Murina
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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 566 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2022
Ai vu "Murina" premier film de la réalisatrice croate Antoneta Alamat Kusijanovic, Caméra d'Or (Prix du meilleur 1er Film) du Festival de Cannes 2021. C'est exactement ce type de film que j'adore. Un scénario travaillé mais pas trop explicite qui laisse beaucoup de place à l'imagination et à l'intelligence du spectateur, une mise en scène souple et discrète, des déplacements de caméra et des cadrages qui en racontent plus que les mots, peu de personnages (ici 4) mais tous très dessinés avec un vrai parcours psychologique, une photographie luxueuse mais pas tape à l'oeil. Bref, j'ai adoré "Murina". L'action se déroule pendant quelques jours d'été dans une île adriatique. Julija, 17 ans est avec ses parents, sa mère très belle et silencieuse et son père bourru, soupe au lait et dont le visage rappelle la face des murènes qu'il pêche au harpon avec sa fille. Pour Julija la pêche sous marine et les fonds marins sont un espace de liberté, de silence, de quiétude. Dès qu'elle sort des eaux c'est pour entendre son père en ébullition permanente crier et violenter son entourage. Quand le père reçoit pour quelques jours chez lui le millionaire Javier, Julija tombe sous le charme (comme nous) de cet homme tout en étant très intriguée par l'attitude de ses parents face à ce personnage qui resurgit du passé. Rien n'est jamais exprimé, expliqué. Le spectateur se retrouve dans la même position que la jeune fille, et essaye de comprendre ce qu'on lui cache, ce qui réunit ces trois adultes qui ont si peu de points communs. Un malaise s'installe petit à petit et le drame psychologique devient de plus en plus haletant. Un magnifique film sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte qui n'est pas sans faire penser à "A nos amours" de Maurice Pialat, où la même attirance et rejet total du père vampirique est une des nombreuses analogies. Gracia Filipovic dont c'est le premier film est une vraie révélation et la tension grandissante du film lui doit beaucoup. Son jeu très corporel et actif et sa façon d'être en même temps très spectatrice est formidable. Danica Curcic qui interprète la mère, au physique qui rappelle Penelope Cruz, a un charme et un magnétisme prégnants, c'est à travers son interprétation que le spectateur peut faire des hypothèses sur les secrets qui lui sont cachés. L'interprétation puissante du père de Leon Lucev fait qu'on adore détester ce père irascible et imprévisible et il suffise que le mystérieux Cliff Curtis dans le rôle de Javier apparaisse pour qu'on soit envouté tout comme les membres de cette famille. Un premier film à voir absolument, dont les scènes de plongées marines sont somptueuses et qui sont souvent des métaphores de ce qui est indicible. Un film aux airs d'été étouffants et palpitants. Une vraie surprise, une vraie pépite, une vraie Caméra d'Or.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2022
Un superbe océan, effectivement la photographie est magnifique, j'ai bien aimé le scénario, bon rhytme.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2022
Caméra d'Or du dernier Festival de Cannes, Murina, de la Croate Antoneta Alamat Kusijanovic, se déroule à moitié sur terre, une île paradisiaque de l'Adriatique, et pour l'autre moitié sous la mer, avec un père et une fille qui chassent les murènes au harpon. Cela nous vaut de belles scènes aqueuses, comme une respiration, paradoxalement, car sur la terre ferme, les tensions sont exacerbées et l'atmosphère orageuse, à l'opposé du ciel d'été. Tout le film est dans le contraste entre l'environnement idyllique et le climat familial, avec un père despotique, une mère passive et une fille rebelle qui accueillent un riche invité, qui peut changer leur destin. Le film en dit peu sur le passé des différents protagonistes et il y a plus que des zones d'ombre dans la relation entre l'adolescente et ses géniteurs. C'est volontaire de la part de la réalisatrice qui laisse aux spectateurs le soin d'imaginer d'où vient la frustration de son héroïne, simple désir d'indépendance ou tentative désespérée de s'évader d'une prison dorée. La qualité de l'interprétation est indéniable de même que la fluidité de la mise en scène, très maîtrisée pour un premier long-métrage, mais il y manque un petit quelque chose pour être totalement séduit, y compris dans son dénouement qui laisse ouvertes un certain nombre d'interrogations. Comme le prétendait le titre d'un film oubliable de 2001 : les gens en maillot de bain ne sont pas (forcément) superficiels et ce n'est pas la jeune fille de Murina qui pourra dire l'inverse.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2022
C’est une réalisation de la Croate Antoneta Alamat Kusijanovic. Elle a écrit le scénario avec Christina Lazaridi. Murina a remporté la Caméra d'Or au Festival de Cannes 2021. Pour la petite anecdote, le film a été coproduit par Martin Scorsese.

Encore une découverte cinématographique avec cette fois un film venu de Croatie. Alors ce n’est point dans la capitale Zagreb que va se passer ce film, mais dans les petites îles. Un endroit où vit une population dont le quotidien tourne autour du tourisme et de la pêche. Ils ont encore un gros ancrage culturel. C’est donc dans ce contexte qu’on va suivre la jeune Julija. Sa famille un grand projet, mais elle ne partage pas forcément leur idée.

Le personnage de cette adolescente est intéressant. On va se prendre dans ce dilemme auquel elle fait face. D’un côté, elle est heureuse de cette vie autour la pêche et ne veux surtout pas quitter son île natale. De l'autre, elle n'en peut plus de l'éducation stricte voire même violente de son père. Une chose est sûre, elle va tout faire pour que le plan de son père capote. En effet, si celui-ci réussit, elle aura perdu sur les deux tableaux. Ils devront s’en aller, mais elle devra rester avec eux. Son fort caractère va être une grosse opposition pour son père et leur affrontement vont faire des étincelles.

En parallèle, on va sentir beaucoup de fragilité en elle. La façon dont son père l'a éduquée, lui a donné beaucoup d'incertitudes. Il la rabaisse et la frappe. Dans ce contexte, en tant qu’adolescente, elle n'arrive pas à se construire. C'est sûrement pour cela qu'elle va se réfugier auprès d'un adulte en l’identifiant à la figure paternelle. Des moments plutôt émouvants tant ils sont désespérants à voir pour elle. Il est, en effet, triste de voir comment cette adolescente se raccroche à la moindre branche pour essayer de s’imaginer une meilleure situation que sa condition actuelle. Comme un cri de désespoir d’une jeunesse voulant s’épanouir.

Si Murina marche, c'est en grande partie grâce à Gracija Filipovic qui assure à tous les points. Alors que les rôles secondaires seront beaucoup moins éclatants, la Croate arrive à tenir l’attention du public. Il fallait une grande prestation pour combler ce personnage fort et omniprésent et cela a été le cas. Il faut tout de même reconnaître que la présence de Cliff Curtis fait toujours son effet. Au-delà de son rôle dans En eaux troubles cette année, le Néo-Zélandais est sûrement le plus connu de ce casting grâce à Die Hard 4 - retour en enfer et la série Fear the Walking Dead.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mai 2022
A rebours de beaucoup de productions actuelles, la réalisatrice croate Antoneta Alamat Kusijanovic nous raconte une histoire, histoire par moments métaphorique avec cette murène qui peut mordre et tuer, mais aussi guider vers l’air libre la pauvresse enfermée. La famille (père, mère et jeune fille) au centre de l'histoire a été, il y a plusieurs années, employée d’un personnage qui va revenir sur l’île, dans le but espéré par la famille propriétaire de ces cailloux d’en racheter au moins une partie. On croît deviner que le père de famille aurait coulé un bateau appartenant au riche visiteur, ce qui aurait sans doute motivé son licenciement. Les relations entre les deux hommes semblent apaisées, au moins superficiellement, et le film ne s’étend de toute façon guère sur le passé.

Le propos est bien davantage de nous faire partager les relations intra-familiales difficiles entre le père, autoritaire et frustre, et la jeune fille, timide, réservée et qui rêve de grands espaces. Le mystérieux visiteur a jadis été amoureux de la mère de famille, et cet amour est loin d’être éteint. Le drame va se nouer entre tous ces personnages. On se sent un peu frustré que le réalisateur choisisse de ne pas nous donner toutes les clés de l’histoire (qu’a donc bien pu faire dans la passé, la mère de famille pour protéger sa fille, argument qu’elle avance à un moment clé de l’histoire et qui, à la croire, justifierait son attitude actuelle qui nous semble pourtant bien peu courageuse). On ne le saura pas, le réalisateur laissant au spectateur le soin d’imaginer ce qu’il veut. Ce parti pris ne retire rien à la qualité du film. L’image est splendide, par moment vraiment poétique, les caractères bien dessinés, la psychologie des personnages plus fine qu’il ne pourrait a priori y paraître et les acteurs sont très bons (Danica Curcic, la mère de famille, a beaucoup de charme et un petit côté Penelope Cruz). Un vrai bon film.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2022
un film qui m'a fait penser au mythique "Respiro" (2000 ?) : des relations humaines sur fond d'océan;..On est en immersion sur la côte croate...c'est une évasion souvent poétique, souvent humaine, avec des relations en balance et une adolescente qui attire le désir autour d'elle...Elle est fraiche et rayonnante, avec un père et une mère qui l'emprisonne quelque part......L'atmosphère est douce, tranquille, maritime, et le specateur est témoin de belles ballades sur la méditerranée (au dessus et en dessous)...c'est un film subtilement psychologique, sur la liberté d'une jeune fille qui ne parvient à s'émanciper....Le film est quelque part lumineux, évanescent, d'une sensualité très jubilatoire....L'actrice principale, porte le film sur elle, avec beaucoup de talent....Une belle lumière, une musique discrète, une mise en scène esthétique et réaliste..Il y a beaucoup de raisons à mon sens de s'échapper au cinéma sur ce film......En plus il y a la Méditerranée toute bleue....
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2022

         Vive le cinéma croate! Et merci, Martin Scorcese, d'avoir produit le film d'Antoneta Alamat Kusijanovic, un film si différent, mystérieux, poétique, avec des personnages d'autant plus attachants qu'ils gardent toujours leur part d'opacité. Si cependant vous vous êtes endormis au Grand Bleu, passez votre chemin, car il y a beaucoup de grands bleus....
         Ante (Leon Lucev) vit sur une petite ile de la côte croate, sèche, désertique: le reg. Mais, partout, la mer, sublime. Il vit de quoi, à part pécher des murènes avec sa fille de dix-sept ans, Juliya, (Gracija Filipovic)? On ne sait pas. 
      Mais il a un grand projet: vendre une partie de l'ile à son "meilleur ami", un richissime américain, Javier (Cliff Curtis), pour y construire un hôtel de luxe. Avec l'argent, la famille pourra enfin s'acheter un appartement à Zagreb, vivre normalement. Qui y croit? Nela (Danica Curcic), sa très jolie femme, une ancienne miss... Mais sans doute Ante ne quittera t-il jamais son royaume maritime, royaume dérisoire où il ne règne que sur deux sujettes...
      Justement, Javier débarque sur un yacht avec une bande de jet-setters. Pour eux on organise une fête, à laquelle les femmes doivent se montrer, mais en suivant les diktats du maitre. Robes décentes, surtout pour Juliya à peine sortie de l'adolescence, qui passe sa vie en maillot de bain, inconsciente de la provoquante femellité de son corps (athlétique sans être sèche ou musculeuse, cette actrice est magnifique)
       Qui est Javier? Que vient il faire chez cet homme qui a été son employé, et qu'il méprise (tout autant qu'Ante, en fait, le déteste)? Revient il, en plein divorce, pour revoir Nela? Qui est Ante, ce tyran qui brutalise et enferme une fille dont, par ailleurs, il est très fier? A quoi pense t-il lorsqu'il regarde Javier flirter avec Nela, alors qu'ils ont été amoureux dans leur jeunesse? Qui est Nela confrontée au retour de cet homme qui, lui, a réussi? Pourquoi choisit -elle toujours de soutenir Ante,  de prendre toujours le parti de cette brute contre Juliya, par peur de lui, ou par le reste de quelque fort attachement? Et surtout, que deviendra Juliya, cette petite boule de révolte qui se faufile dans l'eau, souple comme une murène, abominable poisson à corps de serpent, mais qui dans la vie ressemble plutôt à un pauvre poisson rouge enfermé dans un aquarium, qui ne cesse de se cogner à ses parois, qui presse sa mère de partir avec son ancien amoureux, de fuir cette ile-prison...
     C'est beau, c'est intelligent, c'est original, c'est différent. 

tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2022
Le" Premier film" (que le jury ad hoc distingue dans la sélection de son choix - ici, il concourait au titre de la "Quinzaine") primé à Cannes en 2021 coche les "bonnes" cases, notamment parce que portrait d'une jeune fille s'essayant à la lutte contre le patriarcat et le machisme, et réalisé par une trentenaire, la Croate Antoneta Alamat Kusijanović. Les qualités techniques sont bien au rendez-vous, mais, pour ma part, y ai vu un exercice de style laborieux, se réduisant sur le plan scénaristique à une interminable mise en place des prérequis dramatiques spoiler: (le père, tyranneau domestique, la mère, effacée et soumise, la fille, cherchant à prendre son envol - et, en deus ex machina restant au milieu du gué, un ami perdu de vue, qui a fait fortune en Amérique et à qui le père tente de placer un terrain, faussement de cocagne).
Du coup, c'est le spectateur qui souffre de cette anémie stylistique que le boboland confond si aisément avec l'inspiration... Autant que la murène ("Murina") pourchassée. Et le casting, au moins ? L'ingénue est ici sportive, d'où de belles séquences dans l'Adriatique. Le père surligne dans le bourru, virant à l'empêcheur de grandir en rond, et même au grand méchant, pas très clair... La mère a la nostalgie tristounette de sa jeunesse - du temps où ses maigres appas l'avaient faite "reine de beauté" locale. Quant à l'ami prodigue, "Javi", on s'étonne un peu de le voir incarné par le Maori Cliff Curtis : pas très "couleur locale"... On imagine que le co-producteur, un certain Martin Scorsese, qui l'avait distribué pour sa part en dealer aux origines ethniques imprécises dans "A Tombeau ouvert", l'aura proposé sans vergogne...
Le tout fait un grand "bof, bof", quant aux qualités d'écriture et de mise en scène de la lauréate. Mais rien de choquant à Cannes, où le sujet à la mode suffit à faire les récompenses dans le vent (marin) de la Croisette !
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2022
Jeune femme croate vivant à New-York, Antoneta Alamat Kusijanovic a en quelque sorte réalisé le rêve que semble caresser Julija, le personnage principal de son film : quitter un pays où le machisme est toujours présent. Si l’homme croate n’est donc pas présenté de façon très positive, il n’en est pas de même pour la beauté des paysages de ce pays. Quant à l’avenir des relations homme / femme dans ce pays, il est entre les mains de la jeunesse, représentée ici par une jeune fille qui reproche sa passivité à sa mère et qui sort de sa coquille pour s’efforcer de se libérer du joug paternel.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2022
Animal peu sociable, voire vicieux et féroce, la murène est étrangement associée dans ce film à une élégante naïade croate, championne d'apnée et de chasse sous-marine. Pour autant, Murina nous emmène dans une de ces îles paradisiaques de la côte dalmate au nom imprononçable et encore peuplées, si l'on en croit le scénario, d'affreux machos, tyrans domestiques et un peu escrocs sur les bords.
L'histoire trop caricaturale, l'interprétation surjouée nous font un peu penser à ces telenovelas sud-américaines où les scènes romantiques avec violons et œillades mouillées alternent avec roulements de tambour et claquements de fouets. Reste la mer et les paysages, c'est déjà pas mal !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2022
Murina c'est une histoire d'émancipation féminine sous le soleil de Croatie. La réalisatrice semble amoureuse de sa jeune et jolie héroïne qui passe l'entièreté du film en maillot de bain, s'en dégage une tension sexuelle permanente. Mais cela ne suffit pas à retenir l'attention du spectateur pour ce film dont l'originalité et l'intérêt sont très relatifs. Je ne comprends pas vraiment son prix cannois malgré la présence de maître Scorsese à la production.
miouze
miouze

69 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juin 2024
Ce film très aquatique est un patchwork d'ambiguïtés !
La mère qui veut (ou pas ?) aller avec ce gars, qui est (ou pas ?) le père de sa fille, elle-même troublée (pourquoi ?)
Le tout baigne dans une semi-loyauté / soumission et lassitude envers le père (et mari) à l'autorité carrément moyenâgeuse.
La beauté de la mer côtoie l'ennui des 2 femmes, partagées entre le doute et l'envie, le courage et la résignation.
Photographie splendide.
Une fin en queue de poisson (sans jeu de mots) dont je ne sais pas trop quoi penser...
Cliff Curtis, séduisant à souhait, nous régale de son charisme envoûtant
HomoLibris
HomoLibris

37 abonnés 135 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 avril 2022
Un TV film un peu longuet. Une histoire vue et revue (un père autoritaire, une mère ayant l'impression d'avoir gâchée sa vie, une fille rebelle, un objet de tentation). Un scénario sans aspérité. Des personnages très manichéens. Jeu d'acteurs quelconque. Des incohérences flagrantes dans les prises de vue. Perso, j'ai trouvé que la côte dalmate n'était pas vraiment mise en valeur par la photographie, plutôt banale.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 avril 2022
Faudra m’expliquer ce qu’il y a de bien dans ce film. Une jeune fille de 17 ans qui chasse la murène vit sous l’autorité d’un père austère. Elle rencontre un ami de ses parents sympathique et ouvert qu’elle veut rejoindre pour une vie plus heureuse. Le gars ne veut pas l’emmener. Fin de l’histoire!
Olivier Laad
Olivier Laad

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2,0
Publiée le 26 avril 2022
Je ne reviendrais pas sur le scénario et ma description générale des personages car cela est bien décrit dans d'autres critiques.

Je suis par contre surpris qu'aucune critique ne mentionne le caractère monolithique des personnages et le manque de subtilité de leur personnalité.
Je pensais que le film allait nous révéler fautes facettes de ces caractères et de leur relation. Mais non, le père reste bourru, autoritaire sans qu'aucun voile ne soit levé sur ce qu'il a pu être avant, ce qui la conduit à devenir ainsi et l'évolution de la relation avec sa femme et sa fille.
Les personnages ne se révèlent guère et l'actrice principale nous montre un visage fermée, sans quasi aucune expression que sa moue renfrognée.

Du coup ce film se cantonne à une dimension psychologique un peu simpliste qui m'a déçu.
Malgré les belles images et une bonne entrée en matière je suis resté sur la faim, d'un film finalement pas très original d'une ado qui essaye de s'émanciper d'un père despotique.
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