Note moyenne
4,0
5887 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
91 critiques
4
121 critiques
3
87 critiques
2
67 critiques
1
32 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Il y a des films où l'on attend la seule scène qui deviendra un mythe dans l'histoire du cinéma. Justement, "Portrait de la jeune-fille en feu" offre en milieu de parcours une scène absolument formidable, où nos trois héroïnes se retrouvent autour d'un feu avec des femmes qui entonnent un chant totalement sidérant et envoûtant. Paradoxalement, le nouveau film de Céline Sciamma est un film à la musicalité flamboyante. Paradoxalement, car, hormis la chorale décrite plus haut et une des Quatre Saisons de Vivaldi, la musique est rare. La musicalité est surtout littéraire. L'oeuvre fait l'objet d'un soin dans les dialogues, assez proches d'un texte littéraire. La musicalité et la sensualité débordent des lèvres et des visages des trois comédiennes, à commencer Adèle Haenel qui est devenue l’égérie principale de la réalisatrice.
"Portrait de la jeune-fille en feu" est un film sur l'art et la féminisme. L'art pictural est ici une arme qui est faite contre la norme, et les contraintes qui s'imposent aux femmes des années 1770. Mais cet art ne demeure pas au seul niveau de la narration. Il faut saluer l'extraordinaire travail qui a été accompli par la cinéaste en matière de photographie et de lumière. Le récit est filmé à l'instar d'une estampe du 18ème siècle. Le feu et la mer sont omniprésents dans tout le film, comme une ode à la fécondité et l'amour. La beauté devient l'instrument essentiel de la réalisatrice pour porter ses personnages dans l'intensité de leur amour et de leur créativité. Sciamma fuit la vulgarité. Elle transforme ce film en une toile d'émotions et de couleurs. Elle donne à ses actrices, l'opportunité d'exercer leur talent indéniable et de défendre la puissance du combat féminin.
A cela s'ajoute un scénario d'une extrême précision. Rien n'est épargné dans le moindre des détails. Sciamma s'attache aux chiffres, aux musiques, pour mieux donner à voir la complexité et la richesse de son récit. La réalisatrice fait l'heureuse démonstration qu'elle est devenue l'une des plus importante réalisatrice française de ce début de siècle.
"Portrait de la jeune-fille en feu" est un film sur l'art et la féminisme. L'art pictural est ici une arme qui est faite contre la norme, et les contraintes qui s'imposent aux femmes des années 1770. Mais cet art ne demeure pas au seul niveau de la narration. Il faut saluer l'extraordinaire travail qui a été accompli par la cinéaste en matière de photographie et de lumière. Le récit est filmé à l'instar d'une estampe du 18ème siècle. Le feu et la mer sont omniprésents dans tout le film, comme une ode à la fécondité et l'amour. La beauté devient l'instrument essentiel de la réalisatrice pour porter ses personnages dans l'intensité de leur amour et de leur créativité. Sciamma fuit la vulgarité. Elle transforme ce film en une toile d'émotions et de couleurs. Elle donne à ses actrices, l'opportunité d'exercer leur talent indéniable et de défendre la puissance du combat féminin.
A cela s'ajoute un scénario d'une extrême précision. Rien n'est épargné dans le moindre des détails. Sciamma s'attache aux chiffres, aux musiques, pour mieux donner à voir la complexité et la richesse de son récit. La réalisatrice fait l'heureuse démonstration qu'elle est devenue l'une des plus importante réalisatrice française de ce début de siècle.
J'apprécie vraiment le cinéma de Céline Sciamma, certains films plus que d'autres, ses sujets, notamment autour de l'identité, son approche toujours personnelle et sensible en faisant sans doute la meilleure réalisatrice de sa génération. Ici, changement de registre avec une œuvre en costumes située au XVIIIème siècle, à l'approche ultra-léchée, picturale, offrant nombre de plans saisissants par leur puissance visuelle, évoquant évidemment les toiles de maîtres, accentuée par une photo lumineuse du plus bel effet. Malheureusement, hormis une introduction et une présentation des personnages assez réussies, cet esthétisme est restée vain pendant un bon moment tant nous n'étions parfois pas loin d'une logique film d'auteur pur et dur, n'ayant pas grand-chose à raconter et se complaisant presque dans une forme de pose que Sciamma sait pourtant si bien éviter habituellement, et que je craignais quelque peu lorsque j'ai pris connaissance du projet. Du coup, j'ai parfois totalement décroché de ce qui pouvait se « passer », le duo Noémie Merlant - Adèle Haenel n'étant pas à la hauteur des espérances (c'est nettement mieux dans le dernier tiers), faisant toutefois figure de génie à côté de celle, désastreuse, de Luàna Bajrami, déjà médiocre dans « Fête de famille » et aggravant ici son cas. J'avais donc beau être sensible au fait qu'un titre français soigne autant sa forme, tout en constatant cet ennui souvent inhérent à ce genre de productions, qu'adore certaines critiques qui préféreront utiliser les mots « lenteur » et surtout « contemplatif » pour justifier qu'on s'endorme devant. Et puis quelque chose se passe. La relation entre les deux femmes devient fusionnelle (la scène offrant son titre au film est magnifique), prenant alors de la hauteur à tout point de vue, que ce soit dans l'écriture
spoiler:
(dont ce très beau passage consacré à l'interprétation du choix d'Orphée lorsqu'il se retourne vers Eurydice)
ou l'intensité émotionnelle, le choix du sensuel plutôt que de l'érotique s'avérant des plus judicieux, comme en témoigne cet échange spoiler: autour du livre et de la page 28
, fort joliment réintroduit dans les dernières minutes, sans oublier la conclusion, peut-être un poil longue, mais puissante. Au fond, dans « Portrait de la jeune fille en feu », il y a presque tout ce que j'aime et n'aime pas au cinéma : un aspect intello élitiste donnant l'impression de ne s'adresser qu'à un cercle assez précis de la population d'un côté, mais aussi une vraie démarche artistique, nous racontant cette brève rencontre avec suffisamment d'ardeur pour que l'on s'y retrouve, surtout dans la deuxième heure. Alors malgré la relative déception, malgré la lassitude longuement ressentie parfois, j'apprécie le geste et que l'auteur de « Naissance des pieuvres » se soit donnée la peine, même avec inconstance, de nous raconter un amour impossible : clairement pas mon Sciamma préféré, mais un des quelques titres dignes d'intérêt offerts par l'hexagone en cette année 2019 particulièrement inquiétante.
ou l'intensité émotionnelle, le choix du sensuel plutôt que de l'érotique s'avérant des plus judicieux, comme en témoigne cet échange spoiler: autour du livre et de la page 28
, fort joliment réintroduit dans les dernières minutes, sans oublier la conclusion, peut-être un poil longue, mais puissante. Au fond, dans « Portrait de la jeune fille en feu », il y a presque tout ce que j'aime et n'aime pas au cinéma : un aspect intello élitiste donnant l'impression de ne s'adresser qu'à un cercle assez précis de la population d'un côté, mais aussi une vraie démarche artistique, nous racontant cette brève rencontre avec suffisamment d'ardeur pour que l'on s'y retrouve, surtout dans la deuxième heure. Alors malgré la relative déception, malgré la lassitude longuement ressentie parfois, j'apprécie le geste et que l'auteur de « Naissance des pieuvres » se soit donnée la peine, même avec inconstance, de nous raconter un amour impossible : clairement pas mon Sciamma préféré, mais un des quelques titres dignes d'intérêt offerts par l'hexagone en cette année 2019 particulièrement inquiétante.
Voir pour s'émouvoir, Sur un tempo des plus mystérieux.
Si on est pas trop pressé, on peut se laisser embarquer dans ce bateau de regards qui foule des vagues d’émotions subtiles.
Le jeu est bon, le cadre est sauvagement naturel et beau, et le scénario sait mettre en valeur une douceur féminine plus qu’intriguante.
C’est un film qui appelle à la méditation sur l’art.
Si on est pas trop pressé, on peut se laisser embarquer dans ce bateau de regards qui foule des vagues d’émotions subtiles.
Le jeu est bon, le cadre est sauvagement naturel et beau, et le scénario sait mettre en valeur une douceur féminine plus qu’intriguante.
C’est un film qui appelle à la méditation sur l’art.
J'ai adoré et vous le suggère si vous aimez les 'cantate' de Vivaldi en sous-fond: https://www.youtube.com/watch?v=Y-hCC3DdRaQ.
Le film est joué avec délicatesse, raffinement et par des petites touches de pinceau sur des tons émeraudes et terre de Sienne.
"Portrait de la Jeune fille en feu" s'inspire-t-il du peintre Mme Vigée-Le Brun? Je ne l'ai pas encore découvert mais sûrement l'aria chantée par les femmes dans une des scènes finales, un extase et dit la liberté manquée à une jeune fille de la noblesse vers 1700: "Fuggire non posso". Ce film est pleins de subtilités et rapprochements intelligents aux arts.
Une autre référence est à Andromaque par le Pasticcio de Vivaldi (où on chante "Fuggire non posso").
Le thème qui conduit le récit? L'amour entre deux femmes qui débute par une trahison, devient amitié... je ne vous raconterai pas la fin. Les deux actrices principales sont à découvrir dans des rôles qui vous transposent dans un temps révolu d'interdits et non-dits. Obéissance et destin comme dans le tableau du Mythe de....
Le film est joué avec délicatesse, raffinement et par des petites touches de pinceau sur des tons émeraudes et terre de Sienne.
"Portrait de la Jeune fille en feu" s'inspire-t-il du peintre Mme Vigée-Le Brun? Je ne l'ai pas encore découvert mais sûrement l'aria chantée par les femmes dans une des scènes finales, un extase et dit la liberté manquée à une jeune fille de la noblesse vers 1700: "Fuggire non posso". Ce film est pleins de subtilités et rapprochements intelligents aux arts.
Une autre référence est à Andromaque par le Pasticcio de Vivaldi (où on chante "Fuggire non posso").
Le thème qui conduit le récit? L'amour entre deux femmes qui débute par une trahison, devient amitié... je ne vous raconterai pas la fin. Les deux actrices principales sont à découvrir dans des rôles qui vous transposent dans un temps révolu d'interdits et non-dits. Obéissance et destin comme dans le tableau du Mythe de....
très beau film au sens propre comme au figuré
la photographie est excellente tant dans les gros plans que les demi plans. la très bonne mise en scène des trois jeunes filles révèle un remarquable jeu d'actrices. film captivant a la tension dramatique.
à ne pas rater
la photographie est excellente tant dans les gros plans que les demi plans. la très bonne mise en scène des trois jeunes filles révèle un remarquable jeu d'actrices. film captivant a la tension dramatique.
à ne pas rater
Un film d'une beauté extraordinaire, qui dépeint un amour magnifique et sensuel. J'ai lu quelqu'un comparer ce film à La vie d'Adèle, et je ne peux que le contredire, tant l'écart de magnificence est gros entre ces deux films.
Je me demande bien ce que le jury du Festival de Cannes a fumé pour délivrer la Palme du scénario au "Portrait de la jeune fille en feu". Ce dernier ne s'articule pas d'une manière exceptionnelle et reste amplement prévisible, et il est d'ailleurs servi par des dialogues bien ternes. Vous l'avez compris, je ne comprend pas du tout l'engouement général pour ce film que j'ai trouvé d'une platitude sans nom. Je me suis ennuyé au point que, et j'ai pas honte de le dire, j'ai piqué du nez ! Film d'époque, huis-clos féminin où la peinture et la littérature sont vecteurs de rencontre et d'émotions, le dernier film de Céline Sciamma se veut incroyablement contemplatif, précieux et léché dans ses plans et ses couleurs, et tout ça dans un silence d'église. L'axe pictural que revêt le film est intéressant... sauf qu'il ne se passe rien. L'enjeu autour de ce portrait qu'il faut peindre pour établir un lien avec le monde extérieur perd très vite de son intérêt, servant uniquement de prétexte à cette rencontre passionnelle entre l'artiste et son modèle. Donc oui, on sent la maitrise de la part de la mise en scène mais c'est si académique que ça m'a saturé l'accès à toutes les émotions des actrices. Vide, déjà-vu, dans la retenue, intello, heureusement que le film se veut féministe sinon il n'aurait vraiment rien pour lui. Adèle Haenel, pourtant, est différente et poreuse dans ce rôle et sa relation avec Noémie Merlant (sosie d'Emma Watson, c'est hallucinant !), au regard perçant, ne m'est pas apparut comme la plus déchirante et la plus habitée. Les scènes d'intimité ne sont franchement pas dingues. J'ai eu du mal à saisir toutes les nuances du feu qui les anime, sans doute un peu trop maitrisé à mon gout lui aussi. Luana Bajrami, dans le rôle de la domestique, est sans doute celle qui m'a le plus marqué par sa présence. Tout est très simple et propre, seules quelques sanglots laissent sortir quelques larmes. Mais je n'ai pas été touché, comme si j'étais resté face à un tableau sans en saisir sa profondeur et ses jeux de lumière. Et en plus de ça, c'est terriblement long... Je ne vois pas ce qui suscite un tel emballement... Pour ma part, ce "Portrait de la jeune fille en feu" est un gros point d'interrogation, un gros flop qui m'a assommé d'ennui et bouleversé par son parti pris constant d'épuration.
Lenteur, ennui, personnages figés et au ton monocorde,
spoiler:
on ne sait pas comment le sentiment nait entre les deux personnages
spoiler: et je n'ai senti aucune alchimie entre les actrices
, les dialogues sont plats, les visages inexpressifs, grosse déception. Certains parlent d'humour...? J'ai du décrocher...
spoiler: et je n'ai senti aucune alchimie entre les actrices
, les dialogues sont plats, les visages inexpressifs, grosse déception. Certains parlent d'humour...? J'ai du décrocher...
Magnifique et esthétique. Un scénario original des actrices poignantes, c'est un film à voir absolument
Difficile de rentrer dans ce film lent et indolent ou il ne passe pas grand chose. Les actrices sont aussi banales que le scénario (bien que palmé?) .
Toutefois, Les images sont plutôt belles, donc c est parti pour une soirée diapos chez les amies de retour de vacances, si vous avez le courage....
Toutefois, Les images sont plutôt belles, donc c est parti pour une soirée diapos chez les amies de retour de vacances, si vous avez le courage....
On peut tout d'abord se demander comment ce film a pu obtenir le prix du scénario au festival de Cannes étant donné que celui-ci n'est pas original. En effet, on reconnait assez vite "Le Doutage" réalisé par Mylenie de Gouinaloux en 1990. Presque 30 ans après, le rythme et les dialogues sont assez similaires, sans pour autant atteindre le niveau bouleversif de l'original. Je mets donc 2.5 étoiles pour la nostalgie procurée et aussi parce que les actrices arrivent à faire leur job. Ah, Théréza...
Ce film ne m'a pas touchée. Il est froid, empesé et artificiel. Je l'ai regardé avec détachement mais sans m'endormir contrairement à beaucoup. Adèle Haenel manque de subtilité. Noemie Merlant est bien, mais quel exercice de style, avec la référence bien lourde à Orphée et Eurydice, l'histoire de l'avortement qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Alors oui c'est féministe et oui ça parle de peinture et oui les images et les femmes sont belles, mais c'est raté.
La réalisation trop appuyée ne permet pas au film de se déployer vraiment. Dommage. De beaux passages
Film à la pointe de l'esthétique lesbienne et féministe (solidarité féminine au delà de la classe, ombre de sorcellerie.), il n'en demeure malheureusement pas moins fade. Dans le genre, il ya beaucoup, beaucoup mieux.
Cette histoire d'amour est lente, lourde, pataude et, pour ma part, elle ne m'a pas ému le moins du monde (le principal problème). Les dialogues sont mauvais tant dans le contenu que dans la forme (faux français soutenu un brin pédant, vouvoiement, etc). La caméra passe son temps à filmer des regards, toujours les mêmes (Haenel en a 4, j'ai compté et Merlant que 2 mais ils sont moins caricaturaux), et on en a marre. Le film est riche en symbolisme poussif. L'ensemble su scénario se tient quand même, l'ennui se cantonne au niveau moyen (il y a des films bien pires) et il y a quelques effets de correspondance entre scènes intéressants.
Cette histoire d'amour est lente, lourde, pataude et, pour ma part, elle ne m'a pas ému le moins du monde (le principal problème). Les dialogues sont mauvais tant dans le contenu que dans la forme (faux français soutenu un brin pédant, vouvoiement, etc). La caméra passe son temps à filmer des regards, toujours les mêmes (Haenel en a 4, j'ai compté et Merlant que 2 mais ils sont moins caricaturaux), et on en a marre. Le film est riche en symbolisme poussif. L'ensemble su scénario se tient quand même, l'ennui se cantonne au niveau moyen (il y a des films bien pires) et il y a quelques effets de correspondance entre scènes intéressants.
Bon film mais quelques longueurs, bonnes interprétations des deux actrices, on passe malgré tout un bon moment de cinéma
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse