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J’entends bien l’idée.
Puisqu’il est question de portraits dans ce film, alors en conséquence le parti-pris de Cécile Sciamma a été celui du cadre fixe, du regard porté sur les détails, de la photographie soignée caressant visages et formes, décors et paysages…
Soit…
Seulement très rapidement m’est venue face à ce film une autre idée ; toute aussi à propos par ailleurs.
Cette idée c’est celle qui consiste à se rappeler qu’au-delà du fait qu’il soit question de portrait dans ce film il est aussi question de cinéma, et que dans « cinéma » il y a kine.
Le mouvement.
Or peu de choses bougent dans ce « Portrait de la jeune fille en feu ».
A commencer par nous-mêmes…
Je ne sais pas pour les autres, mais avant même que les premières touches soient posées sur la toile que j’avais déjà l’image finale en tête.
Entre ce qu’on est en droit de savoir des thématiques que Céline Sciamma aime aborder d’un côté et le cheminement ultra-classique auquel semble inviter la forme, le film annonce la couleur dès les premiers instants et ne surprendra jamais.
Dès lors on ne reste que si l’image plait à l’avance.
Un peu comme le personnage de Marianne, on étend le temps d’ouvrage - quitte à repartir de zéro si nécessaire - juste pour le plaisir de faire durer, mais rien de plus.
Or ça, c’est peu dire si elle le fait durer son plaisir cette chère Céline… Et pas qu’un peu.
Ah que de silences entre chaque phrase…
…Que de plans qui s’étirent et se répètent ad nauseam…
A un moment donné le plaisir d’esthète ne pourra que laisser de côté celles et ceux qui espéraient plus qu’une simple séance-photo doublée d’une romance plate et convenue.
Car oui – et désolé de le dire ainsi - mais pour un film qui parle d’embrasement jusque dans son titre – j’avoue avoir longuement cherché la flamme.
Entre le tempo atavique qu’impose un récit creux d’un côté et de l’autre le jeu assez artificiel – pour ne pas dire maladroit – d’Adèle Haenel, les choses auxquelles se raccrocher sont tout de même vraiment rares.
Pour ma part, seule Noémie Merlant a été source d’un minimum de satisfaction en termes de tentative d’animation et d’enrichissement de l’œuvre, ce qui est certes toujours ça de pris mais tellement insuffisant au regard de tout le reste.
En fait je ne peux m’empêcher de voir dans ce film une certaine forme de facilité de la part de Céline Sciamma.
Elle avait déjà son public-cible à l’esprit. Elle savait que pour séduire ce public il serait largement suffisant de dérouler cette iconographie-type de romance aristo-bourgeoise. De même qu’elle avait parfaitement conscience que, sitôt aurait-elle coché ces cases-là, les silences et les minimalismes ne pourraient que jouer pour elle.
C’est ce qu’elle a fait et bien lui en a pris.
Son public l’a suivi et l’a plébiscité.
Tant mieux pour elle.
Tant mieux pour lui.
…C’est juste dommage pour les autres.
Car oui, j’insiste, mais je trouve vraiment dommage de voir ces auteurs se complaire aussi facilement dans l’aisance.
A croire que faire de la belle photo est suffisant…
A croire qu’aborder les choses selon les mœurs de son temps n’appelle pas à aller plus en avant…
Eh bien moi je trouve ça triste.
Et s’il y en a pour me demander ce que je pouvais espérer de plus, ceux-là je les inviterais à aller faire un petit tour du côté de Yorgos Lanthimos.
Car il y a dans sa « Favorite » bien plus qu’une mode de son temps.
On y retrouve un cinéma bien plus intemporel.
…Un cinéma qui survit aux hashtags et aux bonnes causes de l’instant.
Puisqu’il est question de portraits dans ce film, alors en conséquence le parti-pris de Cécile Sciamma a été celui du cadre fixe, du regard porté sur les détails, de la photographie soignée caressant visages et formes, décors et paysages…
Soit…
Seulement très rapidement m’est venue face à ce film une autre idée ; toute aussi à propos par ailleurs.
Cette idée c’est celle qui consiste à se rappeler qu’au-delà du fait qu’il soit question de portrait dans ce film il est aussi question de cinéma, et que dans « cinéma » il y a kine.
Le mouvement.
Or peu de choses bougent dans ce « Portrait de la jeune fille en feu ».
A commencer par nous-mêmes…
Je ne sais pas pour les autres, mais avant même que les premières touches soient posées sur la toile que j’avais déjà l’image finale en tête.
Entre ce qu’on est en droit de savoir des thématiques que Céline Sciamma aime aborder d’un côté et le cheminement ultra-classique auquel semble inviter la forme, le film annonce la couleur dès les premiers instants et ne surprendra jamais.
Dès lors on ne reste que si l’image plait à l’avance.
Un peu comme le personnage de Marianne, on étend le temps d’ouvrage - quitte à repartir de zéro si nécessaire - juste pour le plaisir de faire durer, mais rien de plus.
Or ça, c’est peu dire si elle le fait durer son plaisir cette chère Céline… Et pas qu’un peu.
Ah que de silences entre chaque phrase…
…Que de plans qui s’étirent et se répètent ad nauseam…
A un moment donné le plaisir d’esthète ne pourra que laisser de côté celles et ceux qui espéraient plus qu’une simple séance-photo doublée d’une romance plate et convenue.
Car oui – et désolé de le dire ainsi - mais pour un film qui parle d’embrasement jusque dans son titre – j’avoue avoir longuement cherché la flamme.
Entre le tempo atavique qu’impose un récit creux d’un côté et de l’autre le jeu assez artificiel – pour ne pas dire maladroit – d’Adèle Haenel, les choses auxquelles se raccrocher sont tout de même vraiment rares.
Pour ma part, seule Noémie Merlant a été source d’un minimum de satisfaction en termes de tentative d’animation et d’enrichissement de l’œuvre, ce qui est certes toujours ça de pris mais tellement insuffisant au regard de tout le reste.
En fait je ne peux m’empêcher de voir dans ce film une certaine forme de facilité de la part de Céline Sciamma.
Elle avait déjà son public-cible à l’esprit. Elle savait que pour séduire ce public il serait largement suffisant de dérouler cette iconographie-type de romance aristo-bourgeoise. De même qu’elle avait parfaitement conscience que, sitôt aurait-elle coché ces cases-là, les silences et les minimalismes ne pourraient que jouer pour elle.
C’est ce qu’elle a fait et bien lui en a pris.
Son public l’a suivi et l’a plébiscité.
Tant mieux pour elle.
Tant mieux pour lui.
…C’est juste dommage pour les autres.
Car oui, j’insiste, mais je trouve vraiment dommage de voir ces auteurs se complaire aussi facilement dans l’aisance.
A croire que faire de la belle photo est suffisant…
A croire qu’aborder les choses selon les mœurs de son temps n’appelle pas à aller plus en avant…
Eh bien moi je trouve ça triste.
Et s’il y en a pour me demander ce que je pouvais espérer de plus, ceux-là je les inviterais à aller faire un petit tour du côté de Yorgos Lanthimos.
Car il y a dans sa « Favorite » bien plus qu’une mode de son temps.
On y retrouve un cinéma bien plus intemporel.
…Un cinéma qui survit aux hashtags et aux bonnes causes de l’instant.
Peindre ou faire l'amour. La leçon de tableau. Il suffira d'une étincelle. Quand les femmes nous enivrent. Quand les femmes crépitent devant la cheminée.
Un film qui n'est pas autre chose qu'une déclaration d'amour aux deux actrices principales de la part de Céline Sciamma. Elles sont filmées comme dans des tableaux (d'ailleurs c'est l'argument du film...) mais ça n'évite pas un certain aspect artificiel. Sinon, la photo est splendide, les cadrages superbes, y a même des scènes à la bougie façon "Barry Lindon"... Et pourtant cette histoire m'a paru manqué de profondeur malgré toute cette matière épurée. Le fait aussi de ne pas en faire quelque chose de réellement charnel pour rester au seuil, plutôt contemplatif... Alors, même si je ne suis pas hyper bouleversé, je salue quand même l'exigence du film et ses actrices, en particulier Noémie Merlant, à la conquête du cinéma français.
C’est une histoire qui parle principalement d’une romance qui était condamnée à l'échec. C’est un film feministe, on peut voir comment Marianne à un métier et comment Sophie avait la décision sur son corps, ce dernier c'était une chose que j'ai beaucoup aimé mais que j'ai aussi trouvé intéressante parce que c'était une période où les femmes étaient méprisées. J’aime bien que les espaces ressemblent à des œuvres d’art et comment le romance de Marianne et Heloïse est comparé avec l’histoire d'Orphée et Eurydice. Je pense aussi que l’absence des hommes a aidé a ce que l’histoire se centre sur la femme.
Premièrement, les deux actrices sont responsables du succès du film, le scénario c’est spectaculaire mais il dépend de bonnes interprétations pour bien fonctionné parce que c’est un film passionnel. Les rôles sont très bien accomplis et la relation entre les deux femmes est profonde, intéressante mais surtout la relation se sent réel grâce au talent des actrices. Aussi, Céline Sciamma a l’intention de faire un film féministe qui visualise les problèmes de la femme au XVIIIème siècle. Tous les personnages sont de femmes et les thèmes comme le mariage, l’avortement, l’orientation sexuelle et la sororité sont présents d’une manière excellente.
D’autre côté, c’est un film dont tous les fans d’art aimeront, la relation entre la peinture et le décor qui sont liés l’un à l’autre. Il y a des métaphores de la littérature intéressantes et l’atmosphère est toujours d’art et un peu mystique cc qui est parfait pour raconter cette histoire.
D’autre côté, c’est un film dont tous les fans d’art aimeront, la relation entre la peinture et le décor qui sont liés l’un à l’autre. Il y a des métaphores de la littérature intéressantes et l’atmosphère est toujours d’art et un peu mystique cc qui est parfait pour raconter cette histoire.
Wow. Très bien écrit, très bien réalisé, très bien joué, très belle lumière (séquence de préparation de repas devant un feu de cheminée...un tableau vivant ! ). Et pourquoi le cinéma français ça peut pas être tout le temps comme ça ? En plus il y a Valéria Golino, et ça, ça fait plaisir.
Bon film.
Bon film.
Un film long, très long. J'ai attendu qu'il se passe quelque chose d'un peu plus palpitant tout le long du film, sans que cela arrive. Il y certaine scène intéressante, mais pas assez à mon gout. Les scène sont extrêmement lente, et l'histoire tourne en rond. Je n'ai pas non plus été touchés plus que ça par les actrices, qui joue pourtant bien leur rôle. C'est très contemplatif, je le savais pourtant, mais la ça a été trop pour moi.
Si c'est pour nous pondre ce genre d'œuvre féministe, je crois pas que ce soit nécessaire de rester entre utérus. Les femmes dépeintes ici sont toutes plus déprimantes les unes que les autres, à tirer la tronche en continu. Leurs dialogues n'arrangeant en rien la sensation d'agonie devant ce truc, puisque sonnent terriblement faux.
L'absence de bande-son amplifie cette ambiance de vide absolu dans lequel évoluent les personnages. Parce que, si l'intrigue se veut un peu casse code en montrant une romance lesbienne, elle ne vole pas bien haut non plus. Eloignées de la société dans leur petit manoir de campagne, elles peuvent s'adonner à ce qu'elles veulent sans souci. Aucun élément n'est donné au spectateur pour se resituer dans le contexte de l'époque (pression de l'Eglise notamment).
Puis, la réalisatrice s'est sentie obligée de blinder son film de "combats" féministes. Tellement que ça en devient ridicule. En 2h chrono on nous balance de la pilosité, des règles, obviously le patriarcat oppresseur, carrément un avortement et certainement d'autres trucs qui m'ont échappée. Il s'agirait de doser.
Ce Portrait de la jeune fille en feu part de bonnes intentions en se focalisant sur des personnages exclusivement féminins. Pourtant, je me suis fait profondément c*** durant 2h. Pourquoi ? Parce que le combat d'Héloïse est complètement submergé par l'ambiance lourde et froide de cette bâtisse où les minutes semblent durer des heures. Il y a eu des erreurs dans la mise en scène et la construction de cette relation entre les 2 femmes qui n'a strictement rien d'extraordinaire.
L'absence de bande-son amplifie cette ambiance de vide absolu dans lequel évoluent les personnages. Parce que, si l'intrigue se veut un peu casse code en montrant une romance lesbienne, elle ne vole pas bien haut non plus. Eloignées de la société dans leur petit manoir de campagne, elles peuvent s'adonner à ce qu'elles veulent sans souci. Aucun élément n'est donné au spectateur pour se resituer dans le contexte de l'époque (pression de l'Eglise notamment).
Puis, la réalisatrice s'est sentie obligée de blinder son film de "combats" féministes. Tellement que ça en devient ridicule. En 2h chrono on nous balance de la pilosité, des règles, obviously le patriarcat oppresseur, carrément un avortement et certainement d'autres trucs qui m'ont échappée. Il s'agirait de doser.
Ce Portrait de la jeune fille en feu part de bonnes intentions en se focalisant sur des personnages exclusivement féminins. Pourtant, je me suis fait profondément c*** durant 2h. Pourquoi ? Parce que le combat d'Héloïse est complètement submergé par l'ambiance lourde et froide de cette bâtisse où les minutes semblent durer des heures. Il y a eu des erreurs dans la mise en scène et la construction de cette relation entre les 2 femmes qui n'a strictement rien d'extraordinaire.
La note m'étonne un peu car le film est très lent ! Au final, il ne se passe pas grand chose sinon une histoire d'attirance entre les deux femmes. Reste la sensualité de la peintre. On s'endort facilement devant, j'ai dû redémarrer le film 5 fois sur 1 semaine avant de le finir.
Soit on se laisse porter, soit on déteste
2,9/5
Soit on se laisse porter, soit on déteste
2,9/5
L'image est belle et il y a quelques scènes touchantes, mais le film est globalement ennuyeux. Surtout quand les comédiennes récitent leur texte de manière totalement mécanique.
C'est un bon film original et surprenant où on trouve 2 actrices formidables.
Les plans sont serrés la plupart du temps, les décors beaux mais dépouillés.
C'est artistique, féminin et plein de poésie.
C'est touchant.
Les plans sont serrés la plupart du temps, les décors beaux mais dépouillés.
C'est artistique, féminin et plein de poésie.
C'est touchant.
Une espèce de leçon de piano sans âme et sans souffle mais avec beaucoup de lourdeur et de prétention
Quel ennui. Tout est convenu, attendu… un enchaînement de fausses belles images, un montage sans talent.
J’avais tardé à voir ce film à cause de son nom ridicule, vulgaire et racoleur à souhait « … en feu ! », le reste est à l’avenant. Sans parler de l’actrice principale…
J’avais tardé à voir ce film à cause de son nom ridicule, vulgaire et racoleur à souhait « … en feu ! », le reste est à l’avenant. Sans parler de l’actrice principale…
Un très beau film, le dernier quart d'heure offre de beaux moments de cinéma, , l'indice émouvant du tableau, comme un clin d'œil qui fait la nique aux conventions sociales de l'époque et ce final magistral qui est parachevé par la musique "L'Eté" de Vivaldi, et par le formidable jeu d'adèle haenel, dont toutes les émotions se lisent sur son visage, la mélancolie, le bonheur, la colère. Cette scène est un très grand moment de cinéma ! .
Un film que l'on apprécie aussi par ses moments contemplatifs.
Un film que l'on apprécie aussi par ses moments contemplatifs.
Film intéressant sur la condition féminine et l'oppression patriarcale. Par contre, pour ce qui est de la romance impossible, cela reste du grand classique et elle ne convainc pas forcément. Sans doute, Céline Sciamma a t elle voulu trop en faire dans le symbolisme. J'ai trouvé le film très inégal.
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