Et bien les chiens ne font pas des chats. En effet en regardant Possessor j’ai eu l’impression que Brandon Cronenberg reprenait les obsessions que son père semble avoir délaissé. Pour illustrer un peu ce que le film évoque je dirais que c’est une sorte de croisement entre eXistenZ et Inception avec l’histoire de cette tueuse qui pour exécuter ses contrats prends possession du corps d’un proche de ses cibles. Va s’en suivre dès questions sur l’identité et une opposition entre deux personnalités dans un même corps. Le sujet et le traitement sont passionnants mais le film a quand même quelques gros manques. Est ce le fait d’une interprétation pas très relevé? Mais j’ai trouvé que le film manquait d’émotions et de nuances, à ce niveau j’ai trouvé le film trop clinique, trop froid. La photo elle n’ont plus n’est pas terrible et renforce ce côté froid. On peut aussi ne pas adhérer au côté arty que le film semble vouloir se donner. Bref j’ai trouvé ça remarquable sur le fond, un peu raté sur la forme.
Un scénario très intéressant mais sous exploité au profit de la forme, de la mise en scène. Image choc, gros plan et couleur criarde se charge de nous plonger dans le malaise ambiant. Un peu trop sanglant a mon goût. On sent clairement les références du père. Âmes sensibles s'abstenir !
Un sujet qui aurait pu donner un film formidable mais qui, sous la patte de Cronenberg fils, ressemble à un objet étrange. Il y a un style presque envoûtant, traversé par des images d'une violence fulgurante, mais également trop contemplatif. On est forcément déçu par rapport à ce que l'on aurait pu attendre si le style avait été allié à une narration efficace...
c'est long, ennuyeux, souvent inacessible. les notes presse me laissaient entrevoir un film abouti et efficace, tenant en haleine. Les notes spectateurs auraient dû m'alerter. Je trouve que c'est un vrai gâchis.
"Possessor" a cette grande force d'être particulièrement déstabilisant. Sous couvert d'une mise en scène de première ordre, il n'épargne en rien le public sur les tréfonds de l'âme humaine. Manquant parfois de justesse narrative, il arrive cependant à captiver ; une attirance malsainte, gênante et inavouable. Qui sommes-nous vraiment ?
Le pitch était prometteur, le résultat laisse dubitatif tant il est gâché. Les critiques dithyrambiques auraient dû me mettre sur la voie : c'est un film d'auteur long, ennuyeux, nébuleux, malsain, avec des accès de violences insoutenables. J'imagine un tel scénario entre les mains de Christopher Nolan, critiques et public auraient été unanimes.
Je comprends mieux les bonnes notes des critiques. Tout est réunis pour les satisfaire : une réflexion pseudo philosophique, un rythme lent, un film qui se veut intello ... Et souvent, cela est synonyme de navet pour le public. Et bien ce film ne déroge pas à la règle. Ne perdez pas votre temps.
Trop horrifique-gore inutilement pour avoir une bonne notation! C'est une expérience monstrueuse qui nous est narrée : grâce à des implants dans les cerveaux, on peut contrôler les émotions, prendre le contrôle des intentions pour commettre des meurtres abominables et féroces. Les êtres se transforment en prédateurs malgré eux. Le floutage des images pour évoquer la fusion des esprits est un peu simpliste. Les mares de sang fusionnent entre homme-femme-enfant. Moi je n'ai pas tellement fusionné!
Possessor est un film, je dirai d'auteur, tant il est particulier et savamment brillant. Beaucoup d'attention et de soins ont été portés dans la réalisation, les plans, les jeux de lumières et le choix des acteurs. Particulièrement sombre voir glauque, le spectateur est happé par une succession de mise en situations crus, dénuées de toutes émotions qui rendent parfois mal à l'aise. Pas toujours évident à comprendre, il y a très peu d'explication au début de l'histoire mais on comprend qu'une espèce d'organisation (qui travaille pour qui ? Pourquoi est elle là ? ...) envoi neurologiquement son agent pour prendre place dans la peau d'un autre et y effectuer sa mission. Avec une mise en scène impeccable et une bande son plutôt dramatique, les scènes sont crus, parfois gore. Un film de qualité avec une histoire qu'on ne comprend pas toujours mais qui a le mérite d’être d'une grande qualité dans sa réalisation.
Le film est lent et ennuyeux rythmé de pic de violence vraiment gore dont je ne suis pas vraiment fan (Sean Bean prend encore cher). Il faut avouer qu'il y a quelque chose de particulier dans la mise en scène, c'est oppressant, dérangeant, mais à la fois un coté un peu trop "m'as-tu-vu" qui plait à la presse. Le doublage est vraiment très mauvais et inexpressif en tout cas.
Relativement violent, le film est assez prenant pendant la 1ère heure, puis perd un peu de sa lisibilité dans son dernier tiers, lorsque les 2 personnalités dans un seul et même corps se manifeste...Dérangeant et visuellement très réussi, ce qui est déjà un bon point. Pour le reste, cette série B, du fils de David Cronenberg a trop de défauts pour devenir culte
Thriller organique et déshumanisé, un jeu de rôles et d'apparences où il est question de perte de contrôle, de repères et d'identités.
Un fils qui marche clairement dans les pas de son père, et avec un certain talent, sans pour autant arriver à s'en départir vraiment. Une œuvre viscérale où la violence va loin dans son aspect outrancier et qui dans l'ensemble se rapproche plus d'un exercice de style, hommage appuyé au cinéma de son paternel.
En photo, dessin, sculptures etc, ils y a des règles, et c'est pareil pour le cinéma et ses prises de vues, cadrages, lumières, script... On peut évidement transgresser ces règles... À conditions de les connaître ! Malheureusement ce n'est pas le cas du fifils à Crocro, c'est mal filmé par provo mais ça ne marche pas, mal éclairé pas provo peut être aussi, mais ça ne marche pas non plus, c'est long et ennuyeux, pourtant le sujet était exploitable à souhait, mais à vouloir suivre le chemin de son père à la réa, il aurait dû suivre le tien, c'est encore un fois dommage pour le cinéma. Le seul point positif est la bande son discrète.
Les scènes de violences sont vraiment tordues quand même... J'ai fini par en rire tellement ça aller loin dans le grotesque. Mis à part ce manque de finesse, j'ai trouvé le concept intéressant et ce film captivant.