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Nospam78
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0,5
Publiée le 12 décembre 2025
Le soucis avec ces films idéologiques c’est qu’ils font le plein de bonnes critiques du fait des idées qu’ils véhiculent. Mais ce film est nul ! Vide et truffé d’incohérences. Rien ne tient, la musique est une purge et les acteurs sont presque risibles dans leur détresse tellement c’est faux, niais et même puérile ! C’est du niveau conte de Grimm…
La première réalisation fonce dans un tape-à-l’œil séduisant, notamment avec son cadre enneigé et tout un bétail d’humains, livrés à fuir pour mieux ressusciter. Guillaume Renusson soigne ainsi son approche du genre, en appuyant là où ça fait mal. Co-écrit par Clément Penyle récit finit par se diriger vers la frontière alpine franco-italienne, là où l’immigration croît au même degré qu’une traque sans fin. Autant annoncé que le planning sera rude pour nos personnages, contraints d’affronter un deuil qui les surclasse. Et pour ce faire, le cinéaste parvient à réunir dans le même plan et dans le même mouvement, deux mastodontes de la dernière édition cannoise.
Denis Ménochet (As Bestas), en tête, capture toute la souffrance de Samuel, père veuf, à la charge d'une jeune fille, à qui on semble refuser le deuil de sa mère. Son chemin de croix le poussera à écouter sa culpabilité et à esquiver quelques séances de rééducation pour mieux se retrouver avant toute chose. Son départ précipité vers son chalet en montagne l’oblige ainsi à dépoussiérer les lieux, tout en se remémorant le fardeau qu’il porte. En parallèle d'une chasse aux sorcières, symptomatique de l'extrémisme en croissance, où des jeunes du coin se ridiculisent presque en piétinant leurs principes, tout l’opposé des fonctionnaires douaniers, qui arpentent les refuges éphémères, dispersant ainsi les immigrés de tout part.
Arrive alors la prodigieuse Zar Amir Ebrahimi (Les Nuits de Mashhad), dans la peau d'une réfugiée politique afghane, dont on ne reconnaît pas le statut. Son exil est la cause de tout ce voyage, où Samuel évoluera en tandem avec cette dernière, afin d’épargner une vie. Son échec avec sa défunte épouse est un combat dont il sera le seul à en comprendre les enjeux, jusqu'aux derniers instants de son douloureux périple. La subtilité dans toute cette escapade clandestine, c’est d’accorder à l’image une autonomie que le spectateur actif devra déduire. Rien de sophistiqué en soi, mais cela démontre une volonté d’écriture brillante, jusqu’à ce qu’on lâche les chiens pour filmer les protagonistes dans un décor trop pictural pour en faire une réelle menace.
Ce qu’on parvient à lire en revanche, ce sont toutes les conséquences de leur traversée. Les engelures et autres blessures se multiplient, sans que l’on comprenne pourquoi Samuel traîne cette cicatrice à la jambe. Toutefois, le film se livre à un exercice de home invasion efficace par instant, propulsant ainsi « Les Survivants » dans la dimension policière, voire de western, qu’il couvait, dès son plan-séquence d’ouverture. Avec une économie du verbe appréciable, l’intrigue défile sans forte paresse et trouve le temps de questionner cette violence qui anime la xénophobie, où les deux interprètes s’engagent physiquement pour en être les porte-étendards.
Si vous aimez les longues marches dans la neige, précipitez-vous ! Vous allez vous régaler pendant près de la moitié du film. Dieu qu'on peut s'ennuyer en montagne, surtout lorsqu'on cherche à échapper à trois miliciens amateurs à la poursuite de la migrante afghane que Denis Ménochet accompagne. Il faut dire que les trois fachos sont redoutables puisqu'à chaque fois qu'on pense le duo sauvé (au sommet de la montagne, dans le chalet ou dans lle resto de la station), bim : ils surgissent dans les 30 secondes qui suivent. Heureusement qu'un heureux hasard ouvre toujours une porte ou une fenêtre à notre duo en sueur. Ne soyons pas trop dur. C'est un premier film et, indéniablement, le jeune Guillaume Renusson ne manque pas de talent. Ses plans sont bien filmés, d'autant que tourner en montagne n'a pas du être toujours simple. Il lui faut désormais apprendre à se débarrasser des effets faciles, de la musique extra-diégétique trop présente, et étoffer sa trame narrative. D'autant que - et bien que la démarche de Guillaume Renusson soit juste - le sujet de l'immigration clandestine est une problématique humaine sérieuse qui mérite une approche un peu moins manichéenne.
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3,0
Publiée le 9 mai 2023
Samuel, qui n'est plus que l'ombre de lui-même depuis le décès de sa femme, n'a pas perdu son humanité et il prouve en aidant Chehreh, une migrante afghane, à traverser les montagnes. Dans des conditions difficiles, la traversée va être compliquée par la présence de « gardiens » qui traquent les migrants. Une base très simple et un scénario minimaliste pour un drame aux airs de survival. Le travail de Guillaume Renusson derrière la caméra est remarquable. Il ne se repose pas simplement sur la beauté du cadre, il propose une expérience immersive avec des plans-séquences de qualité. Le rythme n'est par contre pas assez soutenu et on alterne des scènes intenses et d'autres, plus contemplatives, ce qui ne va pas bien ensemble dans ce cas précis. Dans ces temps faibles, le réalisateur peut heureusement compter sur Denis Ménochet et Zar Amir-Ebrahimi qui sont tous deux très bons avec une belle complicité. En somme, ça aurait pu être plus haletant et stressant, mais c'est pas mal pour un premier film.
J’en avais plutôt eu de mauvais échos mais j’aime bien Denis Ménochet (excellent l’an passé dans Peter Von Kant et As bestas). Il est très bien ici, même si le rôle est peu bavard et très physique. Ses expressions finissant par être assez limitées. A ses côtés, l’actrice iranienne Zar Amir Ebrahimi (prix d’interprétation féminine à Cannes cette année) s’en sort bien mieux. La mise en scène de Guillaume Renusson, pour son premier long métrage, reste assez sage. Il nous offre malgré tout un bon suspens assez haletant, le tout sur fond de crise des migrants. Les images de neige sont splendides d’un bout à l’autre. S’il n’en a pas la force et la qualité, on pense beaucoup au formidable Essential Killing. Les survivants est donc un thriller, qui, s’il n’est pas un chef d’œuvre, nous tient en haleine et se laisse largement regarder. Comme premier film, on a vu largement pire.
Un film de survie qui se déroule comme une chasse à l’homme. La course est tendue et les rencontres très dures. Un film actuel scénarisé de façon sobre et sans préjugé.
Entre western et film de survie, un thriller en nature hostile visuellement étouffant, mais terni par un scénario bancal, pas à la hauteur de l’interprétation solide de Denis Ménochet.
Un thriller tendu et intense qui ne prétend rien d'autre que de faire du cinéma sans jouer les donneurs de leçons. Des allures de western dans la chasse et l'affrontement et un Denis Ménochet impressionnant.
Film enneigé, glacial dans sa narration, peu de dialogues, tout est dans le regard et l'attitude de Denis Ménochet, magnétique, qui est indéniablement un des meilleurs acteurs de sa génération.
A la fois film socio-politique et film à suspense, « Les survivants » suit l’odyssée d’une jeune migrante pourchassée par un groupuscule d’extrémistes, qui trouvera un possible salut grâce à l’humanisme d’un homme solitaire, excellent Denis Ménochet, qui porte à lui seul ce film sur ses larges épaules. En résulte un air de déjà-vu et quelques maladresses, mais une aventure éprouvante et chargée d'espoir qui nous permet de rester optimiste pour nos lendemains sombres.
Excellent film à suspense que nous propose le cinéaste Guillaume Remusson au sujet d'actualité des migrants qui veulent passer la frontière pour la liberté loin des pays d'origines souvent en guerre. Le début tape à l'œil avec une perquisition de la police sur un lieu de migrants non régulariser ou une femme s'enfuit dans une montagne, lieu où un Français, qui a perdu sa femme et père d'un petit garçon, vient se ressourcer dans un chalet au milieu de nulle part vers la frontière Italienne. Il la trouve dans son domicile montagnard et décide de l'aider à accomplir les obstacles du froid et des personnes qui recherchent la femme. Je me suis demandé pourquoi le personnage principal prend de tels risques pour aider la migrante, la réponse au final. J'ai trouvé "Les survivants" réussi, cela n'a pas du être facile de tourner ce long métrage dans les montagnes neigeuses mais c'est bon travail de mise en scène avec un scénario à la fois humaniste et captivant. Je commence à être fan de Denis Menochet qui livre la une très bon interprétation comme souvent aux côtés de l'actrice dont je ne sais pas le nom qui se complète avec l'acteur principal. Recommandable.
Traitement efficace de la difficulté d'immigrer par la voie montagnarde en hiver. Les personnages sont forts, le scénario nous entraîne dans des situations de réelle survie. Cela permet de comprendre la motivation de ceux qui fuient leur pays et les obstacles qu'ils doivent franchir pour trouver une terre d'accueil. Beau personnage d'homme taiseux avec un esprit fraternel et secourable.
Par la voie du thriller survivaliste le réalisateur explore les problématiques migratoires. Ainsi, utiliser le cinéma de genre pour évoquer des thématiques sociales est un pari osé qui n’est pas totalement rempli à cause d’un scénario demeurant inabouti. Néanmoins, le long-métrage aux ressorts narratifs dynamiques bien servi par un duo convaincant à l’écran se montre haletant.
J’ai bien aimé ce thriller alpestre aux relents de western et de survival même s’il m’est arrivé de sourciller parfois devant certaines invraisemblances. Un solide premier film, prometteur et minimaliste signé Guillaume Renusson, dans lequel Dénis Ménochet et Zar Amir Ebrahimi assurent pleinement.