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3,0
Publiée le 17 mai 2026
Avec Le Tombeau hindou, Fritz Lang clôt son diptyque exotique avec une fascination intacte pour les mécanismes du destin, du pouvoir et de l’enfermement, thèmes qui hantent toute son œuvre. Derrière ses décors somptueux et son orientalisme très stylisé, le film développe une atmosphère de fatalité presque abstraite, où les personnages semblent prisonniers d’un rituel qui les dépasse constamment. Lang filme les architectures, les passages secrets et les regards avec une rigueur géométrique fascinante, transformant ce récit d’aventure en étrange méditation sur le désir et la domination. Pourtant, malgré la puissance visuelle de certaines séquences et la maîtrise souveraine de la mise en scène, le film souffre parfois de personnages réduits à des figures symboliques plus qu’à de véritables êtres de chair. Une œuvre élégante et hypnotique, traversée par le génie plastique de Lang, mais dont le romanesque désincarné limite par moments l’implication émotionnelle.
On avait laissé, à la fin du "Tigre du Bengale", la danseuse indienne et son architecte épuisés dans le désert, tentant de fuir la vengeance et les cavaliers du jaloux Maharadjah Chandra. Dans cette seconde partie du diptyque de Fritz Lang, alors que le couple connait des infortunes diverses, on reste plus que jamais indifférent à son sort pour la raison qu'il nous est pénible. Cet imbuvable drame romanesque, fortement diminué par la médiocrité de l'interprétation et par une direction d'acteurs pour le moins approximative, pour ne pas dire grotesque, se développe sur un mode rasoir insurmontable. Quel dessein poursuit le cinéaste? Quel enseignement doit-on découvrir au coeur de ce mélodrame exotique hors d'âge? La question se pose en effet, Fritz Lang n'étant quand même pas le premier venu. Sans doute, une partie du sens porté par le sujet réside dans l'action souterraine, dans les tunnels et catacombes sous le palais du Maharadjah, une forme d'action occulte parfois maléfique -une récurrence dans l'oeuvre du cinéaste- qui contraste avec l'affèterie pittoresque et accueillante des cités et des mentalités indiennes. Cette interprétation ne retranche rien à l'ennui que diffuse le film.
Ce film ressemble à un peplum, sauf qu'il se déroule en Inde. La première partie est regardable, même si c'est assez caricatural. Les décors façon "1001 nuits" sont beaux, tout comme les costumes indiens. Bon, le film est allemand et les personnages principaux censés représenter des indiens ont le type européen, mais passons. Toutefois, la seconde partie du film s'enlise : on ne parvient plus à y croire. Il y a même un passage avec des lépreux façon zombies qui fait basculer le film dans le grotesque. J'ai décroché avant la fin, dommage. Ce film est au final un nanar oubliable.
Ce film est la suite du Tigre du Bengale, on reprend les mêmes et on recommence. D'où les mêmes commentaires. Ca a très mal vieilli, les décors sont vraiment kitsch, les scènes d'actions ne sont pas trop travaillées à mon goût. Et cela nuit à ce récit d'une histoire d'amour entre un ingénieur français et une danseuse indienne prisonnière d'un maharadja autoritaire.
Bien meilleur que Le tigre du Bengale, film qui n'est que le début de celui-ci et, seul, n'a guère d'intérêt. Ce n'est pas du bon Fritz Lang mais c'est un film correct avec un scénario où il se passe un peu quelque chose, ce qui n'est pas le cas dans le Tigre qui est la première partie de ce diptyque.
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1,0
Publiée le 9 mai 2021
Ce film d'aventure ringard bien que filmé de façon colorée en Inde n'est jamais à la hauteur. Les personnages sont tous unidimensionnels surtout le héros de l'histoire. Son rôle ne comporte pratiquement aucun dialogue et ses scènes d'action sont faibles et peu convaincantes. La femme principale est belle mais elle a l'air aussi indienne que Michelle Pfeiffer. Les principaux personnages indiens sont pour la plupart des acteurs blancs maquillés. Leurs scènes longues et bavardes vous inciteront à appuyer sur avance rapide. Certaines parties sont bien faites comme la danse du serpent et la grotte des lépreux mais elles ne compensent pas les longues portions de performances en carton. Les dialogues que les acteurs prononcent proviennent d'une bande dessinée de septième ordre. Le personnage du prêtre en chef a une voix ridicule. Bien qu'il ait été réalisé en 1959 par le grand Fritz Lang il ressemble davantage à un petit feuilleton d'aventure simpliste des années 1930. Lang a fait un bide s'il pensait produire une œuvre pour un public adulte. J'ai été très déçu par ce film car il convient uniquement aux enfants et aux inconditionnels de Fritz Lang...
Le Tombeau Hindou est un film sympathique de Fritz Lang. Deuxième et dernier volet du diptyque constitué avec Le Tigre du Bengale ; le film peut tout de même se regarder sans avoir vu le premier volet (même si c'est préférable). Le film a pris un petit coup de vieux pour ce qui de l'aventure (ce qui est normal pour un film ayant soixante ans) mais les décors indiens sont toujours aussi impeccable et immersifs. Les acteurs sont corrects (même si c'est bien le charme hypnotisant de Debra Paget qui captive le regard à chaque scène). Si le film n'a pas la prétention d'être aussi renversant que les chefs-d’œuvre du cinéaste allemand (Metropolis ou M le Maudit par exemple) ; ça n'en ai pas moins un petit film d'aventure sympatoche et plutôt bien réalisé.
Dans la continuité du premier chapitre, Le tombeau Hindou exploite ici la situation de départ pour mettre en marche des enjeux moins en surface. En ce qui me concerne j'ai trouvé cette deuxième partie avec des ambitions poussé dans le bon sens. On va plus loin et surtout on divertit moins. L'idée étant de joué sur des cartes plus dramatique que spectaculaire.
Noble démarche donc. Je dirais aussi que c'est un bien meilleur film que Le Tigre du Bengale. Pour une séquence en particulier. La scène des lépreux qui fait figure d’anecdote mais qui impressionne. Il y a aussi tout le dénouement qui amène l'admiration. C'est très fluide et inéligible. C'est vrai que d'un point de vue de l'histoire on ne déborde pas d’innovation. Après c'est dans la même vague du comte et donc ça n'a pas la prétention de questionner tout un pan de l'humanité. Même si les émotions amené sont forte et énorme.
Une deuxième partie de ce dyptique de Fritz Lang plus abouti que la première. Une histoire mieux construite et qui se laisse facilement regarder même si tout les clichés du genre sont réunis dont notamment la danse du cobra.
“Le Tombeau Hindou” est la suite du “Tigre du Bengale”. Après avoir tué le tigre, l'architecte occidentale et la belle Seetha sont en fuite du palais. Poursuivis par le frère du maharadjah, ils sont contraints de se réfugier dans la montagne où ils seront quand même capturés. Le couple d’amants devra alors se soumettre au jugement des dieux et de la danse du cobra. L’avant-dernier long-métrage de Fritz Lang rencontrera un beau succès en Europe. Pourtant l’histoire et la mise en scène accumule nombre de clichés du film d’aventure. A la fois naïf et pas toujours bien joué, “Le Tombeau Hindou” offre néanmoins un florilège d’artifices colorés. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Au début du vingtième siècle, l’architecte Harald Berger a été recruté par le maharadjah d’Eschnapur pour y construire un hôpital. En chemin vers sa destination, il croise Seetha, une danseuse sacrée, et sa garde. Il la sauve des griffes d’un tigre. Entre l’architecte européen et la jeune femme, le coup de foudre est immédiat. Mais Seetha est promise au maharadjah contre lequel son frère fomente une révolution de palais.
"Le Tigre du Bengale" et "Le Tombeau hindou", deux films d’une heure quarante chacun qui n’en forment qu’un, marque le retour de Fritz Lang en Allemagne, à la fin des années cinquante, plus de vingt ans après son départ pour Hollywood. On sait l’éblouissante carrière du réalisateur allemand et la succession de chefs-d’œuvre qu’il a réalisés avant et après son exil : "Mabuse", "Metropolis", "M le maudit", "La Femme au portrait", "L’Invraisemblable Vérité"…
De retour en Allemagne, Lang décide de reprendre un vieux projet dont il avait co-écrit le scénario au début des années vingt avec sa deuxième épouse Thea von Harbou. Un film en noir et blanc en avait été tiré en 1938.
Mais Fritz Lang, fort de sa renommée, entend déployer les grands moyens. La mode est aux péplums : Cecil B. De Mille vient de boucler "Les Dix Commandements", William Wyler tournera "Ben-Hur" et Stanley Kubrick "Spartacus" deux ans plus tard.
Froidement accueilli à sa sortie, sinon par les fans inconditionnels du maître, le diptyque a mal vieilli, aussi louables soient les efforts pour en ressusciter les chatoyantes couleurs. Il est vrai que les paysages du Rajahstan – que les producteurs de James Bond allaient eux aussi choisir vingt-cinq ans plus tard comme cadre à "Octopussy" – sont exotiques à souhait.
On en retiendra à la rigueur la sensualité de son héroïne, Debra Paget, dont la danse dénudée dans le temple sacré constitue une scène d’anthologie Mais l’intrigue, qui charrie son lot de clichés colonialistes et sexistes, est trop naïve pour convaincre. Et cette Inde en carton-pâte reconstituée pour l’essentiel dans les studios de Berlin, ces acteurs allemands la peau noircie au charbon pour leur faire jouer des rôles de maharadjah ou de brahmane (comme les acteurs de "Naissance d’une nation" cinquante ans plus tôt) suscitent la gêne depuis "L’Orientalisme" de Edward Saïd et quarante ans d’études postcoloniales.
S’il s’agissait d’une série B commise par un quelconque faiseur hollywoodien, on aurait plus d’indulgence. Mais dans l’œuvre si subtile du maître allemand, ce nanar kitsch fait tâche.
Un monument pour tout public. Tout ce qui peut être critiqué par les uns peut être loué par les autres. A commencer par le scénario accessible des l’âge de 10 ans dont pourtant les commentaires philosophiques peuvent se prolonger la vie durant. La plupart des qualités et des défauts humains s’y trouvent y compris le machisme et la misogynie. Sa première qualité est purement cinématographique. Il y a du Ozu dans ce film car la caméra est presque constamment fixée au sol avec chaque fois un cadrage le plus harmonieux qui soit…Les événements y défilent, les cinéphiles se régalent de la beauté des images, des couleurs, des costumes et des décors. Un seul panoramique partant du palais du maharadja fait exception. La direction des acteurs est parfaite malgré la difficulté de réunir 7 acteurs de nationalités différentes (pas un seul français). Les cotés historiques ou géographiques sont fantaisistes (le Bengale est loin, la danseuse sacrée imaginaire, la musique adaptée) pour mieux atteindre l’art et l’universalité des pensées. Deux séquences sont célèbres : la formidable expressivité de Sheeta devant le cobra géant qui permis à Debra Paget d'exprimer sa beauté et ses talents de danseuse professionnelle et le plan final hautement symbolique sur le sabre molissant de Chandra qui a déjà accédé au renoncement..
Deuxième partie du Tigre du Bengale, Le tombeau hindou mêle intrigues politiques, film d'aventures et histoires sentimentales. Plus rythmé que sa première partie, le film voit se dénouer beaucoup d'éléments mis en route au cours du premier épisode. Assez prenant malgré son aspect kitsch.
"Le Tombeau hindou", c'est le charme des productions d'aventure des films des années 50. Une histoire proche du conte d'aventures dans une contrée exotique, des occidentaux un peu traumatisés par les locaux, et un certain manichéisme général, mis en scène par Fritz Lang. Voilà comment résumer le film, suite directe du "Tigre du Bengale", que j'avais trouvé moins bon. On ne s'ennuie pas, loin de là, grâce à beaucoup d'actions et de péripéties. Un classique à voir.
Suite directe du "Tigre du Bengale", "Le Tombeau hindou" lève le voile sur une histoire qui conjugue lutte pour le pouvoir et rivalité amoureuse. Personnages emprisonnés, courses-poursuites dans les souterrains ou encore cachette dans une grotte sont au programme de ce très bon film d'aventure, dont les codes sont parfaitement maîtrisés par un cinéaste qui use là d'une mise en scène loin d'être impressionnante mais toujours en mesure de donner une grande lisibilité à l'action. Les rebondissements sont formidablement pensés et le suspense fonctionne à merveille, tant sur l'ensemble du film que sur des scènes précises, comme ce moment assez génial de la danse face au serpent. Encore plus enthousiasmant que le premier film du diptyque, "Le Tombeau hindou" est une belle réussite aux défauts mineurs.