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Charles Lucas
12 abonnés
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4,0
Publiée le 23 avril 2020
Agréablement surpris. Le personnage est une vraie réussite. Un côté tocard mais sérieusement engagé et fiable. Les acteurs sont vraiment bien, le film est bien rythmée. Ça m'a fait plaisir de revoir Eddie Murphy et Wesley Snipes dans un bon film.
NB:genre historique, sociétal, ethnique, histoire vraie, Etats unis Si vous avez aimé: La plupart des films tirés d'histoires vraies à traits pédagogiques et plutôt positifs. Rien d'exceptionnel à dire sur la réalisation mais c'est propre et bien fait. Murphy est à son aise et les autres acteurs aussi. On passe un bon moment dans cette explicatif d'un pan de la culture noire américaine et celle des origines du rap ou d'une partie de cette culture du show se jouant toujours avec équilibrisme d'une censure et d'un politiquement correct, de cette société puritaine et croyante qui n'en réclame pas moins son lot de liberté et de folie, de son absorption des cultures contre vents et marées intégrant parfois malgré elle toute la créativité de sa mixité. Un moment de Dolemite à passer en toute détente.
On ne s’attendait pas à revoir Eddie Murphy, has-been entre les has-been, dans un film d’un certain niveau, et encore moins dans ce qui constitue en fin de compte un des meilleurs rôles de sa carrière, celui du comédien de stand-up Rudy Ray Moore, boudé par le succès jusqu’à ce qu’il invente le personnage de Dolemite, sur base des élucubrations alcoolisées des clochards célestes de son quartier. Son nouveau numéro à base de tirades vulgaires et argotiques en rimes débitées à une cadence de mitraillette allait considérablement influencer les rappeurs des années 80 : ce fut un tel succès que Moore, bien que totalement inexpérimenté en la matière, se retrouva bientôt à piloter un film à la gloire de son flamboyant avatar, qui demeure encore aujourd’hui un des plus mémorables nanards de la BlaXploitation. Croyant en son pressentiment que la communauté noire ne se retrouvait pas dans les films “blancs” de Hollywood et qu’elle se rendait au cinéma prioritairement pour se divertir, Moore imagina un film bourré de poursuites en voitures, de filles nues et de kung-fu. Confronté au refus des producteurs de mettre leurs billes dans un navet qui leur semblait voué à l’échec, il se retrouva à tourner dans des conditions artisanales, avec un casting d’amis et de prostituées, dans un vieil hôtel délabré mais le succès inattendu du film donnera raison à son pari un peu fou. Evidemment, il y a beaucoup de ‘Ed Wood’ et de ‘Disaster artist’, à la fois dans le personnage et dans l’architecture du film-sur-le-film, dans le récit de ce tournage cataclysmique et fauché, extrêmement drôle grâce à la nullité et l’amateurisme qui affleure à tous les niveaux et dont aucun intervenant ne doute à l’exception de Rudy Ray Moore mais qui, au final, laissa de bons souvenirs à toutes les personnes impliquées et constitua un sorte de revanche sur le destin pour son initiateur. Même si l’histoire du cinéma, même déviant, est restée assez imperméable au phénomène Dolemite, il est difficile de ne pas éprouver un sympathie automatique pour ce looser magnifique qui croyait en ce qu’il faisait au point de poursuivre son projet contre vents et marées, alors même que le simple bon sens aurait du lui dicter de stopper les frais.
Dolemite est un bon film en soi,le gars il est déterminé d'abord de sortir des disques après le gars il décide de créé un film avec les moyens du bord et il réussi.Je trouve que c'est un bon film mais sans plus !
Quel plaisir de retrouver Eddie Murphy dans un rôle taillé pour lui. Quelle incroyable histoire méconnue pour nous européens. Une grande destinée pour un self made men.
Pour nous, européens, et même pour toute personne hors des Etats-Unis voire même hors du sérail de la blaxploitation ayant cours durant les années 70 là-bas, l’histoire de ce quidam devenue célébrité dans son milieu est totalement inconnue. Mais elle mérite pourtant de l’être et vaut bien un film. La vie de ce Rudy Ray Moore, sacrément haute en couleurs, se suit avec un certain intérêt, d’ailleurs grandissant plus le film avance. Mais si le sujet est plutôt intéressant, il faut avouer qu’il n’a rien de révolutionnaire puisqu’il reprend de loin la trame de beaucoup d’œuvres plus ou moins majeures orientées vers le genre du biopic. C’est-à-dire la vie d’une personne plus ou moins célèbre qui démarre de rien et qui grâce à un talent va devenir célèbre et connaître la gloire après avoir connu les galères ou inversement. C’est vu et revu au niveau du schéma narratif mais comme le personnage est assez iconoclaste et original et que le traitement est relativement adapté, cela fonctionne.
Cependant le début du film est plutôt laborieux, la présentation de ce personnage n’étant pas follement originale et le script pas du tout passionnant. Toute la saveur de « Dolemite is my name » vient du personnage en lui-même, un personnage incarné par un Eddie Muprhy en grande forme qui fait un retour triomphal dans un long-métrage, mais se retrouve malheureusement cantonné sur Netflix. Mais il faut avouer que le sujet concerne clairement trop un public de niche et qu’il n’avait pas de potentiel commercial fort. En tout cas, l’acteur désormais sexagénaire est en toute possession de ces moyens, qu’ils soient comiques et/ou de comédien et le personnage lui va comme un gant. La réalisation très old school de Craig Brewer est, de plus, en totale adéquation avec le contenu, délicieusement rétro et black, faisant parfois penser, grâce au contexte et toutes proportions gardées, au « Once upon a time… in Hollywood » de Tarantino.
Le film déploie tout son charme dans sa seconde partie quand Rudy Ray Moore quitte l’univers du stand-up et un humour grivois qui n’en fera pas rire beaucoup d’entre nous pour investir celui du cinéma et souhaite porter le personnage de Dolemite sur grand écran. Et là, « My name is Dolemite » se tourne agréablement vers le sous-genre du film dans le film et du tournage qui va avec. Il fait penser à des œuvres telles que le jubilatoire « The disaster artist » ou encore « Soyez sympas, rembobinez ». Les astuces et pérégrinations de cette équipe de seconde zone qui n’y connait rien en cinéma sont plutôt savoureuses et on prend plaisir à les suivre. Surtout sachant que tout cela est véridique, ça rajoute encore au plaisir que l’on prend à suivre ces personnages pittoresques. Et celui de Dolemite possède vraiment un charisme de premier plan. Un film qui donne le sourire et met de bonne humeur même s’il sera vite oublié.
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Eddie MURPHY signe un retour fracassant dans le rôle principal de Rudy RAY MOORE. Sa nomination aux Golden Globes 2020 dans la catégorie "meilleur acteur dans un film musical ou comédie" est d'ailleurs bien méritée. Dans "Dolemite Is My Name", le réalisateur donne beaucoup de rythme à sa mise en scène décalée. Servi par un casting haut en couleurs (Wesley SNIPES, Snoop DOGG), le film constitue une aventure artistique pleine d'insouciance et d'audace. Cette production Netflix permet au grand public de découvrir ou redécouvrir le phénomène DOLEMITE du milieu des années 1970.
Complètement décalé mais absolument jouissif ! Je suis incapable de vous dire si l’histoire réelle est retranscrite avec justesse car je n’avais jamais entendu parler de lui ou de ces films auparavant. Tout ce que je peux affirmer haut et fort, c’est que j’ai absolument adoré ! On se demande quoi les 10 premières minutes mais une fois « l’immersion » réalisée, l’oreille aiguisée et le mode second degré, cru et salace activé, c’est un kiff absolu ! Avec comme cerise sur le gâteau, une superbe morale derrière tout ça ! À VOIR !
Biopic léger plus ou moins taillé pour les récompenses (et au final snobé), reposant essentiellement sur la prestation d’un Eddy Murphy sur le retour, à l’image du personnage qu’il incarne, plutôt sympa de le revoir aussi en forme, et sans excès, de même pour Wesley Snipes; toute l’ascension se déroule un peu trop hâtivement, redoublant de facilités, autant niveau scénario que mise en scène, mais le tout offre un cocktail pétillant et digeste.
Très feel-good, très sympa, un très sympathique film Netflix (qui aura tout de même produit un certain nombre de bons films cette année), pas marquant et à la mise en scène classique. On ressent pas non plus l'académisme que peuvent dégager la plupart des biopics, car le film est assez déjanté, mais le scénario reste linéaire, raconte l'histoire de ce type, sans plus, et en aucun cas ne fait une étude de personnage, où un véritable portrait du héros. Ce film est surtout un beau prétexte pour offrir un rôle en or à Eddie Murphy, et un possible retour sur le marché hollywoodien. J'ai été déçu qu'il n'y ai aucune mise en abîme vis à vis de l'acteur et du personnage, car je ne connaissais pas ce Rudy Ray Moore, et je me disais avant de voir le film que peut être, il y avait des parallèles intéressants avec Eddie Murphy. Le segment où ils tournent le film est clairement le meilleur, et le plus drôle, et apporte un encore plus grand attachement à ce personnage, qui ne sais pas faire mais essaie de son mieux, et semble ne pense qu'au plaisir, bien que l'argent semble également l'intéresser. Donc film très sympa, mais pas essentiel à voir.
Un bon film, prenant et sympathique, souvent drôle et attendrissant. Les trente premières minutes, bien que nécessaires, auraient pu être mieux exploitées tant elles m'ont semblé parfois ennuyeuses, mais le reste, on est vraiment embarqués dans l'histoire et on vit avec Dolemite ses péripéties. Les acteurs sont tous très bons... Ca m'a simplement donné envie de voir le film Dolemite originel.