Derniers Avis : Portrait de la jeune fille en feu - Page 10
Portrait de la jeune fille en feu
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Rourkewhite
104 abonnés
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3,5
Publiée le 15 juin 2020
Il s'agit là d'un très beau film, dont la fascination exercée sur le spectateur est un véritable plaisir. L'austérité ambiante, de la reconstitution historique, du cadre isolé de l'intrigue et des rapports/dialogues entre les personnages s'avère étrangement séduisante et constitue une étincelle capitale dans l'embrasement qui suivra! Les deux actrices principales sont fabuleuses et terriblement intenses, y compris dans leur mutisme si expressif! C'est une oeuvre foncièrement féminine et féministe et une bouleversante histoire d'amour, qui séduit durablement malgré une fin un peu longue qui en dilue l'intensité.
je n'es pas compris l'enthousiasme, quel manque de rythme, des grandes tirades intello sans grand sens ni intérêt . l'histoire d'amour est longuuue car on voit des la première scène ce qui va arriver et cela met une heure à venir.. ça se prend la tête et je suis très déçu
Un chef d'oeuvre, c'est ce qui vous permet de chausser de nouvelles paires de lunettes pour lire la réalité. Après le portrait de la jeune fille en feu, on ne peut plus voir une grande partie des films, déjà produits ou à venir, comme avant. Une jubilation à tous les niveaux qui ne manquera pas de faire grincer des dents: celles des vieux grincheux, des pédants et des pimbêches. Tant mieux: c'est et ce sera autant de galons aux épaulettes de C. Sciamma et des interprètes, magnifiques, Adèle Haenel et Noémie Merlant. Une oeuvre largement sous-estimée et sous-récompensée.
Magnifique film sur l'envie de liberté ! Très bien réalisé, interprété, mis en scène, le film est d'une justesse et d'une simplicité qui le rendent excellent. Claire Mahon mérite son Cesar. La chanson des femmes sur la plage résonne dans la tête bien après la fin du film. Superbe.
Honnêtement, je me suis ennuyée pendant tout le film ..la preuve c'est que comme j'étais en replay sur Canal+, j'ai stoppé au beau milieu...et j'ai terminé le lendemain. Une histoire de lesbiennes soft à la sauce 18ème siècle avec des dialogues plutôt du 20ème siècle.
Sans aucun doute pour moi, un film bien trop sûr-estimé. C'est bien certes. Les images sont soignées, l'histoire est simplette mais joliment interprété et la mise en scène n'a rien d'extraordinaire mais sait faire passer les émotions. Voilà c'est correct mais de là à lui donner une multitude de prix et des critiques dythirambiques la ça me dépasse...
Portrait de la jeune fille en feu explore la féminité avec une rare justesse et intelligence qui nous fait dire : Céline Sciamma a tout compris aux femmes. Belles même lorsqu'elles ne sourient pas, maîtresses de la vie qu'elles portent en elles, attirées elles aussi (tiens donc, quelle surprise) par le vin, le tabac, et...l'amour libre. Noémie Mêlant et Adèle Haenel façonnent cette ode aux femmes libres avec beaucoup de sincérité (ces regards...). À ceux qui râlent de voir ces personnages féminins "à la garçonne", pourrait-on dire, de façon anachronique en 1770, on répondra qu'il s'agit plutôt d'un portrait de ce que les" amoureux de la féminité " veulent voir, et comme on nous l'explique si bien dans le film : un portrait n'a pas vraiment vocation à dépeindre la réalité, il transmet des sensations, des impressions tout en respectant les codes établis. Et ici, la palette des beaux plans est riche dès les couleurs symboliques des robes : le bleu pour la noblesse de la mère qui fait des ronds de jambes aux époux fortunés pour sa fille, cette dernière en vert pour reprendre la couleur de la maladie (la mort au théâtre, "glauque" en peinture...), ici une pulsion suicidaire, et la peintre en rouge, aussi vivante que passionnée pour son modèle. D'ailleurs, le fameux "feu" se décline en plusieurs sens que l'on explore, entre "le feu intérieur" qui est le désir de vivre pleinement ces quelques jours ensemble, le "feu passionnel" (brûler ou se consumer d'amour pour quelqu'un) avec la romance homosexuelle côté femmes (ce qui est rare à l'écran), ou plus pragmatiquement le véritable feu destructeur qui spoiler: élimine l'ancien tableau pour pouvoir en faire renaître un de ses cendres... La construction des plans est impossible à résumer en quelques lignes tant ils sont riches, on peut tout de même en donner une idée : prenez un plan, vous pouvez en parler et débattre un bon moment, les placements des objets par rapport aux personnages, les clair-obscurs caravagiens, les couleurs symboliques, la douceur des visages venus de Vermeer (on croirait voir La Jeune fille à la perle)...tout respire le beau tableau. Toute la féminité condensée dans un portrait fascinant.
Le film intello par excellence: plan d'une lenteur extrême, scénario vide et prétention absolue des actrices. Bref, 2h perdues. Primé à Cannes quoi ... !
Ce très long portrait intimiste et ampoulé d'une passion entre deux femmes n'est pas ce génial chef d'œuvre dont on nous a rebattu les oreilles. Adèle Haenel joue avec lourdeur et sans aucune grâce son personnage, et l'émotion n'est jamais là... Un film sans intérêt et sans souffle
D'une beauté à crever les yeux, la photographie du film est un model du genre. Les actrices sont formidables tout en retenue, ce qui sublime les moments où elles se laissent glisser. Une œuvre à ne pas manquer.
La photographie de ce film le transforme en chef d’œuvre en perpétuelle transformation, mouvant. Les couleurs, les contrastes, les ombres, tout concoure à réaliser de véritables tableaux vivants. Lente, envoûtante, la réalisation fait la part belle aux femmes et s'appesantit sur le rapport entre muse et artiste. Scénario simple, décors bruts et épurés, jeu sobre (bien que très théâtral), bande-originale (presque) inexistante : la pureté de chaque élément semble faite pour mieux souligner la beauté de chaque plateau (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2020/05/21/portrait-de-la-jeune-fille-en-feu-celine-sciamma/)
Un film ou l'on voit pratiquement que des femmes à l'écran mais on ne va pas se plaindre car c'est une histoire belle et larmoyante écrite et réalisé par Céline Sciamma !! "Portrait de la jeune fille en feu", c'est le titre du film mais aussi un tableau de peinture qui a son histoire , celle d'une dessinatrice qui dresse des portraits qui a pour projet d'aller faire une peinture d'une jeune femme fille d'une Italienne qui doit se marier forcé par la famille. Le début de la rencontre entre les deux femmes va ètre difficile mais après va naitre une amitié forte qui va se transformer en une histoire d'amour. Long métrage qui ne comporte que très peu de musique, tout dans l'émotion, dans la gestuelle avec de belles images, de beaux décors, de beaux costumes, un scénario et une mise en scène qui prend son temps a raconter mais avec merveille. L'interprétation des deux héroines du film, Adèle Haenel et Noémie Merlant y ont sont beaucoup dans la réussite du film. Il y a Valéria Golino dans un second role. Une oeuvre touchante.
Noémie Merlan et son personnage crève l'écran et c'est une belle découverte. Hélas le personnage d' Adèle Hanael est trop réservé, trop retenu , ça gâche le plaisir d'autant que c'est une bonne actrice , elle l'avait montré dans les combattants. j'ai eu un peu de mal a y croire , c'est anachronique de transposer la conditions des femmes au XVIII et maintenant. Si le sujet est cela, je l'ai à peine deviné , si c'est celle des femmes au XVIII c'est pas mieux, la mère est sévère mais pas spécialement méchante. J'ai eu du mal a comprendre le besoin de marier sa fille d'autant plus que le père n'est pas présent. On ne comprend pas vraiment l'urgence de la situation. j'ai mis quatre étoiles pour la photographie et pour le jeux de Noémie et j'espère que Adèle pourra mieux s'exprimer dans d'autres films.