Portrait de la jeune fille en feu
Note moyenne
4,0
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407 critiques spectateurs

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91 critiques
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L'AlsacienParisien

693 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 septembre 2019
Je me demande bien ce que le jury du Festival de Cannes a fumé pour délivrer la Palme du scénario au "Portrait de la jeune fille en feu". Ce dernier ne s'articule pas d'une manière exceptionnelle et reste amplement prévisible, et il est d'ailleurs servi par des dialogues bien ternes. Vous l'avez compris, je ne comprend pas du tout l'engouement général pour ce film que j'ai trouvé d'une platitude sans nom. Je me suis ennuyé au point que, et j'ai pas honte de le dire, j'ai piqué du nez ! Film d'époque, huis-clos féminin où la peinture et la littérature sont vecteurs de rencontre et d'émotions, le dernier film de Céline Sciamma se veut incroyablement contemplatif, précieux et léché dans ses plans et ses couleurs, et tout ça dans un silence d'église. L'axe pictural que revêt le film est intéressant... sauf qu'il ne se passe rien. L'enjeu autour de ce portrait qu'il faut peindre pour établir un lien avec le monde extérieur perd très vite de son intérêt, servant uniquement de prétexte à cette rencontre passionnelle entre l'artiste et son modèle. Donc oui, on sent la maitrise de la part de la mise en scène mais c'est si académique que ça m'a saturé l'accès à toutes les émotions des actrices. Vide, déjà-vu, dans la retenue, intello, heureusement que le film se veut féministe sinon il n'aurait vraiment rien pour lui. Adèle Haenel, pourtant, est différente et poreuse dans ce rôle et sa relation avec Noémie Merlant (sosie d'Emma Watson, c'est hallucinant !), au regard perçant, ne m'est pas apparut comme la plus déchirante et la plus habitée. Les scènes d'intimité ne sont franchement pas dingues. J'ai eu du mal à saisir toutes les nuances du feu qui les anime, sans doute un peu trop maitrisé à mon gout lui aussi. Luana Bajrami, dans le rôle de la domestique, est sans doute celle qui m'a le plus marqué par sa présence. Tout est très simple et propre, seules quelques sanglots laissent sortir quelques larmes. Mais je n'ai pas été touché, comme si j'étais resté face à un tableau sans en saisir sa profondeur et ses jeux de lumière. Et en plus de ça, c'est terriblement long... Je ne vois pas ce qui suscite un tel emballement... Pour ma part, ce "Portrait de la jeune fille en feu" est un gros point d'interrogation, un gros flop qui m'a assommé d'ennui et bouleversé par son parti pris constant d'épuration.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2019
Lenteur, ennui, personnages figés et au ton monocorde, spoiler: on ne sait pas comment le sentiment nait entre les deux personnages
spoiler: et je n'ai senti aucune alchimie entre les actrices
, les dialogues sont plats, les visages inexpressifs, grosse déception. Certains parlent d'humour...? J'ai du décrocher...
Jean-Michel K.
Jean-Michel K.

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2019
Magnifique et esthétique. Un scénario original des actrices poignantes, c'est un film à voir absolument
Fred ciné
Fred ciné

11 abonnés 43 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 octobre 2019
Difficile de rentrer dans ce film lent et indolent ou il ne passe pas grand chose. Les actrices sont aussi banales que le scénario (bien que palmé?) .
Toutefois, Les images sont plutôt belles, donc c est parti pour une soirée diapos chez les amies de retour de vacances, si vous avez le courage....
Fan Thomas
Fan Thomas

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 septembre 2019
On peut tout d'abord se demander comment ce film a pu obtenir le prix du scénario au festival de Cannes étant donné que celui-ci n'est pas original. En effet, on reconnait assez vite "Le Doutage" réalisé par Mylenie de Gouinaloux en 1990. Presque 30 ans après, le rythme et les dialogues sont assez similaires, sans pour autant atteindre le niveau bouleversif de l'original. Je mets donc 2.5 étoiles pour la nostalgie procurée et aussi parce que les actrices arrivent à faire leur job. Ah, Théréza...
cosette2010
cosette2010

58 abonnés 114 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2019
Ce film ne m'a pas touchée. Il est froid, empesé et artificiel. Je l'ai regardé avec détachement mais sans m'endormir contrairement à beaucoup. Adèle Haenel manque de subtilité. Noemie Merlant est bien, mais quel exercice de style, avec la référence bien lourde à Orphée et Eurydice, l'histoire de l'avortement qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Alors oui c'est féministe et oui ça parle de peinture et oui les images et les femmes sont belles, mais c'est raté.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 septembre 2019
La réalisation trop appuyée ne permet pas au film de se déployer vraiment. Dommage. De beaux passages
Cart2on
Cart2on

5 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2019
Film à la pointe de l'esthétique lesbienne et féministe (solidarité féminine au delà de la classe, ombre de sorcellerie.), il n'en demeure malheureusement pas moins fade. Dans le genre, il ya beaucoup, beaucoup mieux.
Cette histoire d'amour est lente, lourde, pataude et, pour ma part, elle ne m'a pas ému le moins du monde (le principal problème). Les dialogues sont mauvais tant dans le contenu que dans la forme (faux français soutenu un brin pédant, vouvoiement, etc). La caméra passe son temps à filmer des regards, toujours les mêmes (Haenel en a 4, j'ai compté et Merlant que 2 mais ils sont moins caricaturaux), et on en a marre. Le film est riche en symbolisme poussif. L'ensemble su scénario se tient quand même, l'ennui se cantonne au niveau moyen (il y a des films bien pires) et il y a quelques effets de correspondance entre scènes intéressants.
Joce2012
Joce2012

267 abonnés 773 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2019
Bon film mais quelques longueurs, bonnes interprétations des deux actrices, on passe malgré tout un bon moment de cinéma
benoitG80

3 604 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 septembre 2019
« Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma, est à mon avis un véritable paradoxe, car autant les images sont magnifiques, délicates telles de véritables peintures baignées de clair obscur, autant cette histoire manque cruellement de subtilité et de sensibilité pour l’époque !
On devine de suite le fil conducteur qui va faire que ces deux femmes vont être amenées à vivre une passion, et tout cela avec de bien gros sabots, car tout est montré bien lourdement et de façon à ce que le rapprochement soit évident et inévitable, par des situations qui s’enchaînent rapidement et trop bien pour arriver au résultat escompté...
Et d’autre part, Adèle Haenel semble déjà bien trop vieille en tant que jeune-fille sortant d’un couvent, et sa composition à l’écran ne semble ainsi pas crédible et donc loin d’être convaincante.
Pour renforcer le tout, le jeu des deux actrices est de plus terriblement désincarné et artificiel, ce qui donne l’impression d’assister à une histoire ne se déroulant absolument pas en 1770, les personnages étant bien trop contemporains dans leur façon de se comporter, pour qu’on s’imagine être au XVIII ème siècle.
On ressent d’emblée chez elles une trop grande liberté, jusqu’à oublier de montrer le poids des lourdes conventions et des tabous très prégnants à l’époque !
De même que ce qui est fort dommage, tient au manque d’enjeu central à propos de cette fameuse peinture faite à l’insu de son modèle, qui devient de fait totalement secondaire et un total prétexte à cette histoire d’amour bien trop facile, bien trop démonstrative jusqu’à des scènes très explicites devenant même essentielles et principales dans la deuxième partie.
Et ce qui se rapportait au modèle et à son observation discrète, presque en cachette, est vite escamoté au profit d’une relation sentimentale complètement assumée.
On perd ainsi tout le côté ambigu attendu, tout ce que l’on pensait voir être suggéré en étant de l’ordre du frémissement et du désir inavoué, ceci dans une approche autrement plus délicate dans les rapports humains, et dans le respect et l’esprit du film historique !
20centP
20centP

23 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2019
Céline Sciamma signe un film personnel et lumineux avec une photographie magnifique. Les 2 actrices principales jouent avec intensité et inspiration. A travers le cadre historique, le film pose un regard moderne évoquant la cause féministe. Beaucoup de références artistiques qui ajoutent à l'émotion du jeu des actrices. Très intéressant !
C1ange69
C1ange69

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2019
Ce film magnifique sur la condition des femmes, quelque soit leur niveau sociale, parle d'amour impossible et d'avortement clandestin. Etre libre de choisir son destin et d'avoir ou non un enfant est tellement d'actualité que je conseil ce film touchant.
La réalisatrice joue beaucoup sur les jeux de regards et les respirations pour créer une ambiance. Et la lumière de la cheminée et des bougies est parfaite. Ce film est d'une beauté époustouflante. Aucune vulgarité ni musique ni de dialogues inutiles. Céline Sciamma va à l'essentiel et c'est juste un pur bonheur.
Ikabena
Ikabena

1 abonné 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2019
Très beau film, touchant, sensuel, très esthétique dans ses paysages et sa sobriété, magnifique relation de ces trois femmes, Noémie Merlant est sublime !
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 247 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2019
Souvent quand je rejoue (mal) une des sonates (les faciles) de Beethoven, je me dis : "Dommage qu'il ait égaré ses ciseaux ce jour-là." C'est super mais trop dilué.

C'est souvent comme ça dans les films français d'aujourd'hui. C'est bien joué, le scénario est intéressant, pas mal filmé mais 20-25 minutes en moins, ça donnerait du nerf.
En plus les dialogues ne sont pas toujours au top, ils sont souvent dits trop vite et pas assez pro-non-cés.
C'est un peu dur pour Portait de la Jeune Fille en Feu (Sciama 2019, 2 heures) mais c'est tout de même juste. On rêverait d'une version de la même histoire avec les mêmes beaux paysages de Quiberon, avec les quatre mêmes actrices Adèle Haenel, Noémie Merlant, Valeria Golino, Luana Bajrami), toutes excellentes, mais dirigées par Todd Haynes, l'auteur de Carol (2016). Ce serait un chef d'oeuvre.
On éviterait aussi de nombreux anachronismes involontaires (mais - j'oubliais ! - au cinéma il n'y a pas d'anachronisme, il n'y a que de l'imagination), on aurait une meilleur musique, une prise de vue plus sobre et des séquences plus construites...
Bref à mon avis ce film est beau, intéressant, très bien interprété, mais ce n'est pas un chef d'oeuvre.
Epikouros
Epikouros

53 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2019
J’ai vu ce film dans des conditions optimales : dans une grande salle parisienne, en milieu d’après-midi, nous étions 3 en tout et pour tout. Donc, à l’inverse de ce qui se passe actuellement au Louvre, j’étais en tête-à-tête avec LE chef-d’œuvre de Céline Sciamma.
Je suis entré dans son œuvre d’emblée et à la fois progressivement… avec une curiosité, un plaisir et un intérêt croissants. Je me suis peu à peu immergé dans la lenteur… dans la beauté… dans la féminité… dans la musicalité… dans le jeu subtil des regards, d’abord s’évitant puis s’apprivoisant et enfin s’enflammant ! – regard bleu et regard noir –… je me suis immiscé dans l’Amour reliant progressivement deux êtres… double prodige insufflant du rire et des sourires… de l’humour aussi… une chair sublimée et transcendée façon Georges de La Tour… des émois et des pudeurs… bref, la Vie dans tous ses états ! Et la liberté d’oser, de transgresser, d’aimer.
Qu’est-ce qui m’a le plus touché dans « Portrait de la jeune fille en feu » ? Tout. La lenteur, je l’ai dit. La beauté. L’art en action et création. L’omniprésence féminine et l’absence des mecs. La splendeur insulaire. Le mugissement des vagues. L’interprétation ds comédiennes de moins en moins hiératique, de plus en plus chaude, palpitante, frémissante. La toile qui peu à peu sous le pinceau prend vie, avec ses esquisses, ses hésitations, ses repentirs. Tout comme l’Amour, l’Art balbutie. et tâtonne. Et c’est en cela qu’ils sont tous deux tellement humains ! Et la musique aussi ! Le tumultueux orage vivaldien en ses « Quatre saisons » tout comme la polyphonie crescendo des femmes durant la fête. J’ai été touché par la mélancolie et la douceur de l’inévitable séparation de ces deux femmes, fidèle en cela au mythe d’Orphée et d’Eurydice (mais dans une relecture volontariste audacieuse). Bref, avec Marianne et Héloïse, et la servante confidente, j’ai vu sur l’écran une éblouissante et incandescente célébration, une ode à la Liberté et à l’Art, un hymne frémissant au défi de la symbiose amoureuse et tumultueuse, quel que soit le carcan du machisme et des conventions sociales.
Pas étonnant que je sois sorti de la salle obscure le cœur battant et le regard ébloui. Littéralement « en feu », pas une flambée dévastatrice, non, plutôt un brasero paisible et réconfortant, avec cette certitude chevillée au cœur, au corps, en forme de la reconnaissance émue : le 7e Art, qu’est-ce que c’est beau !!! Décidément, Céline Sciamma (et ses trois comédiennes complices, sans oublier la peintre Hélène Delmaire) est une artiste accomplie, une féministe de haut vol, une immense cinéaste. Ad majorem gloriam Dei.
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