Pour un premier film, Costa-Gavras s'en tire par le haut, avec ce polar sombre non dénué d'humour. Le classicisme de l’œuvre est compensé quelque peu par un vrai sens de l'image et de la direction d'acteurs. Au passage, soulignons que pour un premier film, on a quand même droit à un casting impressionnant... Les voix off et flashbacks sont utilisés avec une certaine maestria, générant fausses pistes et coups de théâtre. Pas encore totalement abouti, le style commence toutefois à s'affirmer et annonce de fort belles choses pour la suite. Ni complètement novateur ni vraiment parfait, ce Compartiment Tueurs reste du bon polar à la française habile et retors.
Le premier film de Costa-Gavras est un film policier rondement mené servi par une magnifique brochette d'excellents comédiens. Aucun seconds roles, chaque personnage est aussi bien développé que l'autre et chacun posséde sa petite histoire. Dans une belle photo en noir et blanc et avec un scénario malin tiré d'un roman de Sebastien Japrisot, Costa-Gavras signe un premier film réussi. Ainsi reconnait-on Jacques Perrin et Catherine Allegre tout juste la vingtaine d'années et qui forment un couple très energique, la mère de cette dernière, Simone Signoret et son compagnon Yves Montand, flanqué de Pierre Mondy interrogeant Charles Denner defendant Pascale Roberts peut-etre assassinée par Michel Piccoli...que du beau monde et chose très étonnante pour un premier film. Certaines scènes ont quelque peu vieillies, nottament au début du film, jouant sur l'innocence des deux jeunes interprètes mais le film dégage encore un charme indéniable. La poursuite finale dans Paris est magistralement filmée. Un bon suspense constamment ponctué d'humour, d'excellents numéros d'acteurs, superbe musique de Michel Magne, à revoir !
premier film de Costa-Gavras, ici il n'est pas encore le réalisateur "engagé" que l'on connait, un simple polar tiré d'un roman de Japrisot dont il a écrit le scénario avec l'auteur ,le film est un peu gauche, il manque de "punch", on ne ferrait pas ce film aujourd'hui de la même façon qu'à l'époque ; l'originalité tient plus dans la distribution des rôles que dans l'histoire, une pléiade de seconds voire troisième rôles du cinéma français des années 60/70, certains même ne font juste qu'apparaître devant l'écran ; et puis il y a le couple Montand-Signoret avec qui Costa-Gavras allait faire d'autres films
Pourquoi ce film, si médiocre, a-t-il eu tant de succès? Pour sa distribution, peut-être, même si le personnage central, Y. Montand, cabotine, fait son Montand et imite laborieusement l' accent provençal; la musique de ce film est braillarde et insupportable. L' intrigue est sans queue ni tête, invraisemblable et le film se termine de la façon la plus abracadabrante qui soit: sans avoir même été interrogé par la police, le suspect -Trintignan-, avoue TOUT: et hop! Costa Gavras se débarasse en un tour de main de son film. Tout est bien qui finit bien... Les acteurs qui se sont commis dans ce semi nacet sauvent ce qui peut l' être.
Pour l'adaptation du roman et pour son premier long métrage, Costa Gavras reçoit le concours d'une distribution de renom. Certains effets, comme les pensées narratives, n'apportent que peu éloignent de l'intrigue d'un polar noir. Malgré une résolution d'enquête un peu alambiquée, les 20 dernières minutes s'avèrent toutefois haletantes.
Polar mené avec vivacité et dynamisme, sans temps morts. Mais il apparaît que le film n’est qu’un exercice de style où Costa-Gavras, débutant, veut démontrer sa maîtrise, aux dépens de toute vraisemblance et de toute cohérence. En plus du rythme et d’une mise en scène léchée, on a heureusement le plaisir de voir une kyrielle de grands acteurs des années 60.
Pour son premier long métrage Costa Gavras ne se lance pas dans un pamphlet politique comme il le fera souvent par suite mais dans un policier genre Whodunit. Et il le fait avec une maestria impressionnante. Sa mise en scène est inspirée, pleine d idée et donne une dimension supplémentaire à un scénario qui développe certains archétypes avec malice. Il bénéficie de surcroît d un casting incroyable avec une petite mention pour ma part pour Michel Piccoli qui joue un rôle d Incel bien avant que cette notion ne soit imaginée. Pour un coup d essai, c est un coup de maître.
En 1965, après des années à œuvrer en tant qu’assistant de réalisation, Costa-Gavras réalisait son premier long-métrage. Il s’était emparé auparavant du roman éponyme de Sébastien Japrisot, l’avait adapté lui-même et avait réussi à déployer une production avec un casting royal. Coup d’essai, coup de maître. Et gros succès en France et aux États-Unis, qui lança la carrière du cinéaste. Ce Compartiment tueurs, loin du sillon que Costa-Gavras creusera plus tard (le thriller politique engagé), est un très bon polar, un très bel exercice de style. Petit bolide virtuose : mise en scène dynamique et inventive, acteurs au taquet, dialogues mitraillettes, montage étourdissant. Tout cela sert un registre qui mêle drame et touches d’humour piquantes, visions subjectives (avec voix off) et visions objectives. Le noir et blanc s’inscrit dans une belle tradition de film noir, captant une ambiance parisienne effervescente, avec quelques notes jazzy en accompagnement. Sur le fond, l’idée de meurtres « leurres », pour dissimiler l’identité de la victime principale, est originale.
En 1965, sort le premier film d’un jeune cinéaste de 32 ans : Costa-Gavras. Ce nouveau venu dans le paysage cinématographique réussit l’exploit de réunir un casting extrêmement impressionnant (Yves Montand, Jacques Perrin, Catherine Allégret, Pierre Mondy, Jean-Louis Trintignant, Simone Signoret, Charles Denner, Michel Piccoli, Bernadette Lafont, Daniel Gélin…). Ce film policier est fortement inspiré du film noir américain (par l’utilisation de la voix-off par exemple) et de la Nouvelle Vague (travail sur le son où les bruits de fond sont parfois mixés plus forts que les dialogues des personnages principaux). Malgré ses inspirations, Costa-Gavras n’hésite pas à heurter le spectateurspoiler: (montage saccadé pour montrer la personnalité perturbée de René Cabourg, élimination progressive des premiers suspects, multiplication des voix-off…) et fait preuve d’une réalisation dynamique et aérienne porté par la musique à la fois légère et rythmée de Michel Magne qui donne un réel style au film. Pour un coup d’essai, Costa-Gavras a bel et bien signé un coup de maitre.
Que c'est lent . L'enquête est plutôt sympathique , mais ça bouge pas beaucoup c'est terne . Moyen . Pourtant vu la distribution je m'attendais à autre chose .
Dans un wagon lit entre Marseille et Paris, une jeune femme est retrouvée morte à l’arrivée du train. La police se met à la recherche des autres voyageurs, mais ils sont exécutés les uns après les autres avant même qu’elle ait eu le temps de les interroger. Le jeune grec émigré Costa-Gavras franchement sorti de l’IDHEC (Femis d’aujourd’hui) fait ses premières armes avec ce polar tendu, adapté par lui-même d’un roman. Son film restitue bien l’ambiance des romans noirs de gare de l’époque. Vif et rythmé, il travaille sur la dynamique de la mise en scène et la mécanique complexe du scénario. Et pour faire ses armes, grâce à l’amitié partagée avec Montand et Signoret (présents dans le film), il parvient à réunir un casting incroyable pour un premier film : Piccoli, Trintignant, Denner, Catherine Allégret, Bernadette Lafond,… Sa carrière est lancée, il retrouvera bon nombre d’entre eux dans ses meilleurs films… il reste la référence du cinéma politique français des 70’s. Ajoutons à cela la musique entrainante et envoutante de Michel Magne. Bon premier film, loin malgré tout des chefs d’œuvre à venir.