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A la fin du film j'ai soufflé, mais un souffle de mauvais signe, un souffle de déception, de fatigue de prétention, d'incompréhension.
Un film qui aurait pu être intéressant sur la condition féminine au 18ème et pas seulement, aussi le principe des portraits à l'époque. J'exagère car ces éléments sont quand même abordés et seront la seule maigre satisfaction me concernant.
Disons que l'absence de scénario -qui a pourtant reçu un prix à Cannes!!-, l'absence de décors, l'absence de tutoiement, l'absence de crédibilité, l'absence de rythme, l'absence de finesse dans la narration, l'absence de rebondissement, l'absence d'âme, la rareté musicale (pourtant bien exploité 2 fois) finissent par peser sur le film et pour ma part le plomber.
Pour préciser quelques éléments, on comprend tout de suite l'histoire d'amour entre les deux, donc les scènes qui l'amène sont lourdes et sans finesse, malgré la délicatesse des actrices.
Adèle Haenel est trop âgée en tant que jeune sortant du couvent qui va se marier, et encore plus pour l'époque ! La liberté de ces femmes à cette époque ne fonctionne pas et est un anachronisme grossier, dans le sens où les hommes imposaient un contrôle bien plus présent que ce qu'on ne voit à aucun moment, dommage car il y avait bien des choses à raconter là-dessus !
Et que c'est froid cette mise en scène. Et le rythme terrible, si la première partie présente un intérêt, la seconde tombe complètement, on a droit a une intrigue d'avortement qui tombe comme un cheveu, sans suite sans sens sans rien. Ce qui donne la sensation d'avoir pioché un peu partout différentes images et thématiques à la façon dont on peint un tableau touche par touche mais sans donner un ensemble cohérent.
La seule énigme et émotion que me procure ce film c'est de comprendre pourquoi il a aussi bien fonctionné auprès d'un public averti. Navré car j'avais envie d'apprécier mais pour moi c'est très mauvais.
Un film qui aurait pu être intéressant sur la condition féminine au 18ème et pas seulement, aussi le principe des portraits à l'époque. J'exagère car ces éléments sont quand même abordés et seront la seule maigre satisfaction me concernant.
Disons que l'absence de scénario -qui a pourtant reçu un prix à Cannes!!-, l'absence de décors, l'absence de tutoiement, l'absence de crédibilité, l'absence de rythme, l'absence de finesse dans la narration, l'absence de rebondissement, l'absence d'âme, la rareté musicale (pourtant bien exploité 2 fois) finissent par peser sur le film et pour ma part le plomber.
Pour préciser quelques éléments, on comprend tout de suite l'histoire d'amour entre les deux, donc les scènes qui l'amène sont lourdes et sans finesse, malgré la délicatesse des actrices.
Adèle Haenel est trop âgée en tant que jeune sortant du couvent qui va se marier, et encore plus pour l'époque ! La liberté de ces femmes à cette époque ne fonctionne pas et est un anachronisme grossier, dans le sens où les hommes imposaient un contrôle bien plus présent que ce qu'on ne voit à aucun moment, dommage car il y avait bien des choses à raconter là-dessus !
Et que c'est froid cette mise en scène. Et le rythme terrible, si la première partie présente un intérêt, la seconde tombe complètement, on a droit a une intrigue d'avortement qui tombe comme un cheveu, sans suite sans sens sans rien. Ce qui donne la sensation d'avoir pioché un peu partout différentes images et thématiques à la façon dont on peint un tableau touche par touche mais sans donner un ensemble cohérent.
La seule énigme et émotion que me procure ce film c'est de comprendre pourquoi il a aussi bien fonctionné auprès d'un public averti. Navré car j'avais envie d'apprécier mais pour moi c'est très mauvais.
Loin des effusions spectaculaires, Sciamma choisit l’épure. Son film ne se donne pas, il se dévoile, lentement, patiemment, à la manière d’un portrait qui prend forme sous les couches successives de peinture. La mise en scène ne capture pas, elle caresse.
C’est un feu qui couve sous la surface, un incendie qui ne peut s’exprimer qu’en secret. Marianne (Noémie Merlant), peintre mandatée pour réaliser le portrait d’Héloïse (Adèle Haenel), doit d’abord l’observer à la dérobée, en voler les traits pour mieux les restituer. L’enjeu est immédiat : peindre, c’est posséder, fixer, enfermer dans l’image une femme qui refuse d’être vue.
Mais au fil des jours, l’ordre initial se renverse. Héloïse, d’objet à saisir, devient sujet qui regarde. C’est elle qui défie Marianne, qui impose la réciprocité, qui inverse le rapport de force. L’amour surgit dans cette oscillation du regard, dans cette tension du visible et du caché.
Mais le film est aussi une partition de silences. Sciamma évacue toute musique extradiégétique, faisant de chaque respiration, de chaque crépitement de feu, un élément narratif à part entière. Le désir naît dans ces espaces vides, dans ces instants suspendus où une main qui frôle un tissu devient un événement. Il faudra attendre la fin, et ce Largo déchirant de Vivaldi, pour que la musique explose enfin, emportant avec elle la retenue accumulée tout au long du film.
Au cœur du récit, un mythe s’insinue : celui d’Orphée et Eurydice. Dans une scène clé, Marianne et Héloïse s’interrogent sur ce moment où Orphée se retourne, condamnant Eurydice à disparaître. Est-ce un échec, un caprice ? Ou un choix délibéré, un dernier regard qui, plutôt que de sceller une perte, inscrit l’amour dans l’éternité ?
C’est là tout le paradoxe du film : cet amour est voué à l’absence, mais c’est précisément cette impossibilité qui le rend impérissable. À jamais, Marianne gardera l’image d’Héloïse vêtue de cette robe blanche, embrasée par les flammes d’une bougie. À jamais, Héloïse conservera le souvenir de ce dernier chiffre, le 28, dissimulé dans un livre ouvert comme un battement de cœur secret.
Un amour qui s’achève, et qui demeure.
C’est un feu qui couve sous la surface, un incendie qui ne peut s’exprimer qu’en secret. Marianne (Noémie Merlant), peintre mandatée pour réaliser le portrait d’Héloïse (Adèle Haenel), doit d’abord l’observer à la dérobée, en voler les traits pour mieux les restituer. L’enjeu est immédiat : peindre, c’est posséder, fixer, enfermer dans l’image une femme qui refuse d’être vue.
Mais au fil des jours, l’ordre initial se renverse. Héloïse, d’objet à saisir, devient sujet qui regarde. C’est elle qui défie Marianne, qui impose la réciprocité, qui inverse le rapport de force. L’amour surgit dans cette oscillation du regard, dans cette tension du visible et du caché.
Mais le film est aussi une partition de silences. Sciamma évacue toute musique extradiégétique, faisant de chaque respiration, de chaque crépitement de feu, un élément narratif à part entière. Le désir naît dans ces espaces vides, dans ces instants suspendus où une main qui frôle un tissu devient un événement. Il faudra attendre la fin, et ce Largo déchirant de Vivaldi, pour que la musique explose enfin, emportant avec elle la retenue accumulée tout au long du film.
Au cœur du récit, un mythe s’insinue : celui d’Orphée et Eurydice. Dans une scène clé, Marianne et Héloïse s’interrogent sur ce moment où Orphée se retourne, condamnant Eurydice à disparaître. Est-ce un échec, un caprice ? Ou un choix délibéré, un dernier regard qui, plutôt que de sceller une perte, inscrit l’amour dans l’éternité ?
C’est là tout le paradoxe du film : cet amour est voué à l’absence, mais c’est précisément cette impossibilité qui le rend impérissable. À jamais, Marianne gardera l’image d’Héloïse vêtue de cette robe blanche, embrasée par les flammes d’une bougie. À jamais, Héloïse conservera le souvenir de ce dernier chiffre, le 28, dissimulé dans un livre ouvert comme un battement de cœur secret.
Un amour qui s’achève, et qui demeure.
Techniquement le plus beau film du cinéma français de ses 10 dernières années. On retrouve un élément qui me fascine au cinéma ce sont les regards, ici quelle merveille, on ressent ce regard qui veut tout dire, qui respire cet air amoureux. Il y a une scène qui m'a beaucoup touché, c'est au moment du piano, la manière qu'à Adèle Haenel de regarder Noémie Merlant c'est tellement beau à tirer quelques larmes. Tout le film repose sur cette question du regard. Un regard qui se veut plus moderne en ce 21e siècle.
Ce qui est très fort également dans le film, c'est tout ce qui est en lien avec l'univers sonore. Le crépitement de ce feu de cheminée ou bien ces vagues qui s'écrasent sur la plage et ses rochers. Tous ses bruits rajoutent une intensité à cette relation entre la peintre et son modèle en prenant même parfois le dessus. Regarder ces vagues qui s'échouent sur ces gros cailloux, c'est l'une des plus belles choses, pour les yeux et les oreilles, qui puissent exister dans ce monde.
Il y a un autre ressenti grâce à la mise en scène c'est celui de l'isolement qui est aussi présent en rapport avec le lieu du récit, cet île de la côte ouest.
Pour ce qui est du casting, l'alchimie entre Haenel et Merlant fonctionne à merveille ! Par contre, je suis un peu plus réticent à cette manière de parler qui fait si peu naturel, c'est ce qui me gêne toujours un peu avec des films se déroulant à cette époque.
Mais bref, à part cela, le reste est génial et grandiose !
Ce qui est très fort également dans le film, c'est tout ce qui est en lien avec l'univers sonore. Le crépitement de ce feu de cheminée ou bien ces vagues qui s'écrasent sur la plage et ses rochers. Tous ses bruits rajoutent une intensité à cette relation entre la peintre et son modèle en prenant même parfois le dessus. Regarder ces vagues qui s'échouent sur ces gros cailloux, c'est l'une des plus belles choses, pour les yeux et les oreilles, qui puissent exister dans ce monde.
Il y a un autre ressenti grâce à la mise en scène c'est celui de l'isolement qui est aussi présent en rapport avec le lieu du récit, cet île de la côte ouest.
Pour ce qui est du casting, l'alchimie entre Haenel et Merlant fonctionne à merveille ! Par contre, je suis un peu plus réticent à cette manière de parler qui fait si peu naturel, c'est ce qui me gêne toujours un peu avec des films se déroulant à cette époque.
Mais bref, à part cela, le reste est génial et grandiose !
Céline Sciamma... J'avais vécu un véritable calvaire devant le seul film que j'avais vu : l'horrible "Bande de filles". Autant vous dire que j'en menais pas large à l'idée de m'en coltiner un autre. Cette fois ci, j'ai été davantage à mon aise. Alors ? Ce "Portrait de la jeune fille en feu" est-il féministe ? Mille fois oui, mais pour une fois, la démarche va dans le bon sens. C'est une oeuvre de femme, entièrement faite pour elles. Ce film a un thème, un seul : l'amour lesbien. Bon autant dire tout de suite les choses clairement : j'ai bien davantage de mauvais points à distribuer. A commencer par des dialogues beaucoup trop faibles. Cela dit, ils ont le mérite de ne pas être surécrits. C'est un piège fatal dans lequel bon nombre de cinéastes sont tombés dès lors qu'ils donnaient dans le film d'époque. Ensuite, même si moins qu'attendu, l'histoire s'embarrasse de quelques boursouflures auteuristes mal venues. Ensuite, et c'est bien le tendon d'Achille absolu : la relation entre les deux femmes. Il est très difficile d'y croire. Pourquoi ? Parce que Sciamma a pensé son film pour que cet amour reste platonique. Jamais on ne me fera gober qu'il avait vocation à atteindre le stade de l'expression physique. Et pourtant, il y arrive, mais comme contraint et forcé. Résultat des courses, en sort un amour qui manque de pureté, qui manque de beauté et qui manque de sincérité tout simplement. Un constat encore aggravé par le fait que ni Noémie Merlant (même si bien mieux servie qu'elle ne le sera chez Tolédano et Nakache), ni Adèle Haenel n'ont le talent suffisant pour sauver l'affaire. Tu prends le même film, avec exactement les mêmes faiblesses, mais tu fais jouer ça par Marie-France Pisier et Marie Dubois par exemple, et la pilule passe nettement mieux. C'est dommage, surtout qu'il y avait vraiment des idées, une belle démarche et un final (les 10 dernières minutes, grosso modo) vraiment beau. Ne pas savoir sur quel pied danser n'est que rarement bon conseiller.
Globalement un film bien ennuyeux. Certes la photo est belle, les costumes sont bien faits, mais il y a peu d'émotion. L'histoire est téléguidée et on connait d'avance l'issue et la fin. Situer l'histoire dans un contexte historique est bien inutile car de fait le comportement et le langage sont bien anachroniques et contemporains. Au fond on ne voit rien de cette France sociale de l'époque, il n'y a d'ailleurs que peu de choses qui relient la situation des héroïnes et leur entourage.
Les deux actrices sont peu incarnées et si passion il y a, elle est bien froide et distante. Adèle Haenel fait sa mine boudeuse la majeure partie du film et Noémie Merlant lui donne une bonne réplique dans la même veine.
Difficile de situer ce film, ni vraiment féministe, ni une vraie histoire d'amour, malgré les scènes très explicites et bien inutiles, ni non plus une étude sociale. Un film plutôt ratée qui ne laissera pas grand souvenir.
Les deux actrices sont peu incarnées et si passion il y a, elle est bien froide et distante. Adèle Haenel fait sa mine boudeuse la majeure partie du film et Noémie Merlant lui donne une bonne réplique dans la même veine.
Difficile de situer ce film, ni vraiment féministe, ni une vraie histoire d'amour, malgré les scènes très explicites et bien inutiles, ni non plus une étude sociale. Un film plutôt ratée qui ne laissera pas grand souvenir.
Ce film raconte avec beaucoup de délicatesse la montée de l’émotion entre une jeune peintre et son modèle… qui ne doit pas savoir qu’elle est peinte. Les deux actrices Noémie Merlant et Adèle Haenel portent leurs personnages avec intensité dans une atmosphère feutrée teintée d’architecture austère et de paysages sauvages. Le film est en lui-même une belle peinture et une ode réussie au féminisme.
« Portait de la jeune fille en feu » est un film féministe et 100% féminin, que ce soit devant ou derrière la caméra. Malgré quelques longueurs dans la première partie, on se laisse conquérir par le formidable duo Merlant-Haenel, par leurs regards qui disent plus que des mots. Derrière cette toile résonnant avec des questions contemporaines, on imagine facilement les drames intimes vécus par nos aînées il y a de ça quelques siècles.
Prix du scénario à Cannes en 2019, "Portrait de la Jeune fille en feu" est un magnifique film mettant en scène, l'art de la peinture, à une romance Impossible. Conformément aux jurys, le prix du scénario est discutable, car il est avant tout, simple malgré le double sens qui se fait ressentir, tout le long du récit. Néanmoins, c'est un prix qui a donné le succès au film, et cela est totalement mérité ! La réalisation de Céline Sciamma, représente au mieux, l'art de la peinture, dans toute sa splendeur. En effet, chaque cadre composé, est digne d'une oeuvre peinte. La photographie est sublime et d'une justesse remarquable ! De plus, le duo Merlant/Haenel s'associe parfaitement aux cadres filmés. L'histoire accompagne cela, comme une peinture : une image/un portrait, peut cacher et démontrer, une histoire forte derrière ! Très reussi, et cultissime film français de cette fin de decennie 2010
Une magnifique photo, des actrices toute en retenue et pourtant qui parviennent à nous faire ressentir toutes les émotions qui les animent. Une belle histoire d’amour entre femmes superbement racontée avec beaucoup de pudeur et de talents
Film superbe et intime, quasi un huis-clos, dans lequel on se laisse embarquer par les interprètes qui sont toutes remarquables.
Superbes actrices. Une histoire poignante qui nous emporte avec les personnages. La fin est plus que touchante.
Céline Sciamma réalise un très beau film, très esthétique et mettant en valeur l'art de la peinture. De façon très moderne, la réalisatrice y fait part d'un amour lesbien qui, bien sûr, ne peut pas avoir lieu de façon publique au XVIII ème siècle. Adèle Haenel est parfaite dans son rôle d'Héloise, très sensuel et Noémie Merlant joue très bien son rôle de peintre peu à peu gagné par l'attirance envers cette belle blonde qu'elle peut admirer sous tous es angles pendant des heures. L'esthétisme du film est une grande réussite, beaucoup de scène à la simple lumière de bougies et des paysages normands de toute beauté. Céline Sciamma réussit un très beau film.
Le cinéma pictural prend chez Sciamma une dimension romanesque, mais pas aussi sulfureuse que pourrait le laisser penser le titre. Au contraire, la relation qui unit Marianne et Héloïse s'opère dans une retenue frileuse, à l'image des contraintes féminines de l'époque, encore actuelles pour certaines : le corset des attentes sociétales, les divergences de classe, l'hétéronormativité prédominante.
Sans forcément verser dans un cinéma érotique, on aurait aimé franchir un cap plus audacieux. Le cadre historico-bourgeois, quoiqu'il participe au sujet du film, n'y est pas favorable. C'est pourquoi, Sciamma, dans une démarche féministe et déconstructrice, que l'on apprécie pour ces qualités, nous surprend peu par sa mise en scène élégante, ou par la tournure des événements. On est donc moins à même d'explorer les forces et les faiblesses de la contre-narration qu'elle expose.
Sans forcément verser dans un cinéma érotique, on aurait aimé franchir un cap plus audacieux. Le cadre historico-bourgeois, quoiqu'il participe au sujet du film, n'y est pas favorable. C'est pourquoi, Sciamma, dans une démarche féministe et déconstructrice, que l'on apprécie pour ces qualités, nous surprend peu par sa mise en scène élégante, ou par la tournure des événements. On est donc moins à même d'explorer les forces et les faiblesses de la contre-narration qu'elle expose.
J'ai regardé ce film car je recherchai un bon film sur une histoire d'amour naissant et que celui-ci avait reçu de nombreuses critiques élogieuses. Cependant, je dois avouer que j'ai été assez déçue.
Le film est très beau visuellement parlant et il y a beaucoup d'éléments symboliques. Mais je l'ai trouvé ennuyeux et je n'ai pas réussi à accéder aux émotions.
Je me suis ennuyée pendant une bonne partie du film et j'ai même dû passer plusieurs scènes car on a beaucoup de longues scènes où il ne se passe selon moi rien d'intéressant (les scènes où les personnages mangent, marchent, installent leurs affaires, trempent leur pinceau dans la peinture puis peignent trait par trait, etc.). Je ne sais pas qu'elle était le but de l'auteure en filmant des scènes aussi longues et "contemplatives", peut être rendre le film plus réaliste, faire durer le "suspense", ou bien ajouter une certaines "poésies" du quotidien, mais j'y suis restée hermétique... Je n'ai pas compris l'intérêt de ces scènes, dont la portée symbolique m'a échappé, et je trouve que les autres plans plus intéressants ne contrebalancent pas assez car il ne sont pas suffisamment intenses. On est censé voir un film sur une passion naissante et pourtant tout semble être fait pour que l'on reste à distance des émotions des personnages, que ce soit dans le jeu des actrices ou dans la manière dont les scènes sont filmées. Les moments censés être forts en émotions sont pour moi trop rapides, l'émotion a à peine le temps de s'installer que l'on passe déjà à la scène suivante.
Concernant le scénario, j'apprécie ce genre d'histoire habituellement, assister à la naissance d'une relation entre deux personnages, l'impossibilité d'un amour, etc. Cela ne me dérange pas de savoir à l'avance comment un film va se terminer, car j'aime voir toutes les étapes menant à ce dénouement. Mais ici cela manque de tension, de passion, d'enjeu mettant en haleine le spectateur spoiler: : l'enjeu de réussir à convaincre Héloïse de poser pour la peintre est vite balayé, ce qui ne laisse pas vraiment d'autre enjeu marquant à part le fait que cette relation soit impossible.
J'ai bien aimé le dénouement, en revanche, spoiler: il m'a fait versé une petite larme,
mais ce n'est qu'un bref moment. De plus, j'ai trouvé les protagonistes plutot attachantes, même si on est mis à distance de leurs personnalité et émotions, et leur histoire était plutot touchante.
Si vous aimez les films contemplatifs où il n'y a pas d'effusions de sentiments je pense que cela peut vous plaire, mais pour ma part ce film est une déception.
Le film est très beau visuellement parlant et il y a beaucoup d'éléments symboliques. Mais je l'ai trouvé ennuyeux et je n'ai pas réussi à accéder aux émotions.
Je me suis ennuyée pendant une bonne partie du film et j'ai même dû passer plusieurs scènes car on a beaucoup de longues scènes où il ne se passe selon moi rien d'intéressant (les scènes où les personnages mangent, marchent, installent leurs affaires, trempent leur pinceau dans la peinture puis peignent trait par trait, etc.). Je ne sais pas qu'elle était le but de l'auteure en filmant des scènes aussi longues et "contemplatives", peut être rendre le film plus réaliste, faire durer le "suspense", ou bien ajouter une certaines "poésies" du quotidien, mais j'y suis restée hermétique... Je n'ai pas compris l'intérêt de ces scènes, dont la portée symbolique m'a échappé, et je trouve que les autres plans plus intéressants ne contrebalancent pas assez car il ne sont pas suffisamment intenses. On est censé voir un film sur une passion naissante et pourtant tout semble être fait pour que l'on reste à distance des émotions des personnages, que ce soit dans le jeu des actrices ou dans la manière dont les scènes sont filmées. Les moments censés être forts en émotions sont pour moi trop rapides, l'émotion a à peine le temps de s'installer que l'on passe déjà à la scène suivante.
Concernant le scénario, j'apprécie ce genre d'histoire habituellement, assister à la naissance d'une relation entre deux personnages, l'impossibilité d'un amour, etc. Cela ne me dérange pas de savoir à l'avance comment un film va se terminer, car j'aime voir toutes les étapes menant à ce dénouement. Mais ici cela manque de tension, de passion, d'enjeu mettant en haleine le spectateur spoiler: : l'enjeu de réussir à convaincre Héloïse de poser pour la peintre est vite balayé, ce qui ne laisse pas vraiment d'autre enjeu marquant à part le fait que cette relation soit impossible.
J'ai bien aimé le dénouement, en revanche, spoiler: il m'a fait versé une petite larme,
mais ce n'est qu'un bref moment. De plus, j'ai trouvé les protagonistes plutot attachantes, même si on est mis à distance de leurs personnalité et émotions, et leur histoire était plutot touchante.
Si vous aimez les films contemplatifs où il n'y a pas d'effusions de sentiments je pense que cela peut vous plaire, mais pour ma part ce film est une déception.
Merveilleux film avec des actrices pleines de talent; tout le jeu est dans la délicatesse et la suggestion. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film de cette qualité; on ne voit pas le temps passer; pourtant ce film ne repose pratiquement que sur 2 personnages et dans un décor simple. Bravo aussi à la réalisatrice; c’est du très haut niveau!!!
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