La réalisatrice française Céline Sciamma (dont je découvre le travail aujourd’hui), parvient à créer une ambiance étrange et feutrée qui nous prépare parfaitement à l'histoire simple, mais passionnante, qu'elle souhaite nous raconter. Elle nous emmène en 1770, dans une maison bourgeoise où une artiste peintre est conviée pour faire le portrait d'une jeune femme avant son mariage. D'abord étrangères, les deux femmes vont vite nouer un lien de plus en plus fort qui les mène irrémédiablement vers un amour impossible. La force des sentiments et l'étude de la relation ambiguë qui se noue entre l'artiste et son modèle sont tellement maîtrisées et fortes qu'on ne peut que se laisser embarquer par ces deux personnages. Les actrices principales rivalisent d'ailleurs de charisme et de talent pour nous concocter un inoubliable tableau de leur destin contrarié. Il en résulte un très beau film, sensible et délicatement sensuel, qui ne peut laisser personne indifférent. Les nombreuses récompenses à son actif en sont d'ailleurs la preuve.
Un film complexe, ambitieux, très construit et qui pourtant déçoit beaucoup. Peut –être justement parce que tout est tellement pensé , argumenté, calculé de manière très dogmatique, qu’au final l’émotion n’est pas au rendez-vous. Le rythme est très lent ( trop ?), pour essayer de coller à l’époque ? , pour se positionner dans la lignée d’un cinéma intellectuel historique, mais n’est pas Bresson ou de Oliveira , qui veut .. La 1ere demie –heure est vraiment interminable, mais le début de la confrontation des deux J.F anime le film . On voit trop les gros fils, du message féministe : oui la condition de la femme était « horrible » ; mariée de force avec des inconnus, l’avortement terrible pour les filles de milieu modeste, impossibilité d’exposer pour une artiste femme C’est bien de démontrer tout cela, mais est-ce suffisant pour faire un grand film ? L’idéologie est -elle art ? Pas nécessairement. Dans le même style de film, féministe et historique, j’ai préféré dix fois le « Curiosa » de Lou Jeunet , passé pourtant très discrètement et peu soutenu par les gens du métier. Le film est lumineux, brillant, et pose les mêmes questions, avec une femme écrivain qui ne peut s’affirmer. L’actrice principale Noémie Merlant , la même pour les deux films, qui est si brillante dans « Curiosa » , irradiant le film de sa beauté , de sa personnalité et de sa grâce, prouvant qu’elle est une des meilleures de sa génération, est terne dirigée par Sciamma. Si on l’avait pas vu dans Curiosa, elle apparaîtrait insignifiante. Incroyable de « louper » une artiste comme cela. Et de même pour Adèle Haenel qui a du mal à trouver ses marques. On croit peu à son personnage. Son phrasé qu’elle essaye « d’anoblir », n’est pas bon. Et puis on ne sent pas la fougue, la passion entre les deux femmes , pas de sensualité, les quelques scènes sensuelles sont tristes , et ce n’est pas l’insertion d’un doigt sous des aisselles non rasées qui y changera : propagande vs beauté.. Est-ce que Sciamma aurait perdu son intérêt pour sa muse, et de fait son inspiration. ? Elle qui avait si bien su la mettre en valeur dans le très réussi « la Naissance des pieuvres » . Cette tristesse que dégage Adéle, est-elle plus profonde, hors champ, et le film en pâtit. Reste une très belle photographie, très justement récompensée aux Césars, et l’étude intéressante du rapport peintre et de son modèle .Même si là aussi on est bien loin du chef d’œuvre « La belle noiseuse » de Rivette. On sentait le feu, la braise et l’incandescence dans la relation Piccoli / Béart , ici on est plutôt dans l’eau tiède.
Beaucoup de choses sympas mais malheureusement encore plus de défauts rédhibitoires dans ce film. Les plus: une belle photo (voire trop par moment. J'aurais préféré plus de travail sur le scénario et moins sur la photo) et une idée d'histoire intéressante... en revanche, les personnages ne sont pas du tout travaillés, en particulier la mère et la soeur, alors que ce sont des personnages clés. Pourquoi faire un film de 2 heures si c'est pour en dire aussi peu? Les dialogues entrecoupés de longs silences commencent par surprendre et deviennent rapidement insupportables. Le parallèle avec Orphée est tiré par les cheveux et là aussi le scénario est faiblard: spoiler: en quoi ce mariage italien serait-il un enfer? . La "fête" de la nuit n'apporte rien (à part le nom du film) et ce choeur bizarre est franchement ridicule. On se demande aussi comment la bonne a pu spoiler: tomber enceinte vu qu'il n'y a aucun homme dans les environs (et en particulier à cette "fête"). Bref... un film très moyen, à la limite du supportable
Céline Sciammia excelle, depuis ses débuts, à filmer l'éveil à la sexualité, la montée du désir, l'émotion de la première fois, les échanges de regards, la frustration, l'importance de la parole et des mots utilisés. Dans ce nouveau film, son discours n'en est que plus renforcé par l'époque corsetée dans lequel il se déroule, par l'ascétisme des décors, par le côté policé des échanges, par le sous-texte du mythe d'Orphée et d'Eurydice, par le rapport à l'image du peintre et de son modèle. Sur un sujet quasi similaire, on ne peut s'empêcher de penser à l'impression de vie brute, d'instantané qui émane de "La vie d'Adèle"de Kechiche mais la sensualité sans cesse retardée, la composition picturale du film de Sciamma, dans un geste artistique qui magnifie chaque plan, séduit et émeut autrement plus. Magnifiées par la sublime photo de Claire Mathon, Noémie Merland et Adèle Haenel irradient, s'embrasent et se consument en une variété d'émotions qui auraient amplement mérité le prix d'interprétation à Cannes auquel elles étaient promises à l'unanimité de la presse. Ce "Portrait d'une jeune fille en feu" aurait d'ailleurs pu être couronné d'un prix plus prestigieux que celui du scénario, brillant par ailleurs. Et finir, en évoquant le dernier plan du film, gros plan bouleversant très long sur Adèle Haenel qui démontre la richesse de jeu époustouflante de cette actrice hors normes.
Les dialogues dans ce film est assez simple pour une débutante de français comme moi. Les paroles sont courts et familiers. Je recommande fortement ce film aux débutants du français. Le coût de production de ce film est absolument très bas. Le tournage de ce film n’a besoin que 4 actrices, une maison à côté de la mer et une pladge. Absence de BGM, seulement un ou deux costumes pour une personnage, sans décor nécessaire sauf les outils de déssiner et le façon de tournage très facile. Je suppose que le coût de tournage de Game of Thrones pour 3 seconds puisse couvrir le coût de tournage entier de ce film. Si toutes mes amies ne m’avaient pas dit que le film est excellent, je n’aurais pas fini le film. Parce que la premère heure du film est ennuie. Mais quand j’ai fini le film, je cois que c’est un film super. J’aime tellement le scène d’avortement, les mains et les outils malpropres de la femme agée qui opére l’avortement, une jeune fille anxieuse allonge dans un sale lit, quelques bébés jouent à côté d’elle sur le lit. Un avortement est opéré autour de bébés vivants. La fille pleure pendant que les bébés rient et essuient ses larmes. La mort et la vie sont cadrés ensemble, c’est vraiment une scène frappante. J’ai vu la difficulté des femmes précédentes. La performance de 2 héroÏnes est magnifique, tout les sentiments profonds se joue dans les regards et les gestes. En plus, le film me rappelle qu’un monde sans homme, seulement avec le murmure doux des filles pourrait tellement tendre.
Présentation :L'action du film se situe au XVIIIe siècle en Bretagne.Une femme peintre, Marianne, fut invitée à dessiner un portrait pour une jeune fille, Héloïse, qui se marierait avec un étranger en Italie. Le portrait fut pour satisfaire le fiancé de Héloïse. Mais la jeune fille aspira à la liberté et résista à être dessiné. Donc Marianne simula de promener avec lui pour l'observer et dessiner,et dans le processus, elles se furent tombées amoureuse. Critique : D'abord, le film utilise particulièrement peu de la musique d'ambiance,mais la technique est superbe, surtout pour la utilisation d'Été de Vivaldi à la fin du film, qui surgit avec le pleur de Héloïse, poussant au paroxysme de la tristesse du film. Ensuite, la métaphore dans le film est magnifique. La discussion de l'histoire d'Orphée et sa femme entre Héloïse et Marianne suggère les choix de les deux protagonistes. Marianne a pensé que Orphée a choisi de se retourner parce-que il a voulu de maintenir les souvenirs de se femme et a renoncé de se rencontrer, il a pris un choix poétique au lieu d'un choix d'amour, comme Marianne choisirait de partir. Héloïse a cru que Orphée a se retourné parce-que sa femme a l'appelé, et quand Marianne est parti, elle a la chaussée et elle a la dit:Retourne-toi. Dans la peinture de Marianne, elle choisit de décrire l'histoire d'Orphée comme un adieu. À part de ça,,le vêtement de Marianne est toujours rouge, et cela de Héloïse est toujours vert, comme la peinture de l'histoire d'Orphée et sa femme. En plus ,les images du film est toujours délicat comme une peinture à l'huile, et l'application de la lumière et l'ombre est merveilleuse. Donc je pense que le film a exprimé l'ambience d'ambiguïté et sentiments sincères magnifiquement. Je l'aime beaucoup !
Un belle démonstration sur comment faire un film extraordinaire de deux heures avec quelques actrices (on va dire 4), pas de musique, pas d'effets spéciaux, et à vrai dire, pas beaucoup de paroles. Les images sont puissantes et superbes, les actrices souvent filmées en gros plan sont fantastiques d'émotions rendant ainsi les paroles presques superflues. Il n'y a pas de musique d'effet, mais la bande son reproduit superbement les bruits: pinceau sur la toile, feu qui crépite, les draps qui frottent, le vent qui souffle, les respirations. Et même si ça peut parraître lent à priori, les deux heures passent très vite. De l'excellent cinéma selon moi.
Comme toujours avec Céline Sciamma, on a affaire à un film fin, subtile, d'une grande sensibilité. On est tout de suite happé par cette ambiance lourde et intrigante accentuée par l'absence totale de musique. Les plans, comme des tableaux, font mouche, tout comme la mise en scène qui transpire la patte de la réalisatrice : tout se joue dans les silences et les regards. Si la première heure est de haute volée, on peut regretter une deuxième partie plus poussive qui va en decrescendo, la faute à une intrigue qui patine un peu et peine à s'envoler. Dommage aussi que Haenel, au jeu sans finesse, ne soit pas au niveau de l'excellente Merlant.
Je ne vois pas comment on peut aimer ce navet. Aucune histoire, ennui profond. Impossible de regarder cette mièvrerie 1h30... Il n'y a pas d'histoire aucune action. Je m'en doutais....
"Portrait de la jeune fille en feu" est un film travaillé qui capte habilement son spectateur, alternant des moments brutes et poétiques et qui au final donne un très beau rendu !!
Comment une histoire aussi simple peut m'emouvoir autant ? Portrait de la jeune fille en feu est le souvenir d'une aventure amoureuse intense et brève entre deux femmes. Il n'y a que très peu d'obstacles à cet amour, même pour la jeune femme sortie du couvent.
Pourtant, l'œuvre est loin d'être sans relief.
D'abord l'esthétique. Je ne sais pas si la peinture filmée ma rendu plus sensible à la composition ou si c'est la photographie qui m'a donné l'impression de rentrer dans un tableau, mais j'ai vraiment eu l'impression d'éduquer mon regard durant toute la première partie de l'œuvre. Sûrement un mélange des deux. La côte au crépuscule, les vagues puissantes qui s'écrasent sur la falaise, je me suis senti dans une œuvre de William Turner.
Les scènes d'intérieur sont très épurées avec une attention particulière donnée à la lumière. La caméra ne s'approche que rarement des personnages, de sorte que notre regard peut vagabonder, tel un peintre qui ne veut oublier aucun détail des traits des deux femmes. C'est l'éclairage (à la bougie, au feu ou au soleil) qui insistera davantage sur tel ou tel point tout en laissant l'opportunité aux actrices de s'exprimer.
Ensuite le souvenir. Dès les premières scènes, le spectateur découvre que le film est un flash-back, une interprétation de la réalité passée, qui n'a pas de lien direct avec le présent que vit la protagoniste. Ce prétexte laisse à la réalisatrice la possibilité de tisser un récit idéalisé et presque mystique, de part son esthétique mais surtout à travers des scènes invraisemblables, magiques. Bien-sûr, je pense à la chorale sur la plage qui m'a donné des frissons et qui a déplu à Julia: l'intérêt n'est pas d'être réaliste mais de capter l'instantanéité dans toute la subjectivité d'une femme qui tombe amoureuse.
L'œuvre peut se diviser en deux: d'abord une première partie qui prend son temps, qui guette le désir et qui l'attend, ensuite une succession de scènes fortes et intenses, sans répis. Ce rythme subjectif insiste lui aussi sur le caractère fantasmé des traces du passé qui resurgissent.
Enfin, la relation. C'est une relation égalitaire, comme on en voit rarement en amour. Les personnages prennent de la profondeur grâce à l'absence de profil type dominant/dominé. Cela n'empêche pas les différents entre les deux amoureuses, ni les conceptions philosophiques opposées, mais cela ouvre au dialogue, à l'écoute.
Toute la relation est une poésie, écrite à quatre mains où la bouche d'Heloise pose des questions sans réponses au lecteur et où les yeux de Marianne s'attachent à nous faire découvrir la beauté de chaque instant.
Portrait de la jeune fille en feu est le souvenir d'une aventure douce et féminine qui tente de retranscrire la poésie dans les rencontres les plus intenses.
C'est certe très beau à l'écran mais d'une vulgarité et d'un malsain, pas étonnant de la part de Céline Sciamma. Mais bon comme c'est très féministe et que Adèle Hanel et Noémie Merlant s'en donne à cœur joie dans ce torchon, on crie au chef d'oeuvre. Eh, bien je suis bien content que ce film ai été boycotter aux Césars car c'est une horreur.
Ce film est un chef d'oeuvre. Cela raconte comment on tombe amoureux lentement, doucement, mais sûrement. Les actrices m'ont subjuguée. Je le regarderai en boucle.
Un film de femmes ! IRéalisé par une femme et il n'ya en effet, quasimment pas d'hommes dans ce joli film sur le rapprochement de deux femmes, l'une peintre, l'autre modèle malgré sa volonté, et leur cheminement lent depuis uune phase de méfiance distante jusque à la séparation après l'explosion de leur attirance réciproque et de leur sensualité. Le film, comme un tableau se met en place à petites touches, dans des scènes susccessives particulièrement étudiées, colorées, dépouillées ou non. Evidemment, comme nous sommes au 18ème siècle, il y a en arrière fond, de la pudeur, du puritanisme et le machisme est omniprésent, indirectement par les convenances et les rites et c'est la mère, malgré sa sensibilité, qui est dans le rôle de la sauvegarde des moeurs et des rites de la vie. Les deux actrices principales sont tout à fait excellentes, capables d'un regard, d'une attitude, d'un geste de faire passer ce que leurs mots ne peuvent dirent. Petit clin d'oeil à la solidarité féminine quand les deux bourgeoises secourent la soubrette tombée enceinte puis l'intègrent à leurs jeux innoncents, comme celui des cartes. Deux scènes un peu surréalistes émaillent ce film au rythme lent : celle de l'avortement de la servante, allongée sur le lit alors que les enfants de l'avorteuses, soit lui prêtent main forte, soit jouent avec l'avortée, et aussi ce rassemblement la nuit, sur la lande, dont on ne connait pas top l'objet, où les femmes dansent et chantent, là où s'enflamme la robe d'Héloïse qui donnera lieu au tableau qu'en fera Mariane et au titre du film L'art soutient le film, que ce soit la peinture à travers le tableau qu'il faut faire pour le promis que l'ex none ne connait pas encore, où de cet extrait du printemps de Vivaldi qui débute l'idyllle quand Mariane e, esquisse quelques notes au piano et la clôt définivemtn quand Héloïse, désormais mariée et mère de famille, l'écoute au concert sous le regard de son ancienne amante qui l''entre-aperçoit par hasard. Un bon film, tout en finesse.