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1,0
Publiée le 15 août 2020
Une grande partie est visuellement saisissante, beaucoup de scènes sont composées de manière satisfaisante et lorsque nous voyons la peinture appliquée sur la toile cela retient notre intérêt pendant un certain temps. Bien que pas assez longtemps pour justifier la durée de ces scènes. Cela me rappelle des films comme Black Swan et Le Patient Anglais qui étaient tout aussi incohérents, statiques et mal avisés mais qui ont obtenu d'excellentes critiques en s'adressant au public louant implicitement le spectateur avec des références culturelles de haut vol. Dans le cas du Portrait de la jeune fille en feu, les touches culturelles sont le mythe Orfeo et les Quatre saisons de Vivaldi. Fait intéressant tous ces films promettent une expérience érotique mais échouent à la livrer car aucun des personnages ne ressemble à de vrais êtres humains. Il y a une discussion sur Orfeo dans laquelle l'un des personnages principaux déclare fatalement qu'Orfeo s'est retourné vers Euridice parce qu'il était dans l'âme un artiste pas un amoureux. C'est ce film en un mot une déclaration simulée et profonde qui devient de plus en plus dénuée de sens à mesure que vous y réfléchissez...
Il est des films que l'on garde en soi. Des films qui, malgré leur côté dramatique, vous emplissent les yeux et le coeur d'étoiles. "Portrait de la jeune fille en feu" est un de ces films. spoiler: Loin des happy ends à l'américaine, il montre tout simplement que l'amour véritable, même contrarié, ne s'éteint jamais . Sans oublier une terrible vision, mais tellement réaliste, de la condition féminine au XVIIIème siècle. Et que dire de ces décors, ces paysages, ces jeux d'actrices qui servent à merveille ce magnifique scénario? Un très bon moment de cinéma!!!
Un film libertaire d'une belle sororité : Un trio de femmes ignorant les classes sociales composent cette magnifique œuvre de Céline Sciamma (mia !). Une histoire de peintre donc, qui implique une belle lumière et une belle composition du cadre. Et surtout une magnifique histoire d'amour faisant écho à celle de la réalisatrice pour sa muse, amie et amante, Adèle Haenel. Ces trois dernières années, je n'ai jamais vu autant de films de femme, comme on dit... et a chaque fois le plaisir est différent.
À contre-courant, puisque mon enthousiasme est mesuré: La forme m’a séduit: la reconstitution, les décors, les paysages, la musique, les sentiments pudiques et frémissants des interprètes, Je ne m’attendais pas au côté « intimiste » et à l’aspect « militant » du film. Un regard féministe d’aujourd’hui, de moments vécus au 18ème siècle, dans un contexte si différent font que je reste sur ma réserve ??? La fin du film, pleine d’émotion: le visage défait d’Adèle Haenel, souligné par la musique de Vivaldi; tellement beau!!! Un peu avant, un choeur de femmes, bouleversant !!!!
De beaux moments mais j’ai mis du temps avant d’être touché… ————————————————
Est-ce un Barry Lindon lesbien, un La vie d’Adele « au XVIIIeme ? En choisissant le périlleux film en costume, la réalisatrice aurait dû nous embarquer grâce à l’histoire, au jeu des actrices, à l’imagination. À la différence de « Melle de Jonquieres », les joutes verbales sont ennuyeuses, l’intrigue inexistante, les enjeux absents. Il ne reste que les visages, trop maquillés et finalement pas assez expressifs de 2 actrices que l’on fait haleter comme tous les poncifs en corset. La naissance des sentiments est un événement difficile à filmer... et le passage de la colère à la joie en passant par l’amour un pari quasi impossible
Éblouissant. C'est un film d'une finesse et d'une sensibilité comme on en voit peu. De très nombreuses scènes font l'objet d'une multitude de sens et de réflexions, cela fonctionne. C'est excellemment joué. Personne n'a quitté la salle avant la fin et le silence demeura pour plusieurs minutes à la sortie.
Gros malentendu avec se film. Il a été annoncé comme un film d'esthète aspirant à nous faire prendre conscience de la difficulté d'être lesbienne dans les sociétés patriarcales passées (voire toujours actuelles) Céline Sciamma fait des films délicats et 'inspirés', photographie léchée, rythme 'Bergmanien' lent, posé, réfléchi... Adèle Haenel remarquable dans cet exercice, ajoutant sa touche personnelle, yeux inexpressifs, moue boudeuse... MAIS EN FAIT CE FILM EST UNE COMÉDIE, ratée certe, mais comique vu la grosseur du trait utilisé (volontairement) par la réalisatrice pour exprimer son propos. Ne jetons pas la pierre, la comédie est un art difficile, n'est pas les 'Inconnus' qui veut. Alors oui ma note est dure, mais que Céline Sciamma ne désespère pas, un jour elle arrivera peut-être à nous faire rire.
Merci Céline Sciama. Un vrai film féminin, extrêmement beau, doux et puissant. La beauté de la Bretagne sauvage, de la peau, des yeux comme des pierres précieuses. La rencontre merveilleuse, la condition féminine au 18ème, La sororité. Le féminin magnifique et subtil. Bravo. J y retournerai une deuxième fois
Ce film plutôt académique pourra rebuter certains (en particulier le début). Mais si on accepte d'entrer dans l'oeuvre, elle finit par envoûter, en partie grâce aux deux actrices. Evidemment on pense à La leçon de piano, qui n'est pas forcément une grande référence. C'est toujours le problème des films "propres sur eux" abordant des sujets un peu "sulfureux" (ici les amours saphiques): l'ensemble paraît bien "corseté". Mais la façon dont les deux jeunes femmes se "découvrent", et se mettent enfin à sourire, est assez remarquablement rendue. Sans être exceptionnel (critiques un peu trop dithyrambiques), le film est tout à fait plaisant.
Film à la pointe de l'esthétique lesbienne et féministe (solidarité féminine au delà de la classe, ombre de sorcellerie.), il n'en demeure malheureusement pas moins fade. Dans le genre, il ya beaucoup, beaucoup mieux. Cette histoire d'amour est lente, lourde, pataude et, pour ma part, elle ne m'a pas ému le moins du monde (le principal problème). Les dialogues sont mauvais tant dans le contenu que dans la forme (faux français soutenu un brin pédant, vouvoiement, etc). La caméra passe son temps à filmer des regards, toujours les mêmes (Haenel en a 4, j'ai compté et Merlant que 2 mais ils sont moins caricaturaux), et on en a marre. Le film est riche en symbolisme poussif. L'ensemble su scénario se tient quand même, l'ennui se cantonne au niveau moyen (il y a des films bien pires) et il y a quelques effets de correspondance entre scènes intéressants.
D'une rare indigence (je n'ai pas réussi à mettre zéro°. Ce film est nullissime. Du jeu où les actrices ne savent pas être naturelles avec une diction qui n'est pas de leur époque (il y a quelque chose qui s'appelle le travail savez-vous), à l'écriture, et à la morale vraiment communautariste. Quel dommage de traiter d'un sujet qui eût pu être si intéressant avec une telle médiocrité. C'est bien la preuvre qu'il ne suffit pas d'être lesbienne ou de coucher avec ses actrice (ou avec sa réalisatrice) pour faire un bon film. Seul point positif, la photographie qui méritait son césar. Mais alors, tout de même, comment ce film a-t-il été nommé aux césars? Ah oui, sûrement parce que Céline schiama est meilleur en communication qu'en artistique: vite vite, allons dénoncer les méchants hommes, et allons inventer un concept pour obliger mon film à être vu. C'est à se demander presque si le scandale provoqué par Haenel avant et pendant les césars, n'a pas été crée pour justement que les gens qui confondent morale et art aille le voir. Je suis désolé madame schiama, mais si peut-etre vous semblez plus morale que Polanski (vous aviez des relations sexuelles avec Haenel quand elle avait 14 ou 15 ans me semble-t-il), ne vous fera pas avoir plus de talent. Plus d'argent sans doute. C'est peut-être ça qui vous motive. Descendre les autres pour être davantage connue, se créer une intouchabilité morale, et gagner toutes les subvention et un paquet d'argent dans votre poche...
un film esthétique , jouant sur la lumière, les couleurs, comme souvent dans les narratiosn sur la peinture.l'histoire principale est secondaire , dommage et manque de crédibilité : refus du mariage et acceptation avec une romance...seul la relation avec la servante et leur quotidien seules et insulaire rends le film moins ennuyeux.
Difficile de rentrer dans ce film lent et indolent ou il ne passe pas grand chose. Les actrices sont aussi banales que le scénario (bien que palmé?) . Toutefois, Les images sont plutôt belles, donc c est parti pour une soirée diapos chez les amies de retour de vacances, si vous avez le courage....