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PL06
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4,5
Publiée le 22 septembre 2019
Céline Sciamma réussit un film particulièrement esthétique pour ses lumières, ses portraits de femmes, ses paysages bretons. Elle réussit à sublimer deux actrices, Noémie Merlant et Adèle Haenel. Elle nous offre une histoire originale, agréable et pleine d’espoir, en abordant la question d’une relation entre deux femmes avec beaucoup de sensibilité et de pudeur, juste ce qu’il faut de paroles (souvent fortes et que l’on aimerait retenir). Pour permettre d’explorer cette relation jusqu’au bout, le scénario prend un côté onirique : quasi-absence des hommes, absence d’opposition externe à cette relation interdite. Il résulte de tout cela un film reposant à regarder… ce n’est pas si souvent ! Et si l’on doit vraiment apporter un bémol, ce sera sur la mise en scène : très belle nous venons de le dire, mais un peu lente, un brin classique et sans surprise. Et au-delà de ses qualités cinématographiques, le film aborde des questions très actuelles. Des questions artistiques : sur la relation entre le modèle et l’artiste ; sur la puissance du regard et la perception de celui de l’autre ; sur ce qui fait qu’une œuvre trouve sa force. Des questions sur la femme et son émancipation : Marianne est une libérale, Héloïse une résistante ; Sans doute deux traits de caractère indispensable pour permettre à une femme de lutter pour leur accomplissement en cette fin du 18ème siècle… et encore aujourd’hui ! Un des plus beaux films de l’année !
long très long, l'intimité de ce film ne m'a absolument pas touchée ☹ je m'y suis ennuyée. Des gros plans en permanence qui passe de l'une à l'autre pour ce face à face qui n'en finit plus.
Depuis 2007 et "La naissance des pieuvres", Céline Sciamma réalise un film tous les 4 ans, environ. "Portrait de la jeune fille en feu" est donc son 4ème long métrage. C’est aussi le premier à être apparu en compétition dans la sélection officielle du Festival de Cannes. C’était cette année et il s’est vu décerner le Prix du scénario alors que beaucoup voyaient plutôt le duo de comédiennes Noémie Merlant et Adèle Haenel obtenir conjointement le Prix d’interprétation féminine. Dans ce film, Céline Sciamma continue son observation du monde féminin, bien aidée par deux comédiennes en état de grâce et par une excellente directrice de la photo. Il est dommage, toutefois, que le film s’essouffle dans sa deuxième moitié.
Céline Sciamma nous offre un film d'une rare modernité, sur la naissance du désir et la beauté du souvenir. Son long-métrage est caractérisé par un travail sur la retenue, qui permet d'instaurer une tension érotique et sexuelle des plus étouffante. C'est un film sur l’éclosion de l’amour entre deux femmes, qui n'ont pas le droit de s'aimer, de part leur condition : ce sont des femmes. L'oeuvre de Céline Sciamma est subtilement féministe et visuellement époustouflante. La superbe composition des cadres met en valeur les corps par un jeu de couleurs dans l’espace. La photographie et l'esthétique sont maitrisées. La réalisatrice fabrique des images éternelles, construites comme de véritables tableaux de maître. C'est un film pictural, mais littéraire aussi. En effet, le métrage connait un style très théâtral et littéraire, notamment dans ses dialogues, qui ne donnent pas l'impression d'être naturels ou spontanés. Bien entendu cette démarche est voulue par la réalisatrice mais cet aspect peut diviser. Le long-métrage est touchant, érotique, mais semble être timide...ou trop sage. La passion est là, ces femmes sont en feu, mais l'amour sexuel des corps manque à l'appel.
N'en reste pas moins un film beau, dans le fond comme dans la forme qui fait du bien au cinéma français.
Un film d'une beauté extraordinaire, qui dépeint un amour magnifique et sensuel. J'ai lu quelqu'un comparer ce film à La vie d'Adèle, et je ne peux que le contredire, tant l'écart de magnificence est gros entre ces deux films.
Ce qui transparaissait dans les premiers films de Céline Sciamma touche ici un lumineux aboutissement. A travers sa caméra, tout est magnifié dans un jeu d’ombres, de couleurs et de lumières : le mouvement des corps, l’hésitation d’un sourire, le trouble sur un visage, l’éclat d’un regard. « Portrait de la jeune fille en feu » nous entraîne comme à l’intérieur même d’un tableau vivant, dont la beauté picturale saisissante sublime les sentiments, les regards et les corps. Porté par Adèle Haenel et Noémie Merlant, magnifiques d’intensité et de justesse, le film saisit à merveille la naissance du désir amoureux dans toute ses nuances de passion et de douceur, et sa montée en puissance, à l’image du film lui-même, en une communion intellectuelle et sensuelle. Il est aussi un vibrant hommage aux femmes, à la douceur et la force de la sororité qui se noue autour d’une condition féminine partagée, à la lutte pour, le temps d’une étreinte ou d’une peinture nocturne, d’une évasion musicale ou d’une baignade dans les eaux glacées de l’océan, échapper au destin que d’autres nous imposent et vivre pleinement. « Ne regrettez rien : souvenez-vous ! » : de la danse du pinceau sur la toile au chant envoûtant de femmes qui résonne a capella, des dessins esquissés au fusain à la lecture du mythe d’Orphée, Céline Sciamma entremêle les arts pour nous parler d’amour et de colère, de solitude et de liberté, et de la beauté de la poésie qui fait revivre le souvenir. Et c’est un régal !
Tout simplement magnifique, sur tout point de vue. Un scénario brillant, un jeu d'acteur sublime, des images très belles et puissantes. Un film d'une rare intensité.
Chacun ses goûts mais pour moi ce film à été une punition, c'est lourd, lent, ennuyeux, boursouflé, sur-joué, une parodie de Bergman faite par les Inconus... sans l'humour. Et tous ces critiques agenouillés devant ce navet, surprenant! Il y a quand même une justice, il n'a pas remporté le césar de la meilleure réalisation.
Vu aujourd'hui a la première séance de la matinée, j'avais de grandes attentes envers ce film. Pourtant 2h plus tard je ne retire de ce film qu'un profond ennui. Le film est magnifique c'est un fait. La relation entre les deux protagonistes est belle et bien ficelée. Pour autant l'ensemble plutôt froid ne m'a pas emporté. Je n'ai été ni ému ni touché par cette relation impossible même si le parallèle fait avec le mythe d'Orphée et d'Eurydice est bien trouvé. Les dernières scènes sont magnifique et apporte une vrai profondeur au film sans pour autant réussir à le sortir de sa profond morosité et de l'ennui qu'il m'a provoqué
Beau sujet mais traitement pas loin de la caricature du cinema français : phrasé qui ressemble au sketch des Inconnus sur la comédie française, métaphores bien parpaing quand même, et une émotion qui est plus "dite" voire dissertée que ressentie. Reste une magnifique photo qui ne parvient pas toujours à faire passer la longueur.
Très mauvais oui et très choqué aussi de voir tous ces commentaires élogieux... on s'ennuie ferme et on peut noter quelque chose d'assez objectif : le film s'intéresse à une peintre... qui peint des croûtes, qui n'a aucun talent. C'est moche, mais moche, super-moche!!! Rien que ça mérite un retournage complet... c'est pas mal joué, y'a une ambiance froide et glaciale, comme ça, pour passer le temps, mais bon... bof bof bof, pauve cinéma français
Quel ennui. Tout est convenu, attendu… un enchaînement de fausses belles images, un montage sans talent. J’avais tardé à voir ce film à cause de son nom ridicule, vulgaire et racoleur à souhait « … en feu ! », le reste est à l’avenant. Sans parler de l’actrice principale…
Un film en costume (1770), même s’il est parfois dévêtu.
La qualité de la photo est très soignée, à la juste mesure de la trame de l’histoire, la peinture d’un portrait ; Noémie Merlant -la peintre- est notamment très bien filmée, assez expressive.
Le scénario est original et pourrait être séduisant, pour autant on a du mal à s’intéresser à l’histoire, à y croire.
Le film raconte une histoire d’amour entre deux femmes, mais il est plus militant lesbianiste/féministe que sensuel. Parti pris artificiel, les hommes sont absents de l’image, sauf quelques rameurs vus de dos au début du film et un porte-faix à la fin, mais ils sont évoqués en négatif : le fiancé que l’une des deux héroïnes cherche à fuir, le vil engrosseur d’une soubrette obligée d’avorter (scène inutile à l’histoire si ce n’est au propos militant du film)…
On peut regretter que Céline Sciamma n’ait pas choisi une ambiance (éclairages notamment) de huis-clos où elle aurait pu nous faire partager l’intimité de ses deux personnages principaux. Une scène nocturne éclairée à la chandelle évoquant la peinture flamande nous fait espérer entrer dans cet univers plus chaleureux mais nenni, ça n’est qu’un plan furtif…
Les scènes sur la plage -dont une ne semble pas ‘’raccord’’-, même si elles sont belles, nous éloignent encore d’un univers intime…
Assez bizarrement, j’ai regretté de ne pas ‘’vivre’’ un décor comparable à celui dans lequel Raja Amari avait placé son film ‘’Les Secrets’’.