Après avoir passé sa vie recluse avec sa mère, une adolescente découvre le terrible secret que cette dernière lui cache…
Si l’on fait abstraction d’un scénario grossier, si l’on fait abstraction d’une intrigue prévisible et si l’on fait abstraction des facilités scénaristiques, alors peut-être (je dis bien, peut-être) que vous serez en mesure d’apprécier à sa juste valeur ce petit thriller anxiogène.
Derrière ce film se cache Aneesh Chaganty, si son nom ne vous dit rien, on lui doit un thriller high-tech (Searching - Portée disparue - 2018) parfaitement risible et oubliable. Avec Run (2020), inédit en salle, il ne fait guère mieux, puisque son thriller pseudo-horrifique ressemble ni plus, ni moins qu’à un téléfilm pour ménagère (le tensiomètre est à son plus bas niveau au point que ça va "vous en toucher une, sans faire bouger l’autre").
On peut néanmoins reconnaître que le réalisateur parvient à nous tenir en haleine pendant les 90 minutes que compte son film, avec un timing serré qui évite à l’intrigue de bêtement s’éterniser. On échappe aussi aux jump scares habituels du genre, mais le scénario rocambolesque n’est jamais avare en séquences ridicules
(l’appel téléphonique au hasard où un bon samaritain accepte de faire une recherche Google, le "jeu" à la pharmacie, le fer à souder pour briser la fenêtre, la seringue avec le diluant à peinture dans le but de lui faire perdre la mémoire, …)
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Tout est tiré par les cheveux mais bizarrement, on se prend au jeu et l’ensemble finit par divertir et ce, en grande partie grâce à ses actrices où l’on y retrouve Sarah Paulson (Ocean's 8 - 2018) dans le rôle de la matriarche névrosée et Kiera Allen dans son tout premier rôle (et qui par ailleurs, est véritablement paraplégique, pour le coup, il faut s’en féliciter car la production aurait pu, pour des question de facilité, privilégier une actrice "valide").
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