The Chronology Of Water
Note moyenne
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CitizenK
CitizenK

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2025
Film très puissant, comme vous ne l'avez jamais vu ailleurs notamment au niveau des fluides et du corps des femmes
Une fois que vous aurez vu le film je vous conseille de plonger dans le livre également ! C'est très fort et c'est un film essentiel
Une cinéaste est née
Dorian D.
Dorian D.

2 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 septembre 2025
Talent évident de réalisatrice lors de la découverte de ce film au festival de Deauville en 2025.
Puissant, avec un jeu d'acteur dingue, et un malaise continu, comme l'exige le fond de l'histoire.
Brillant
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
Une vraie réussite que ce premier film audacieux à la chronologie explosée qui vous plonge en apnée dans la réalité du traumatisme incestueux.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2025
un film qui privilégie la sensibilité, avec des moments parfois crus, pour exprimer le monde féminin en général (un univers de sang et d’eau), tout au moins la vie d’une femme qui a été victime de son père alors qu’elle était gamine...On peut dire que le film est convaincant, que le cheminement intérieur sonne juste, et que de toute épreuve il faut se reconstruire, voire se construire..Ne méprisons la notion de résilience, trop souvent galvaudée ces derniers temps. Que vous soyez homme ou femme, le film fait passer des émotions essentielles, avec une actrice qui rappelle Kate Winslet jeune et qui est lumineuse…...Chacun peut trouver sa voie, sera la conclusion . Je conseille
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2025
L'ensemble se laisse regarder malgré un style arty maniéré, une interprète principale agaçante et des intentions confuses. Jane Campion avait fait beaucoup mieux sur un thème similaire avec le méconnu "Un ange à ma table".
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2025
"The Chronology of Water" qui a reçu des critiques convenables, récompensé cette année au festival de Deauville (prix de la Révélation) est un biopic dramatique moyen dans l'ensemble. Pour son premier long-métrage, l'actrice Kristen Stewart s'en sort avec les honneurs à adapter le roman éponyme de Lidia Yuknavitch, publié en 2011. L'intrigue se déploie en cinq actes inégaux, traitant des thèmes liés aux dépendances au sexe, à l'alcool et aux drogues, ainsi que des répercussions des abus sexuels subis par le personnage principal durant son enfance, brillamment interprété par Imogen Poots. Malgré quelques moments marquants, j'ai trouvé le film trop long (2h08) et parfois trop dispersé, ce qui a engendré de l'ennui. C'est regrettable, car le film avait un réel potentiel
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 novembre 2025
Curieux à l’idée de découvrir ce premier long métrage de Kristen Stewart, j’en suis sorti perplexe et un poil déçu. La réalisatrice adapte le roman de Lidia Yuknavitch, racontant une jeunesse marquée par la violence et l’alcool de son père. Le sujet est lourd et malgré quelques scènes sublimes (tout le rapport à l’eau), difficile d’accrocher au récit décousu.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2025
 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

Sous la lumière tremblante d’une chambre d’université, The Chronology of Water voudrait raconter la reconstruction d’une femme. Mais ici, rien ne se reconstruit vraiment. Kristen Stewart, derrière la caméra, filme la douleur comme une matière esthétique, belle à regarder, difficile à ressentir. Imogen Poots, dans le rôle de Lidia, porte le film sur ses épaules, vacillante, sincère, parfois sublime. Son visage semble fait pour la tristesse — une mélancolie qui ne s’explique pas, qui se devine à la respiration. Mais la mise en scène la noie dans des symboles : miroirs, piscines, gouttes d’eau au ralenti. Tout devient signe. Et le réel, peu à peu, s’évapore. Thora Birch, en mère absente, rejoue la douleur sans la creuser. Jim Belushi, en père cassé, surgit comme un souvenir mal monté. Les personnages secondaires glissent, sans trace : ils sont là pour rappeler d’où Lidia vient, pas pour exister. La photographie, splendide, sature chaque plan : bleus profonds, reflets liquides, halos sur les visages. L’eau est partout — sur la peau, dans les yeux, dans le son. Mais ce motif, répété, devient procédé. L’émotion s’y dissout, comme diluée dans trop de beauté. Le montage, nerveux, cherche la vérité dans la cassure. La musique, elle, recouvre tout : des nappes de cordes, des pulsations, des murmures électroniques. On devine l’intention — sentir la dérive, l’abandon — mais on reste au bord. Rien ne déborde. On pense à Fish Tank, à The Lost Daughter, à ces récits où le corps devient mémoire. Mais Stewart regarde plus qu’elle n’écoute. Son film, fait d’images fortes, finit par tourner en rond : chaque plan veut signifier, aucun ne surprend. Il reste des éclats, pourtant : une marche sous la pluie, un cri étouffé, un plan de dos dans la lumière. Des moments où le film respire, enfin. Mais ils sont rares, comme si la réalisatrice, par peur du désordre, avait contenu l’émotion qu’elle cherchait. The Chronology of Water est un beau film sans battement. Une douleur trop dessinée pour brûler. Un cri sous contrôle. Ma note : 11 / 20


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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 mai 2025
Il y a de la violence dans ce film mais aussi bien plus. Les acteurs sont excellents, la deuxième partie et surtout la fin est très bien trouvée
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2026
« J'étais à lui. » Prisonnière d'une enfance abusive qui la hante et impacte sa vie des années après, Lidia tente de se reconstruire et de surmonter son passé douloureux. Ça passe par des expériences tout aussi déchirantes puisqu'elle a un comportement autodestructeur, mais c'est surtout l'écriture qui va la libérer. Cependant, le chemin est long pour en arriver là et cette emprise ne la quitte pas puisqu'elle est confrontée à différentes formes d'oppression sexuelle, peu importe où elle se trouve. Ce mal-être, Kristen Stewart arrive à le transmettre à chaque instant à travers un montage fragmenté, agressif et viscéral qui montre tout ce qui se passe dans la tête de Lidia. Les abus répétés, qui reviennent sans cesse dans son esprit, sont suggérés, mais jamais montrés. Il y a quand même des scènes graphiques, mais jamais pour illustrer ce qui est facilement imaginable. Le récit est donc constamment éprouvant à travers les images ou ce qu'il évoque. Cette existence traumatisante, Imogen Poots l'incarne avec excellence. Un rôle exigeant auquel elle donne la profondeur et l'intensité nécessaires pour donner vie à ces émotions qui se bousculent constamment en elle. D'ailleurs, ce n'est pas surprenant si le film est à son meilleur quand elle est dans le dur. Ce n'est pas une question de prendre du plaisir à la voir souffrir, mais j'ai largement préféré la première heure à la seconde qui a plus d'éclaircies dans sa vie. En tout cas, c'est un bon et convaincant premier long-métrage de la part de Kristen Stewart.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2025
Lidia Yuknavitch et sa sœur aînée ont été élevées par un père abusif. Leur mère, alcoolique, ne les a pas protégées. Lidia s’est sauvée par le sport d’abord, pratiquant la natation en compétition, puis par l’écriture qui l’a libérée de ses addictions à l’alcool et à la drogue. Son autobiographie, publiée en 2013, a connu un vif succès.

Kirsten Stewart, devenue célèbre grâce à la saga Twilight, convertie au cinéma d’auteur avec Olivier Assayas ("Sils Maria", "Personal Shopper"), Pablo Larrain ("Spencer") ou David Cronenberg ("Les Crimes du futur") a décidé de l’adapter. C’est son premier passage derrière la caméra. On comprend pourquoi cette féministe engagée s’est passionnée pour ce témoignage intime et ce qu’elle y a trouvé : la description, volontairement crue, d’un corps féminin qui grandit et qui souffre, de ses humeurs, de ses blessures, de ses grossesses….

Après beaucoup de tâtonnements (elle dit avoir rédigé pas moins de 500 versions du scénario !), Kirsten Stewart a opté pour une narration éclatée, kaléidoscopique où la vie de Lidia nous est racontée par morceaux. Le procédé est moins radical qu’il n’en a l’air ; car la chronologie de la vie de Lidia est globalement respectée. Mais il donne au film un air « arty » de clips vidéo qui devient vite lassant et répétitif. D’autant que le film – sorti en France sous son titre américain alors que le livre avait été traduit « La Mécanique des fluides » – dure inutilement plus de deux heures.

Sans doute la star a-t-elle envisagé d’interpréter elle-même le rôle titre. Elle a eu la lucidité d’y renoncer et d’en confier le soin à Imogen Poots, impeccable.

"The Chronology of Water" est un livre et un film éprouvants. Il y a quelques mois, sur un sujet très proche, j’avais été enthousiasmé par "Sorry, Baby". Je reproche à "The Chronology of Water" sa radicalité, comme si personne n’avait osé dire à la réalisatrice et co-productrice toute-puissante que ses partis pris desservaient l’œuvre. D’ailleurs, le film, sorti le mois dernier, n’a pas trouvé son public.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 octobre 2025
Rhooo, et puis zut. On l'a d'abord viscéralement détesté à Cannes (on était littéralement la dernière âme vivante de notre interminable rangée, à s'accrocher à ses accoudoirs pour ne pas suivre l'exode générale durant la séance), puis on a discuté avec les irascibles hurluberlus de la salle, ceux pour qui Chronology of Water a été une épiphanie, ou ceux qui ont lu le bouquin ("Ah c'est un livre ?") et trouvent que c'est une excellente adaptation, ce qui nous a forcé à aller le revoir à Deauville, un p'tit rab de 2h30 à 9h du mat' (on doit être maso, c'est pas possible). On n'aime toujours pas (ça n'a pas changé), mais on comprend nettement mieux l'avis inverse, étant effectivement une très honnête adaptation du livre biographique volontairement très bordélique (qui prend les souvenirs d'une vie comme ils viennent, dans le désordre, sans trop de sens, au petit bonheur des émotions qui remontent), une "pas très subtile mais honnête" métaphore de l'eau comme constituant de la vie ( spoiler: cet accouchement qui se passe mal, dont l'eau n'accompagne pas la naissance du bébé, mais sa perte, se fondant dans la mer sans identité... Jusqu'à ce que les cendres de ce nourrisson se collent à leur mère, aidées par l'eau de mer, finalement bien porteuse de vie, via ce souvenir triste qui fait rigoler une dernière fois la maman endeuillée...
Allez, Chronology of Water nous a quand même chopé aux sentiments, dans cette magnifique scène de "retour à l'eau, plutôt qu'à la poussière"). Les sous-entendus quant aux abus violents et sexuels du Papa sur ses filles brise aussi le cœur, les images taboues sur "ce qu'il se passe dans l'entrejambe d'une femme en devenir", encore une fois marquées par les liquides (le sang des menstruations ou du forcing sexuel, des plaisirs en solo qui se mouillent lorsque la fillette devient femme mûre), tout le fond narratif de ce Chronology respire l'intelligence et la bienveillance de sa réalisatrice (pour qui on a le plus profond respect, ayant assisté à sa masterclass sur le cinéma : elle nous a scié les guibolles sur ses connaissances pointues en ciné, on ne s'y attendait pas). On est peut-être seulement trop hermétique (hydrophobe) à cette esthétique clinquante "Je suis du ciné d'auteur" grinçante, outrancière, trop marquée de ces scènes de caméscope entremêlées de façon aléatoire sur 2h30 interminables, avec un découpage en chapitres gratos (ils ne servent à rien), avec une BO qui défonce les oreilles gratuitement (et c'est une fan de fosse de concert punk qui le dit), et une voix-off pénible qui n'est là que pour pallier à la faiblesse de l'adaptation narrative ciné (une béquille visible). Mais voilà, parce qu'au deuxième visionnage on a capté ce que d'autres y voient, et parce que la Dame Stewart est (très) loin d'être une tarte en cinéma, on prend nos brassards, on se mouille la nuque, et on vous le dit (avant de sombrer) : allez-y, plongez sans hésiter dans Chronology of Water.
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2025
Œuvre atypique et singulière. Elle risque de laisser pas mal de monde sur le bord de la route. Imogen Poot est divine.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2026
Qui est le film ?
The Chronology of Water est le premier long métrage de Kristen Stewart réalisatrice, adapté du texte autobiographique de Lidia Yuknavitch. Un projet lourd de sens pour une actrice longtemps scrutée, assignée, parfois mal comprise, qui choisit de filmer une autrice dont l’œuvre repose précisément sur la reconquête du corps, du langage et du récit après le trauma. Le film raconte une vie marquée par les abus, la violence familiale, l’addiction, les deuils mais en s'éloignant des codes du biopic. En somme, l’ambition est de filmer non pas ce qui arrive à une femme mais ce que cela fait à son corps, à sa mémoire, à sa manière d’habiter le monde.

Par quels moyens ?
The Chronology of Water part d’un paradoxe inscrit dans son titre même. Une chronologie suppose l’ordre, la succession, la causalité. Or Kristen Stewart ne filme jamais la vie de Lidia Yuknavitch comme une trajectoire intelligible, progressive, lisible. Elle la filme comme une pression continue, une matière traumatique qui ne se dépose jamais vraiment. Stewart s’attaque à ce que le cinéma montre rarement : l’expérience de la confusion, de la répétition, de l’échec qui n’enseigne rien sur le moment. Elle refuse l’idée que la souffrance serait pédagogique. Elle insiste au contraire sur son caractère opaque, désorganisant.

En synthèse, les premières minutes, souvent décrites comme éprouvantes, constituent une sorte de manifeste. Une accumulation d’images, de textures, de sons, accompagnée d’une voix-off. Le film ne cherche pas à accrocher le spectateur mais à le désorienter, à le placer d’emblée dans un régime perceptif instable. Cette saturation sensorielle, aidé par la montage agissant comme un flux de conscience violent. évoque moins une mémoire que le fonctionnement même d’un esprit traumatisé.

Le motif de l’eau, central, fonctionne d’abord comme une matrice sensorielle puissante. Eau refuge, eau menace, eau du sport, de la naissance, du sang, de la perte. Kristen Stewart filme admirablement cette ambiguïté, notamment dans les scènes de natation et de douche. Mais le symbole s’épaissit, dans la seconde moitié, au point de s’alourdir. À force d’insistance, l’eau cesse parfois d’être une matière vécue pour devenir un signe appuyé.

L’un des gestes les plus radicaux du film tient à sa manière de filmer la sexualité adulte de Lidia. Là où beaucoup de récits de trauma réduisent la sexualité à une répétition pathologique, Stewart choisit une voie plus complexe, plus risquée.
Oui, Lidia se met en danger. Oui, elle s’autodétruit. Mais le film ose montrer que le sexe peut aussi être un espace de réappropriation, de plaisir, de puissance. Certaines scènes sont joyeuses, intenses, presque extatiques. Elles ne nient pas le trauma. Elles coexistent avec lui. Reprendre possession de son corps après un abus ne suit pas un trajet linéaire. Cela passe par des zones troubles, des excès, des expérimentations. Stewart filme cela sans jugement, sans didactisme. Le sexe n’est ni thérapeutique par essence, ni forcément destructeur. Il est sob champ d’essais.

Imogen Poots porte le film avec une intensité impressionnante. Son corps est constamment en état d’alerte, tendu, poreux. Elle ne joue pas la douleur, elle la laisse traverser son jeu. Dans les premières séquences, cette présence est électrisante. Plus le film avance, plus elle est sollicitée de la même manière, jusqu’à frôler l’épuisement expressif. Non par faute de l’actrice, mais parce que la mise en scène ne lui offre plus assez de respiration.

Enfin, la seconde partie du film concentre ses principaux défauts. Là où la première moitié avançait par chocs sensoriels, la seconde semble se répéter, recycler ses propres effets. Le chaos n’évolue plus, il se rejoue. Le film ne trouve pas de nouvelle forme pour accompagner la transformation du personnage. Il persiste dans un régime de saturation qui, paradoxalement, finit par aplatir l’expérience. La seconde moitié donne l’impression d’un dispositif qui se regarde fonctionner, d’une intensité maintenue plutôt que transformée. Le chaos persiste, mais il n’est plus mis en jeu.

Quelle lecture en tirer ?
The Chronology of Water est un film sincère, audacieux, profondément habité. Dans sa première moitié, il parvient à traduire quelque chose de rare : non pas le récit d’un trauma, mais sa texture mentale, son envahissement permanent. Kristen Stewart y démontre une vraie intuition de cinéma, un sens aigu du corps, du rythme, de la sensation.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2026
La mise en scène sensorielle est passionnante et originale et le récit intelligent et important. Des longueurs dû à la singularité du traitement mais l'ensemble reste beau et excellent.
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