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Pseudofile
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0,5
Publiée le 12 janvier 2023
1H28 de causette pour philosopher sur la place de l'amour entre personnes du même monde. Sidérant d'ennui et de vide sidéral de par les banalités diffusées.
Encore un merveilleux film de Rohmer, un de mes réalisateurs préféré. Le réalisme, le rythme tranquille de la vie des années 80, la douceur, la beauté. Le cinéma de Rohmer est pour moi toujours bienfaisant et passionnant à la fois. Les dialogues sont justes et intelligents. Les acteurs sont bien choisis. Un vrai bijou, tout en sensibilité.
Un Rohmer mineur. Les situations et les dialogues de ce film manquent de l'intelligence, la finesse et la subtilité dont l'auteur nous a souvent gratifiés. On frise même parfois le vaudeville. Si le personnage de Pauline reste très attachant, les autres manquent de profondeur et de complexité, comme celui de Marion, joué (assez mal) par une Arielle Dombasle dont il semble que l'intérêt de Rohmer fut de la filmer en diverses postures et tenues affriolantes évoquant souvent la poupée Barbie.
Une nouvelle fois Eric Rohmer prouve dans ce film à quel point le snobisme navrant des avatars des cahiers du cinéma que l'on empaquète dans le terme "nouvelle vague" peut arriver à produire des navets irregardable. La recette de la nouvelle vague : 1- vous choisissez un cadre petit bourgeois et "qui colle à son époque". Ici la plage, des parisiens en Normandie. 2 - Vous y collez un scénario de deux lignes : 2 histoires de couple banales (les "vieux" Dombasle et sont mec, et les deux ados tout juste pubères). 3- Vous y ajoutez des dialogues. Pleins de dialogues. Très longs avec des longues phrases artificielles. Et vous ne dirigez pas les acteurs pour qu'ils jouent un peu faux. Avec ça vous restituez l'impression douloureuse des certains cours de français de collège. Du coup cela fait intello. Avec une citation en prime: "Qui trop parole, il se mesfait" (bien dit!). J'ai failli mettre un étoile pour les seins d'Arielle, seul intérêt du film...
un film dans la foulée de la nouvelle vague qui se révèle très vite ennuyeux. Cette histoire de marivaudage avec arrière-pensées davantage perverses que légères est, de mon point de vue, mis en scène de façon trop théâtralisée. Les acteurs surjouent (ou alors jouent mal) et la plupart des dialogues sont des déclarations ampoulées, philosophiques, des dialogues qui se tiennent pas dans la vie réelle.
Très agréable à suivre, ce n'est pourtant pas le film que j'ai préféré en découvrant le cinéma de Rohmer... Sans être long, j'ai surtout eu une impression de déjà-vu, comme si ce film s'était appelé "La Collectionneuse 2" ; même cadre, même thème, mêmes couleurs, même ton monotone qui parcourt tout le film. L'aspect très théâtral des dialogues et du jeu des acteurs n'est pas un problème du tout, ça ajoute même un certain charme au film, mais lorsque les acteurs ont la langue qui fourchent ou semblent ne pas être convaincus par leur texte, c'est embêtant. Seuls Féodor Atkine et surtout Amanda Langlet (qui m'a vraiment fait penser à la jeune Sophie Marceau de La Boum) s'en sortent à merveille. Ceci dit, le film est comme une balade au bord de la plage : agréable, doux, savoureux, mais semblable à toutes les promenades du même style et, donc, rapidement oubliable.
Faisant partie du cycle Comédies et Proverbes de Rohmer, ce film raconte les histoires d'amour de 2 filles (Marion, interprété par Arielle Dombasle, et Pauline, par Amanda Langlet) avec des hommes rencontré en vacances. Le film, malheureusement, se perd dans toute ses histoires cherchant à les multiplier jusqu’à partir dans tous les sens. Une autre point négatif du film, selon moi, est l'interprétation vraiment très moyenne des différents acteurs qui joue sans grande conviction et se perdent lorsqu'il cherche à être plus profond. Au final, on a affaire à un film assez décevant qui aurait pût être mieux si le choix d'acteur et le scénario avait été plus intéressant.
C'est mon deuxième Rohmer après Conte d'été il y a longtemps. Je me souviens de l'amateurisme et du "non jeu" des acteurs mais s'il y a quelque chose qui m'a davantage frappé dans Pauline à la plage c'est la redondance que ce soit dans les dialogues où les situations. Je me suis demandé très sérieusement si AB Production ne s'était pas inspiré de cette oeuvre tant l'auteur semble ne pas craindre un instant de perdre le spectateur en faisant disserter longuement ses acteurs sur des événements insignifiants. Ce qu'il y a de chouette c'est que passé le sentiment d'incrédulité le film en devient extrêmement drôle tant cela ressemble à une farce, une grosse farce même tant il faut de protagonistes pour mener à bien la réalisation d'un film et une énorme farce quand c'est une carrière entière qui est ainsi menée. Malheureusement il n'y a qu'en France qu'une telle oeuvre peut demeurer une référence. Aurions-nous davantage d'humour que les autres ? Peut-être.
Encore de magnifiques dialogues pour ce film ensoleillé de Eric Rohmer et des chassés croisés amoureux savoureux mais souvent cruels. Les premiers émois d’une jeune fille, très bonne prestation de Amanda Langlet , que l’on reverra dans « Conte d’été » mais qui ne fera pas ensuite une grande carrière : toute en délicatesse, en douceur, la vraie jeune fille en train de se transformer en femme, comme la chrysalide en papillon, et qui a sa langue bien pendue, culottée. Il y a la belle Arielle Dombasle qui tient là son meilleur rôle, à la plastique parfaite, à la recherche du grand amour, la vraie romantique, et qui se laisse prendre dans les filets de beaux séducteurs, probablement son meilleur rôle au cinéma. Féodor Atkine , grand acteur de second rôle qui tient là un rôle magnifique, qui lui convient tout à fait bien, de séducteur impénitent, cynique , petit Dom Juan de station balnéaire . Tout ce petit monde passe des vacances à Dinard , flirts, passions, amourettes, jalousies. Les dialogues sont de très haute volée, digne de Marivaux , teintés de beaucoup d’humour. Un joli twist final qui boucle bien la boucle, comme la morale de l’histoire .
Aucune critique ne saurait convaincre les réfractaires au style particulier d'Éric Rohmer. Il faut un peu de patience, s'habituer au débit des comédiens, pour etre pris par l'atmosphere du recit. C'est un conte tout en finesse , littéraire, sur les lois du désir, l'illusion de l'amour ,le besoin de liberté. Quatre personnages, quatres conceptions de l'amour Un conte assez cruel finalement, ,se deroulant certes sous un soleil généreux , tout les personnages sont loin d'atteindre leurs dessein. Les mots s'assemblent comme des notes de musique, donnent un côté littéraire a un film qui se joue dans des décors naturels et réalistes., tout le monde a un jeu masqué,.Comme dit l'adage, l'amour c'est vouloir donner a quelqu'un qui n'en veut pas quelque chose que l'on a pas, mais tout le monde a besoin d'illusions, et telle semble être la morale du film,
Construite et dialoguée comme une pièce théâtrale cette comédie dramatique sur les relations sentimentales mêle différentes visions du sentiment amoureux incarnées par des protagonistes convaincants quoi que désincarnés à cause de l'artificialité induite par la mise en scène et par leur posture. Ce récit grinçant visant davantage la réflexion que l'émotion il induit un détachement lié à une volontaire distanciation ironique. Singulier.
"Pauline à la plage" est un film du début des années 80 qui ressemble plutôt à un téléfilm des mêmes années. Le scénario tient en une page et manque cruellement de profondeur, se limitant à des déboires amoureux assez banals. Les acteurs livrent une performance médiocre, et la mise en scène, plate et monotone, n'apporte aucune dynamique. Une déception. 3/10
Rohmer retranscrit parfaitement l'ambiance de vacances à la plage, les amours futiles ou sérieux, d'adolescents et d'adultes les incompréhensions, les tromperies mais raconté avec le talent d'u grand metteur en scène
La plage où Pauline passe des vacances aux côtés de la belle Marion (Arielle Dombasle) recouvre un sens plus large que le laisse supposer la simplicité du film. La plage est moins un lieu qu'une scène, où Pauline, successivement spectatrice et protagoniste, assiste au spectacle des jeux de l'amour, en fait l'apprentissage. L'innocente bluette de vacances à laquelle s'adonne l'adolescente avec le jeune Sylvain contraste ironiquement avec les moeurs sentimentales et les pratiques des adultes. A travers la liaison de sa cousine Marion avec Henri, Pauline découvre des formes compliquées et viciées de l'amour. L'infidélité et les mensonges, de nature à tirer le marivaudage vers un espiègle vaudeville, l'idéalisme un peu vain de Marion, l'exigeance et la perfidie d'un prétendant éconduit contribuent à donner un reflet désenchanteur et tout autre que romantique au sentiment amoureux. En dépit de l'apparence du raisonnement, les discours, à ce sujet, sont théoriques et spécieux.
Littéraire et ludique, la comédie d'Eric Rohmer est tout autant un divertissement modeste par sa forme qu'une leçon de choses, qu'une étude de moeurs riche et pleine d'acuité, dans laquelle, s'attachant à "démythifier" le sentiment amoureux, elle en extrait simultanément l'essence et la diversité. Les personnages, quoique s'exprimant à la façon de toujours de Rohmer, pas forcément naturelle, sont convaincants et attachants. A l'image des interprètes.
Dialogues merveilleusement écrit. Un charme fou chez tous les acteurs, surtout la jeune Pauline. Film romantique qui reste toujours intelligent (à part peut-être le monologue d'Arielle Dombasle, toujours artificielle, affectée et précieuse, mais ça passe car tout le reste est parfait, acteurs, mise en scène, dialogues, décor). Cela n'est pas réaliste, car c'est du Rohmer, mais on ne peut qu'être sensible à l'universalité humaniste d'un tel film.