Drame croate centré sur une adolescente vivant sur une île et dont les relations avec son père sont conflictuelles. L'ensemble du scénario de ce film tourne autour des relations ambigües entre les différents personnages avec un jeu d'amour et de haine, d'attirance et de repoussement. Rien d'extraordinaire mais c'est suffisamment bien réalisé et joué pour passer un bon moment.
“Murina” est une parenthèse Croate dans laquelle la mer et le soleil jouent un rôle essentiel sur l’atmosphère. On retrouve ainsi des paysages et une photographie digne de belles vacances dans le pays. Pour nous le rappeler, le personnage de Julia/Julija (Gracija Filipovic) campe 90% du temps en maillot de bain une pièce, symbole d'un film au rythme de l’eau, au gré du vent et du soleil.
Julia est en proie à son père, qui souhaite lui imposer comment elle devrait vivre, lui empêchant ainsi de profiter de sa jeunesse comme elle le souhaite, de s’émanciper et ainsi d’être et de se découvrir femme ; à plusieurs reprise, elle enfile des robes de sa mère, se détache les cheveux et l’on découvre une autre femme. Cette relation père-fille, mais aussi la relation mère-fille sont les pierres angulaires de la narration.
Le rythme est très progressif, il vit au rythme de cette vie sur l'île. Pour autant, j’ai trouvé dans “Murina” une sorte de bulle hors du temps, où le calme des paysages contraste avec la difficulté de cette famille à communiquer sereinement. spoiler: En conclusion, la relation père-fille n’est pas résolue, mais il naît une sorte de dualité et animosité qui n’était pas présente au début, il y a eu une évolution, pas une résolution . Un peu plus d’explications et de réflexions auraient permis d’en faire un film moins léger et plus parlant. Cependant, j’ai passé un bon moment en regardant ce long-métrage.
Le démarrage est un peu lent et laborieux mais la 2e moitié du film est excellente. Les relations entre les 4 personnages principaux sont évoquées habilement, avec réalisme et sans lourdeur, et l'espoir que la situation de la jeune fille puisse changer est de plus en plus ténu au fur et à mesure que la tension monte.
Que c’est mou ! Le scénario est bien mince et les personnages manquent de profondeur. Il aurait fallu approfondir le personnage du père, comprendre son parcours et approfondir aussi les relations père, fille. Je suis vraiment restée sur ma faim.
Un excellent film ! Les rapports d’une épouse et de sa fille bien grande, avec un père colérique et violent. Se joue, dans un environnement côtier, où la mer, sur et sous la surface, est omniprésente, charriant ses propres angoisses, un puissant drame familial, parfois très lourd, où l’on voit deux femmes lutter pour leur survie psychologique, dans cette relation d’emprise toxique avec le père/époux. On apprécie tous les acteurs pour la justesse de leur jeu, notamment la jeune Gracija Filipović (Julija), qui apporte en plus sa touche d’érotisme à l’œuvre.
La qualité du film repose sur l'excellent jeu d'actrice de Gracija Filipović, et sur les paysages maritimes d'une île de l'Adriatique avec de très jolies prises de vue/ Pour l'histoire, c'est un peu mince et cliché avec un parfum d'inabouti. La fin, quoiqu'un peu surprenante et poétique, confirme un scénario qui n'avance pas entre les quatre protagonistes. C'est quasiment la même situation du début à la fin. Donc un statuquo que compensent la bonne interprétation, les dialogues, et les décors naturels.
Une sorte de film de vacances. Mais avec une ambiance détestable. On préférera franchement 15 août par exemple. C'est plus joyeux et moins ennuyeux. Sauf si l'on aime la plongée.
"Murina", réalisé par Antoneta Alamat Kusijanović, est une œuvre cinématographique qui transporte le spectateur dans les profondeurs à la fois littérales et métaphoriques de l'existence humaine. Situé dans l'éblouissant cadre de l'archipel des Kornati en Croatie, le film dévoile une histoire familiale complexe à travers les yeux de Julija, interprétée avec une intensité remarquable par Gracija Filipović.
La réalisation de Kusijanović est à la fois subtile et puissante, capturant avec brio la beauté sauvage de l'île et la tension sous-jacente qui anime ses personnages. La photographie de Hélène Louvart est un atout majeur, baignant chaque scène d'une lumière naturelle qui accentue la beauté brute de l'environnement et la complexité des émotions humaines.
Le scénario, co-écrit par Kusijanović et Frank Graziano, est une toile tissée avec soin, mettant en lumière les dynamiques de pouvoir et les conflits intergénérationnels. Cependant, bien que le récit soit profondément immersif, il laisse parfois le spectateur sur sa faim, manquant de la densité nécessaire pour explorer pleinement certains thèmes sous-jacents.
La musique, composée par Evgueni et Sacha Galperine, complète de manière subtile l'ambiance du film, guidant les émotions sans jamais les dominer. Les costumes d'Amela Baksic et le montage de Vladimir Gojun contribuent également à l'authenticité et à la fluidité du récit.
Les performances sont indéniablement fortes, en particulier celle de Filipović, dont la représentation de Julija est à la fois captivante et déchirante. Danica Curcic et Leon Lučev, dans les rôles des parents de Julija, offrent des performances nuancées qui ajoutent de la profondeur à leurs personnages respectifs.
Cependant, malgré ses nombreuses qualités, "Murina" souffre parfois d'un rythme inégal et d'une certaine prévisibilité dans son déroulement. Ces éléments empêchent le film d'atteindre son plein potentiel, laissant le spectateur avec un sentiment d'inaccompli.
En conclusion, "Murina" est un film captivant qui brille par sa réalisation, sa photographie et ses performances, mais qui ne parvient pas tout à fait à concrétiser toutes ses promesses. C'est un voyage visuel et émotionnel qui mérite d'être entrepris, malgré quelques lacunes dans son exécution.
Le premier long métrage de la réalisatrice croate Antoneta Alamat Kusijanovic se laisse regarder sans encombre. A l’aide d’une mise en scène sans artifice, ce film sorti en 2021, parvient à transmettre quelques émotions même si l’ensemble reste très linéaire. Le récit retrace l’émancipation d’une jeune fille qui défie son père caractériel et violent. L’analyse psychologique des personnages se cantonne dans des caricatures dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants. Bref, une description honnête mais sans grande passion du passage à l’âge adulte.
Cette île est un paradis pour certains, un piège étouffant pour d'autres. Nous découvrons une histoire dramatique entre 4 personnes sans connaître leur passé commun, ce qui oblige habilement à être attentif aux moindres indices. Le père est caricaturalement méchant envers sa fille et odieux envers sa femme. Il encense son ami avec ambiguité (se doute-t-il d'une relation?). Et Julija est séduite par cet homme qui remplacerait bien son père et qui pourrait l'aider à s'échapper de cet enfermement. La mer est à la fois une prison et une porte vers la liberté. Ne laisse pas indifférent!
1 etoile pour les décors, et quelques jolis plans de camera en effet. Pour le reste, scénario archi creux, rôles caricaturaux, jeu d'acteurs niveau téléfilm sur M6. Heureusement la mer sauve le peu qui reste à sauver mais c'est très insuffisant pour passer un bon moment