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oskad
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1,0
Publiée le 23 juin 2026
Possessor Uncut (2020) avait tout pour être un thriller de science-fiction absolument mémorable, porté par un concept de départ brillant où des tueurs prennent le contrôle du corps d'autres personnes pour exécuter leurs contrats. Visuellement, le film possède une vraie identité avec une esthétique brute, des scènes gore marquantes et une ambiance pesante qui montre un certain savoir-faire technique. Malheureusement, l'exécution globale s'avère extrêmement décevante, car l'histoire s'embourbe très vite dans un traitement chaotique et inutilement flou. L'intrigue est si mal construite et mal organisée qu'on finit par perdre le fil de ce qui se passe, transformant ce qui aurait dû être un suspense haletant en un long moment d'ennui. Les motivations des personnages restent superficielles, ce qui empêche d'éprouver la moindre empathie pour eux ou de se sentir impliqué dans leur sort. C'est vraiment frustrant de voir un pitch aussi original et une atmosphère visuelle aussi soignée être gâchés par un scénario aussi mal foutu, qui privilégie le délire stylistique au détriment d'une narration claire et captivante. Au final, le film passe à côté de son sujet et laisse un arrière-goût de rendez-vous manqué.
Les fans de Cronemberg - Le père - ne seront pas perdus dans ce film qui mélange de façon malsaine l'exploration du corps, de la notion d'identité, de sexe et de mort, avec scènes d'horreur sanguinolantes. Pour les autres dont je fais partie, difficile de comprendre comment on peut s'extasier devant tout ça d'un simple point de vue de l'histoire confuse et d'une lenteur lourde.
Un film qui propose quelque chose de différent, avec une approche originale sur les thèmes de l’identité et du contrôle mental. Le fond est intéressant, même si certains aspects restent volontairement flous ou dérangeants.
La tension psychologique est bien maintenue tout du long, sans tomber dans la surenchère. L’ambiance est maîtrisée, plutôt glaçante, parfois presque clinique. Mention spéciale à la bande-son, qui soutient parfaitement l’atmosphère pesante du film.
Ce n’est pas un film facile, ni totalement abouti à mes yeux, mais il a le mérite de sortir des codes classiques du genre.
Premier film que je vois du fils Cronenberg. Schizophrénie technologique. Effets de mise en scène et de transitions sympa. Prend son temps, parfois contemplatif.
Brandon Cronenberg continue à explorer la science-fiction, genre de son précédent et premier long métrage, et s’inscrit désormais dans la veine paranoïaque d’un Philip K. Dick : soit l’idée d’une technologie permettant à un agent de s’emparer d’un corps étranger par l’intermédiaire d’implants cérébraux. Est évidemment thématisée la confusion identitaire par l’épreuve d’autrui, à l’origine d’un brouillage entre deux individus, entre deux sexes, entre deux sensibilités, qui donne lieu à quelques séquences médianes dignes d’intérêt – en particulier lorsque Tasya découvre l’anatomie masculine et la vie conjugale avec une femme, inversion originale. Cependant, le film pèche par un finale ridicule, ainsi que par sa prétention formelle qui écrase personnages et enjeux narratifs : les beaux plans à la signification explicite, la désincarnation d’une mise en scène qui charcute le rythme d’ensemble par des effets clipesques redondants. Là où le cinéma de David Cronenberg s’imposait par sa rigueur scientifique qui examine l’humain, qui dissèque son corps pour accéder à ses passions, à ses pulsions et, par extension, à son âme, celui de son fils regarde les machines avec approximation et l’humain avec froideur, pantins désarticulés par un réalisateur devenu grand marionnettiste. Œuvre de transferts, Possessor orchestre la rencontre entre l’esthétique de Nicolas Winding Refn, la violence clinique du père, le postulat d’un Manchurian Candidate (John Frankenheimer, 1962) ou du roman The Host (Stephenie Meyer, 2008).
Très bonne surprise, je ne m'attendais pas à voir quelque chose d'aussi beau visuellement, c'est du haut niveau, le scénario est franchement super. L'histoire est super, mais j'avoue que le rythme a failli me faire décrocher parfois. J'ai beaucoup aimé le fait de suivre la perte d'esprit du protagoniste. La fin pour moi est logique, mais ça n'est pas un problème, car je trouve que justement ça va super bien avec l'histoire !
Très bon film, l idée est chouette, la mise en scène nikel, les acteurs jouent bien, c est à nouveau glauque et cru. Stressant et angoissant... le rythme lent se prête bien à ce genre de film, un très bon thriller à regarder ! Par contre il serait temps de laisser sean bean un peu tranquille lol
Pour l'instant, c'est le film le plus accessible de Brandon Cronenberg. L'idée est bien trouvée, intrigante et intéressante. Le côté Mindfuck est très léger (Surtout si on est adepte du genre). Toutefois j'aurais aimé en savoir plus, l'histoire aurait pu être plus développée, de mon point de vue, la fin a été expédiée trop rapidement, dommage.
Film intéressant et visuellement très réussi. Il vaut mieux être prévenu-e quand même : c'est très dérangeant et très gore. J'aime bien classer les films "d'horreur" en 4 catégories : le frisson, l'épouvante, l'horreur et l'abominable. En tant qu'amateur de films de ce type, je reste bon public, mais c'est la catégorie Abominable qui me fait le plus tourner la tête et parfois, voir les films en plusieurs fois. "Possessor" relève par moment de la catégorie Abominable. Vous êtes prévenu-es !
S'il y a bien une fois où le dicton "Tel père, tel fils" sera totalement faux, c'est dans la famille Cronenberg. Le paternel a beau nous avoir quelques fois bluffé (on repense à ses magnifiques Les Promesses de l'ombre ou History of Violence) et quelques fois étonné (ses films "organiques", qui mélangent le corps à des technologies diverses), on regarde ce qu'a produit son fils comme un caillou dans notre chaussure. Possessor est absolument ennuyeux, tente de marcher sur les platebandes de Cronenberg Père avec son sujet qui mêle possession numérique (par implant cérébral, avec les machines d'Avatar) et corps possédés malgré eux pour tuer des proches, mais sans jamais parvenir à n'être qu'une resucée sans saveur (Existenz, pour ne citer que lui). Ce ne sont pas les plans hystériques mixant les couleurs et les images qui se décuplent qui vont nous impressionner, au contraire, on ne sait pas ce que l'on regarde, se demandant juste quand cela prendra fin. La fin, d'ailleurs, est plus que décevante, nous assénant comme seul twist que la mercenaire spoiler: est accomplie en tuant son fils et son ex-mari sans aucun remord... Pour les émotions, on repassera, pour la tension dramatique qu'aurait pu impliquer un tel acte, on repassera, pour le jeu d'acteur en général, on repassera. Loin d'avoir peur d'une aiguille et de sang jeté au sol (sans envie), on se questionne toujours sur le côté dérangeant de Possessor, si ce n'est qu'il ne dérange absolument pas pour ronfler.
Avec un scénario aux mécanismes qui deviennent archi-courus dans ce type de production, Brandon Cronenberg tente de tracer sa voie et n'y parvient qu'imparfaitement. S'appuyant sur un travail esthétique et une photographie joliment pensés, le film nous sert une histoire quand même très rocambolesque, avec quelques compositions fortes mais aussi une violence graphique parfois excessive, comme une volonté de vernir outrageusement son sujet pour compenser une fin un peu trop prévisible.