Nouvelle adaptation d'un roman d'aventures célèbre dans la culture anglo-saxonne, ce film marque les débuts américains de celui qui incarne le mieux l'aventure dans les 50's, S. Granger. Avec D. Kerr, il compose un duo savoureux, qui inspirera notamment R. Zemeckis pour "A la poursuite du Diamant vert". Malgré un rythme faiblard, une mise en scène fade et des péripéties pas toujours palpitantes, le film se révèle dépaysant, parfois divertissant et surtout plutôt satisfaisant. Rien de bien extraordinaire au final, juste un film d'aventures dans une nature sauvage, avec son lot de rebondissements typiques du genre, même si on peut penser que c'est avec ce film que tout a commencé. Sympa à voir, une bonne introduction au genre.
Une heure vingt d'ennui, pendant lesquelles on ne voit que des hommes et une femme marcher à travers la savane, rencontrant des animaux, discuter et puis dix dernières minutes où enfin ça bouge, enfin on parle et voit les fameuses mines. Un film très décevant, manquant de tout et surtout d'aventures (ce qui est gênant pour un film d'aventures) !!
Vraiment rien de génial dans le scénario dans lequel défile à la queue leu leu tous les poncifs du genre dans un récit d'une linéarité exaspérante. (De plus celui qui a compris les vraies motivations de Deborah Kerr gagne un Bounty !). Cependant, ça se regarde sans déplaisir, les images sont belles, le duo de vedettes fonctionne bien, et puis il y a une très bonne scène de troupeaux en paniques (malgré les surimpressions trop visibles)
Malgré la vieillesse de la pellicule et du contexte politique ; cette aventure d’Alan Quartermain est assez décevante. Car à part quelques moments brefs de sursaut. Les moments de bravoures sont très limités. Avec un dénouement qui laisse à désirer ; cette aventure n’est pas ma meilleure de l’aventurier, dommage.
Au début on assiste a un vrai défilé d'animaux et de décors. La réalisation est classique, le scénario compte plusieurs invraisemblances (des détails certes ...) mais l'histoire en elle-même est sympa enfin c'est un divertissement assez plaisant à voir.
De grands acteurs pour un très grand classique du cinéma. Une adaptation fastueuse d'un "must" de la littérature d'aventure, dans lequel, rien que la charge des animaux sauvages reste toujours aussi impressionnante 64 ans plus tard. Tandis que Steward Granger tient la dragée haute à Harrisson Ford en Indiana Jones, Déborah Kerr, sans quitter ses vêtements, est absolument délicieuse autant pour son physique que pour son interprétation. L'acteur noir, un Masaï haut de 2m10, est remarquable.
Une fois oublié le côté touriste des héros, on se laisse très vite prendre par ce film d’aventures de la grande époque d’Hollywood. Stewart Granger est au meilleur de sa forme, les péripéties sont nombreuses et les traditions locales bien mises en avant. Les décors naturels sont en plus extraordinaires et d’une variété exceptionnelle.
« King Solomon’s Mines » est un célèbre roman d’aventures, qui a fait l’objet de moult adaptations au cinéma. Parmi les plus connues, cette version de 1950, qui jouit d’un joli succès à l’époque. Avec notamment plus de 4 millions d’entrées en France ! Ce succès s’explique sans doute par les gros moyens mis dans la production. En particulier l’idée de tourner en Afrique ces aventures d’Allan Quatermain, à la recherche du mari disparu de sa cliente, qui tentait de découvrir les légendaires mines du Roi Salomon. Ainsi le film aligne les beaux paysages, et les vrais animaux (on est loin de stock-shots de documentaires !). Donnant un vrai parfum exotique. Et, pour le spectateur de l’époque, la sensation de voyage. Le hic, c’est que l’ensemble souffre de trois gros défauts. D’abord, l’absence de vrais enjeux narratifs. Il apparait clairement que notre héroïne va tomber dans les bras d’Allan Quatermain. Si bien que retrouver son mari n’est plus la préoccupation du spectateur ! Tandis que le personnage d’Umbopa, qui révèle son importance dans le dernier acte, voit sa sous-intrigue totalement sacrifiée. Enfin, chose incroyable, tout le monde semble se moquer éperdument des fameuses mines et de leur contenu précieux ! Deuxième souci, l’absence d’un vrai antagoniste. Il y aura bien une ou deux figures nauséabondes, mais elles sont rapidement expédiées et n’auront pas vraiment d’emprise sur le récit. Les éléments naturels seront les seules vraies menaces, ce qui est dommage. Je n’ai pas lu le roman, j’ignore si cela vient de là. Mais en tout cas, la version de la Cannon de 1985, qui s’inspirera clairement de « Raiders of the Lost Ark », corrigera allègrement le tir en intégrant au récit des Allemands belliqueux… Dernier problème, la mise en scène demeure relativement fade. C’est peut-être du à la production troublée, Compton Benett ayant du quitter le navire en cours de route, pour être remplacé par Andrew Marton. Toujours est-il qu’aucun des deux ne semble avoir les épaules pour rendre épique cette aventure pourtant tournée localement. Par exemple, les altercations avec des animaux se réduisent trop souvent à des champs / contre-champs limités. Néanmoins, le film a quelques atouts. Un tandem principal qui fonctionne bien (Deborah Kerr et Stewart Granger). Une jolie séquence près d’une cascade. Et parmi les morceaux de bravoure, la séquence des animaux fuyant la savane en flamme vaut son pesant de cacahuètes. A l’arrivée, ce n’est clairement pas un grand film d’aventure. Je lui préfère même la version de la Cannon. Mais il faut reconnaître son ambition pour l’époque.
« Les mines du roi Salomon » est le premier film tourné à Hollywood par Stewart Granger, jeune premier du cinéma anglais depuis 1930, en concurrence avec son compatriote et ami James Mason. La MGM qui avait déjà fait venir en 1949 James Mason à Hollywood parvient à mettre dans son écurie Stewart Granger qui plus athlétique évoluera dans un autre registre au sein du studio. C’est en effet avec le film d’aventures que la MGM souhaite rentabiliser son investissement. Durant sept ans et quelques douze longs métrages, Granger va briller de mille feux, enchaînant les succès. Mais son caractère difficile et son intransigeance vont rapidement nuire à la réputation de cette pépite dont l’éclat va fatalement pâlir. La MGM profitera de l’échec des « Contrebandiers de Moonfleet », son premier accroc au box-office, pour placer Granger sur deux projets mineurs afin de ne pas renouveler son contrat faute de résultats. Le retour en Angleterre verra la carrière de l’acteur décliner. Mais en 1950 c’est une adaptation d’un roman de l’écrivain britannique Henry Rider Haggard qui est choisie pour lancer la carrière hollywoodienne de la nouvelle recrue. Il sera Allan Quatermain sorte d’Indiana Jones avant l’heure. Le scénario écrit par Helen Deutsch ajoute au roman un personnage féminin qui sera interprété par Deborah Kerr anglaise comme Granger et qui a déjà joué avec lui au théâtre. Le projet datant de 1949, c’est Errol Flynn qui était prévu pour tourner sous la direction de Compton Bennett, les deux hommes venant d’achever ensemble « La dynastie des Forsythe ». Mais Errol Flynn s’engageant sur "Kim" de Victor Saville, la place est libre pour Granger. Le film se tourne en décors naturels en Ouganda, dans la région des Grands Lacs et dans l’ancien Congo Belge. L’intrigue est d’un classique des plus consommés du genre film d’aventures exotiques.spoiler: Un guide local, baroudeur expérimenté va accepter après l’avoir tout d’abord refusé, d’accompagner une jeune femme (Deborah Kerr) et son frère (Richard Carlson) au fin fond d’une région inexplorée et réputée dangereuse pour tenter de retrouver son mari imprudemment parti à la recherche d’une mine de diamants . Les décors naturels parfaitement exploités servent d’écrins à une romance programmée qui voit la riche bourgeoise endimanchée à peine sortie de son Londres natal s’enticher du guide viril qui l’initie à la vie dans la savane, prenant soin d’elle tout en la brusquant quelque peu. C’est bien connu, les conditions extrêmes et dépaysantes peuvent parfois rapprocher deux mondes qui s’ignorent. Jane et Tarzan en sont la plus belle et extrême preuve ! Parallèlement, le scénario d’Helen Deutsch n’oublie pas les tribus autochtones dont les rites et mœurs sont exposés sans aucune condescendance ou jugement de valeur péremptoire, ce qui peut nous faire penser que le film ne donne pas vraiment prise aux préventions actuelles très susceptibles sur le sujet même si le contexte colonial alors en vigueur ne peut bien sûr pas être ignoré. L’affrontement territorial entre deux frères pour la domination d’un territoire est par ailleurs fort bien exploité pour faire des « Mines du roi Salomon » un film de premier choix dans son genre, fort bien porté par un Stewart Granger aux larges épaules, crédible et sobre dans son jeu. En somme le papa d’Harrison Ford !
Le charme des films des années 50 opère toujours. Le coté Indiana Jones, les magnifiques décors, le jeu des acteurs, les animaux de la "jongle". Divertissant, vieillisant bien. Le bluray était une magnifique restauration. Un régal.
Film d'aventures de notre enfance par excellence, et l'un des films qui restent dans l'esprit et pourtant, aujourd'hui, il apparait bien lisse, l'action est quasiment inexistante, quand je parle d'action, je parle de l'histoire, certes ils parcourent les contrées lointaines d'Afrique à la recherche d'un homme, on suit donc cette caravane, où, seule l'héroïne est chahutée par la nature hostile d'un tel pays, et le fait le plus marquant de cette virée, c'est le moment où, elle se coupe les cheveux. J'exagère à peine, à l'époque le film a fait son petit effet, aujourd'hui, c'est une belle carte postale, une pub pour agence de tourisme, voir une ballade dans une réserve pour côtoyer et mettre en avant les animaux sauvages. Preuve que le film est d'une autre époque, la scène d'ouverture, qui donne le ton si je puis dire, on y vois de riche Anglais en safari tuer un éléphant, et dans la seconde scène, on retrouve tout ce beau monde dans une pirogue, avec les défenses du mammifère trônant à leur pieds. Après bien sûr, il y a le charme de Deborah Kerr, excellente actrice, le Beau Stewart Granger usant de son charme naturel, mais il y a surtout les tribus, les danses, les villages, les paysages, bref, tout le folklore, c'est ce qu'il faut retenir de ce film. Naturellement les moyens pour tourner un tel film en décor naturel, loin de tout, ont du être éprouvant, et très certainement difficile, alors, il faut rester un tant soit peu indulgeant.
A sa sortie en 1950, « Les Mines du roi Salomon » avait cela de spectaculaire qu’il était tourné intégralement en extérieur. L’occasion de proposer une Afrique non pas fantasmée mais réelle, et donnant lieu, de fait, à une véritable aventure pour sa mise en scène. Assurée par un duo de réalisateurs à la filmographie bien maigre, cette mise en scène se révèle malheureusement trop plate. Hormis une ou deux séquences plutôt spectaculaires (notamment celle de la fuite des animaux face à un incendie), les superbes paysages sont trop souvent le seul objet d’aventure de ce film. Or filmer la savane, deux tribus, des animaux exotiques, la jungle et d’autres indigènes ne forment pas un film d’aventures. On sent bien que le périple qui est filmé s’apparente aisément aux difficultés qu’ont pu rencontrer les cinéastes pour tourner leurs séquences. Cependant, en toute honnêteté, il ne se passe pas grand-chose tout au long du film. Ici un fauve dangereux, d’accord, là une tribu menaçante, OK, là-bas un soleil écrasant, bien sûr, mais la quête des explorateurs n’est jamais vraiment un enjeu palpitant et la quête intérieure de chacun des personnages bien trop conventionnelle pour leur donner un véritable relief. Trop de séquences s’apparentent à un simple documentaire (les longues scènes montrant les coutumes des diverses tribus, les prises de vue d’animaux de toutes sortes) dont les péripéties se répètent simplement (trois séquences de serpents se suivent quasiment). L’ensemble est donc globalement décevant. Il reste le charme de ces films d’époque et la présence de Stewart Granger et de Deborah Kerr mais on aurait aimé une quête plus palpitante, davantage de péripéties (les situations ne manquaient pourtant pas) et une romance moins convenue. La fin illustre parfaitement ce rendez-vous presque manqué. Au lieu d’exploiter le contexte de la mine enfin découverte, le film se focalise sur un combat des chefs dans une tribu, signe que la production a été davantage grisée par le folklore local que par la volonté de raconter une histoire plus forte qu’un simple péril dans des contrées inconnues. Un sympathique témoignage mais trop paresseux.
Bon film, ayant le charme des anciens films d'aventures. Le danger de la vie en nature était crédible à l'époque. L'afrique est magnifiquement représenté par ses paysages et ses habitants. L'afrique tribale non contaminé par la modernité est pleine de charme et d'exotisme. Les héros du film ont des rapports sains avec les africains (ni complaisant, ni méprisant) ce qui est notable en se replaçant dans le contexte de l'époque. La mise en scène des années 50 est également reposante avec ces plan fixes et bien cadrés.
Dès le prologue, on est fixé sur l'esprit du film. L'expédition d'Allan Quartermain dans la jungle inhospitalière africaine sera marquée par toutes les conventions du film d'aventures exotiques. C'est un safari à moindre frais qui prend parfois l'apparence du documentaire animalier tant les rencontres fortuites avec la faune que font Stewart Granger et Deborah Kerr -dont on imagine bien que l'antagonisme initial se transformera en passion amoureuse -tiennent du procédé. L'hostilité des bêtes sauvages ou des tribus indigènes constituent des péripéties de même nature qui témoignent, tournant le dos à un scénario élaboré, d'une succession de rebondissements complaisants et naïfs. Certes, le film est dépaysant et, s'il est commun et pas réaliste, il compense parfois avec un certain savoir-faire hollywoodien. Les rôles principaux n'en demeurent pas moins faibles et maladroits, pour ne pas dire puérils. La mise en scène est sans personnalité et ne parvient pas vraiment à donner à l'aventure une beauté formelle ou un contenu palpitant.