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Portrait de la jeune fille en feu
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MaxMomo
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5,0
Publiée le 15 septembre 2026
Portrait de la jeune fille en feu s’amorce dans un silence ascétique, une austérité presque sacrée où le temps semble suspendu. D’abord déroutant par cette absence de musique, le film finit par apprivoiser le vide, avant d’y faire jaillir ses plus vertigineuses émotions.
Dans ce théâtre des corps et des regards, l’écriture atteint un équilibre miraculeux, ni trop pauvre, ni trop riche, portée par deux actrices magnifiques, au magnétisme bouleversant. Adèle Haenel et Noémie Merlant sont extraordinaires. Elles n’ont presque besoin de rien pour faire passer une émotion : un regard, un geste, une respiration, un silence.
Chaque scène semble être un tableau. La mise en scène, la lumière, les paysages et les visages composent une véritable peinture en mouvement. Le langage visuel et corporel devient une calligraphie de l’indicible. Un regard devient une phrase, un geste une confession, un silence un aveu. Rarement les sentiments auront semblé aussi lisibles sur des visages.
Le désir naît ainsi sans être souligné, presque à l’insu du spectateur. Le film ne cherche jamais à expliquer ce qui se joue entre Marianne et Héloïse : les corps, les regards et les silences parlent à sa place.
Sophie apporte une autre profondeur au récit, avec sa force tranquille et cette dignité bouleversante face à son épreuve. Derrière l’histoire d’amour, le film parle aussi de la condition des femmes, des choix imposés, de la liberté et de la solidarité qui peut naître entre elles.
À la manière d’une tragédie antique, l’amour de Marianne et d’Héloïse semble appartenir à ces histoires que le monde condamne à l’impossible. Et derrière son apparente froideur, le film distille pourtant une douceur infinie.
Et puis il y a la musique.
Rare, précieuse, presque absente par moments, elle acquiert une puissance singulière lorsqu’elle surgit. Elle semble alors ouvrir une brèche dans tout ce qui avait été contenu : le désir, l’amour, la peur, la mémoire, la perte.
Et peut-être est-ce là toute la beauté de Portrait de la jeune fille en feu : faire naître autant de choses avec si peu. Un regard, une lumière, quelques notes, deux visages.
Avec Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma réalise un film d’une délicatesse et d’une précision remarquables, où chaque regard devient un événement et chaque silence une déclaration. La relation entre Marianne et Héloïse se construit avec une patience admirable, faisant naître un désir qui passe avant tout par l’observation, l’écoute et la reconnaissance mutuelle. Sciamma filme les visages comme des paysages intérieurs, transformant l’acte de regarder en geste amoureux autant qu’en réflexion sur la création artistique. La mise en scène, épurée jusqu’à l’essentiel, atteint une intensité émotionnelle exceptionnelle sans jamais céder au lyrisme appuyé. Une œuvre d’une beauté lumineuse et déchirante, où le souvenir d’un amour impossible continue de brûler longtemps après que l’écran s’est éteint.
Parfait,c'est un mot qui résume bien le film,il est parfait. le choix des actrices,leur manières de jouer est géniale,elles savent parfaitement représenter les émotions sans en faire trop,le dialogue,il y en a peu,parfois un peu complexe mais toujours compréhensible,les images sont magnifiques,tout, l'histoire est très belle,la fin est magnifique,comme tout le film,l'intrigue,tout je n'ai même pas les mots pour le décrire,regarder le absolument c'est une merveille
C'est un film magnifique au sens esthétique du terme. La photographie est superbe, on a l'impression de voyager dans des tableaux de maîtres. Mais alors c'est lent, c'est long, ça n'en finit pas. Le terme qui me vient à l'esprit manquerait de correction...
Superbe mise en en scène élégante et virtuose. Sciamma est au sommet de son art et son couple d'actrices également. Beau travail sur le rythme du film.
Le récit très noble d’un amour impossible. Autour d’un lyrisme très poétique, l’amour, l’attirance et le magnétisme se lient dans ce portrait original d’époque. La souffrance et le déni sont dépeint dans cette réalisation agréable, de beaux horizons, mais dont le rythme manque.
Ce film m'a déçue. L'histoire est bonne mais la réalisation sans doute ambitieuse est un peu prétentieuse. Il ne suffit pas de filmer des beaux paysages et des personnages perdus dedans pour réaliser un chef-d'oeuvre. N'est pas Jane Campion qui veut. Le film repose sur deux actrices : Noémie Merlant, qui joue la peintre et Adèle Haenel, qui joue une jeune femme que sa famille veut marier malgré elle. Noémie Merlant a un jeu subtil et nuancé. Adèle Haenel est très statique et semble toujours faire la même moue, ce qui est fastidieux à regarder. Enfin, la fin du film est assez convenue.
Un film d’une grande beauté, à la fois intime et puissant. La mise en scène épurée, les silences et la tension émotionnelle racontent un amour intense et inoubliable, porté par deux actrices remarquables.
Franchement pas compris le succès d'estime de ce film... pour moi anti-féministe, et l'on sent l'emprise d'une certaine idéologie autour du projet... déception lors de son visionnage en salles.
C’est avec un sens très pictural de la mise en scène que Céline Sciamma filme cette passion féminine d’une exquise langueur et bouillonnant dans son interprétation. Le couple formé par Noémie Merlant et Adèle Haenel envoute le spectateur. Gracieuse beauté, lyrisme surprenant « Portrait de la jeune fille en feu » est une œuvre audacieuse, transpirant son féministe sans pour autant tenir un discours pontifiant. La réalisatrice livre son film le plus abouti.
Très vite ennuyeux par les vacuités multiples ; scénario, dialogues, prises de vue, ambiances, moments inutiles ou décalés, … Ouvrage paresseux qui aurait dû être travaillé avant de s’afficher. Je suis toujours dubitatif à constater les notations mais ce phénomène n’est pas rare du fait que ceux qui n’ont pas apprécié bien souvent n’ont pas envie de perde davantage de temps à poster leur avis. Certains oublient trop vite que « L’Art » est exigeant.