752 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
71 critiques spectateurs
5
1 critique
4
9 critiques
3
28 critiques
2
21 critiques
1
9 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jefferson A.
2 abonnés
6 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 15 janvier 2022
Exceptionnel. Brandon Cronenberg pour son deuxième film, est illuminé du génie de son père époque Dead Zone/La mouche/Faux semblants. Je ne comprends pas les critiques "spectateurs", surréalistes. C'est percutant, c'est glauque,c'est intrigant, c'est bien écrit, sur le fil du rasoir, bien fait, bien joué, avec de vrais coups de génie. Bref, hautement recommandable.
Les scènes de violences sont vraiment tordues quand même. J'ai fini par en rire tellement ça aller loin dans le grotesque. Mis à part ce manque de finesse, j'ai trouvé le concept intéressant et ce film captivant.
En digne héritier de son père, le fils de David Cronenberg a pondu avec Possessor un grand film malade, qui mélange à la fois les genres du thriller, de la science-fiction et de l’horreur. Imposant une atmosphère clinique et désincarnée, il met en scène la perte d’identité à travers le personnage de Tasya Vos, jeune femme dont le travail consiste à s’insérer dans le cerveau de personnes afin de leur faire commettre des assassinats, payés par des clients à la recherche du crime parfait. S’il n’est pas toujours évident de suivre le fil d’une intrigue complexe, on se laissera plonger dans cette atmosphère de violence froide avec un effroi dont il est difficile de se départir.
La personnage de Tasya est vraiment intéressant dès le départ. L'histoire est très intéressante et approfondie, c'est un très beau concept de SF. Les scénario et les dialogues tout est bien manié même si dans la première moitié c'est un peu facile et les scénario est peut-être même trop explicite. Andrea Rieborough joue vraiment bien, elle m'a du moins convaincu dès le début. Christopher Abbott m'a ,lui aussi, impressionné. Les effets spéciaux m'ont bien convaincus. Les plans mettent bien l'évidence sur la vision du réalisateur. Il y a une infime tension voir même anxiogène.
Les scènes de violences sont vraiment tordues quand même. J'ai fini par en rire tellement ça aller loin dans le grotesque. Mis à part ce manque de finesse, j'ai trouvé le concept intéressant et ce film captivant.
Sur le principe, ‘Possessor” pourrait être un de ces High Concepts dont les productions Blumhouse ont le secret : Il y est question d’un dispositif qui permet à des tueurs à gages de prendre le contrôle de la personnalité d’un sujet, d’en faire leur “avatar” le temps d’accomplir leur mission et de forcer ensuite ce dernier au suicide afin de réintégrer leur enveloppe charnelle. Les liens plus ou moins clairs entre psyché, I.A. et cybernétique ont été abondamment explorés au cinéma ces dernières décennies mais évidemment, la rencontre entre la chair et l’esprit (ou ses remplaçants numériques) prend une toute autre dimension lorsque le maître d’oeuvre porte le nom de Cronenberg. Le rejeton avait déjà lancé un coup de sonde il y a quelques années, avec le perfectible ‘Antiviral’, qui n’en restait pas moins audacieux sur le fond. ‘Possessor’ témoigne d’avancées majeures au niveau de la réalisation, ce qui confère à l’ensemble une personnalité visuelle forte que n’aurait pu obtenir un quelconque tâcheron de l’écurie Blum. Le fiston ne lésine pas non plus sur les effets gores, mais d’une manière parfois trop frontale, qui cherche à choquer au lieu de susciter le malaise et la répugnance. ‘Possessor’ remplit ses promesses d’ambiance glauque et de récit (raisonnablement) prise-de-tête mais, assez étrangement, sans parvenir à laisser un souvenir plus persistant que la légion de petites productions anonymes qui triturent les mêmes thèmes, et sans même parvenir à esquiver un petit sentiment de déception chez le spectateur. Les progrès sont évidents mais l’ombre du Père est encore bien trop présente...
La promesse était bonne mais finalement... qu'est ce que C'est chiant! Long, lent, d'un ennuie bien plus insoutenable que les scènes de violence elles-mêmes. Je ne comprends pas les critiques élogieuses sur ce film qui ne mérite aucun intérêt, vraiment!
Gros travail sur l'image, vraiment très recherchée! Scénario très intéressant. Mais trop gore pour que je donne 4 étoiles... Sur le fond l'idée est assez violente, d'ailleurs!
Il agit comme un chirurgien du lien, le lien de l'image, le lien de la pensée. Cronenberg hérite de ces gênes névrosés à l'origine de cette obsession pour une perfection macabre à la frontière du désir et du rejet.
Cronenberg fils autant déconnecté que son aîné ? Avec Possessor, on peut légitimement se poser la question. L'idée de ce jeu avec la neurologie afin d'exécuter des missions de tueur à gage, c'est vraiment un bon choix d'angle. Une science-fiction light dans une première partie, qui plonge dans l'horrifique sur la deuxième moitié du film. C'est cette dernière qui m'abandonne définitivement. Je n'ai simplement pas compris ce virage extrémiste de la fin. Que cette méthode scientifique est des défaillances oui, mais pourquoi ce dérapage vers le parricide ? La mise en scène fatigue les yeux, manque de finesse et de clarté.
Le fils Cronenberg creuse manifestement le sillon de son père ; de mémoire il me semble qu’il avait participé au scénario de Existenz, qui ne restera pas un incontournable. Concernant Possessor, il est impossible de ne pas établir la filiation, car les thèmes chères au pater sont bien présents, en particulier le rapport au corps humain brisé, concassé, pénétré par divers objets (revoir Crash sur ce sujet !). Malheureusement le rejeton s’est un peu planté au niveau du scénario plutôt confus et il faut bien l’avouer sans grand intérêt. Cette histoire de tueuse à gages qui pénètre les corps et les esprits d’humains pour exécuter ses contrats est certes intéressante sur le papier, mais le rendu laisse plutôt dubitatif le spectateur égaré. Le fait de forcer sur l’hémoglobine donne l’impression que Cronenberg fils veut faire diversion, mais l’impression reste tenace : Possessor n’est pas à la hauteur du sujet. D’ailleurs on finit par s’ennuyer ferme devant des péripéties inutiles et peu convaincantes. Un essai bien manqué et un poil immodeste.