Derniers Avis : Portrait de la jeune fille en feu - Page 17
Portrait de la jeune fille en feu
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Cedric P
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5,0
Publiée le 22 novembre 2019
« Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma est l’histoire de Marianne, peintre qui doit réaliser le portrait d’une jeune fille qui s’apprête à sa marier contre son gré et refuse donc de poser. Marianne devra donc la peindre sans que la jeune fille, Héloise, ne s’en rende compte. Après des films comme « Naissance des pieuvres », « Tomboy » ou « Bandes de filles », Céline Sciamma se tourne vers la fin de l’adolescence et l’entrée vers le monde adulte de 2 femmes. L’une indépendante, artiste, cultivée et l’autre sortant du couvent, curieuse de découverte mais promise à un mariage qui ne l’intéresse pas. Deux tempéraments différents qui se font face et se répondent, se toisent et s’apprivoisent avant de succomber au charme et à l’attirance qu’elles éprouvent l’une pour l’autre. Relecture du mythe d’Orphée, brillamment écrit et mis en scène par une réalisatrice dont le niveau dépasse de loin la majorité de la production hexagonale, « Portrait de la jeune fille en feu » captive, envoûte et trouble avant de nous laisser pantois sur l’air des Quatre Saisons de Vivaldi.
C'est pénible. Pas intéressant. Ca tourne en rond. Les actrices sont pénibles. Et on est frappé par l'absence d'hommes dans ce film qui laisse croire que 98% de la population est féminine.
Autant une histoire d’amour qu’un portrait de la condition de la femme à la fin du XVIIIè siècle, et par extension du regard qu’on lui porte en tant qu’image plutôt que femme. Bien mis en scène, avec de belles images et une prestation convaincante de Noémie Merlant, mais on peut regretter que l'émotion ne surgisse vraiment que dans le très beau dernier plan. Voir mon analyse complète sur Newstrum : https://newstrum.wordpress.com/2019/10/05/portrait-de-la-jeune-fille-en-feu-de-celine-sciamma-fugere-non-possum/
Céline Sciamma réinvente les codes du film d’époque en nous embarquant dans une histoire d’amour entre deux jeunes femmes, dans la petite noblesse bretonne du XVIIIème siècle. Ultra-travaillés, ses plans, ses décors, sa lumière évoquent les tableaux des maîtres hollandais et constituent un plaisir visuel de chaque instant. Réflexion sur le souvenir et l’image à une époque où le roman mythologique excitait l’imaginaire adolescente autant qu’une émission de Cyril Hanouna aujourd’hui, en miroir d’une période actuelle d’omniprésence des écrans, cette cruelle description d’un amour impossible assume son rythme lent. La séquence centrale, qui donne son titre au film, est magistrale et envoûtante.
Malgré quelques lenteurs, un très joli film tout en délicatesse, sur l'art, la relation peintre-modèle, le regard. Ne cherchez pas les hommes, ils n'y sont pas (ou seulement dans la salle).
Film aux belles couleurs et images, film de femmes ou tous les personnages et rôles sont intéressants y compris la jeune servante, film difficile comme tous les films qui reprennent la création en peinture comme sujet. Des longueurs comme tout film de 2 heures qui n'est pas un film d'action. Musique et chant aussi remarquable. De l'émotion mais surtout dans les scènes finales.
Marianne (Noémie Merlant), peintre ayant repris l’atelier de son père, est chargée par une comtesse de réaliser le portrait de sa fille Héloïse (Adèle Haenel). Mais ce tableau scellera un mariage que la jeune femme ne désire pas ; Marianne doit donc le réaliser en secret, se faisant passer pour une simple demoiselle de compagnie. Commence entre les deux femmes un jeu de regard, qui les conduit peu à peu à nouer une relation particulière. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2019/09/22/portrait-de-la-jeune-fille-en-feu/)
C'est un film dont la première partie est réussie, très esthétique, notamment grâce à Noémie Merlant. La deuxième partie me semble vraiment moins pertinente : la réalisatrice insiste un peu lourdement sur sa lecture du mythe d'Orphée. Cette interprétation n'est pas inintéressante mais souffre à mon avis d'anachronisme. C'est vraiment ne pas comprendre la tragédie grecque que de faire d'Orphée une personne qui choisit son geste de se retourner - le geste poétique selon Céline Sciamma. Et c'est une fois de plus la lecture contemporaine, contemporain trop contemporain, vision largement illusoire, et surtout dangereuse (on voit les dégâts de l'individualisme dans nos sociétés) d'un individu tout puissant qui choisit tout. Par ailleurs, même si le film décrit bien la condition de la femme au 18ème siècle, l'histoire d'amour me semble un peu artificiel : je ne suis pas entré dans cette histoire (à vrai dire oui dans la première heure du film, mais non dans la deuxième heure). Cette passion entre deux femmes me semble vraiment moins intéressante que celle décrite par Balagov dans son grand film : une grande fille.
Très mauvais oui et très choqué aussi de voir tous ces commentaires élogieux... on s'ennuie ferme et on peut noter quelque chose d'assez objectif : le film s'intéresse à une peintre... qui peint des croûtes, qui n'a aucun talent. C'est moche, mais moche, super-moche!!! Rien que ça mérite un retournage complet... c'est pas mal joué, y'a une ambiance froide et glaciale, comme ça, pour passer le temps, mais bon... bof bof bof, pauve cinéma français
Touché par la grâce, ce film est l'illustration même du désir et de la passion, au travers de deux femmes dont les destins vont se croiser. Un comte artistique dans un premier temps, puis une romance charnel par la suite. Bref, une pure merveille, remplie de beauté, de tendresse et surtout de deux actrices extraordinaires qui portent cette histoire comme rarement on à pu le voire.
Bon bas ça va c'était sympathique, j'aime bien les actrices, je trouve qu'elles jouent pas trop mal mais par contre j'ai pas trop compris le film, j'ai pas compris pourquoi le personnage joué par Céline Siama embrassé une fille. Pourquoi une fille embrasse pas un garçon ? un peu limite.. je trouve aussi que ça manque de mecs
Mon Dieu que c'est chiant ! Je suis allé voir ce film après l'interview d'Adèle Haenel qui disait que ce film était important pour le regard féminin qu'il portait sur la séduction, au lieu de ce sempiternelle regard masculin. J'aurai du me méfier de cette pic féministe mais intéressé par le sujet du film, j'ai payé mon ticket. Verdict : je préfère 100 000 fois le regard masculin d'un Kechiche sur La vie d'Adèle que celui de cette réalisatrice qui nous a pondu un film ans aucune émotion. Ça patine dès le début; spoiler: les personnages sont comme éteins, le jeu est morne, on dirait que c'est récité en neutre. Bref, le sujet était en or et le traitement du film est d'un ennui académique dès plus plat. Je ne comprends pas la critique. Sans doute est-il amoral en 2019 de dire du mal d'un film d'une femme...
SUPERBE ! les images passent et nous imprègnent de douceur et de sérénité, une très belle histoire d' amour, toute en retenue et pleine de pudeur, film touché par la grâce, Bravo !!!
portrait de la jeune fille en feu et un film intéressant ce n'est pas le genre de film où l'on peut réagir juste après la séance car vu le nombre de détails, de composition dans les plans et le fait que le script est magnifique. le jeu d'acteur est très bon et l'histoire est prenante c'est le genre de film il faut vraiment se pencher dessus.
Film d'époque, soigneusement reconstitué, sans en faire trop, la dernière sortie de Céline Sciamma avait suscité beaucoup d'engouement à Cannes, et avec raison ! Porté par deux merveilleuses actrices, dont Noémie Merlant - la révélation du film ! - qui crève l'écran et habite ce film pendant toute la première heure, avant d'être rejointe par Adèle Haenel, toujours irréprochable, et qui sort progressivement dans sa carapace. Mis en scène comme un tableau, la caméra pose sur ses actrices le regard d'un peintre, qui, comme Marianne, doit peindre son modèle de mémoire, en retenir leur carnation, le moindre détail de leur visage, leurs expressions... Film léché et sensuel, "Portrait de la jeune fille en feu" nous laisse un souvenir fort, durablement gravé dans nos mémoires, notamment le dernier quart d'heure, avec ses détails troublants, qui laissent place à l’imagination, mais à peine, et "L'Eté de Vivaldi, comme un orage qui se déclenche, vient parachever une oeuvre sur l'amour, mais aussi, d'un bout à l'autre, sur la colère d'une femme !