Possessor
Note moyenne
2,4
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71 critiques spectateurs

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Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2021
Nous pouvions le sentir revenir plus grand et plus ambitieux, à la suite d’un « Antiviral » qui a manqué de nous convaincre totalement. Pourtant, Brandon Cronenberg se dresse de nouveau devant nous, avec un récit plus modeste, mais qui gagne en efficacité. Il aura bien laissé mûrir cette thématique de la perte de contrôle et il s’amuse encore à cultiver la violence corporelle. En reposant son intrigue sur le développement de personnage, il nous dévoile cette face cachée qui faisait cruellement défaut dans son précédent long-métrage et qu’il aura certainement mise au point dans son dernier court-métrage « Please Speak Continuously and Describe Your Experiences as They Come to You », dont le titre parle de lui-même. Toutefois, ne nous fions pas aux a priori les plus primaires, à commencer par une fastidieuse comparaison avec son paternel, qui a déjà renforcer son empreinte dans nos esprits.

Et c’est avec cette ironique transition qu’il revient hanter ses nouveaux sujets avec une technologie loin d’être délirante, mais qui bâtit un lien solide avec les différentes formes de piratages que l’on peut rencontrer aujourd’hui. Bien entendu, Cronenberg amorce son analyse avec une radicalité à en scier nos rétines. C’est alors avec une fascination morbide qu’il nous entraine dans une hallucination d’une grande violence et d’une grande froideur. A l’image de ses premières minutes, il tente de démunir sa pièce maîtresse d’une compassion sans faille. La tueuse à gage Tasya Vos (Andrea Riseborough) dégage une aura des plus perverse, en piratant le libre-arbitre et donc l’intimité de ses victimes. Elles et toutes les cibles du système sont balayées d’une équation simpliste et très démonstrative. Mais ce constat nous révèle également ces moments de flottement et d’égarement, comme si nous n’étions plus maître de notre vie, comme si nous avions perdu le contrôle sur ce qui nous rendait vivant et humain.

L’intrigue resserre alors son étau sur la profonde mélancolie de Vos, qui ne cherche pas à la cultiver, loin de là. Elle cherche à s’en débarrasser pour qu’elle puisse mieux renaître dans les cendres de ses victimes, dont elle devra posséder le corps et la personnalité. La question même de l’hôte confronte donc la légitimité de cette dernière à sa propre humanité. Ce que l’on comprend rapidement réside dans cette colère que l’on refoule et qui décuple l’instinct meurtrier, dévorant ainsi des citoyens frustrés et désarmés par leur propre progrès technologique. Que reste-t-il d’autre qui le rendrait libre aux yeux de ceux qui chassent pour des motivations plus obscures, mais surtout plus égoïstes ? Plus grand-chose de toute évidence. Sans harmonie, pas de survie. Le film signe avec une malice angoissante le déphasage d’une femme, incapable de régner de sa propre conscience et surtout dans un monde trop cruel et physiquement instable.

En somme, dans un élan de violence loin d’être banalisée, servie par une violation de la vie privée omniprésente, « Possessor » fait le point sur la vitalité d’individus conditionnés à obéir. La prise d’otage cérébrale devient alors le siège de toute cette psychanalyse, qui repousse les limites d’un sujet plutôt simple et le complexifie au rythme des battements des cœurs qui s’éteignent. Il s’agit sans doute d’une continuité réfléchie, sachant que le réalisateur a préféré s’attarder sur le concept de corps étranger, qui aura certes un caractère moins viral, mais qui évoluera fatalement vers la même chute autodestructrice.
Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 janvier 2021
Brandon Cronenberg marche assurément dans les pas de son père David. On avait déjà pu s'en apercevoir dans son premier long métrage, "Antiviral", et cela se confirme avec "Possessor". Les thématiques abordés sont proches de celles de son paternel avec cette prédilection pour le rapport au corps et à la technologie avec cette dimension psychologique importante. Toutefois, le talent n'est pas héréditaire et le fiston n'arrive pas à convaincre. "Possessor" présente les mêmes qualités et défauts qu' "Antiviral" : concept initial attrayant mais un problème de rythme entrainant des longueurs et un scénario qui fait du surplace. Le cinéaste ne réussit pas à faire ressentir au spectateur la descente aux enfers du protagoniste, cette progression dans la violence et sa tension psychologique. Les lenteurs n'arrangent pas les choses. La bonne intention ne suffit pas. En espérant qu'il fera mieux pour son troisième long métrage.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 janvier 2021
Tasya Vos est membre d’une organisation secrète qui, grâce à des implants cérébraux, lui permettent d’habiter le corps de diverses personnes et ainsi, de commettre des meurtres sous d’autres identités. Mais un beau jour, Tasya va se retrouver coincé dans l’esprit d’un de ses hôtes et cela va se retourner contre-elle.

Alors que son premier long-métrage était loin de convaincre, force est de constater qu’une fois de plus, son film ne laissera pas indifférent. De par son histoire et surtout, sa violence graphique. Dans la lignée de son thriller d’anticipation Antiviral (2012), Brandon Cronenberg revient avec un second long-métrage dans la lignée de son père, à savoir un film d’horreur très organique, flirtant avec le thriller futuriste.

On ne saura rien de cette organisation ultra secrète, idem concernant le personnage de Tasya. La mise en scène se veut sobre et contemplative, ses personnages manquent de profondeur et l’intrigue (assez simpliste) se veut faussement alambiquée.

Reste au final, une mise en abime intéressante, une plongée dans l’horreur qui nous offre quelques instants violents très bien amenés (et qui risqueront de choquer, notamment dans la version uncut, spoiler: avec la séquence de l’enfant
). Comme on dit « jamais deux sans trois », on espère bien se tromper et pouvoir, la fois prochaine, être enfin pleinement séduit par Brandon Cronenberg.

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Derleth
Derleth

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 janvier 2021
on reconnait bien l'influence paternelle de David Cronenberg dans ce thriller horrifique, avec les machines de transfert au look presque organique, l'aspect froid du film. Cet attrait pour l'horreur organique avec ces corps qui fusionnent entre eux dans la scène du rêve du personnage masculin possédé par cette tueuse, Tasya. C'est un bon point pour ce film, mais qui est plombé par cette ultra violence inutile et ce fleuve de sang qui parcoure les scènes d'action. Dommage, et on regrettera un peu aussi le côté alambiqué, glauque, et dérangeant de l'intrigue.
Skrzypczaktony13
Skrzypczaktony13

6 abonnés 116 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2021
Quand on suit les traces de son père, c'est sûr " du sang c'est pas de l'eau! !" ....
Film très viscéral et gore avec une petite pointe de science-fiction, les scènes de violence sont vraiment dérangeantes et nauséeuses...
Sinon le scénario a.un petit goût de déjà vu donc pas de surprise à ce niveau ...a voir une fois mais ce n'est pas un chef-d'oeuvre pour moi .
Pascal I

906 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 janvier 2021
Lent, tout ça pour çà, on s'ennuie ferme ! Horrifique, rien coté thriller, limite dramatique et puis ... rien. Bref, ne le recommande pas. 1.5/5 !!!
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2020
Il n’y a pas à dire, Brandon Cronenberg est bien le fils de son père. Sans être totalement dans le plagiat, ni même dans l’hommage, son second long-métrage (après le peu mémorable « Antiviral ») suinte de partout l’inspiration et l’admiration artistique léguée par le père. On s’en rend compte dans l’esthétique assez glaciale mais surtout dans les thématiques développées qui sont les mêmes que celles de David Cronenberg. Les excès de violence soudains, la notion de déliquescence du corps et la dualité entre le réel et le virtuel. D’ailleurs, sur cette dernière donnée, on pense beaucoup à son « ExistenZ » (sorti à la même époque que « Matrix » avec un sujet similaire mais traité de manière plus viscérale et indépendante). L’héroïne de ce film, Jennifer Jason Leigh, fait par là même le lien entre cette œuvre du père et ce « Possessor Uncut » du fils.



Le long-métrage dispose d’un sujet très ambitieux et passionnant (une société a créé une technologie permettant à un individu de prendre possession de l’esprit d’un autre à travers une machine pour exécuter des contrats/meurtres) mais qui ne tient cependant pas toutes ses promesses et nous semble parfois inabouti. Ou plutôt il ne creuse pas toutes les infimes possibilités et ramifications d’un tel postulat. En revanche, il contient bon nombre de fulgurances narratives et esthétiques qui impactent la rétine et l’esprit durablement. On se souviendra notamment des séquences de meurtres particulièrement violentes voire gores où les corps sont malmenés et où le sang gicle en abondance. Réussies certes, mais parfois choquantes et à ne pas montrer à tout le monde. Pareillement, l’atmosphère froide et aseptisée colle bien au propos même si elle n’est pas révolutionnaire et a pu déjà être vue dans ce style dans d’autres productions. Les espaces et décors choisis rendent ce film encore plus étrange et singulier, comme déshumanisé.



Il est à noter que l’interprétation manque un peu de calibre et de force (hormis Christopher Abott qui se débrouille bien avec un rôle pas facile). A l’inverse, les visions presque subliminales de la dualité entre l’hôte et celle qui le possède sont assez impressionnantes. A tel point qu’elles n’auraient pas été reniées par un David Lynch ou un Gaspard Noé. La fin de « Possessor Uncut » est forcément laissée à la propre interprétation du spectateur mais manque un peu de panache et de surprises. On aurait aimé que le film soit encore plus subversif dans son raisonnement et surtout plus abouti et ambitieux dans son développement, en dépit d’un budget qu’on suppose limité. Là, en étant de plus fort inspiré, on est davantage face à une bonne petite série B non exempte de défauts que face à un grand film d’anticipation. Mais le climat étrange et délétère ainsi que cette ambiance si particulière, entre violence extrême et plans arty désincarnés, est assez rare pour mériter qu’on y jette un œil. Quand Cronenberg fils se sera émancipé de l’ombre tutélaire de son père, il risque d’être un cinéaste prometteur.

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FaRem

10 595 abonnés 11 630 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2020
Imaginez un huis clos dans un appartement avec deux personnes qui essaient de se débarrasser l'un de l'autre. Bon, ce n'est pas le meilleur exemple, mais c'est ce qui se passe dans ce film sauf que tout cela a lieu dans le corps d'un homme. Ce dernier est Colin Tate, un homme dont le corps est contrôlé par Tasya, une femme travaillant pour une organisation secrète qui peut grâce à une machine contrôler le corps de n'importe qui à distance. Avec cette technologie, cette organisation est engagée pour mener à bien des missions en tout genre. Le problème est qu'à force de visiter des hôtes, cela finit par avoir un impact sur elle et sa santé mentale. "Possessor" est une expérience de science-fiction très immersive. Un thriller paranoïaque qui est visuellement marquant avec des scènes chocs et également une ambiance oppressante. À ce niveau-là, on peut dire que Brandon porte bien son nom. Un film qui est parfaitement maitrisé sur la forme et dont le fond n'est pas en reste avec une histoire solide. Pour autant, j'aurais aimé que le concept de base soit davantage exploité puisqu'il n'y a que deux missions finalement, dont une qui sert seulement pour expliquer l'idée. Cependant, "Possessor " est un bon film qui peut être analysé de plusieurs façons et qui est aussi efficace que perturbant.
Frédéric M.
Frédéric M.

241 abonnés 2 184 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2020
Au film au rythme trop lent, et aux personnages peu fouillés, peu captivants. Dommage il y avait quelques bonnes idées, et les meurtres sont gores. Mais ça ne sauve pas le film
Yorik24
Yorik24

289 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 décembre 2020
Dans une histoire de cyber-surveillance et de transfert physique qui puise dans les peurs opportunes, tout en abordant des problèmes séculaires d'identité, d'aliénation et le fait d'être un imposteur dans sa propre vie.
Audacieux, percutant, débordant d'idées et rempli d'une violence profondément choquante, c'est pour moi l'un des meilleurs films de l'année.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 novembre 2020
Brandon Cronenberg (fils de David Cronenberg) veut suivre la voie de son père, c’est un fait et ça se voit. Cependant, notre cher Brandon a réussi, même s’il y a grosse inspiration, à se démarquer et à se créer une identité avec son Antiviral. Premier film imparfait mais profondément juste dans son écriture, il a réussi à détourner l’ambiance et les gimmicks de son paternel pour leur donner un second souffle, plus moderne, plus esthétique. C’est après sept ans d’attente et un court-métrage d’essai plutôt intéressant (Please Speak Continuously and Describe Your Experiences as They Come to You) que Brandon Cronenberg revient difficilement avec Possessor, un film qui enchaîne les festivals depuis près d’un an sans trouver de distributeur pour sortir en salles, en streaming, en DTV. Des attentes plein la tête et une envie irrésistible de le voir plus tard, qu’est-ce que ça vaut ?

Critique disponible dans son intégralité : http://cestquoilecinema.fr/critique-possessor-un-brandon-possede-par-lenvie-de-bien-faire/
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