Divorce club s'inscrit sans détour dans l'univers de Michaël Youn. Une comédie déjantée, excessive, parfois bruyante, fidèle à ce ton clivant qui ne laisse que rarement place à la demi-mesure : soit on y adhère, soit on s'en détourne.
Au fil des scènes toujours plus extravagantes, le film pourrait se contenter d'enchaîner les gags et les situations absurdes. Pourtant, derrière cette façade outrancière, Michaël Youn, ici également acteur, laisse progressivement affleurer autre chose. Une histoire d'amour en devenir, née au cœur de la rancœur, des blessures mal refermées, des sentiments non assumés et de la passion encore vive.
Entre deux rire, Divorce club parvient à ménager des instants plus doux, presque inattendus, où l'émotion et la compassion s'invitent discrètement. Ce contraste donne au film une dimension plus humaine qu'il n'y paraît au premier regard.
L'une des réussites du film tient aussi à sont écriture chorale : chaque personnage, même secondaire, trouve sa place et participe pleinement à l'évolution du récit. Un équilibre fragile mais tenu, qui permet à cette comédie irrévérencieuse de dépasser le simple défouloir pour esquisser, en creux, une réflexion sur les ruptures, les reconstructions et la possibilité d'aimer à nouveau.