Le début du film reprend le style documentaire télévisé pour asseoir aussitôt la dimension sociale de l'histoire, le drame des réfugiés clandestins qui tentent de passer les frontières. Un moyen lourd et un peu facile pour s'offrir une légitimité de fond sur le sujet, pourquoi pas mais encore fallait-il construire son récit autour. Malheureusement on s'aperçoit vite que le film lorgne plutôt du côté de l'action movie pur. Par là même on a un peu de mal à comprendre cet homme brisé, a priori jamais franchement intéressé ou touché jusque là par ses hommes et femmes qui risquent leur vie pour traverser les frontières. Et soudain, sans trop réfléchir il prend tous les risques pour une femme inconnue et dans ces circonstances inquiétantes ?! Pas très vraisemblables, la faute à une rencontre expédiée notamment. La dimension violente et xénophobe se résume à un trio caricatural outrancière de trois bêtas sans une once de nuance ou d'intérêt minimum psychologique minimum. Sur le fond on reste donc loin de l'objectif. Heureusement, le réalisateur est inspiré, il filme les montagnes de façon fabuleuses, comme un troisième personnage central. Les Alpes sont splendides, à la beauté formelle s'instaure une atmosphère pesante, aussi angoissante qu'envoûtante. Site : Selenie.fr
On retrouve D. Menochet avec plaisir dans ce thriller montagnard. Après As Bestas où il parlait en espagnol, le voici plongé dans les montagnes italiennes et à parler l'italien. L'acteur comme à son accoutumée est bourru, rustre et pas très sociable mais au coeur tendre et prêt à assister cette femme, une migrante qui fuit vers la France en passant par les montagnes. C'est un film engagé au delà du thriller. On le sent derrière la traque qu'est menée sur les deux fugitifs par un trio italien de citoyens honnêtes on pourrait dire. Mais la violence l'emporte. Au delà de ce sauvetage difficile, le personnage principal tente de se reconstruire en sauvant une vie. Et c'est déjà bien. Un assez bon film avec D. Mecochet.
Brut et parfois brutal. Du cinéma ancré dans une forte humanité. C'est simple, c'est dur et ça place l'humain au centre de l'essentiel. Du cinéma à des années lumière du Marvel show et des films de divertissement pop corns. Denis Menochet toujours aussi authentique, sans fioritures et terriblement crédible. Une réalisation efficace qui s'attarde sur l'instant, sur les visages, sur la souffrance et, rappelons-le, la profonde humanité des personnages dont on partage le parcours chaotique.
Film réaliste au scénario crédible, même si les méchants sont assez tranchés (on en trouve peut-être vraiment des comme ça... ?). Le thriller est bien mené. Les deux acteurs principaux sont très biens : Denis Ménochet est comme toujours impeccable.
Les paysages de montagne et la douleur du violoncelle en bande son nous font traverser des moments captivants. Notre sensibilité est exacerbée par l'apparition de scènes fortes, qui nous placent sur le qui-vive, partageant ainsi le sort des survivants. J'ai beaucoup aimé..
Un peu manichéen spoiler: (les méchants fachos sont vraiment très très méchants : ils chassent le migrant équipés d'un drône, d'une motoneige et d'un chien, brûlent les couvertures et les matelas d'un refuge, en foutent plein la gueule à celui qu'ils prennent pour un passeur...etc. Heureusement, le gentil leur en met plein la gueule aussi) mais haletant, plutôt bien interprété et bénéficiant de décors naturels magnifiquement filmés.
Veuf depuis peu, Samuel décide de s’isoler dans un chalet, près de la frontière transalpine. Il tombe alors sur Chehreh, migrante clandestine afghane, qui tente d’entrer en France. Initialement bourru, il va se prendre d’affection pour elle et l’aider, au grand dam d’une milice locale de fascistes. Il faut avouer que le premier acte est un peu rapide. Quelques regards suffiront à Samuel pour passer de « je ne veux pas d’histoire » à « vas-y, je t’amène à la frontière ». D’autant plus que celui-ci part dans la montagne comme ça, sur un coup de tête, sans équipement, ni provision, ni même avoir mangé ! Mais passé cela, le film se tient bien. Guillaume Renusson sait exploiter les jolis paysages naturels. Et il crée une belle alchimie entre ses deux protagonistes, très bien joués par Denis Ménochet et l’iranienne Zar Amir Ebrahimi. Lui est (littéralement) marqué par des cicatrices, et cette aventure lui permettra de se reconstruire. Elle est prête à tout, ayant quitté l’enfer des talibans et traversé toute l’Europe. Je regrette un peu que la menace des méchants ne soit pas davantage exploitée (leur chien est notamment à peine utilisé par le scénario). Sans doute parce que je m’attendais à un film comme « Desertio », où ils sont omniprésents. Cependant les scènes de tension où ils figurent sont réussies. Renusson usant de mini plan séquences où les personnages tentent de fuir à travers des lieux exigus, qui tranchent avec les scènes plus posées en grand extérieur. Enfin, « Les Survivants » traite de manière pertinente de la thématique des frontières et des immigrants illégaux. Abordant plusieurs aspects de la chose : migrants désespérés traqués par la police, et population locale composée de gens prêts à aider, de personnes détachées et neutres, ou d’auto-justiciers racistes.
Samuel vient de perdre sa femme dans un accident de la route dont il porte encore les séquelles. Pau amène à reprendre le travail, il part s'isoler dans son chalet à la frontière italienne. Quand une jeune migrante afghane débarque chez lui en pleine nuit, ils vont s'engager dans un périple périlleux à travers la montagne. Denis Ménochet est une nouvelle fois "monstrueux" face aux éléments qui se déchaînent. Guillaume Renusson pour son premier film dégage un message de tolérance même si celui-ci passe par la violence bestiale de Ménochet face à ce groupe de fachos. Zar Amir Elbrahimi est la révélation de ce long métrage peu bavard mais qui laisse place à une quête de liberté pour l'une, de rédemption pour l'autre.
Pour son premier long-métrage sorti en 2022, Guillaume Renusson livre un thriller efficace. Dans son traditionnel rôle de gros nounours taiseux, Denis Ménochet interprète un homme meurtri venant en aide à une clandestine afghane. Loin des centres d’accueil pour réfugiés du Nord de la France, l’histoire prend place au sein des sommets enneigés des Alpes. Dans une course poursuite pleine de tension, amplifiée par une bande-son glaçante, le réalisateur maintient un rythme soutenu. Toutefois, le scénario présente quelques invraisemblances nuisant à la qualité de l’intrigue. Bref, un film convenable qui se permet d’aborder le sujet des migrants sans excès de pathos.
Ce premier long-métrage d'un réalisateur de 31 ans est intense, haletant et d'une grande maîtrise. A la frontière entre l'Italie et la France, Samuel aide Chehreh à passer la frontière. Ils passeront plusieurs jours dans la neige et le froid, poursuivis par trois jeunes ultra nationalistes. Ce duo de survivants, lui du deuil et elle de l'exil, est interprété par deux immenses acteur·trices, Denis Ménochet et Zar Amir Ebrahimi.
Survival intense avec MENOCHET et ZAR dans toutes les scènes. Caméra à l'épaule en gros plans sous tous les angles avec de longues marches dans la neige, surlignées par une BO elle aussi intense. Un gros défaut : pendant tout le film on s'interroge sur ces jeune italiens radicaux qui pourchassent nos deux fuyards spoiler: (c'est en lisant les infos sur le film qu'on comprend que ce sont des identitaires xénophobes extrémistes qui luttent contre l'immigration). . Une scène finale est essentielle, qui justifie l'écriture du personnage de MENOCHET : le franchissement de la frontière contrôlée par les policiers français. Performance d'acteur : il est bien amoché le MENOCHET!
Le film a un début qui met du temps à se mettre en place, mais après le film est hyper intéressant malgré son rythme assez lent. La mise en scène nous emporte dans un stress avec les personnages. Denis Ménochet est excellent, comme d'habitude et les autres acteurs sont également très bons. Les montagnes sont très bien utilisées et elles nous offres de très beaux paysages et donc de très beaux plans. La photographie est très belle et on a de bonnes lumières, même si il y a quelques scènes qui sont tournées dans le noir et on ne voit pas grand chose.
Film que je suis allé voir d'après la critique de Télérama,quatre islamophobesspoiler: qui assistent à la messe en latin et votent rassemblement national s'en prennent à un célibataire qui élève sa fille et une afghane,la scène avec la winchester braquée sur le brave type qui n'a rien fait de grave c'est ma scène préféréspoiler: ,vive l'afghanistan!
trés déçu par ce film pour 2 raisons : la totale invraisemblance du périple de nos 2 héros : survivre , oui ! mais il y a des limites quand on est en jean , baskets , sans gants , la neige jusqu'à la taille , sans nourriture , pendant des heures , des jours et des nuits , en haute montagne .... et le total manicheisme qui discrédite totalement le message du film ; passons sur les 3 abrutis extémistes qui traquent nuit et jour les immigrés , ils sont tellement caricaturaux que celà tourne à la farce , au grandguignolesque ; mais que dire du comportement honteusement violent des forces de l'ordre Française ou Italienne , brièvement mais clairement évoqué à plusieurs reprises , qui ferait en comparaison presque passer les membres de la gestapo pour des enfants de coeur ..... D'ailleurs , on pourrait presque voir dans cette histoire une similtude avec la traque des juifs pendant la guerre ; bon , soyons sérieux , l'enjeux n'est pas exactement le même ....
reste quelques beaux paysages , et les 2 acteurs principaux qui joue plutôt bien ...
nb : n'aurait il pas été plus simple pour notre héroîne afghane et son mari (interprète pour l'armée française à Kaboul avant la débacle ) de se présenter aux autorités et de demander le statut de réfugiés politiques ???