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La forme de réalisation de Costa-Gavras est éblouissante, les acteurs rendent tous à leur personnage un charme et la musique est sympa. Par contre le scénario fait vraiment film policier français banale, on préfère Gavras dans ses films politique.
Une distribution exceptionnelle pour ce policier dont j’aime moyen les dialogues et dont je n’ai pas tout compris au dénouement. Certains personnages sont bien réussis (Simone Signoret, Michel Piccoli).
Un polar très correct mais qui malgré une distribution de qualité (Yves Montand, Simone Signoret, Catherine Allegret, Pierre Mondy, Michel Piccoli, Jacques Perrin ou encore Charles Denner dans la peau d'un anti-flic pré soixante-huitard) est bien décevant sur la dernière partie avec une révélation du tueur qui s'effectue de manière un peu trop téléphonée (sans oublier le complice qui balance le mobile du tueur aux policiers de manière trop facile). C'est dommage car une bonne partie du film était plutôt bien réussie.
« Compartiment tueurs » est le premier film réalisé par Costa-Gavras en 1965. Bon polar sans véritables premiers rôles mais une pléiade d'acteurs qui interprètent tous des personnages importants dans le film : Yves Montand, Jacques Perrin, Catherine Allégret, Pierre Mondy, Claude Mann, Jean-Louis Trintignant, Simone Signoret, Charles Denner, Michel Piccoli, Pascale Roberts. A noter les présences de Jacques Dynam, Maurice Chevit, Bernadette Lafont, Christian Marin et Daniel Gélin. Des rebondissements, du suspense et quel final !
mise en scene top classe,distribution impressionnante et scenario aux petits oignons;un vrai polar à l'ancienne.
Pour son premier long-métrage signé en 1965, Costa-Gavras propose un film policier efficace. Dans cette enquête où tous les passagers d’un wagon-lits, dans lequel un meurtre a été commis, disparaissent chacun à leur tour, c’est bien l’imposante distribution qui fait figure de référence. Au côté d’Yves Montand, on retrouve notamment Simone Signoret, Pierre Mondy, Jacques Perrin, Michel Piccoli, Charles Denner et Jean-Louis Trintignant. Chacun contribue à former une petite pièce d’un puzzle scénaristique parfois brouillon. Bref, plus proche du divertissement que de la critique politique dont fera preuve ultérieurement le réalisateur, ce coup d’essai s’avère réussi.
Ce polar est sublimement filmé : la photo est belle, les plans dynamiques et d'une modernité admirable, l'ensemble n'a pas pris une ride. Malheureusement, le scénario n'est pas tout à fait au niveau. Malgré une intrigue qui repose sur un twist bien pensé, la mécanique et le déroulé manquent de précision, et certains rebondissements semblent un peu forcés. Les personnages manquent aussi un peu d'envergure.
Très heureuse surprise que ce film que je n'avais jamais vu. Ça a pourtant démarré assez mal avec le jeu d'un Piccoli que j'ai peiné à reconnaître. L'intrigue est suffisamment complexe pour dépasser les aspects (choix?) esthétiques qui datent un peu (influence de la nouvelle vague?) et efficace pour qu'à moins de la moitié l'histoire devienne véritablement passionnante. Une vraie bonne surprise.
"Compartiment tueurs" est un excellent polar à l'ancienne, solidement mené par Costa-Gavras. Porté par une réalisation maîtrisée et un scénario bien ficelé, le film se suit avec un grand plaisir. Il bénéficie surtout d'une distribution prestigieuse : Simone Signoret, Yves Montand, Jean-Louis Trintignan, Jacques Perrin, Michel Piccoli, Catherine Allegret... et bien d'autres. Si tout le casting brille, Michel Piccoli parvient particulièrement à marquer les esprits malgré un rôle plus discret. Grâce à cette galerie de personnages hauts en couleur et à des rebondissements bien dosés, ce polar insuffle un vrai dynamisme au genre. En définitive, une très belle découverte qui garantit un très bon moment de cinéma.
Sous prétexte d'un meurtre, c'est toute une cargaison de vies cabossées que ce train emporte vers le petit matin. On croit suivre une énigme à la Agatha Christie, mais Costa-Gavras s'en sert pour fouiller autre chose : le fonctionnaire empêché, l'actrice cramponnée à un amour perdu d'avance, les deux gamins qui tombent amoureux par accident. Au fond, le coupable compte moins que ce constat qui glace : on peut mourir juste pour s'être assis dans le mauvais compartiment, réduit à une ligne sur un registre de la SNCF. Derrière l'intrigue, je vois tout un Paris de 1965 qui remonte, populaire, jazzy, avec ses brasseries et ses wagons-couchettes aujourd'hui disparus. Une ville qui grouille en marge, où travestis et solitudes ordinaires traversent le cadre pendant que la police, elle, court toujours un train de retard.
Pour un premier film à 32 ans, la maîtrise est étonnante (jeux de miroirs, espaces dédoublés, meurtres chorégraphiés), le tout tourné dans le vrai Paris, de la Gare de Lyon au 36 quai des Orfèvres. J'ai aimé le dispsitif scénaristique : chaque passager a droit à sa séquence et à sa voix intérieure, même si l'enquête, elle, file parfois un peu trop vite. Il y a aussi cette distribution de rêve, réunie grâce à l'amitié et à l'argent de Montand et Signoret, venus offrir un tremplin au jeune assistant réalisateur croisé sur un tournage. Le film arrive d'ailleurs pile à la charnière de deux époques du cinéma français, l'ancienne vague et la nouvelle, vieux briscards et jeunes premiers qui se frôlent dans les couloirs du wagon. Michel Piccoli, méconnaissable en petit employé libidineux, cheveu gras et désir qui bouillonne en silence, est bouleversant. Charles Denner, lui, électrise chacune de ses apparitions en amant provocateur, insolent avec les flics jusque dans leur propre commissariat. Et Simone Signoret, en star sur le déclin qui n'ose pas encore se l'avouer, se laisse filmer telle quelle, avec une autodérision touchante. Un film vivant, bancal par endroits mais éclaboussant de talent.
Pour un premier film à 32 ans, la maîtrise est étonnante (jeux de miroirs, espaces dédoublés, meurtres chorégraphiés), le tout tourné dans le vrai Paris, de la Gare de Lyon au 36 quai des Orfèvres. J'ai aimé le dispsitif scénaristique : chaque passager a droit à sa séquence et à sa voix intérieure, même si l'enquête, elle, file parfois un peu trop vite. Il y a aussi cette distribution de rêve, réunie grâce à l'amitié et à l'argent de Montand et Signoret, venus offrir un tremplin au jeune assistant réalisateur croisé sur un tournage. Le film arrive d'ailleurs pile à la charnière de deux époques du cinéma français, l'ancienne vague et la nouvelle, vieux briscards et jeunes premiers qui se frôlent dans les couloirs du wagon. Michel Piccoli, méconnaissable en petit employé libidineux, cheveu gras et désir qui bouillonne en silence, est bouleversant. Charles Denner, lui, électrise chacune de ses apparitions en amant provocateur, insolent avec les flics jusque dans leur propre commissariat. Et Simone Signoret, en star sur le déclin qui n'ose pas encore se l'avouer, se laisse filmer telle quelle, avec une autodérision touchante. Un film vivant, bancal par endroits mais éclaboussant de talent.
Cinéma d’un autre âge : aujourd’hui le film durerait 3 heures. Là tout va vite, trop vite même : histoire, dialogues, montage; quasi épuisant.
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