Derniers Avis : Portrait de la jeune fille en feu - Page 18
Portrait de la jeune fille en feu
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Nicolas S
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4,5
Publiée le 20 octobre 2019
Porté par trois actrices exceptionnelles, ce 'Portrait' raconte la naissance du désir entre deux jeunes femmes avec une extraordinaire intensité. On pense à 'Barry Lyndon' pour le travail sur la lumière et à 'La Belle noiseuse' pour les scènes de peinture, sauf qu'ici le modèle, Héloïse, est tout autant muse qu'artiste elle-même. Quelques scènes sont inoubliables : celle du grand feu, presque onirique, et la scène finale, qui répond en miroir aux premières minutes du film et qui crée un sentiment d'attente presque insoutenable.
œuvre d'art totale. Picturale, littéraire, mythologique, émotionnelle, cinématographique et musicale... Noémie Merlant et Adèle Haenel sont magnifiques et intenses. Céline Sciamma sait générer des effets qui paraissent naturels, en sachant ne pas aller trop vite. Et ne vraiment pas omettre le son et l'utilisation, plein volume et en durée de la musique, au travers d'une composition vocale aux polyphonies puissantes et d'un bel été avec Vivaldi sur un long plan cadrant les émotions vives sur le visage d'Adèle Haenel. Bravo et merci.
Il est des films que l'on garde en soi. Des films qui, malgré leur côté dramatique, vous emplissent les yeux et le coeur d'étoiles. "Portrait de la jeune fille en feu" est un de ces films. spoiler: Loin des happy ends à l'américaine, il montre tout simplement que l'amour véritable, même contrarié, ne s'éteint jamais . Sans oublier une terrible vision, mais tellement réaliste, de la condition féminine au XVIIIème siècle. Et que dire de ces décors, ces paysages, ces jeux d'actrices qui servent à merveille ce magnifique scénario? Un très bon moment de cinéma!!!
Film respectant énormement la période historique jusque dans les details. Jolie histoire d'amour très vrai. Ca fait du bien de vouloir les relations entre les femmes enfin bien representées
Rarement un film aussi ennuyeux. Ca n’en finit pas. J’auraid dû partir avant la,fin. Aucun intérêt et les scenes un peu vivantes au milieu de ce pensum (avortement, amours les biennes) sont plates et sans émotion.
Est-ce un Barry Lindon lesbien, un La vie d’Adele « au XVIIIeme ? En choisissant le périlleux film en costume, la réalisatrice aurait dû nous embarquer grâce à l’histoire, au jeu des actrices, à l’imagination. À la différence de « Melle de Jonquieres », les joutes verbales sont ennuyeuses, l’intrigue inexistante, les enjeux absents. Il ne reste que les visages, trop maquillés et finalement pas assez expressifs de 2 actrices que l’on fait haleter comme tous les poncifs en corset. La naissance des sentiments est un événement difficile à filmer... et le passage de la colère à la joie en passant par l’amour un pari quasi impossible
Céline Sciamma offre l'un de meilleurs films français de l'année. L'alchimie entre les 2 actrices est incroyable. La séance de fin ne peut que vous émouvoir.
Attention, spoilers. Le titre du nouveau film de Céline Sciamma, qui fait référence à un tableau peint par son héroïne, a évidemment une valeur de note d'intention implicite, et la mise en scène ne cherche pas à cacher son inspiration picturale, avec des plans rigoureusement composés et de séduisantes couleurs bleues pâles. Heureusement, la réalisatrice va plus loin que cette redondance première entre fond et forme et donne vie à son histoire par la grâce d'un montage d'une sécheresse et d'une précision qui parviennent à rendre chaque scène incarnée et étouffent l'académisme qui semblait menacer. Mais si la puissance formelle du film est incontestable, on peut quand même regretter que le scénario s'éparpille quelque peu dans une partie centrale dans laquelle l'élargissement de l'intrigue vers une dimension ouvertement féministe, en montrant la solidarité d'un groupe de femmes, fait perdre de vue le thème central de l'œuvre : l'amour et sa pérennité via la représentation artistique. Les deux héroïnes, qui savent leur passion impossible à exposer publiquement en cette fin de XVIIIème siècle, doivent donc chacune garder une image de l'autre : le portrait éponyme pour Marianne (Noémie Merlant, magnifique), et un autoportrait de celle-ci pour Héloïse (Adèle Haenel, plus à l'aise avec les silences que les dialogues). Et c'est d'ailleurs parce qu'elle sait qu'elle risque de ne jamais revoir la seconde que la première voit à deux reprises son fantôme (dans un procédé un peu appuyé), comme si le présent de leur relation n'était déjà presque plus qu'un souvenir. Cette question du souvenir et de l'image mentale est en fait présente dès le début du film, puisqu'Héloïse refuse d'abord de poser : Marianne doit donc la regarder pendant leurs promenades pour ensuite la peindre à partir des images conservées par sa mémoire (en utilisant tous les moyens possibles, comme dans la belle séquence où Sophie pose dans la robe d'Héloïse - telle la doublure d'une actrice). Sciamma filme donc avec beaucoup d'attention les expressifs regards de ses deux actrices principales - regards qui constituent le principal vecteur de sensualité du film, qui est assez chaste, mais dont les quelques plans de nudité ou de baisers sont puissants, comme des éclairs de chaleur fendant la glace. Le film retient ainsi une émotion qui reste longtemps sous-jacente, avant de la laisser éclater dans la saisissante scène finale, certes sur la corde raide par son côté "coup de force", mais qui emporte la mise par sa manière d'assumer totalement sa dimension mélodramatique et de stimuler notre imagination : Héloïse est-elle seulement bouleversée par l'écoute de "L'été" de Vivaldi qui lui rappelle Marianne, qui le lui avait fait découvrir ? Ou bien fixe-t-elle aussi ardemment la scène du théâtre pour ne surtout pas croiser le regard de cette dernière, qu'elle aurait donc vu (rappelant ainsi le mythe d'Orphée et Eurydice, qui avait été un peu trop explicitement mis en relation avec leur propre histoire, plus tôt dans le film) ? D'ailleurs, la musique de Vivaldi est-elle vraiment jouée sur scène ? Ne se serait-elle pas imposée à l'imagination d'Héloïse après que celle-ci aurait remarqué la peintre ? Autant de questions qui renforcent l'émotion et achèvent de faire de Portrait de la jeune fille en feu une œuvre inspirée bien qu'imparfaite.
Céline Sciamma (ce talent derrière "La naissance des pieuvres", "Tomboy" et j'en passe), prix du scénario au dernier festival de cannes, Adèle Haenel qui est mon actrice française préférée, une histoire de femme faite par des femmes, nul besoin au vu de tous ces éléments de vous décrire mon emballement en allant voir "Portrait de la jeune fille en feu". Malheureusement, la déception n'a pas tardé à montrer le bout de son nez. En un mot, je me suis ennuyée. Malgré l'esthétisme très travaillé de l'image, l'histoire pourtant prometteuse ne démarre pas. C'est lent, prévisible et plat. A ma grande surprise, j'ai détesté le jeu d'Adèle Haenel qui semblait limite anachronique avec son personnage. La seule belle découverte de ce film est finalement Noémie Merlant qui est juste magnifique de vérité. "Portrait de la jeune fille en feu" est malheureusement film sans chaleur qui nous laisse de marbre.
Si ce film était un portrait accroché dans une galerie anonymement, il y a de bonnes chances que je passerai devant sans le regarder. Précédé d'une bonne réputation, je suis allé le voir avec un apriori favorable, mais il a fallu attendre la deuxième heure pour profiter de quelques belles scènes, trop rares. Le scénario tient en 5 lignes (diable pourquoi est-il récompensé à Cannes?), les rares dialogues sans grande saveur, la musique est volontairement absente (ou quasiment, et les deux fois où elle revient, tout change et devient magique, lors du chant des femmes assemblées ou de la scène finale). Pour nous toucher, il aurait fallu un jeu d'actrices exceptionnel, une capacité de la metteuse en scène à saisir les émois les plus subtils, ou une photographie à tomber par terre. Les bonnes intentions sont là, mais il manquait soit des moyens soit de l'opiniâtreté pour transformer l'essai. Cinéma -octobre 19
Le feu jaillit entre elles dès le premier regard, c'est l'incendie dès leur premier dialogue Magnifique portrait du Grand Amour Le seul, le vrai, Comme on ne peut le rencontrer Q'une fois par vie
Film tout simplement magnifique, je suis allée le voir deux fois tellement il m'avait bouleversée la première fois. Je ressors tout aussi conquise cette deuxième fois ! Mention spéciale à Noémie Merlant qui est pour moi la révélation du film (je connaissais déjà je travail d'Adèle Haenel et de Céline Schiamma, deux femmes que j'aime et que j'admire beaucoup) mais Noémie est vraiment excellente et juste dans ce rôle. Bravo et MERCI pour ce film, un chef-d'œuvre.
Un film poétique qui approche subtilement la question de l'amour entre deux femmes. Peu de fioritures dans ce film au scénario très épuré (peu de dialogues, pas de musiques), mais un langage non verbal très présent. Tout se joue autour de la dialectique des corps, des regards, des silences, et des ambiances.