Partant du constat d'une situation ubuesque et d'injustice, au vide législatif, ce récit s'avère terrible. Du sentiment d'impuissance à la tournure des évènements, l'escalade de violence devient alors totalement improbable. Un scénario qui a le mérite d'interroger sur la iiberté de propriété et le vigilantisme notamment mais à la démarche contestable. De plus, le jeu d'acteur n'est pas toujours juste.
2/5 Pas terrible. Le film traine en longueur pour rien, on sent venir la fin et l'histoire est abandonnée en cours de route. On ne sait même pas réellement comment l'ensemble se termine, pas terrible.
Le pitch tiré d'une histoire vraie, avec une famille qui cherche à récupérer sa maison squattée, était porteur. Malheureusement le film se vautre dans une vulgarité et un n'importe quoi qui vire au grand guignol très très malsain et mauvais dans la dernière demi heure. A fuir. Sauf pour Stéphane Caillard au charme magnétique et très très souvent nue même si c'est hors sujet.
Si vous aimez de la violence et du sexe, ce film est fait pour vous. Inspiré d'un fait réel (qui malheureusement devient banal), la première moitié est assez sobre avec des dialogues et des échanges intéressants.
Après ça sombre dans la violence et on est soulagé que ça s'arrête.
Un film pas si mal, mais à mon goût pas assez choque. Le film s'appelle furie, mais je n'ai absolument pas vu la furie... Je m'attendais à un truc démentielle mais non...
Très bonne surprise! Sur un fond de american nightmar , voir saw, ce film est captivant. Ambiance sombre, sur un fond d'actualité. De bons acteurs. A découvrir. ----Novembre 2020----
Furie est surtout prenant grâce aux interprétations très efficaces des acteurs, notamment Adama Niane. Le scénario nous implique rapidement car il part du principe simple du vol de domicile. Cela met un peu de temps à se mettre en place et à partir en furie mais ça reste un bon film dans son genre.
Furie d'Olivier Abbou est un film qui aurait pu devenir un véritable chef-d'œuvre, mais qui échoue à pleinement réaliser son potentiel. certains choix scénaristiques déçoivent, encore plus quand on entrevoit la force qu'aurait pu avoir ce film...
Une bonne, très bonne surprise même. J’ai lancé ce film sans rien en savoir, j’ai découvert un mélange de thriller et de Home Invasion, un sous texte sur la masculinité et son rapport avec la violence. La montée en tension est excellente et rend sa partie finale glaçante car effroyablement crédible. C’est solide, bien fichu, pas toujours agréable à regarder car dérangeant c’est donc une réussite.
Furie est un film plus complexe que son final violent et excentrique. C'est une œuvre qui multiplie les sujets : que ce soit l'argent, le racisme, le couple, l'uniformisation sociétale, ou l'individualisme primaire. Un long-métrage étonnant et déroutant.
Une idée de départ inspiré de faits réels, mais le tous dérape bien vite, surtout dans sa dernière demi-heure, pour finir carrément dans le grand guignolesque ultra clichés de cette violence gratuite vu dans de nombreux film, Orange mécanique à été un des pionniers de ce style. Dommage que le film ne garde pas son style et ambiance du début, c'est à dire environ les 20 premiers minutes, pour ensuite s'attardé en empilant les clichés sur les doutes et faiblesses d'un homme. L'interprétation est en dents de scie et le tous est au final relativement moyen, le final gâche cette soit disant histoire vraie qui est totalement improbable.
Film qui démarre bien avec l'histoire de cette famille qui se retrouve à la rue expulsée par des squatteurs. L'accroche est bien trouvée, on suit avec passion les mésaventures de cette famille jusqu'à ce que...le film se perde à vouloir trop se disperser, on joue sur l'érotisme puis le snuff (sorti de nulle part), tout cela gâche la première belle partie.
Furie est un film coup de poing, difficile à avaler tant l'histoire tape sur les nerfs. Apparemment tiré d'événements bien réels, on se met aisément dans la peau de ce couple abasourdi de voir que la nounou et son petit copain ne veulent plus rendre leur maison dont ils avaient la garde. Impossible, irréel, la colère monte et l'impuissance et la raison reviennent peu à peu, difficile de compatir à la détresse de ce couple qui compte sur la justice pour récupérer leur bien. Le film monte crescendo, doucement, installant une mise en situation réelle, vraie, qui pourrait arriver ? Le ton monte jusqu'à l'aboutissement lui aussi irréel de cette histoire. Les personnages sont bons, quant à la musique, flippante et angoissante à souhait, du bon travail !
« Furie » résonne étonnement fort après l’affaire de Théoule-sur-Mer en août dernier. En lisant ce fait divers, j’étais remonté, je n’admettais pas l’idée que des propriétaires pouvaient être « destitués » un temps de leur acquisition immobilière au dépens de squatteurs. Et ce qui me révoltait par-dessus tout, d’une part, c’est qu’une membre du gouvernement ait déclaré que « la loi était bien faite, inutile de revenir là-dessus » et d’autre part, que la police ne pouvait rien faire !!! Se faire justice soi-même était évidemment déconseillée, déloger soi-même un squatteur signifie 3 ans de prison ! L’affaire de Théoule-sur-Mer a été médiatisée et miracle, le gouvernement a décidé de revoir la loi avec l’amendement Kasbarian. Ainsi, Emmanuelle Wargon, ministre en charge du logement parvient à l’unanimité à adopter l’amendement qui facilite l’expulsion des squatteurs. A tous les sceptiques qui pensent que "Furie" est gros comme une maison doivent finir par prendre conscience que la mèche qui a permis à allumer le scénario de « Furie » est malheureusement très réaliste ! Au moment où j’écris ces lignes, d’autres affaires de ce genre se perpétuent notamment dans la Nièvre. Avec cet amendement mis au vote ce 30 septembre, le propriétaire après avoir déposé plainte récupérera son bien dans les 48 heures après intervention du préfet. L’origine du mot « cambrioler » signifie « dévaliser la chambre, d’autres l’interprètent par « violer la chambre ». Se faire cambrioler est traumatisant. C’est violer son intimité. Alors, squatter, c’est violer avec séquestration ! Comment ne pas se sentir souillé. Je comprends les propriétaires de Théoule-sur-Mer qui ont jeté tous leurs meubles, soit deux bennes d'encombrants ! J’ignorai cette loi révoltante qui favorisait les squatteurs, c’est-à-dire des hors-la-loi ! C’était une vision d’horreur. Et là, coïncidence, je rencontre « Furie » d’Olivier Abbou. Parti de ce fait divers inadmissible, il en fait un film d’horreur. Ou plutôt, « Furie » emprunte les codes du film d’horreur. Au-delà de cette loi insupportable, Olivier Abbou aborde la violence que cette loi injuste peut générer en nous-même. Paul en l’occurence (Adama Niane) n’arrive pas à terme à accepter l’inacceptable. Lui qui a coché toutes les cases du bon citoyen. Il se soumet à la loi mais celle-ci ne lui sourit pas dans l’immédiat. Il doit se heurter à tout un parcours administratif qui ne l’entend pas. Paul ne supporte pas l’attente et les prolongations. Cette loi absurde l’obsède et encombre son esprit. Olivier Abbou a eu la bonne idée de ne pas faire de Paul un homme baraqué, un badass comme on dirait, son gabarit n’impressionne pas et il ne semble pas nourrit aux arts martiaux. C’est un homme passe-partout. Son impuissance à agir parce que muselé par la loi, parce que citoyen honnête, n’empêche pas la violence enfouie au plus profond de lui à monter graduellement. Toutes réflexions contribuent à nourrir cette violence ; référence à une sucrerie : noir dehors, blanc dedans ; et sa fréquentation avec la bande à Mickey. La présence de Mickey et de sa bande (faussement) sensible n’est pas une facilité de scénario pour justifier la violence. Je regrette, mais la violence de « Furie » n’est en aucun cas gratuite. En revenant sur l’affaire de Théoule-sur-Mer, comme par hasard, le Rassemblement National s’est emparé de l’affaire en lançant une pétition. Je n’irai pas jusqu’à dire que Mickey et sa bande sont la traduction du mouvement Le Pen, mais qu’on le veuille ou non, Mickey et sa bande traduit une démarche populiste. Le raccourci est rapide ou démagogique, il reste que cette loi absurde abreuve les milieux populistes et Paul fragilisé par cette situation trouve un interlocuteur qui l'entend contrairement à l'administration. Voilà pourquoi la présence de Mickey et sa bande n’est pas une facilité de scénario. Paul illustre sans doute la nature humaine lambda, celle qui se range, qui marche sur les clous même si de temps en temps coupable de petits péchés sans conséquence, celle qui ignore que la violence peut la défigurer parce que victime d’une société dont une des lois ne lui est pas reconnaissante. « Furie » est un thriller qui se meut peu à peu en horreur. D’autant plus que cette horreur s’ancre dans la réalité. D'aucuns s'offusquent des scènes finales, ne pas oublier que c’est avant tout un film. Toutefois, en fouillant bien, les faits divers sordides pullulent. Un film efficace, bien interprété et vraiment terrifiant.
Une variation du genre "Home invasion" qui se double d'un questionnement sur le partage, la possession des choses, la masculinité, la virilité.. Bon, y a des moments ou c'est quand même les gros sabots et à d'autres moments, c'est un peu plus pertinent. Formellement, c'est plutôt bien découpé, pas trop long et la plupart des acteurs sont bons, notamment l'incroyable Paul Hamy. Après, il y a ce côté volontairement trashouille auquel je n'adhère pas (la fête alternative ou on boit des bières dans un cabine téléphonique remplie d'eau...) c'est un peu too much... Et puis les occupants de la maison, on ne sait pas grand chose sur eux... Mais le mérite du film est de garder tout du long le point de vue du personnage principal qui en bave des ronds de chapeau, on ne le quitte pas, on est littéralement avec lui. Au final, ça reste un correct film de genre français et qu'on mettra sur la même étagère que "Martyres", "Frontières", "A l'intérieur" ou "Sheitan"...