Note moyenne
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Portrait de la jeune fille en feu est un film qui mise énormément sur l'atmosphère, les regards et les silences. Céline Sciamma nous plonge dans la Bretagne du XVIIIe siècle, où Marianne, une peintre, doit réaliser le portrait d'Héloïse, une jeune femme promise à un mariage qu'elle ne souhaite pas. Pour pouvoir la peindre sans qu'elle s'en aperçoive, Marianne doit d'abord l'observer discrètement. Le point de départ est intéressant, et cette relation entre celle qui regarde et celle qui est regardée donne au film une vraie particularité.
Visuellement, difficile de nier le travail accompli. La photographie de Claire Mathon est superbe, les paysages bretons sont magnifiques et certaines compositions ressemblent véritablement à des tableaux. Les couleurs, les éclairages et les cadrages sont particulièrement soignés. On sent que chaque plan a été réfléchi. Sur le plan esthétique, le film a clairement de quoi séduire.
Noémie Merlant et Adèle Haenel portent le film avec une interprétation très retenue. Ici, tout passe par les expressions, les gestes et les regards, bien plus que par les dialogues. Cette approche peut être très efficace, et elle correspond parfaitement au sujet. Mais elle demande aussi de rentrer pleinement dans le rythme du film, ce qui ne fonctionne pas forcément à chaque instant.
Car c'est là que j'ai davantage de réserves : le rythme est extrêmement lent. Les silences et les longues scènes contemplatives participent à l'ambiance, mais ils finissent aussi par étirer certaines séquences. J'aurais parfois aimé que le récit avance un peu plus franchement. À force de privilégier la contemplation, le film risque de laisser le spectateur à distance plutôt que de l'emporter avec lui.
Le film aborde également la liberté des femmes, les contraintes du mariage et la possibilité de choisir sa propre vie à une époque où ces choix leur étaient largement refusés. Ce sont des thèmes intéressants, traités avec délicatesse, sans tomber dans le mélodrame traditionnel. L'absence presque totale de musique souligne d'ailleurs cette volonté de laisser les émotions naître des situations elles-mêmes.
Au final, je reconnais pleinement les qualités artistiques du film, mais elles ne suffisent pas à me faire grimper davantage dans ma notation. C'est beau, maîtrisé et intelligent, mais le rythme contemplatif m'a empêché d'être complètement embarqué dans cette histoire.
➡️ Verdict : 6/10 — Un tableau que je peux admirer sans forcément avoir envie de rester deux heures devant.
Visuellement, difficile de nier le travail accompli. La photographie de Claire Mathon est superbe, les paysages bretons sont magnifiques et certaines compositions ressemblent véritablement à des tableaux. Les couleurs, les éclairages et les cadrages sont particulièrement soignés. On sent que chaque plan a été réfléchi. Sur le plan esthétique, le film a clairement de quoi séduire.
Noémie Merlant et Adèle Haenel portent le film avec une interprétation très retenue. Ici, tout passe par les expressions, les gestes et les regards, bien plus que par les dialogues. Cette approche peut être très efficace, et elle correspond parfaitement au sujet. Mais elle demande aussi de rentrer pleinement dans le rythme du film, ce qui ne fonctionne pas forcément à chaque instant.
Car c'est là que j'ai davantage de réserves : le rythme est extrêmement lent. Les silences et les longues scènes contemplatives participent à l'ambiance, mais ils finissent aussi par étirer certaines séquences. J'aurais parfois aimé que le récit avance un peu plus franchement. À force de privilégier la contemplation, le film risque de laisser le spectateur à distance plutôt que de l'emporter avec lui.
Le film aborde également la liberté des femmes, les contraintes du mariage et la possibilité de choisir sa propre vie à une époque où ces choix leur étaient largement refusés. Ce sont des thèmes intéressants, traités avec délicatesse, sans tomber dans le mélodrame traditionnel. L'absence presque totale de musique souligne d'ailleurs cette volonté de laisser les émotions naître des situations elles-mêmes.
Au final, je reconnais pleinement les qualités artistiques du film, mais elles ne suffisent pas à me faire grimper davantage dans ma notation. C'est beau, maîtrisé et intelligent, mais le rythme contemplatif m'a empêché d'être complètement embarqué dans cette histoire.
➡️ Verdict : 6/10 — Un tableau que je peux admirer sans forcément avoir envie de rester deux heures devant.
Un amour fort, même éphémère, peut te rester en tête toute une vie.
Les décors choisis pour ce film sont vraiment superbes et le rendent très vivant. Oui, le rythme est lent, mais c'est captivant de voir cet amour naissant entre ces deux femmes.
Si on rajoute le superbe jeu des deux actrices, ça fait un très bon film poétique et mélancolique.
Les décors choisis pour ce film sont vraiment superbes et le rendent très vivant. Oui, le rythme est lent, mais c'est captivant de voir cet amour naissant entre ces deux femmes.
Si on rajoute le superbe jeu des deux actrices, ça fait un très bon film poétique et mélancolique.
Tout commence par un regard volé, et tout finit par un regard rendu. Au départ, l’une observe l’autre pour mieux la peindre, une sorte de prédation douce. Puis les rôles se mélangent, on ne sait plus trop qui regarde qui, et le cliché du peintre qui possède son modèle se renverse joliment. Au fond, le film parle surtout de ça, regarder quelqu’un puis s’en souvenir. Elles savent dès le début que ça va s’arrêter, alors tout ce qu’elles vivent est déjà un souvenir, un peu comme Eurydice dans ce mythe d’Orphée qu’elles finissent par rejouer. Les hommes ne sont presque jamais là, mais on sent l’intention de dénoncer un patriarcat invisible qui décide des mariages et impose ses interdits, quitte à forcer un peu le trait. Pendant ce temps, maîtresse et servante vivent presque d’égal à égal, le temps d’une parenthèse.
Le récit remonte depuis un atelier parisien vers un XVIIIe siècle qui nous parle encore, avec une première heure froide puis une seconde qui prend feu. Encore faut-il tenir jusque-là, parce que c’est lent, vraiment lent, avec parfois l’impression que tout est écrit d’avance. Chaque plan ressemble à un tableau, avec une lumière naturelle magnifique et une mise en scène qui frôle quand même l’académisme, mais les nuits au coin du feu donnent du relief à l’ensemble. Je n'aime pas tout, mais je respecte le geste, et je sais que j’y reviendrai un jour.
Le récit remonte depuis un atelier parisien vers un XVIIIe siècle qui nous parle encore, avec une première heure froide puis une seconde qui prend feu. Encore faut-il tenir jusque-là, parce que c’est lent, vraiment lent, avec parfois l’impression que tout est écrit d’avance. Chaque plan ressemble à un tableau, avec une lumière naturelle magnifique et une mise en scène qui frôle quand même l’académisme, mais les nuits au coin du feu donnent du relief à l’ensemble. Je n'aime pas tout, mais je respecte le geste, et je sais que j’y reviendrai un jour.
Si vous avez aimé *Call Me by Your Name*, il faut absolument regarder *Portrait de la jeune fille en feu*.
On est en 1770. Marianne, une peintre, est chargée de réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui refuse de poser parce qu’elle ne veut pas de ce mariage arrangé. Marianne va donc devoir l’observer en secret pour peindre son portrait.
Ce que je trouve passionnant, c’est la manière dont Céline Sciamma représente cette époque. On a l’habitude de voir le XVIIIe siècle idéalisé, avec ses belles robes, ses bals et ses romances. Mais derrière les beaux costumes, la réalité des femmes était bien différente : leur mariage pouvait être décidé à leur place, leur liberté était limitée et leurs expériences intimes restent encore trop peu représentées au cinéma.
Pourtant, le film ne se résume jamais à cette injustice. Il montre aussi une véritable sororité, des femmes qui s’écoutent, se soutiennent et existent en dehors du regard des hommes.
D’ailleurs, ce qui m’a particulièrement marquée, c’est que les hommes sont quasiment absents du film. Et ce choix change complètement la manière dont on observe les personnages et leurs relations.
Tout passe par la mise en scène : les paysages magnifiques, les silences, les sons naturels et les regards qui en disent parfois beaucoup plus que les dialogues. La musique est très peu présente, comme si le film refusait de nous dicter ce qu’on doit ressentir.
On ne nous raconte pas seulement une histoire d’amour : on nous fait ressentir ce que signifie regarder quelqu’un, être regardée et apprendre à connaître une personne au-delà de l’image qu’on s’en fait.
Une œuvre délicate, politique et profondément sensorielle, qui continue de nous habiter bien après le générique.
On est en 1770. Marianne, une peintre, est chargée de réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui refuse de poser parce qu’elle ne veut pas de ce mariage arrangé. Marianne va donc devoir l’observer en secret pour peindre son portrait.
Ce que je trouve passionnant, c’est la manière dont Céline Sciamma représente cette époque. On a l’habitude de voir le XVIIIe siècle idéalisé, avec ses belles robes, ses bals et ses romances. Mais derrière les beaux costumes, la réalité des femmes était bien différente : leur mariage pouvait être décidé à leur place, leur liberté était limitée et leurs expériences intimes restent encore trop peu représentées au cinéma.
Pourtant, le film ne se résume jamais à cette injustice. Il montre aussi une véritable sororité, des femmes qui s’écoutent, se soutiennent et existent en dehors du regard des hommes.
D’ailleurs, ce qui m’a particulièrement marquée, c’est que les hommes sont quasiment absents du film. Et ce choix change complètement la manière dont on observe les personnages et leurs relations.
Tout passe par la mise en scène : les paysages magnifiques, les silences, les sons naturels et les regards qui en disent parfois beaucoup plus que les dialogues. La musique est très peu présente, comme si le film refusait de nous dicter ce qu’on doit ressentir.
On ne nous raconte pas seulement une histoire d’amour : on nous fait ressentir ce que signifie regarder quelqu’un, être regardée et apprendre à connaître une personne au-delà de l’image qu’on s’en fait.
Une œuvre délicate, politique et profondément sensorielle, qui continue de nous habiter bien après le générique.
Peu d’acteur. Peu de décor. Et pourtant un film à couper le souffle . Le travail de réalisation est exceptionnel, les actrices, talentueuses. Encore une fois le female gaze sublime, le cinéma français.
LES MEILLEURS REGARDS D'AMOUR dans une romance. Le rythme est lent mais contemplatif et bordel, elles ont une tension de fou ! (bravo les lesbiennes/). Un film centré sur la position de la femme à l'époque, sans personnage masculin.
Juste pour prévenir : le rythme est lent et ça se base sur les regards et les métaphores.
Juste pour prévenir : le rythme est lent et ça se base sur les regards et les métaphores.
Portrait de la jeune fille en feu s’amorce dans un silence ascétique, une austérité presque sacrée où le temps semble suspendu. D’abord déroutant par cette absence de musique, le film finit par apprivoiser le vide, avant d’y faire jaillir ses plus vertigineuses émotions.
Dans ce théâtre des corps et des regards, l’écriture atteint un équilibre miraculeux, ni trop pauvre, ni trop riche, portée par deux actrices magnifiques, au magnétisme bouleversant. Adèle Haenel et Noémie Merlant sont extraordinaires. Elles n’ont presque besoin de rien pour faire passer une émotion : un regard, un geste, une respiration, un silence.
Chaque scène semble être un tableau. La mise en scène, la lumière, les paysages et les visages composent une véritable peinture en mouvement. Le langage visuel et corporel devient une calligraphie de l’indicible. Un regard devient une phrase, un geste une confession, un silence un aveu. Rarement les sentiments auront semblé aussi lisibles sur des visages.
Le désir naît ainsi sans être souligné, presque à l’insu du spectateur. Le film ne cherche jamais à expliquer ce qui se joue entre Marianne et Héloïse : les corps, les regards et les silences parlent à sa place.
Sophie apporte une autre profondeur au récit, avec sa force tranquille et cette dignité bouleversante face à son épreuve. Derrière l’histoire d’amour, le film parle aussi de la condition des femmes, des choix imposés, de la liberté et de la solidarité qui peut naître entre elles.
À la manière d’une tragédie antique, l’amour de Marianne et d’Héloïse semble appartenir à ces histoires que le monde condamne à l’impossible. Et derrière son apparente froideur, le film distille pourtant une douceur infinie.
Et puis il y a la musique.
Rare, précieuse, presque absente par moments, elle acquiert une puissance singulière lorsqu’elle surgit. Elle semble alors ouvrir une brèche dans tout ce qui avait été contenu : le désir, l’amour, la peur, la mémoire, la perte.
Et peut-être est-ce là toute la beauté de Portrait de la jeune fille en feu : faire naître autant de choses avec si peu. Un regard, une lumière, quelques notes, deux visages.
Le reste appartient au silence.
Dans ce théâtre des corps et des regards, l’écriture atteint un équilibre miraculeux, ni trop pauvre, ni trop riche, portée par deux actrices magnifiques, au magnétisme bouleversant. Adèle Haenel et Noémie Merlant sont extraordinaires. Elles n’ont presque besoin de rien pour faire passer une émotion : un regard, un geste, une respiration, un silence.
Chaque scène semble être un tableau. La mise en scène, la lumière, les paysages et les visages composent une véritable peinture en mouvement. Le langage visuel et corporel devient une calligraphie de l’indicible. Un regard devient une phrase, un geste une confession, un silence un aveu. Rarement les sentiments auront semblé aussi lisibles sur des visages.
Le désir naît ainsi sans être souligné, presque à l’insu du spectateur. Le film ne cherche jamais à expliquer ce qui se joue entre Marianne et Héloïse : les corps, les regards et les silences parlent à sa place.
Sophie apporte une autre profondeur au récit, avec sa force tranquille et cette dignité bouleversante face à son épreuve. Derrière l’histoire d’amour, le film parle aussi de la condition des femmes, des choix imposés, de la liberté et de la solidarité qui peut naître entre elles.
À la manière d’une tragédie antique, l’amour de Marianne et d’Héloïse semble appartenir à ces histoires que le monde condamne à l’impossible. Et derrière son apparente froideur, le film distille pourtant une douceur infinie.
Et puis il y a la musique.
Rare, précieuse, presque absente par moments, elle acquiert une puissance singulière lorsqu’elle surgit. Elle semble alors ouvrir une brèche dans tout ce qui avait été contenu : le désir, l’amour, la peur, la mémoire, la perte.
Et peut-être est-ce là toute la beauté de Portrait de la jeune fille en feu : faire naître autant de choses avec si peu. Un regard, une lumière, quelques notes, deux visages.
Le reste appartient au silence.
Le film de Céline Scammia regorge de très beaux plans, son histoire est bonne mais alors… que c’est long, lent et assommant d’ennui.
Avec Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma réalise un film d’une délicatesse et d’une précision remarquables, où chaque regard devient un événement et chaque silence une déclaration. La relation entre Marianne et Héloïse se construit avec une patience admirable, faisant naître un désir qui passe avant tout par l’observation, l’écoute et la reconnaissance mutuelle. Sciamma filme les visages comme des paysages intérieurs, transformant l’acte de regarder en geste amoureux autant qu’en réflexion sur la création artistique. La mise en scène, épurée jusqu’à l’essentiel, atteint une intensité émotionnelle exceptionnelle sans jamais céder au lyrisme appuyé. Une œuvre d’une beauté lumineuse et déchirante, où le souvenir d’un amour impossible continue de brûler longtemps après que l’écran s’est éteint.
Parfait,c'est un mot qui résume bien le film,il est parfait.
le choix des actrices,leur manières de jouer est géniale,elles savent parfaitement représenter les émotions sans en faire trop,le dialogue,il y en a peu,parfois un peu complexe mais toujours compréhensible,les images sont magnifiques,tout, l'histoire est très belle,la fin est magnifique,comme tout le film,l'intrigue,tout je n'ai même pas les mots pour le décrire,regarder le absolument c'est une merveille
le choix des actrices,leur manières de jouer est géniale,elles savent parfaitement représenter les émotions sans en faire trop,le dialogue,il y en a peu,parfois un peu complexe mais toujours compréhensible,les images sont magnifiques,tout, l'histoire est très belle,la fin est magnifique,comme tout le film,l'intrigue,tout je n'ai même pas les mots pour le décrire,regarder le absolument c'est une merveille
C'est un film magnifique au sens esthétique du terme. La photographie est superbe, on a l'impression de voyager dans des tableaux de maîtres. Mais alors c'est lent, c'est long, ça n'en finit pas. Le terme qui me vient à l'esprit manquerait de correction...
Superbe mise en en scène élégante et virtuose. Sciamma est au sommet de son art et son couple d'actrices également. Beau travail sur le rythme du film.
Adele Hanael et Noemie Merlant sont incandescentes et la réalisation de Céline Sciamma est impressionnante.
Le récit très noble d’un amour impossible. Autour d’un lyrisme très poétique, l’amour, l’attirance et le magnétisme se lient dans ce portrait original d’époque. La souffrance et le déni sont dépeint dans cette réalisation agréable, de beaux horizons, mais dont le rythme manque.
Ce film m'a déçue. L'histoire est bonne mais la réalisation sans doute ambitieuse est un peu prétentieuse. Il ne suffit pas de filmer des beaux paysages et des personnages perdus dedans pour réaliser un chef-d'oeuvre. N'est pas Jane Campion qui veut. Le film repose sur deux actrices : Noémie Merlant, qui joue la peintre et Adèle Haenel, qui joue une jeune femme que sa famille veut marier malgré elle. Noémie Merlant a un jeu subtil et nuancé. Adèle Haenel est très statique et semble toujours faire la même moue, ce qui est fastidieux à regarder. Enfin, la fin du film est assez convenue.
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