Billie Holiday, une affaire d'état
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monCinemajm07
monCinemajm07

3 abonnés 53 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mai 2026
Une chanteuse noire défendant les noirs se trouve en opposition avec le gouvernement et est priée de ne plus chanter sa chanson contre les lynchages de noirs.
Elle se drogue et fume ++
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2025
La chanteuse de jazz célèbre des années 40 fait l’objet d’un biopic plutôt conventionnel de la part du réalisateur Lee Daniels. C’est un portrait sans fard de l’artiste évoquant son addiction à la drogue et l’acharnement du bureau des stupéfiants américain pour l’empêcher de chanter en public. La mise en scène inégale joue trop souvent d’effets inutiles même si l’habillage rétro est d’une belle élégance. Incarnée à l’écran par la révélation Andra Dray livrant une prestation mémorable et demeurant ainsi le principal atout d’un long-métrage au final décevant.
Le Grand
Le Grand

3 abonnés 125 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2025
Film bien interprété sans nul doute. Petit bémol, tous les personnages ne sont pas attachants, l'actrice principale incluse, même si son combat pour la cause est là, mais trop souvent éclipsé dans le film au profit de ses problèmes personnels, avec une drogue trop présente, parfois comme une nécessité oblige. Dommage, ...
Nox
Nox

2 abonnés 112 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2023
Billie Holiday est-elle bien représentée dans le film ?

spoiler: Pas exactement. Non seulement son étincelle artistique est absente du film Les États-Unis vs. Billie Holiday, l’histoire vraie révèle que son sens de l’humour est également absent, ce dont les amis se souviennent souvent. Au lieu de cela, nous avons une Billie Holiday la plupart du temps misérable qui est en proie à la dépendance à l’héroïne et à l’alcoolisme. Les flashbacks montrent qu’elle a été abusée par les hommes et la vie en général. Sa mère avait été prostituée. Billie a été violée à l’âge de 10 ans, et à l’âge de 14 ans, elle avait commencé à être vendue. Finalement, après un séjour en prison pour la prostitution, elle s’est tournée vers la drogue et l’alcool pour soulager la douleur, commençant une dépendance "on and off" à l’héroïne au début des années 1940. Cependant, la dépeindre comme une simple victime passive est une fausse représentation de sa vie. Bien que la violence et la dépendance en fassent certainement partie, elle ne l’a jamais laissée la définir. Des amis disent qu’elle était une combattante qui faisait ce qu’elle voulait, prenant la décision de vivre imprudemment en partie parce qu’elle aimait ça. Le film passe également en revue son rôle de musicienne créative et très talentueuse. [spoiler] Dans le film, Billie Holiday confirme qu’elle s’est déshabillée lorsque l’agent Jimmy Fletcher s’est présenté pour l’arrêter. Elle a également pissé sur le sol en signe de protestation, mais ce détail peu recommandable a été omis du film.



Dans The United States vs. Billie Holiday, elle a une liaison avec spoiler: Jimmy Fletcher (Trevante Rhodes), l’agent infiltré qui l’arrête
. Bien que l’affaire ajoute une quantité importante de drame au film, il y a peu de preuves que quelque chose de proche est arrivé dans la vraie vie. Il n’y a pas de rapport sur le fait que les deux étaient amants, et il n’était pas le bon gars qui s’est échappé.

L’agent Fletcher tombant amoureux de Holiday quand elle va en prison semble avoir été inspiré par plusieurs lignes du livre de Johann Hari Chasing the Scream : The First and Last Days of the War on Drugs. Dans le livre, Hari écrit que Fletcher et Holiday ont fini par danser ensemble au Club Ebony, et ils ont eu de nombreuses conversations étroites couvrant une variété de sujets. Des années plus tard, l’agent Jimmy Fletcher a déclaré que Holiday "était le genre qui rendrait quiconque sympathique parce qu’elle était le type aimant." Sur la base de cette maigre preuve, Hari théorise que Fletcher semblait être tombé amoureux de Holiday. Le film embrasse cette ligne du livre et l’interprète comme ayant une affaire passionnée.

La plupart de ce qui se passe entre eux dans les deux derniers tiers du film ne s’est jamais produit dans la vie réelle. Le véritable agent Fletcher n’a pas suivi Billie Holiday lors de sa tournée de cross-country. Il n’est jamais venu la voir quand elle était sur son lit de mort. Ce qui est vrai, c’est que Fletcher n’a jamais cessé de se sentir coupable pour ce qu’il lui a fait subir.

La bisexualité et la relation de Billie Holiday avec Tallulah Bankhead sont à peine abordées dans le film. Nous voyons Billie Holiday (Andra Day) et Tallulah Bankhead (Natasha Lyonne) se promener dans le parc. Dans la vraie vie, elles auraient eu une relation intense et orageuse à la fin des années 1940. Bankhead a même essayé d’intervenir personnellement avec le chef du FBI J. Edgar Hoover pour exonérer Holiday des accusations de drogue qui étranglaient sa carrière. Leur relation s’est terminée en raison des mêmes types de pressions qui ont incité Bankhead à insister pour qu’elle soit tenue à l’écart de l’autobiographie de Holiday, Lady Sings the Blues. Bankhead craignait que cela ne ruine sa carrière.

La relation de Holiday avec Bankhead n’est pas la seule qui soit largement absente du film. La liaison de Billie Holiday avec Orson Welles à l’époque de Citizen Kane est également absente (bien qu’il soit mentionné qu’il attendait Holiday dans un club). Sa relation avec Charles Laughton dans les années 1930 est également manquante. -Billie Holiday : Le musicien et le mythe


Reginald Lord Devine, le journaliste de radio interprété par Leslie Jordan, est une fiction. La styliste de Holiday dans le film, Miss Freddy, est également une fiction.

Il a admis que le fait de chanter la chanson Strange fruits lui faisait craindre des représailles, mais elle l’a chantée parce que les paroles lui rappelaient toutes les choses qui avaient tué son père (il est mort d’une pneumonie dans le Sud après avoir été incapable de trouver un hôpital qui traiterait un homme noir). La chanson est devenue un élément essentiel de ses spectacles. Les autorités ont exigé qu’elle cesse de la chanter, mais elle a refusé. C’est alors que le Bureau fédéral des stupéfiants l’a ciblée, utilisant sa toxicomanie comme un moyen de la faire tomber pour avoir dénoncé le racisme.

Comme le détaille le livre de Johann Hari Chasing the Scream : The First and Last Days of the War on Drugs, Harry Anslinger (interprété par Garrett Hedlund dans le film) était plutôt franc en ce qui concerne ses vues racistes. Après avoir pris en charge le Bureau fédéral des stupéfiants, il a finalement changé de position sur la marijuana, qu’il avait précédemment considéré comme une nuisance inoffensive qui n’a pas conduit à des crimes violents. Il s’est rapidement retrouvé à défendre la position opposée, à savoir qu’il croyait que les Afro-Américains et les immigrants mexicains l’utilisaient beaucoup plus que les Blancs. Il considérait ces minorités comme deux des plus grandes menaces pour l’Amérique.

Le FBI a-t'il tué Billie Holiday ? On peut soutenir qu’ils l’ont fait directement en ordonnant que la méthadone soit arrêtée, forçant son corps gravement affaibli et émacié à faire face aux rigueurs du sevrage sans aide. Indirectement, il semble que les autorités aient au moins accéléré son parcours d’autodestruction, qui a finalement conduit à sa mort à 44 ans.[/spoiler]
Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 542 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2023
Un biopic impeccable : un scénario bien léché, une réalisation onirique parfois mais plutôt classique, une interprétation absolument impériale et une BO magnifique.
Un plaisir de cinéma pour une histoire terrible et édifiante.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2023
Il y a un problème de montage et de scénario, pour qui ne connaît pas l'histoire de Billie Holiday, on est un peu perdu. Mais les acteur.trice.s sont parfait.e.s et l'œuvre captive de part l'histoire importante et nécessaire narrée et donne à voir le courage et l'engagement de Billie Holiday.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2023
Très mal inspiré, Lee Daniels s’est pris les pieds dans le tapis en pondant un biopic longuet, étonnamment répétitif et bien trop insipide. Mis à part son côté sombre et l’exceptionnelle performance d’Andra Day, son film est clairement inférieur au documentaire de James Erskine, sorti l’année précédente.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2022
Les biopics musicaux sont presque devenus un sous-genre du septième art, très courants et surtout de plus en plus balisés. Ils nous offrent de manière récurrente des retours dans le passé sur des artistes musiciens ou chanteurs, plus ou moins célèbres et reconnus. Et ces longs-métrages se positionnent également souvent comme des prétendants (ou plutôt des machines) à récompenses. A tort ou à raison. Le nouveau film de Lee Daniels, révélé avec « Precious » et confirmé avec « Le Majordome », ne déroge pas à la règle. Il a malheureusement subi les aléas des mesures sanitaires et a été sacrifié au moment de sa sortie entre deux réouvertures timides. C’est bien dommage car c’est un biopic qui a bien plus à offrir que la moyenne du genre. En nous narrant l’histoire de Billie Holiday durant une bonne décennie, de ses premiers gros succès à sa mort, le réalisateur nous conte également en filigrane une partie de l’historique du racisme qui faisant encore rage au milieu du XXème siècle au pays de l’Oncle Sam.

En effet, « Billie Holiday, une affaire d’état » met en parallèle, la prétendue lutte contre la drogue du FBI dans les années 40 et 50 avec le racisme systémique présent dans les États du Nord, pourtant plus progressistes. Une lutte qui servait surtout de prétexte au gouvernement pour faire taire les mouvements de protestation contre le lynchage des personnes de couleur. Et dont la chanteuse se faisait l’écho avec sa chanson polémique « Strange Fruit », aux paroles qui décrivaient métaphoriquement un lynchage racial. Un titre qu’elle se refusait à enlever de son répertoire provoquant l’ire des autorités et leur acharnement sur sa personne mais qui lui a aussi permis d’entrer dans la légende. Et le film rend bien compte de ce qu’a dû subir la chanteuse. Il faut avouer que Daniels n’y va pas avec le dos de la cuillère, oubliant parfois un peu la nuance et sombrant dans l’hagiographie mais sans tomber non plus dans l’abus. C’est compensé par une reconstitution soignée de l’époque et des scènes de show très belles à regarder même si un peu trop nombreuses.

Au-delà de toute critique et clairement impressionnante, Andra Day sublime le film de sa composition inspirée et inspirante de la chanteuse de jazz. Totalement inconnue, l’actrice crève l’écran comme jamais et le film lui doit énormément. Si la première partie du long-métrage apparait parfois un peu répétitive alignant trop de séquences de cabaret, la seconde semble plus assurée. Daniels ose des idées de mise en scène très réussies, comme lorsque l’agent du FBI prend de l’héroïne. Une très belle scène onirique permettant de comprendre l’enfance de la chanteuse à travers les yeux de cet homme qui la courtise. Ou encore cette scène déchirante, certainement la plus forte du film, quand Billie découvre un lynchage dans le Sud. Une véritable leçon de mise en scène et un moment dur mais très poignant. Et plus les minutes passent, plus le portrait se fait dense et plus on accroche à cette œuvre qui remet en lumière une sacrée personnalité artistique de l’époque. « Billie Holiday, une affaire d’état » n’oublie pas pour autant de rappeler certains aspects du racisme et de la ségrégation à l’heure où des plus en plus de comportements ont tendance à résonner comme de tristes échos du passé.

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moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2022
La formidable Andra Day fait tout l'intérêt de ce biopic qui suit un chemin très classique même si le côté juridique de l'histoire est plutôt intéressant.
Frank Trouillard
Frank Trouillard

6 abonnés 25 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 avril 2022
Clairement : un mauvais film - on apprend très peu sur la vie de Billie Holiday, lent pas de dynamisme, pas émouvant du tout se complait dans le sordide, des effets photos d'ambiance complètement décalés par rapport à l'action, dans beaucoup de scènes on ne comprend pas les enjeux. Quant à la soit disant romance on n'y croit pas une seconde ça sonne complètement faux... Bref l'industrie du cinéma surf sur le sordide - pauvre Billie Holiday
Sunset Blvd
Sunset Blvd

7 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2022
Même si le film est un peu long et souffre d'un petit manque de rythme et parfois une réal un peu appuyée, l'interprétation est formidable par la chanteuse Andra Day, et surtout l'histoire politique. Et l'histoire de la chanson Strange fruit est émouvante.
shuffleup
shuffleup

8 abonnés 352 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2022
Trop centré sur les addictions de Lady Day, le film est moins riche que le documentaire de James Erskine, "Billie", mais il reste émouvant et prenant.
GIJoe
GIJoe

138 abonnés 629 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2022
L'actrice principale est un peu monoexpressive, toujours renfrognée. Finalement on en apprend peu sur le processus artistique et la création musicale. Mais le film se focalise sur les addictions de la chanteuse et ses piètres choix en matière d'hommes. Dommage
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2022
Un très bon biopic sur Billie Holiday et sa célèbre chanson " Strange Fruit" incarné par Andra Day par le réalisateur Lee Daniels.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2022
Biopic sur la célèbre chanteuse de jazz Billie Holiday qui s'est battue toute sa vie pour ses droits. Les artistes ont toujours utilisé leur art pour faire passer des messages et c'était le cas de Billie Holiday, dont la célèbre chanson "Strange Fruit" dérangeait les élites qui ont tout fait pour l'empêcher de chanter ces paroles faisant explicitement références aux lynchages et exécutions des noirs. Contrairement à d'autres artistes noirs à qui elle était systématiquement comparée, Billie Holiday n'était pas "lisse" et "intégrée", ce qui déplaisait à beaucoup de personnes. Dans son film, dont le titre est quand même vachement évocateur, car il parle de tout un pays contre une seule personne, Lee Daniels raconte comment les autorités s'en sont pris à elle pour tenter de la museler. Leur chance, c'était que de Billie Holiday avait un comportement autodestructeur et qu'elle était son propre ennemi. J'avais apprécié le film inspiré de la vie de Eugene Allen du même réalisateur, mais j'ai beaucoup moins apprécié celui-ci. Pourtant, l'histoire avait plus de potentiel en raison du contexte historique, mais on est face à un biopic sans inspiration avec un récit qui ne dégage aucune force malgré les sujets évoqués. Le réalisateur se focalise sur cette histoire de drogue au lieu de parler réellement de cette chanson et de ce qu'elle représente. Finalement, c'est un biopic maladroit et trop fade malgré la bonne performance d'Andra Day.
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