The Chronology Of Water
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Yves G.

1 875 abonnés 4 104 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2025
Lidia Yuknavitch et sa sœur aînée ont été élevées par un père abusif. Leur mère, alcoolique, ne les a pas protégées. Lidia s’est sauvée par le sport d’abord, pratiquant la natation en compétition, puis par l’écriture qui l’a libérée de ses addictions à l’alcool et à la drogue. Son autobiographie, publiée en 2013, a connu un vif succès.

Kirsten Stewart, devenue célèbre grâce à la saga Twilight, convertie au cinéma d’auteur avec Olivier Assayas ("Sils Maria", "Personal Shopper"), Pablo Larrain ("Spencer") ou David Cronenberg ("Les Crimes du futur") a décidé de l’adapter. C’est son premier passage derrière la caméra. On comprend pourquoi cette féministe engagée s’est passionnée pour ce témoignage intime et ce qu’elle y a trouvé : la description, volontairement crue, d’un corps féminin qui grandit et qui souffre, de ses humeurs, de ses blessures, de ses grossesses….

Après beaucoup de tâtonnements (elle dit avoir rédigé pas moins de 500 versions du scénario !), Kirsten Stewart a opté pour une narration éclatée, kaléidoscopique où la vie de Lidia nous est racontée par morceaux. Le procédé est moins radical qu’il n’en a l’air ; car la chronologie de la vie de Lidia est globalement respectée. Mais il donne au film un air « arty » de clips vidéo qui devient vite lassant et répétitif. D’autant que le film – sorti en France sous son titre américain alors que le livre avait été traduit « La Mécanique des fluides » – dure inutilement plus de deux heures.

Sans doute la star a-t-elle envisagé d’interpréter elle-même le rôle titre. Elle a eu la lucidité d’y renoncer et d’en confier le soin à Imogen Poots, impeccable.

"The Chronology of Water" est un livre et un film éprouvants. Il y a quelques mois, sur un sujet très proche, j’avais été enthousiasmé par "Sorry, Baby". Je reproche à "The Chronology of Water" sa radicalité, comme si personne n’avait osé dire à la réalisatrice et co-productrice toute-puissante que ses partis pris desservaient l’œuvre. D’ailleurs, le film, sorti le mois dernier, n’a pas trouvé son public.
Ufuk K

626 abonnés 1 756 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2025
"The Chronology of Water" qui a reçu des critiques convenables, récompensé cette année au festival de Deauville (prix de la Révélation) est un biopic dramatique moyen dans l'ensemble. Pour son premier long-métrage, l'actrice Kristen Stewart s'en sort avec les honneurs à adapter le roman éponyme de Lidia Yuknavitch, publié en 2011. L'intrigue se déploie en cinq actes inégaux, traitant des thèmes liés aux dépendances au sexe, à l'alcool et aux drogues, ainsi que des répercussions des abus sexuels subis par le personnage principal durant son enfance, brillamment interprété par Imogen Poots. Malgré quelques moments marquants, j'ai trouvé le film trop long (2h08) et parfois trop dispersé, ce qui a engendré de l'ennui. C'est regrettable, car le film avait un réel potentiel
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 novembre 2025
Curieux à l’idée de découvrir ce premier long métrage de Kristen Stewart, j’en suis sorti perplexe et un poil déçu. La réalisatrice adapte le roman de Lidia Yuknavitch, racontant une jeunesse marquée par la violence et l’alcool de son père. Le sujet est lourd et malgré quelques scènes sublimes (tout le rapport à l’eau), difficile d’accrocher au récit décousu.
Fabienne Roussel
Fabienne Roussel

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2025
Beaucoup aimé ce film qui parle de la construction, destruction et reconstruction d’une femme, avec beaucoup de tact et de sensibilité.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 910 abonnés 8 275 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2025
Ayant grandi dans un environnement toxique, la jeune Lidia peine à trouver sa voie et c’est à travers la littérature qu’elle trouvera une certaine forme de liberté…

Pour son premier long-métrage derrière la caméra, l’actrice Kristen Stewart n’a absolument pas choisi la facilité (elle y aura consacré 8 ans de sa vie) en adaptant le roman autobiographique de Lidia Yuknavitch ("La Mécanique des fluides"), un livre de mémoire éminemment personnel et très complexe à retranscrire (la narration est volontairement désordonnée, pour offrir aux lecteurs rien d’autre que des éclats d’une vie qu’il faut recoller).

Qu'on se le dise, The Chronology of Water (2025) est un film foncièrement beau et soigné, filmé en 16mm, du choix des plans en passant par le montage, il y a un réel travail artistique derrière tout ça, c’est indéniable. Malgré tout cela, j’ai eu énormément de mal à me laisser pleinement entrer au coeur du sujet et à y adhérer (non pas parce qu’il n’est pas traditionnel et linéaire). D’une part, parce que j’ai trouvé le film bien trop long et d’une autre, parce qu’il y a un excès de formes à travers une mise en scène arty beaucoup trop surchargée (sur un court laps de temps ça passe, mais sur une durée aussi longue, on finit tôt ou tard par décrocher) et c’est regrettable car cela n’en reste pas moins un très beau film stylisé, qui plus est, remarquablement interprétée par Imogen Poots (qui livre ici, sans le moindre doute, sa plus belle performance).

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Fack Tramp
Fack Tramp

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2025
The Chronology of Water, réalisé par Kristen Stewart, est une œuvre cinématographique d’une audace rare, une immersion sensorielle dans les profondeurs du corps, de l’émotion et de la mémoire. Le film, adapté du livre éponyme de Lidia Yuknavitch, est une vague déferlante de beauté et de douleur, une exploration franche et poétique de la sexualité, du désir, et de la résilience. À travers une caméra fluide et une mise en scène magnifiquement audacieuse, Kristen Stewart parvient à capturer l’intensité brute du récit, plongeant le spectateur dans une expérience qui ne le laisse pas indemne.

L’image, ici, n’est pas simplement un moyen de raconter une histoire : elle est l’histoire elle-même. Chaque plan est une respiration, chaque mouvement de caméra une vague qui emporte tout sur son passage. L’eau, omniprésente, devient le symbole de l’intimité, du corps qui se perd et se retrouve, des sentiments qui se déversent et se réorganisent. Les visuels sont d’une pureté hypnotique, les couleurs éclatent dans des scènes à la fois sensuelles et violentes, où la lumière se mêle à l’obscurité pour révéler une vérité viscérale.

Kristen Stewart, en réalisatrice, fait preuve d’une audace fascinante. Elle n’hésite pas à confronter le spectateur à des scènes intenses, parfois dérangeantes, mais toujours d’une beauté brute et poignante. Il y a dans son regard de cinéaste une sensibilité rare, une volonté de saisir l’essence même des émotions humaines sans fard, sans détour. Elle réussit à rendre chaque geste, chaque souffle, chaque contact avec l’eau d’une force presque palpable. Ce film n’est pas qu’un récit visuel, c’est une expérience physique, une onde qui frappe et se retire, un choc esthétique et émotionnel.

La performance des acteurs, notamment de l’incroyable Imogen Poots, est tout aussi émotive, soutenue par un montage qui, loin de chercher à ordonner la narration, en fait une spirale, un flot de mémoire et de désir. The Chronology of Water est un film puissant, un appel à la liberté, à la reconnaissance de soi dans sa forme la plus brute. Un chef-d’œuvre visuel et émotionnel qui submerge le spectateur, mais le laisse aussi renaître.
Bouge
Bouge

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2025
quelle claque ... on en ressort lessivé, mais bouleversé. Quelle interprétation sublime d'Imogen Poots! Thora Birch est trop rare au cinéma et son jeu toute en nuance est d'une justesse absolue. Que dire de l'audace, de la tenacité et du courage de Kristen Stewart pour mener à bien ce projet? Chapeau bas ...
Muriel F.
Muriel F.

73 abonnés 335 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2025
Le premier film de Kristen Stewart en tant que réalisatrice mérite d'être vu avec son parti prix fort et original. Les plans, souvent filmés au plus proche des acteurs, renforcent l'intimité et tout particulièrement la déstabilisation de la jeune Lidia interprétée par la très talentueuse Imogen Poots. L'eau est le vecteur conducteur qui nous immisce dans le vécu traumatique aux allures oniriques. A voir !
Eric Lalaure
Eric Lalaure

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2025
C'est un film original, inspiré, très bien joué et avec une réalisation hors du commun en terme d'images et de séquençage. Par contre c'est trop long , il y a bien une heure de trop sur 2h30. Un autre bémol tient au caractère systématiques et répétitifs des drames, sans respiration, ce qui enlève un peu de crédibilité au récit et lui donne un caractère pesant. Sinon je garde le très bien
vinc'
vinc'

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 octobre 2025
il y a beaucoup trop de violence à mon sens. j'ai eu énormément de mal à rentrer dans le film et surtout j'attendais que le film prenne un virage, qu'il n'a jamais prit... Déçu mais belle mise en scène néanmoins
Audrey L

829 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 octobre 2025
Rhooo, et puis zut. On l'a d'abord viscéralement détesté à Cannes (on était littéralement la dernière âme vivante de notre interminable rangée, à s'accrocher à ses accoudoirs pour ne pas suivre l'exode générale durant la séance), puis on a discuté avec les irascibles hurluberlus de la salle, ceux pour qui Chronology of Water a été une épiphanie, ou ceux qui ont lu le bouquin ("Ah c'est un livre ?") et trouvent que c'est une excellente adaptation, ce qui nous a forcé à aller le revoir à Deauville, un p'tit rab de 2h30 à 9h du mat' (on doit être maso, c'est pas possible). On n'aime toujours pas (ça n'a pas changé), mais on comprend nettement mieux l'avis inverse, étant effectivement une très honnête adaptation du livre biographique volontairement très bordélique (qui prend les souvenirs d'une vie comme ils viennent, dans le désordre, sans trop de sens, au petit bonheur des émotions qui remontent), une "pas très subtile mais honnête" métaphore de l'eau comme constituant de la vie ( spoiler: cet accouchement qui se passe mal, dont l'eau n'accompagne pas la naissance du bébé, mais sa perte, se fondant dans la mer sans identité... Jusqu'à ce que les cendres de ce nourrisson se collent à leur mère, aidées par l'eau de mer, finalement bien porteuse de vie, via ce souvenir triste qui fait rigoler une dernière fois la maman endeuillée...
Allez, Chronology of Water nous a quand même chopé aux sentiments, dans cette magnifique scène de "retour à l'eau, plutôt qu'à la poussière"). Les sous-entendus quant aux abus violents et sexuels du Papa sur ses filles brise aussi le cœur, les images taboues sur "ce qu'il se passe dans l'entrejambe d'une femme en devenir", encore une fois marquées par les liquides (le sang des menstruations ou du forcing sexuel, des plaisirs en solo qui se mouillent lorsque la fillette devient femme mûre), tout le fond narratif de ce Chronology respire l'intelligence et la bienveillance de sa réalisatrice (pour qui on a le plus profond respect, ayant assisté à sa masterclass sur le cinéma : elle nous a scié les guibolles sur ses connaissances pointues en ciné, on ne s'y attendait pas). On est peut-être seulement trop hermétique (hydrophobe) à cette esthétique clinquante "Je suis du ciné d'auteur" grinçante, outrancière, trop marquée de ces scènes de caméscope entremêlées de façon aléatoire sur 2h30 interminables, avec un découpage en chapitres gratos (ils ne servent à rien), avec une BO qui défonce les oreilles gratuitement (et c'est une fan de fosse de concert punk qui le dit), et une voix-off pénible qui n'est là que pour pallier à la faiblesse de l'adaptation narrative ciné (une béquille visible). Mais voilà, parce qu'au deuxième visionnage on a capté ce que d'autres y voient, et parce que la Dame Stewart est (très) loin d'être une tarte en cinéma, on prend nos brassards, on se mouille la nuque, et on vous le dit (avant de sombrer) : allez-y, plongez sans hésiter dans Chronology of Water.
Titou777
Titou777

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2025
Après la lecture du livre, parfois insoutenable, j'étais curieux de la manière dont seraient adaptées ces mémoires. Une réussite absolue. Un travail sur chaque détail, images, sons, tout est fait pour nous bousculer, nous interroger mais nous guider vers la lumière et la redemption. Bravo à toute l'équipe et en particulier à Imogen Poots qui délivre sa plus belle performance à ce jour
Laure Kergelen
Laure Kergelen

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2025
d'une beauté inouïe. Interprétation inoubliable d'Imogen Poots. Cinématographie en 16mm magnifique. Un film choc
Me Wemf
Me Wemf

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2025
Quel choc et quelle beauté. Vous n'en ressortirez pas indemnes, mais le jeu en vaut la chandelle. Kristen Stewart, on attend vos prochains films avec impatience, mais pour l'instant, celui ci va nous marquer au fer rouge
michel C
michel C

45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2025
C'est violent, abrupt, dérangeant même si le plus cru n'est pas montré plein champ mais suggèré par le son, les gros plans sur les corps, la matière brute (l'eau, les galets, le sang,...), les yeux... Une manière de filmer originale et envoûtante, même si elle fait mal a la tête. Et une prestation bluffante d'Imogen Poots dans le rôle difficile d'une jeune femme torturée par son passé, qui lutte pour s'en échapper et finit par qui trouver son salut dans l'écriture puis la maternité, vécues comme des purgatoires de ses souffrances.
Un film dont on sort pas indemne.
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