Le Tigre du Bengale
Note moyenne
3,4
409 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

56 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
9 critiques
3
14 critiques
2
15 critiques
1
7 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2026
Avec Le Tigre du Bengale, Fritz Lang retrouve le souffle du grand récit d’aventures en le sublimant par une rigueur visuelle et narrative qui dépasse largement le simple exotisme. Derrière les décors somptueux et les péripéties romanesques se dessine une réflexion récurrente chez Lang sur le pouvoir, le désir et les mécanismes de l’enfermement. La mise en scène impressionne par sa clarté géométrique, chaque espace étant organisé avec une précision qui confère au film une dimension presque mythologique. Le cinéaste assume pleinement l’artificialité du conte et en tire une force poétique singulière, où le merveilleux côtoie constamment la fatalité. Malgré certains aspects datés de sa représentation de l’Orient, Le Tigre du Bengale demeure un spectacle d’une élégance et d’une maîtrise remarquables.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 avril 2026
Dans l'état d'Eschanpur, un maharadjah et un architecte allemand (français dans la version française) se disputent une belle danseuse indienne. Celle-ci figure l'âme indienne écartelée entre deux cultures, entre son Histoire, sa tradition et l'européanisation, la modernité.
On peut aussi appréhender le film de Fritz Lang comme un simple film d'aventures et d'amour exotique. Auquel cas, on se trouve devant un spectacle soporifique et terriblement banal qui oscille entre le document ethnologique et la fiction la plus morne, mais en couleur.
Tout Fritz Lang qu'il est, le réalisateur tourne une oeuvre singulièrement ennuyeuse. Desservi par un casting et une interprétation plus que passables -à quoi peut s'ajouter la médiocrité de la VF- "Le tigre du Bengale" est une vieillerie où l'on peine à deviner le génie du metteur en scène, de l'auteur des Mabuse. Privée d'une vraie matière romanesque et sans idée transcendante, cette peinture d'un pays à cheval sur deux époques est franchement rébarbative.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2023
J'ai regardé ce film car le titre me disait quelque chose, et puis c'est quand même Fritz Lang aux manettes.
Néanmoins, c'est assez décevant ou alors je ne vois pas le génie de Lang.
Le film a vieilli et plutôt mal je dirais, les effets spéciaux, les décors etc... Il reste la danse qui est originale.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 janvier 2023
Une quarantaine d'années après avoir vu le film en noir et blanc sur un téléviseur d'antan, il n'est pas plus intéressant sur un écran couleur de haute qualité. Fritz Lang a fait mieux que cette chose qui, hormis la musique de bonne qualité et les images superbes, fait cinématographiquement davantage penser à un film pornographique, sans spécialement parler de la danse de Debra Paget aux muscles des cuisses bien émouvantes, qu'aux grandes œuvres du maître allemand de jadis.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 529 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2022
On peut essayer d être indulgent compte tenu de la date de réalisation et au fait d avoir Fritz Lang à la caméra... néanmoins ça a bien passé le temps... et même ; Le jeu d acteurs, le scénario l intrigue et sa conduite son franchement insipides, on gardera les décors (eu égard l extraordinaire cadre) er les costumes ... juste de quoi y trouver un intérêt moyen en dehors de cela Pont d espoir
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2022
Je pense avoir déjà vu ce film il y a longtemps mais passé les aventures exotiques l'ensemble du film est relativement quelconque. Des histoires d'amour, quoique cela ressemble bien plus à de l'entichement, de l'orientalisme un peu à l'occidentale, des aspects un peu plus durs, des paysages de l'Inde, oui, avec des tigres dans tous les coins. Cela se laisse regarder mais l'impression n'est plus à la découverte mais à une fabrication assez commerciale bien hollywoodienne pleine de clichés d'époque sans véritable fond intéressant. Le nom du réalisateur ne suffit pas à y voir des subtilités qui n'y sont pas.
Stéphane Goasmat
Stéphane Goasmat

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 décembre 2022
Certes les plans du film pris séparément sont somptueux en format 4:3, certes la photo est sublime, mais il est douloureux de voir Fritz Lang, le grand maître dont la filmographie est si déterminante dans l'histoire du cinéma, terminer son œuvre et sa vie avec une Inde de pacotille. Et une histoire grossière.
Ironie du sort, la même année, un indien issu de la publicité tournait son premier film en filmant en décor naturel, avec des acteurs débutants, une Inde réelle et touchante. Son nom, Satyajit Ray. Son film "Pather Panchali", la complainte du sentier, le premier de la trilogie d'Apu.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 juin 2021
Ce film aurait dû être tellement mieux car Lang est capable de beaucoup mieux. L'écriture est guindée et maladroite avec des dialogues irréalistes. Chaque fois que quelqu'un parlait c'est comme s'il disait ce qu'il fallait faire pour avancer l'intrigue même si cela n'était pas crédible. Le pire ce sont les acteurs. Aucun de ces acteurs n'était crédible ou naturel même si je sais que les styles d'interprétation ont changé au fil des ans. Le prince avec son mauvais maquillage indien et ses bijoux bidons avait deux humeurs soit fade soit outré. Il défilait devant des cages de tigres sans raison apparente si ce n'est qu'il est un prince qui contrôle tout et que le film a un tigre dans son titre. Certains des autres acteurs étaient des caricatures de ce que les Indiens devaient être. Un maquillage brun foncé avec des yeux bleus et des traits nordiques a quoi pensait Lang. Ça me rappelle le jeu d'acteur des années 20 mais au moins à l'époque il n'y avait pas de dialogue que nous devons subir ici. Nous arrivons à l'intérêt amoureux de notre danseuse. Non seulement il est effrayant mais il est désagréable à regarder. Par moments le prince hurle son texte juste pour injecter un peu d'émotion dans ses scènes. C'est de l'amateurisme. Même les costumes et les accessoires semblent irréalistes et mal construits. Peut-être que Lang était dépassé ou peut-être qu'il n'a tout simplement pas pu réaliser son rêve je n'en sait rien...
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2021
Dans une Inde aseptisée et les somptueux décors d’Udaipur au Rajasthan, les aventures tragiques et amoureuses d’un architecte. Film très hollywoodien à la mise en scène exotique impeccable. La VO en allemand passe assez mal dans ce genre de film.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2020
Le Tigre du Bengale est un film d'aventure des années 50 plutôt sympathique.
Signé Fritz Lang, le long-métrage est le premier volet d'un diptyque constitué avec Le Tombeau Hindou.
La distribution est de qualité avec une Debra Paget particulièrement envoûtante.
Les décors indiens sont très bien réalisés (on a vraiment l'impression de voyager au pays des Maharajas dans cette ville fictive d'Eschnapur) et offre beaucoup d'exotisme au film (même si les mauvaises diront que ce film ressemble plus à une vision fantasmée de l'Inde dans les années 50 qu'à la réalité).
L'intrigue est très plaisante pour un film d'aventure.
Ça se regarde très bien.
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2020
Un semblant de préquelle d'Idiana Jones. C'est ce qui pour un contemporain ressortira de toute évidence. Autrement tout cela a des allures de tragédie Grecques modernisé. La mythologie n'y étant pas pour rien c'est assez plaisant de s'y laisser bercer.
Autrement je ne saurais pas trop comment développer plus que ça. C'est un film qui installe des personnages plutôt simple dans une situation exotique.

Par contre il y a un truc qui me questionne. Comment se fait-il que l'on voit une femme se trémousser quasiment nue devant une statue pendant ce qui ma parue être un temps bien élargie. J'avoue ne pas trouver cela problématique mais étonné que ça prenne une tournure presque érotique. Après du point de vue du scénario c'est cohérent. C'est un contraste m'ayant fait dire que c'est un film de divertissement avant tout. Seulement il est écrit soigneusement pour creuser des allures de tragédie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 mars 2020
Un classique du genre sans originalité mais qui se laisse facilement regarder.
Une intrigue dont l'on devine aisément le fil.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 août 2019
C’est en fin de carrière que Fritz Lang s’est lancé dans la réalisation d’un diptyque exotique dans une Inde imaginaire. Dans “Le Tigre du Bengale”, un architecte se rend dans le pays pour construire un nouvel hôpital pour le souverain. Il fait la rencontre d’une jolie danseuse qu’il va sauver des griffes d’un tigre que tout le monde redoute.Le maharadjah s’est également épris de la femme et la séquestre dans son palais en attendant le jour où elle acceptera de l’épouser. L’architecte va devoir affronter une nouvelle fois le tigre afin de prendre la fuite avec sa belle amante. Ce film d’aventure hindou étonne dans la filmographie du plus grand cinéaste allemand. Loin de sa mise en scène expressionniste et de ses noirs décors, il propose un conte à la colorimétrie fantaisiste mais qui malheureusement vieillira mal soixante ans plus tard. L’histoire est inachevée mais elle se justifie par sa suite “Le Tombeau Hindou” sortie au même moment.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 août 2019
Au début du vingtième siècle, l’architecte Harald Berger a été recruté par le maharadjah d’Eschnapur pour y construire un hôpital. En chemin vers sa destination, il croise Seetha, une danseuse sacrée, et sa garde. Il la sauve des griffes d’un tigre. Entre l’architecte européen et la jeune femme, le coup de foudre est immédiat. Mais Seetha est promise au maharadjah contre lequel son frère fomente une révolution de palais.

"Le Tigre du Bengale" et "Le Tombeau hindou", deux films d’une heure quarante chacun qui n’en forment qu’un, marque le retour de Fritz Lang en Allemagne, à la fin des années cinquante, plus de vingt ans après son départ pour Hollywood. On sait l’éblouissante carrière du réalisateur allemand et la succession de chefs-d’œuvre qu’il a réalisés avant et après son exil : "Mabuse", "Metropolis", "M le maudit", "La Femme au portrait", "L’Invraisemblable Vérité"…

De retour en Allemagne, Lang décide de reprendre un vieux projet dont il avait co-écrit le scénario au début des années vingt avec sa deuxième épouse Thea von Harbou. Un film en noir et blanc en avait été tiré en 1938.

Mais Fritz Lang, fort de sa renommée, entend déployer les grands moyens. La mode est aux péplums : Cecil B. De Mille vient de boucler "Les Dix Commandements", William Wyler tournera "Ben-Hur" et Stanley Kubrick "Spartacus" deux ans plus tard.

Froidement accueilli à sa sortie, sinon par les fans inconditionnels du maître, le diptyque a mal vieilli, aussi louables soient les efforts pour en ressusciter les chatoyantes couleurs. Il est vrai que les paysages du Rajahstan – que les producteurs de James Bond allaient eux aussi choisir vingt-cinq ans plus tard comme cadre à "Octopussy" – sont exotiques à souhait.

On en retiendra à la rigueur la sensualité de son héroïne, Debra Paget, dont la danse dénudée dans le temple sacré constitue une scène d’anthologie Mais l’intrigue, qui charrie son lot de clichés colonialistes et sexistes, est trop naïve pour convaincre. Et cette Inde en carton-pâte reconstituée pour l’essentiel dans les studios de Berlin, ces acteurs allemands la peau noircie au charbon pour leur faire jouer des rôles de maharadjah ou de brahmane (comme les acteurs de "Naissance d’une nation" cinquante ans plus tôt) suscitent la gêne depuis "L’Orientalisme" de Edward Saïd et quarante ans d’études postcoloniales.

S’il s’agissait d’une série B commise par un quelconque faiseur hollywoodien, on aurait plus d’indulgence. Mais dans l’œuvre si subtile du maître allemand, ce nanar kitsch fait tâche.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2018
Un monument pour tout public. Tout ce qui peut être critiqué par les uns peut être loué par les autres. A commencer par le scénario accessible des l’âge de 10 ans dont pourtant les commentaires philosophiques peuvent se prolonger la vie durant. La plupart des qualités et des défauts humains s’y trouvent y compris le machisme et la misogynie. Sa première qualité est purement cinématographique. Il y a du Ozu dans ce film car la caméra est presque constamment fixée au sol avec chaque fois un cadrage le plus harmonieux qui soit…Les événements y défilent, les cinéphiles se régalent de la beauté des images, des couleurs, des costumes et des décors. Un seul panoramique partant du palais du maharadja fait exception. La direction des acteurs est parfaite malgré la difficulté de réunir 7 acteurs de nationalités différentes (pas un seul français). Les cotés historiques ou géographiques sont fantaisistes (le Bengale est loin, la danseuse sacrée imaginaire, la musique adaptée) pour mieux atteindre l’art et l’universalité des pensées. Deux séquences sont célèbres : la formidable expressivité de Sheeta devant le cobra géant qui permis à Debra Paget d'exprimer sa beauté et ses talents de danseuse professionnelle et le plan final hautement symbolique sur le sabre molissant de Chandra qui a déjà accédé au renoncement..
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse