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fabrice d.
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2,5
Publiée le 9 janvier 2023
J'ai regardé ce film car le titre me disait quelque chose, et puis c'est quand même Fritz Lang aux manettes. Néanmoins, c'est assez décevant ou alors je ne vois pas le génie de Lang. Le film a vieilli et plutôt mal je dirais, les effets spéciaux, les décors etc... Il reste la danse qui est originale.
Je pense avoir déjà vu ce film il y a longtemps mais passé les aventures exotiques l'ensemble du film est relativement quelconque. Des histoires d'amour, quoique cela ressemble bien plus à de l'entichement, de l'orientalisme un peu à l'occidentale, des aspects un peu plus durs, des paysages de l'Inde, oui, avec des tigres dans tous les coins. Cela se laisse regarder mais l'impression n'est plus à la découverte mais à une fabrication assez commerciale bien hollywoodienne pleine de clichés d'époque sans véritable fond intéressant. Le nom du réalisateur ne suffit pas à y voir des subtilités qui n'y sont pas.
Le Tigre du Bengale est un film d'aventure des années 50 plutôt sympathique. Signé Fritz Lang, le long-métrage est le premier volet d'un diptyque constitué avec Le Tombeau Hindou. La distribution est de qualité avec une Debra Paget particulièrement envoûtante. Les décors indiens sont très bien réalisés (on a vraiment l'impression de voyager au pays des Maharajas dans cette ville fictive d'Eschnapur) et offre beaucoup d'exotisme au film (même si les mauvaises diront que ce film ressemble plus à une vision fantasmée de l'Inde dans les années 50 qu'à la réalité). L'intrigue est très plaisante pour un film d'aventure. Ça se regarde très bien.
On peut essayer d être indulgent compte tenu de la date de réalisation et au fait d avoir Fritz Lang à la caméra... néanmoins ça a bien passé le temps... et même ; Le jeu d acteurs, le scénario l intrigue et sa conduite son franchement insipides, on gardera les décors (eu égard l extraordinaire cadre) er les costumes ... juste de quoi y trouver un intérêt moyen en dehors de cela Pont d espoir
Première partie d'un diptyque que complète Le tombeau hindou, cette œuvre tardive de Fritz Lang dérouta la critique de l'époque, tant personne ne s'attendait à ce que ce maître du cinéma réalisât un film allemand d'aventure censé se dérouler dans une Inde totalement fantasmée. Si la vision occidentale du scénario fait gentiment rigoler aujourd'hui – le héros européen amène le savoir, la culture et la civilisation aux autochtones, des acteurs blancs maquillés en noir – ce récit exotique, filmé dans un Technicolor magnifique, recèle des scènes bluffantes, tantôt sensuelles, folkloriques ou horrifiques.
Dans une Inde aseptisée et les somptueux décors d’Udaipur au Rajasthan, les aventures tragiques et amoureuses d’un architecte. Film très hollywoodien à la mise en scène exotique impeccable. La VO en allemand passe assez mal dans ce genre de film.
Un semblant de préquelle d'Idiana Jones. C'est ce qui pour un contemporain ressortira de toute évidence. Autrement tout cela a des allures de tragédie Grecques modernisé. La mythologie n'y étant pas pour rien c'est assez plaisant de s'y laisser bercer. Autrement je ne saurais pas trop comment développer plus que ça. C'est un film qui installe des personnages plutôt simple dans une situation exotique.
Par contre il y a un truc qui me questionne. Comment se fait-il que l'on voit une femme se trémousser quasiment nue devant une statue pendant ce qui ma parue être un temps bien élargie. J'avoue ne pas trouver cela problématique mais étonné que ça prenne une tournure presque érotique. Après du point de vue du scénario c'est cohérent. C'est un contraste m'ayant fait dire que c'est un film de divertissement avant tout. Seulement il est écrit soigneusement pour creuser des allures de tragédie.
Fritz Lang se fait plaisir. après des films très, voir trop serieux, ce Tigre du Bengale est plutôt distrayant : des couleurs resplendissantes, une très bonne mise en scéne et un intrigue bien ficelée. Néammois, une fois n'est pas coutûme, les personnages sont assez caricaturaux et la vision de l'Inde est elle aussi plutôt naive à mon sens. Un film sympathique donc, mais qui n'a pas un très grand intérêt au regard des autres films de Lang.
Certes les plans du film pris séparément sont somptueux en format 4:3, certes la photo est sublime, mais il est douloureux de voir Fritz Lang, le grand maître dont la filmographie est si déterminante dans l'histoire du cinéma, terminer son œuvre et sa vie avec une Inde de pacotille. Et une histoire grossière. Ironie du sort, la même année, un indien issu de la publicité tournait son premier film en filmant en décor naturel, avec des acteurs débutants, une Inde réelle et touchante. Son nom, Satyajit Ray. Son film "Pather Panchali", la complainte du sentier, le premier de la trilogie d'Apu.
Dans l'état d'Eschanpur, un maharadjah et un architecte allemand (français dans la version française) se disputent une belle danseuse indienne. Celle-ci figure l'âme indienne écartelée entre deux cultures, entre son Histoire, sa tradition et l'européanisation, la modernité. On peut aussi appréhender le film de Fritz Lang comme un simple film d'aventures et d'amour exotique. Auquel cas, on se trouve devant un spectacle soporifique et terriblement banal qui oscille entre le document ethnologique et la fiction la plus morne, mais en couleur. Tout Fritz Lang qu'il est, le réalisateur tourne une oeuvre singulièrement ennuyeuse. Desservi par un casting et une interprétation plus que passables -à quoi peut s'ajouter la médiocrité de la VF- "Le tigre du Bengale" est une vieillerie où l'on peine à deviner le génie du metteur en scène, de l'auteur des Mabuse. Privée d'une vraie matière romanesque et sans idée transcendante, cette peinture d'un pays à cheval sur deux époques est franchement rébarbative.
Avec Le Tigre du Bengale, Fritz Lang retrouve le souffle du grand récit d’aventures en le sublimant par une rigueur visuelle et narrative qui dépasse largement le simple exotisme. Derrière les décors somptueux et les péripéties romanesques se dessine une réflexion récurrente chez Lang sur le pouvoir, le désir et les mécanismes de l’enfermement. La mise en scène impressionne par sa clarté géométrique, chaque espace étant organisé avec une précision qui confère au film une dimension presque mythologique. Le cinéaste assume pleinement l’artificialité du conte et en tire une force poétique singulière, où le merveilleux côtoie constamment la fatalité. Malgré certains aspects datés de sa représentation de l’Orient, Le Tigre du Bengale demeure un spectacle d’une élégance et d’une maîtrise remarquables.