Roubaix, une lumière
Note moyenne
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342 critiques spectateurs

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PhilCat86
PhilCat86

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4,0
Publiée le 24 août 2019
Film policier au réalisme glaçant traduisant la vrai vie. Celle d'une ville sinistrée. Celle d'un homme qui doute et qui reste profondément humain dans ce métier peu valorisant. Celle f'un jeune policier croyant qui veut être simplement utile. Celle de vies brisées et irréparables. Un roshdy Zem fabuleux. Un très bon film.
sararemi
sararemi

6 abonnés 157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2019
Avoir choisi Roschdy Zem, comme acteur principal à vraiment été 1 riche idée. Il ne joue pas le commissaire mais Est le commissaire dans ce thriller. Tous les acteurs sont excellents.. Très beau moment ciné. J'y retournerai une 2 eme fois. Merci
Jazzdrums
Jazzdrums

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2019
Chef d'oeuvre. Magnifiquement filmé, incroyablement joué. C'est tout sauf manichéen. C'est humain. C'est très noir et captivant. C'est sans violence directe montrée. J'ai pensé à Simenon mais avec un regard d'amour sur tous les personnages. J'ai adoré ce film.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2019
Le dixième long-métrage de fiction d'Arnaud Desplechin ressemble assez peu à ses films précédents et c'est en grande partie pour le meilleur. L'évocation du quotidien d'un commissariat de police de sa ville natale est pour lui l'occasion de livrer une peinture sociale des plus sincères, sans pour autant céder au misérabilisme et sans renoncer à son goût du romanesque. Roschdy Zem, d'une douceur presque angélique et d'une humanité désarmante, incarne un policier à l'écoute, aussi solitaire que doué d'empathie et de discernement face aux personnages cabossés qu'il rencontre. Pendant une heure, Roubaix, une lumière, est captivant, nous montrant un Desplechin généreux et débarrassé de quelques-uns de ses tics de cinéaste intellectuel. Malheureusement, sans doute soucieux de recentrer son film sur une enquête unique, la deuxième partie du film se focalise sur un cas spécifique, la résolution assez laborieuse de l'assassinat d'une vieille dame. Il y a des longueurs alors dans ce qui rappelle des huis-clos comme Garde à vue malgré l'intérêt de montrer comment des policiers s'y prennent pour parvenir à arracher des aveux. Léa Seydoux et Sara Forestier partagent alors les scènes avec Roshdy Zem et le film y perd de sa fluidité initiale pour se contraindre à un classicisme psychologique un peu usé. C'est sans doute l'occasion pour Desplechin de se colleter à un genre codifié, en essayant d'y apporter sa propre sensibilité, mais le propos se restreint alors et l'intérêt du spectateur ne peut que se diluer.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2020
Toujours passionnant, un réalisateur qui filme une ville et des lieux qu'il connait bien. Roubaix, ville de son enfance, passe sous l'oeil vigilant d'Arnaud Despleschin. Celui-ci a réalisé un film de situations, d'ambiance, un film humaniste où- titre fort bien choisi- au milieu de la misère, d'un quotidien sans perspective, on cherchait la bonté et la beauté. Roschdy Zem réalise une superbe performance, il comprend ces gens parce qu'il les a toujours cotoyé, les nombreuses sous-intrigues sont passionnantes. Il semble en mission, celle d'apaiser les ames au prix de dialogue, de la vérité donnant à ces faits divers un coté mystique. A coté de lui, le duo Forestier-Seidoux compose un couple criant de vérité... Hélas, quand le film s'enfonce dans une enquète sordide, le film dévisse véritablement, perd la justesse de son ton et livre un final laborieux, là ou il aurait du être le point d'orgue de l'histoire. Vraiment dommage tant pendant plus d'une heure, on frolait le chef d'oeuvre
clamarch
clamarch

16 abonnés 219 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2019
Quel film ! Cœur serré pendant toute la durée, l'attention ne faiblit pas. Roschdy Zem excellent comme d'habitude, apaisant et mélancolique. Et l'interprétation des deux femmes est éblouissante. Je n'ai pas vu la lumière dans Roubaix, sauf si l'espoir de croiser un policier comme RZ en est une pour cette population abandonnée ?
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2019
Autant je n'ai pas du tout apprécié les derniers films d'Arnaud Desplechin, "Les fantômes d'Ismaël" et "Trois souvenirs de ma jeunesse", autant j'ai trouvé sa déambulation dans le genre du polar noir intéressante et surprenante. Un soir de Noël, alors que les lumières scintillent encore dans les rues désertes de Roubaix, la police locale fait face à la délinquance. C'est presque un microcosme qui nous est représenté, à la fois sale et miséreux, cruel et toxique, empruntant un fait divers à la réalité pour en faire un film d'enquête riche en émotions. J'ai eu du mal à y croire au début car, à l'instar d'un documentaire, on suit la routine de cette équipe de police sans qu'il ne se passe rien de cinématographiquement palpitant. Et tout d'un coup, l'accident, la surprise de capter que quelque chose cloche derrière un simple incendie. La situation s'installe, ce binôme de femmes apparait, on flaire l'anguille sous la roche... Sans qu'on le réalise, on est comme percuté de plein fouet par la justesse intense des comédiens. Les gros plans, la musique très grave et l'épuration de ces salles d'interrogatoire où sont accrochées quelques guirlandes vieillottes nous plongent dans les abysses de l'être humain. On ne cherche pas forcément à comprendre l'acte meurtrier, notre imaginaire, pour ça, suffit. Mais notre curiosité se penche sur la relation de ces deux femmes et sur leur difficulté à communiquer. Face à la gravité de l'enquête, on admire le sang-froid et la sérénité du chef de police campé par Roschdy Zem. Selon moi, c'est son meilleur rôle, et de loin ! Il est magnétique, vibrant et dégage une confiance inébranlable. Face à lui, Sara Forestier, totalement transformée, s'oublie dans ce jeu d'incarnation sensible et déroutant. Elle m'a bluffé. Léa Seydoux, moins convaincante dans ce type de rôle "rural", emballe par sa capacité à tout maintenir en elle jusqu'au craquage. Par contre, je vois pas trop l'intérêt du personnage d'Antoine Reinartz face à ce trio percutant. Pour ce qui est de la mise en scène, elle n'offre aucun suspense mais mise tout sur une tension latente et un mystère absolu. On ne répond jamais à la question "Pourquoi ?", ce qui donne à ce polar une volonté de décortiquer les sentiments de remord, de pardon, de culpabilité. C'est un film d'acteur qui fait abstraction d'effets de style. Et cette sobriété fait l'effet d'un coup de poing, accompagnée par la mise à nu déroutante de ses acteurs.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2019
Concernant les deux criminelles, Le scénario n'est pas assez travaillé. Même si le déroulement du meurtre s'éclaircit à la fin, le manque de mobile (hormis le vol du deux demi bouteilles d'eau de javel) est très faible.
Mais on s'en fout : la prestation du trio est éblouissante.
Et les allusions aux difficultés d'intégration sont fines mais musclées
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 août 2019
Mais que Sara Forestier est grandiose ! Son visage à l'air hébété est grandiose ! Roschdy Zem en commissaire sombre est parfait, Léa Seydoux complète bien le trio. Aucun personnage dans ce film n'est anodin. Ce film plaide en faveur d'une police dotée d'une éthique, une police comme on aimerait qu'elle redevienne, une police humaine, humanisante, engagée dans la recherche de la vérité plutôt que concentrée sur des missions répressives à l'endroit de la contestation comme c'est le cas depuis quelques années. C'est un plaidoyer en faveur d'une police de proximité, qui connait le terrain, qui respecte ceux qu'elle interpelle ou ceux sur lesquels elle enquête. Ce film est aussi un constat social alarmant de combien des villes deviennent des zones sinistrées et qu'il est urgent qu'une politique de la ville soit engagée au service de ceux qui n'ont rien d'autre que le désespoir d'un quotidien sans avenir. Une incursion en prison nous présente aussi un personnel pénitentiaire respectueux des personnes incarcérées. Arnaud Desplechin a réalisé ici un "compte de noël", qui, pour paraphraser Nicole Anquetil, une psychiatre, lorsqu'elle écrivait "le pire noël est une heure dure", plébiscite un recours à la loi respectant la dignité de chacun.e. C'est un appel urgent avant que la situation n'explose.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 août 2019
Remarquable quatuor d'acteurs pour ce film plus métaphorique que polar ou social.
Roshdy Zem et Antoine Reinartz sont, chacun, intenses et poignants. Les difficultés de Roubaix et l'intensité de la vie de son commissariat sont très bien filmés, avec réalisme et humanité.
Le découpage et le montage du film sont par contre un peu surprenants, avec un démarrage intense où se succèdent les délits puis une partie beaucoup plus ralentie sur l'enquête et l'interrogatoire maillée de raccourcis, de creux, de passages inutiles au Croisé Laroche, ou de revirements surprenants qui font basculer le film du réalisme à la métaphore. Néanmoins nous avons été heureux de le voir au cinéma car il y aura des Césars d'acteurs, indubitablement (et peut-être aussi de musique, elle porte subtilement le film).
Nicolas S.
Nicolas S.

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2019
J'aime l'ambiance particulière de ce film pourtant sombre qui se regarde néanmoins avec plaisir. Je m'étonne par contre de lui pardonner si facilement des tas de petites invraisemblances de la réalisation (et ça commence dès la première scène) alors que d'habitude ça me bloque.
Les 3 acteurs principaux sont très fins, ainsi que tous les rôles extérieurs au commissariat (la fugueuse et sa famille par exemple). Pour les autres flics, j'ai plus de mal à juger : ils donnent l'impression de surjouer, mais ça me semble être la demande du réalisateur, alors ?
Barnabé Jarrot
Barnabé Jarrot

18 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2019
Magnifique nouveau film d'Arnaud Desplechin. Intense, brillant, virtuose et porté par des comédiens exceptionnels, Roshdy Zem en tête. Un chef-d'oeuvre !
Christ77
Christ77

13 abonnés 155 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2019
Exceptionnel; bouleversant! La perf des acteurs actrices est époustouflant! Le réalisateur est sorti de sa zone de confort et ça paye. Aucune longueur…on plonge dans ce film sans en sortir avant le générique de fin. À voir absolument.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 août 2019
Honnêtement, je pensais voir encore un film policier complètement quelconque et au final, ça reste correct. J'ai surtout été surpris par Roshdy Zem qui d'habitude campe des rôles moyens. Là, il joue bien et on doit le relever. Les autres acteurs sont aussi très bons, ce qui fait que les scènes paraissent assez réalistes. Même si on se doute de comment ça va se finir et que la dernière partie traîne un peu trop, on reste impliqué dans l'action (ou les actions). La photographie est assez sympa, ça change des longs métrages du même genre qui sont juste brutaux. Dommage que ça manque clairement de BO mais bon ... on ne peut pas tout avoir. Je regrette également que les clichés soient parfois présents surtout pour un film qui est censé être hyper réaliste. En bref, on va dire que c'est ... passable +. 10/20.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 août 2019
Le film est intéressant de réalisme, il ne fait que reprendre tous les éléments d'un documentaire de 2008 sur des faits réellement passés, mais là, j'aurais juste voulu qu'un réalisateur de cinéma fasse du cinéma : au-delà des personnages extrêmement bien joués, elle est où la métapsychose du film policier ?
Est-ce que Arnaud Desplechin a-t-il vu Collision de Paul Haggis ? Et oh je pose la question ! Elle est où la construction des personnages avec le point culminant ? Comment se fait-il que les deux cruches collaborent aussi facilement avec la police ? Et est-ce que Arnaud Desplechin a-t-il vu le Petit Lieutenant
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