions... c'est long, trop long !! A part montrer un peu plus la détresse humaine et la misère sociale je ne vois pas ce que ça apporte. C'est dommage, le début était prometteur...
Un telefilm français bon pour passé sur FR3 mais pas sur grand écran . C'est aussi fade que ces murs en briques qui ont mal vieillis. Ça aurait dû s'appeler "plus moche la vie". Je sûr que même le quartier le plus bourgeois de Roubaix est plus animé que ce téléfilm. Trop de longueurs. Pas assez de suspense. Seule note positive : Une mention spéciale pour la pauvre Lucette qui a remarquablement bien joué son rôle. RIP à toi Lucette.
On ne peut pas reprocher au dernier Desplechin d'être un mauvais film...et pourtant! Le réalisateur m'a déçu car il reprend point par point le documentaire diffusé en 2008 : "Roubaix, commissariat central". De plus la deuxième partie confrontant des dires du couple Léa Seydoux/ Sara Forestier est particulièrement pénible quand on connait l'issue de cette affaire. Le commissaire joué par Roschdy Zem est lui plutôt attachant, dans un rôle de grand frère moralisateur, supervisant ses enquêtes sans jamais se départir de son flegme. Vous l'aurez compris, je n'ai pas vibré devant ce polar très sombre.
Petit thriller français avec un début intéressant et un bon casting !! Malheureusement le rythme ne tient pas et l'on s'ennuie de plus en plus jusqu'à la fin !!
Roubaix la lumière nous plonge dans la police roubaisiene, on se retrouve fasse à une enquête policière des plus banale. Certes L'interprétation et la réalisation est correcte mais rien d'exceptionnel pour un film policier ressemblant à ce que l'on voit sur l'émission "enquête d'action" les détails en plus.
Film trop long, mièvre, un jeu d'acteurs pas terrible. L'histoire aurait pu être traitée différemment. Le tout est morne, plat, sans véritable souffle.
Une fois de plus, le cinéma qualifié « d’auteur » par les critiques « professionnelles » doit être pris avec des pincettes. Si c’est reconnaître le metteur en scène au premier coup d’œil, alors c’est réussi. Parce que la réalisation d’Arnaud Desplechin pourrait à la limite se confondre avec la platitude et l’ennui de celle des frères Dardenne, il lui reste cependant un choix de casting sans intérêt, notamment Antoine Reinartz sans saveur qui grimace et Sara Forestier qui en fait trop. Roschdy Zem sort du lot, néanmoins il reste dans sa sobriété habituelle, rien à voir avec « Aux animaux, la guerre » par exemple. Les décors pourris et les accents exagérés insistent bien sur la misère du Nord, c’est affligeant. Le film est limite documentaire et complètement soporifique et indigeste. Covid, offres des bouquets TV et prix des places ne sont pas les seules raisons à la baisse de fréquentation des salles de cinéma.
Pourquoi un césar à Roschdy Zem alors qu’il est toujours excellent dans ses rôles, mais pas si convainquant dans celui-ci ? Desplechin a voulu se frotter au polar mais c’est un art qui nécessite une grande maîtrise et peut-être aussi, une grande histoire et ça n’est pas le cas du fait divers de ce film. On a connaissance des coupables à la moitié du film et pendant une heure l’enquête vise à savoir quelle personne a fait quel geste. Les scènes sont répétitives, terriblement ennuyeuses, les flics hystériques aux réflexions accusatrices sont caricaturaux. On se désintéresse très vite de ce fait divers sans envergure.
Alors que sévit depuis plusieurs années une violence policière et une répression sociale exponentielles et tous azimuths, Comment peut-on réaliser un film pareil ? Comment peut-on réaliser un film qui ose nous jouer la fable et nous faire le coup de la police- choupinou -de proximité-au service-des citoyens. Apres "Polisse" l' écoeurante ode énamourée et démagogique à la flicaille, "Roubaix une Lumière" reprends vaillamment le flambeau. Ici les flics ne sont rien de moins que des anges-gardiens qui lisent Levinas , s'excusent presque de passer les menottes aux lascars,frappent gentiment aux portes en s'essuyant les pieds, chuchotent délicatement aux oreilles des jeunes filles venues porter plainte pour viol. Mais l'abjection de ce film tient d'abord à ce qu'il tente de camoufler son paternalisme puant et sa condescendance doucereuse par une répartition millimétré des noirs et des arables dans les catégories de "victimes" et de "coupables" avec comme alibi suprême de placer à la tete du Commissariat la figure emblématique de Rochdy Zem flic solitaire né dans le quartier. - Je- ne- suis- pas raciste-j'ai un ami-arabe- dans -la -police. Pourtant ce que ne retiens Desplechins de la misère dont il semble s'apitoyer c'est la violence désespérée et horizontale des pauvres tellement plus télégénique que la violence verticale d'Etat et de l'ordre capitaliste parfaitement invisibilisée. A Roubaix : un comble.