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Simon Bernard
208 abonnés
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3,0
Publiée le 22 octobre 2025
Lidia est une jeune femme qui transporte un énorme bagage de traumatismes, qu’elle utilise pour écrire des romans radicaux. Avant de devenir cette jeune femme brisée, Lidia a d’abord été “Belle”, une petite fille admirative de sa grande sœur et élevée par un père abusif et une mère déconnectée de la réalité. La petite fille grandit et tombe dans l’alcool. En salle le 15 octobre.
spoiler: "The Chronology of water" est un objet assez particulier à appréhender. Loin des standards du biopic, on suit plusieurs périodes de la vie de cette autrice que je ne connaissais pas. Le gros problème du film est son côté inégal : certaines sections sont bouleversantes notamment toute la première partie et on sent vraiment que la forme est au service du fond. On arrive ensuite dans un ventre mou, les années où Lidia commence à utiliser ses ténèbres pour écrire. Phase longue et qui semble presque banale après le coup de poignard de sa première grossesse. Je salue une oeuvre qui saura probablement trouver son public.
Lidia victime d’abus sexuel pendant son enfance trouve un échappatoire dans la natation puis l’écriture. J’aime beaucoup Kirsten Stewart, l’actrice et la femme. Mais j’ai détesté l’empaquetage arty qu’elle donne à son œuvre, fatras de tous les tiques du cinéma indépendant US. Mais sans aucune maitrise. Et même la présence de mon idole, Kim Gordon, n’a pas réussi à me convaincre. C’est un premier film alors je reste indulgent. Mais déçu.
Ce film d'un esthétisme créatif sur le rapport à l'eau et à l'état de cocons qui sort de l'état d'une enfance abîmé qui dans un cadre de beauté des sens , avec les couleurs ,les sensations et une voie très justement étouffé qui mettra des années à éclore C'est très étonnant comme ce Parcours est touchant car très juste Effectivement la méchanceté de l'héroïne n'est qu'une plaie qui reproduit les actes subit et se regarde faire du mal déchiré, Il est très intéressant de parcourir ces blessures et où elle retrouvera un visage plus humainement bon ette souffrance est tellement véritablement cela qu'on peut se demander à qu'elle point la réalisatrice la comprise ou même vécu un peu quelques part, le professeur de fac qui représente une vraie image paternelle et participe à sa guérison est l'artiste charismatique par excellence, ce film est la preuve qu'on peut réaliser un film dans un univers singulier sans y mettre forcément de gros moyens Je le conseille
un film qui privilégie la sensibilité, avec des moments parfois crus, pour exprimer le monde féminin en général (un univers de sang et d’eau), tout au moins la vie d’une femme qui a été victime de son père alors qu’elle était gamine...On peut dire que le film est convaincant, que le cheminement intérieur sonne juste, et que de toute épreuve il faut se reconstruire, voire se construire..Ne méprisons la notion de résilience, trop souvent galvaudée ces derniers temps. Que vous soyez homme ou femme, le film fait passer des émotions essentielles, avec une actrice qui rappelle Kate Winslet jeune et qui est lumineuse…...Chacun peut trouver sa voie, sera la conclusion . Je conseille
Jamais vu autant de personnes quitter la salle d'un film et moi me tâter, mais résistant tout de meme avec courage jusqu au bout avec l espoir de ne pas avoir complètement perdu mon temps et d espérer un moment qui vaille la vain. Des images chocs pour choquer ,du drama facile et gore qui ne procure rien. Une façon de filmer digne d'un enchaînement de clips musicaux, Il ne manque que la bande son avec un tube qui nous permettrait d'oublier cette noyade mortelle.
Avant la séance, la bande-annonce du premier long-métrage réalisé par Kristen Stewart laissait présager deux directions possibles :
- Soit un exutoire tapageur, pseudo-féministe, alourdi par ses intentions ; - Ou bien, au contraire, une proposition frontale et sincère d’un besoin de mise à nu.
Force est de constater que l’attraction exercée par cette bande-annonce n’était pas trompeuse : c’est bien la seconde option qui s’est imposée.
Le film surprend, déstabilise, parfois même dérange (pensées à ce jeune couple derrière moi, trop enjoué en début de séance, qui a préféré quitter la salle avant la fin). Le mood, il est vrai, n’était pas propice au pop-corn.
Au-delà de son esthétique rétro, que certains verrons comme maniériste, mais face auquel je n'ai pas boudé mon plaisir, c’est précisément l’absence d’artifices et la rigueur de la mise en scène qui confèrent au film sa force.
La narration fragmentée, souvent non-linéaire, n'épargne pas le spectateur. Elle épouse au contraire le chaos intérieur de ses personnages (une famille unie autour d’un mal indicible qui la ronge en son cœur).
Stewart prend le temps de placer ses billes ; ce qui semble d’abord nébuleux, finit par révéler une structure souterraine d’une grande cohérence émotionnelle quand tout se met en place.
Certaines métaphores frappent par leur puissance quand certains poncifs attendus sont soigneusement évités.
En définitive, j'ai été emporté par cette première proposition, à vif et qui a fortement fait écho à ma lecture de Respect d'Anouk Grinberg pendant mes randonnées estivales (En effet, l'ultime claque aura été de comprendre en fin de métrage que le film s'inspire du récit de la vraie vie de Lidia Yuknavitch).
La force du film réside dans son montage (montage haché, caméra en mouvement constant, superposition de scènes, dialogues non synchronisés). Il nous tient en haleine durant 2 heures sans temps morts. Déstabilisant/ L'interprétation de Lidia est parfaite
Lidia vit entre un père tyrannique, incestueux et une mère alcoolique et absente. Entre alcool, sexe et dérives multiples, elle entre à l'université avec l'espoir de devenir une auteure reconnue.
Premier film de Kristen Stewart (si, si, celle de « Twilight » !) et quelle claque !
Un sujet fort pour un film à l'univers tourmenté, et une révélation en la présence de l'actrice principale, Imogen Poots ! Totalement investie dans son rôle, elle crève l'écran !
Le film, malgré quelques longueurs, est une réalisation inspirée, brut et douloureuse que l'on subit comme le personnage principale !
On vit les tourments de la jeune femme dans une ambiance glaçante, souvent dérangeante : film super 8, très gros plans, sons qui viennent de partout dans la salle, musique psychotique, on en ressort bouleversé !
Malgré tout, un film qui va déplaire à beaucoup mais qui, pour une première réalisation, montre la capacité de Kristen Stewart à faire réagir sur un sujet ignoble : le patriarcat et l'inceste qui, s'il ne tue pas, engendre des monstruosités !
À voir en connaissance de cause, un film très compliqué à aborder.
C’est un film étonnant, dérangeant, et dont le montage syncopé qu’on prend au début pour une affectation formelle, un peu inutile, finit par prendre son sens alors que le film avance, avec ses « trashbacks et ses clashbacks» et que peu à peu s’installe la difficile - et heurtée - acceptation de soi de l’héroïne malmenée par un père abusif
L'ensemble se laisse regarder malgré un style arty maniéré, une interprète principale agaçante et des intentions confuses. Jane Campion avait fait beaucoup mieux sur un thème similaire avec le méconnu "Un ange à ma table".
Un film bouleversant qui se vit comme une expérience viscérale, intense. Des images d'une beauté rare, un montage fragmenté parfois dérangeant, percutant, qui interroge, bouscule, remet en cause sur l'identité, la mémoire, les traumatismes. Un film coup de poing qui ne sera pas pour tout le monde. Kristen Stewart est une réalisatrice d'un talent rare et nous livre une œuvre sidérante. Écouter les interviews où elle décrit toutes les difficultés qu'elle a rencontrées pour réaliser ce long métrage est édifiant et en dit long sur notre société...
Je crois que a bcp aimé 'Tree Of Life" ! j'ai trouvé que sa façon de mettre en scène, le montage se rapprochait énormément du film de Malick ... Heureusement, la jeune éralisatrice réussit à y mettre sa propre touche pour raconter cette histoire difficile ... Heureusementt aussi qu'elle a "trouvé" Imogen Poots qui contribue grandement (principalement?) à la réussite de son film - Réussite: ça ne tient qu'à moi car ce n'est pas un film facile, pas très "accessible" - ce n'est pas un film grand public, loin de là ! J'ai réussi à rentrer dedans mais je n'ai certaiement pas tout saisi - j'ai dû passer à côté de certaines choses que Stewart a chercher à mettre en image - Je suis persuadé que le film parlera d'avantage aux femmes qu'aux bonhommes! Mais ce n'est pas une raison pour passer à côté messieurs - au contraire car ça reste un film très fort, un film qui secoue et qui donne à réfléchir ...
Merveilleux film sur la reconstruction d’une femme après les horreurs commises par son père ultra-patriarcal et abusif. Le montage incroyable rappelle le Resnais d’Hiroshima mon Amour ou de L’année dernière à Marienbad. Le fractionnement de l’image permet au spectateur de ressentir le fractionnement de la mémoire et la psyché dues aux traumatismes. Libérateur, cathartique et lumineux, ce film a changé ma vie et donné de l’espoir.