Portrait de la jeune fille en feu
Note moyenne
4,0
5791 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

405 critiques spectateurs

5
90 critiques
4
118 critiques
3
84 critiques
2
67 critiques
1
31 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 janvier 2020
Super beau film ! Peu de dialogues, 3 personnages principaux qui portent le film pendant plus de 2 heures. J'ai adoré les différentes références à l'art. Cette histoire d'amour est simple et belle. Petit bémol sur la performance d'Adèle Haenel. Elle n'a pas réussi à me convaincre. Et son jeu d'actrice m'a fait sortir du film 2,3 fois.
Marika1004
Marika1004

22 abonnés 193 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2020
Très beau film sur le plan esthétique. Très bien joué. On dirait un tableau vivant, les couleurs sont très belles. Mais que c'est lent!
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2019
filmé à la bougie avec une attention de peintre dans un environnement entre ombres et lumières, l'histoire de cette fascination entre une peintre et son modèle réticent s'électrise quand la relation se transforme en passion saphique troublante. Une réalisation soignée et un duo d'actrices incarné font de ce film féministe une véritable réussite saluée par le prix du scénario à Cannes et montre s'il en était besoin, toute la vivacité de notre cinéma hexagonal.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2019
“Portrait de la jeune fille en feu” est un drame historique français lauréat du Prix du scénario au Festival de Cannes 2019. L’intrigue se déroule en 1770 sur une île bretonne où une artiste peintre se voit chargée de réaliser le portrait d’une fille de comtesse. La peinture doit permettre au modèle de se marier. Pourtant, celle-ci préfère l’indépendance. Les deux femmes vont peu à peu se connaître et s’attirer, au point que l’artiste remet en cause la raison de sa présence. Admirablement filmé, le long-métrage nous transporte dans un érotisme troublant tellement il prend son temps à y avouer ses désirs. Les deux actrices sont envoûtées par leurs personnages et donnent une dimension intense à un scénario pourtant pauvre en rebondissement.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2019
Apres la mort brutale de sa sœur, Héloïse (Adèle Haenel) est appelée à quitter le couvant précipitamment pour la remplacer dans un mariage forcé. C'est sur une petite île bretonne, au XVIIIème siècle, que Héloïse rencontre celle qui va devoir réaliser son portrait pour conclure l'union, la jeune peintre nommée Marianne (Noémie Merlant).

Auréolé du Prix du scénario lors du Festival de Cannes 2019, Céline Sciamma signe à travers *Portrait de la jeune fille en feu* une romance lesbienne magnifiée par sa mise en scène minutieuse, ses profonds questionnements et cette idylle amoureuse passagère entre ces deux femmes.

Arrivant du monde de l'art avec son esprit libre, Marianne découvre rapidement la réputation de sa cliente. Héloïse est mystérieuse, révoltée par son destin de mariage forcé, et complètement dépaysée par cette nouvelle vie. Mais Héloïse est avant-tout victime de la position sociale des ses parents. En effet, la richesse de ceux-ci leurs permettent de vivres seuls au sein de cette petite île, dans un château resplendissant. L'autorité de la mère d'ailleurs, la mène à quadriller les moindres détails du destin de sa fille. Sésame de ce futur et de ce mariage, un portrait qui doit être peint. C'est donc pour cela que Marianne est là.
Tant que la mère est encore présente au domaine, les mensonges pleuvent et de simples regards sont échangés entre les deux futurs amantes. L'une étudie l'autre, et ainsi se fait la conception du portrait. La confiance et l'attachement augmente, mais toujours la barrière autoritaire éloigne les deux femmes.

Au départ de la mère pour un voyage, le domaine revient au mains d'un trio qui dans le fond, est opprimé par la société : Héloïse dont le destin est tracé sans son consentement, Marianne simple employée pour réaliser un portrait, et enfin Sophie, la jeune domestique de la famille qui attend secrètement un enfant.
*Portrait de la jeune fille en feu* est donc avant-tout un hymne féministe. Une déclaration pour le droit des femmes, fortement absent en cette période. Point d'orgue de ce crie haut et fort : l’homosexualité tabou et réprimandé à ce siècle, et la question de l'avortement.
Là où la barrière autoritaire s'est relevée, la liberté et l'amour peuvent s'exprimer ! Les touchés remplacent les regards. Sur une plage, dans l'ombre de deux grands rochers, Héloïse et Marianne s'embrassent. De là naît un amour, tiraillé entre passion folle et doutes persistants. Un amour inévitablement chronométré avant le retour de la mère et la date proche du mariage.

A travers cette rencontre et cette idylle, Marianne va pouvoir faire découvrir à Héloïse l'amour, la poésie musicale, et la liberté ! Une passion toujours en relief grâce à la peinture. Celle-ci capte et retranscris les émotions. Elle les représentes en figeant le moment, et établie l'importante question des souvenirs. Une question qui rythmera la partie finale du film, jusqu’à atteindre son fort et dramatique apothéose dans cet ultime plan d’Héloïse, versant des larmes en écoutant *Les Quatre saisons* de Vivaldi. Morceau dont la poésie et la beauté lui fut transmise par Marianne jadis.

Céline Sciamma l'a bien compris, dans cette romance qui vient tout droit du souvenir de Marianne, le spectateur doit être convier à rentrer au cœur d'une toile : celle du *Portrait de la jeune fille en feu*. Apres la mise en scène minutieuse de Paul Thomas Anderson dans *Phantom Thread* en 2018, c'est au tour de Sciamma de peindre à travers sa caméra. Les lumières naturelles, la minutie des détails et le grandiose poétique des paysages nous invitent à admirer un tableau de 2 heures.
La beauté et la justesse du duo Noémie Merlant-Adèle Haenel amène ces deux êtres à ne former qu'un dans leurs amour.

*Portrait de la jeune fille en feu* est une romance d'une beauté déchirante, à travers un récit si intelligent. Dans ses couleurs naturelles, c'est bien Céline Sciamma qui signe grâce à sa caméra, le portrait d’Héloïse dans ce qui sera surement la plus belle période de sa vie.
Schyzoidd
Schyzoidd

8 abonnés 76 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 décembre 2019
Ce film m'est totalement passé au dessus. Je n'ai pas compris l'intérêt. C'est une romance, une belle romance, mais qui n'a rien de neuf (si on fait abstraction du coté lesbienne) et qui n'est pas très intéressante... J'ai trouvé le temps extrêmement long, un des films qui m'a le moins intéressé cette année, je préfère revoir Le Roi Lion en live action que de revoir ce film, c'est dire. Si le genre "Orgueil et Préjugés" vous plait, laissez vous tenter et je pense que vous serez conquis. Sinon... Je vous conseille de voir autre chose de plus intéressant, comme votre belle mère ou de regarder l'herbe pousser.
Hubert Guillaud
Hubert Guillaud

137 abonnés 126 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2020
Malgré ou grâce à une certaine raideur, froideur, épure, l'intensité monte peu à peu dans ce très simple huit-clos féminin. Porté par d'indicibles gestes, regards et silences, le désir envahit l'écran, comme par une métamorphose qui sublime ses actrices comme la condition de ses personnages. Sciamma nous offre des images dont nous nous souviendrons longtemps. Puissamment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 décembre 2019
Je vais aller à l'essentiel à propos de comment j'ai trouvé ce film. Je l'ai trouvé MANIFIQUE, mais vraiment DINGUE! Il est hyper beau dans la manière d'être filmé, la lumière. Les actrices jouent divinement bien et ce qui est bien c'est qu'on ressent toute cette passion entre elle mais les caméras montrent pas toute leur intimité et c'est super respectable je trouve. L'art qui est présent ajoutent tellement ! Il est pas distinct de leur relation, il est confondu. De plus, les sujets abordés rendent ce film vraiment engagé et ça le rend encore plus incroyable.
J'en demande que d'autres !!!!
Les plaisirs des mots
Les plaisirs des mots

9 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2019
J'ai mis un peu de temps à savoir si ce film m'avait simplement plu ou si j'avais vraiment bien aimé. C'est difficile à dire, car si il a de belles qualités, il y a aussi quelques petites imperfections pour moi que je ne peux pas totalement mettre de côté.

Ce qui est intéressant dans ce film, c'est l'image. Il y a de longs plans sur les deux femmes qui sont au cœur de l'histoire, qui nous font découvrir leur visage, leur corps, leur beauté, leurs complexités aussi... Les deux actrices principales, Adèle Haenel et Noémie Merlant sont complètement envoûtantes. Chacune à sa manière, elles ont captés mon attention, j'ai eu envie de me rapprocher de leurs personnages (respectivement Héloïse et Marianne), de les deviner, de les connaître, d'essayer de les comprendre. J'ai apprécié ce temps qui est donné à l'image (surtout au début du film) et à chaque plan, et qui nous permet vraiment d'être en compagnie de ces jeunes femmes.

Héloïse est donc une jeune fille promise à un mariage qu'elle ne souhaite pas, et Marianne une jeune peintre censée faire un portrait de la futur mariée, en secret. En dehors d'elles deux, il y a Sophie, la jeune servante, et la mère d'Héloïse. Il n'y aura pas beaucoup plus de personnages, et surtout presque aucun homme. Nous sommes dans un film de femmes, où se joue les espoirs et les attentes de chacune d'entre elles, dans ce monde où il y a si peu de droits mais un peu de liberté avant ou après le mariage, sans les hommes. Elles n'ont toutefois aucun mal à occuper l'espace, les lieux, la vie.

Portrait de la jeune fille en feu c'est aussi un film qui parle d'art, de peinture, qui interroge le regard, sur soi et sur les autres. C'est un film où j'ai pu trouver des sentiments, où j'ai eu plaisir à découvrir et suivre le cheminement d'une rencontre forte entre deux jeunes femmes, jusqu'à cette belle et fusionnelle relation. J'ai aimé la douceur, les regards, les sourires, la connivence... j'ai aimé le temps qui est prit pour que tout paraisse si naturel. Ce film est pour moi une belle histoire captivante dans laquelle il faut se laisser glisser, avec patience et attention.

Il y a tout de même quelques petites choses à redire. Comme je l'ai expliqué, c'est un film qui prend son temps, au rythme très lent, et malgré que l'histoire m'ai beaucoup plu, je n'ai pu m'empêcher de trouver à quelques reprises le temps un peu long. Il y a peu d'action, et quelques passages qui, même si très beaux, m'ont un peu laissée perplexe... Heureusement, le film reprend tout son intérêt sur la fin, mais le milieu se laisse un peu trop sentir passer à mon goût.

En tout cas, je ne regrette pas d'être aller voir le Portrait de la jeune fille en feu. Je garde en mémoire l'incroyable sensualité qui se dégage d'Héloïse et Marianne ainsi que les tableaux que nous offre la réalisatrice au sein même de son film, comme celui qu'on peut voir sur l'affiche ci-dessus.

https://www.lesplaisirsdesmots.fr/portrait-de-la-jeune-fille-en-feu/
Perks of being Jo
Perks of being Jo

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2020
Rarement un film n’est autant resté dans mon esprit, des semaines après l’avoir vu.
Ce film est un bijou d’émotions toute en retenue, des paysages filmés comme des tableaux, des actrices qui se transcendent, qui prennent le spectateur par les émotions.
Noémie Merlant s’affirme, Adèle Haenel se confirme, et Luańa Bajrami se révèle. Le talent de ces trois actrices couplé à la mise en scène sobre et intelligente de Céline Sciamma en font un film magnifique, tout en sous-entendu, tant dans le désir de s’émanciper que dans le désir que les deux femmes éprouvent l’une pour l’autre. Le premier baiser qu’elles échangent apparaît comme une libération pour elles, mais aussi pour le spectateur.
Le choix de ne jamais souligner l’homosexualité des deux femmes comme un problème est un sympathique tour de force. En effet ce qui les sépare foncièrement c’est le fait que l’une d’elle est déjà fiancée, et doit partir. À aucun moment l’amour entre deux femmes n’est remis en cause, à aucun moment nous n’avons un avis extérieur sur cet amour, elles sont seules sur une île et pendant ce trop court laps de temps rien ne compte plus que ce qu’elles vivent. On en parle donc jamais comme un amour impossible. La seule menace c'est la menace masculine, invisible puisque jamais incarnée, mais pesante. Elles comme nous savons que rien ne durera.
On sent bien évidement certaines influences, et on ne peut s'empêcher parfois de penser à La leçon de piano de Jane Campion, autre excellent film similaire sur plusieurs points.

Ici Céline Sciamma atteint un niveau de grâce. Après un Naissance des Pieuvres qui l'a faite rentrée avec succès dans le monde du cinéma, un Tomboy splendide qui révolutionnait, à son petit niveau, ce qui se faisait dans le cinéma français, et un Bande de Fille un peu plus faible mais tout de même très convaincant, la réalisatrice se place comme une pionnière d'une "nouvelle vague", d'une nouvelle génération qui va venir bousculer ce petit monde.
En bref, un film esthétiquement parfait, à la mise en scène somptueuse. La fin m’a totalement anéanti tant elle est puissante, évocatrice et symbolique. Je pense que Sciamma a ici réalisé un bijou de cinéma, d'une pureté incommensurable.
Une oeuvre qui prend au coeur, qui ne nous lâche pas, qui nous frustre, qui nous émeut, un film qu’on a besoin de voir, en espérant qu'il ait la reconnaissance à l'internationale qu'il n'a pas eu en France.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 décembre 2019
Si vous voulez voir un film en costume avec de bonnes actrices, de bons dialogues, un bon scénario allez voir "La favorite" si vous voulez l'inverse allez voir cette petite chose pas très subtile.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2020
Céline Sciamma s'empare de son crayon pour faire vivre deux portraits féminins enflammés. Avec cette esthétique impeccable et ce paysage breton rappelant les côtes irlandaises, elle filme deux corps qui se rencontre et se désir au fil des minutes. L'éclosion de cette histoire d'amour est très agréable à regarder, tant la pudeur et l'authenticité des dialogues en font un film sur l'amour incontrôlé, d'un simple regard sur l'autre pouvant tout bouleverser. Bien plus que la connotation homosexuelle du film, il y a cette amour pour la peinture conjugué à l'éclosion d'une Noémie Merlant en tout point séduisante, qui ne peu que chavirer à la virilité féminine d'Adèle Haenel. Gracieux, super bien ficelé (un peu trop), c'est un récit qui relève simplement du beau.
Henri P.
Henri P.

17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2019
C'est un chef d'œuvre d'amour à la femme aux femmes et quelle photo ! Quel scénario ! Magnifique, vraiment !
cinesylvain
cinesylvain

45 abonnés 215 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 novembre 2019
Certes, de belles images et un cadre plutôt romantique, mais que c'est long et ennuyeux, les actrices principales monopolisant l'écran puisqu'il n'y a très peu de personnages et carrément aucun rôle masculin sauf à la fin du film où enfin pour les besoins de scènes publiques des figurants prennent place... En plus le coté très épuré du film, l'absence délibérée de musique d'ambiance et aussi l'interprétation assez neutre voire légèrement théâtrale m'ont également un peu gêné, donc que reste t'il? Et bien pour cela il faut aller voir toutes ces critiques plutôt dithyrambiques que se soit côté spectateurs ou côté presse, et sans doute éprouver une grande passion pour la peinture...
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2019
Histoire très prenante!
Les deux actrices principales sont très impliquées et l'évolution de leur relation tient en haleine pendant tout le film!
Un beau film féministe
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse