Note moyenne
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Très heureuse surprise que ce film que je n'avais jamais vu. Ça a pourtant démarré assez mal avec le jeu d'un Piccoli que j'ai peiné à reconnaître. L'intrigue est suffisamment complexe pour dépasser les aspects (choix?) esthétiques qui datent un peu (influence de la nouvelle vague?) et efficace pour qu'à moins de la moitié l'histoire devienne véritablement passionnante. Une vraie bonne surprise.
Pour son premier long-métrage signé en 1965, Costa-Gavras propose un film policier efficace. Dans cette enquête où tous les passagers d’un wagon-lits, dans lequel un meurtre a été commis, disparaissent chacun à leur tour, c’est bien l’imposante distribution qui fait figure de référence. Au côté d’Yves Montand, on retrouve notamment Simone Signoret, Pierre Mondy, Jacques Perrin, Michel Piccoli, Charles Denner et Jean-Louis Trintignant. Chacun contribue à former une petite pièce d’un puzzle scénaristique parfois brouillon. Bref, plus proche du divertissement que de la critique politique dont fera preuve ultérieurement le réalisateur, ce coup d’essai s’avère réussi.
Cinéma d’un autre âge : aujourd’hui le film durerait 3 heures. Là tout va vite, trop vite même : histoire, dialogues, montage; quasi épuisant.
Ce polar est sublimement filmé : la photo est belle, les plans dynamiques et d'une modernité admirable, l'ensemble n'a pas pris une ride. Malheureusement, le scénario n'est pas tout à fait au niveau. Malgré une intrigue qui repose sur un twist bien pensé, la mécanique et le déroulé manquent de précision, et certains rebondissements semblent un peu forcés. Les personnages manquent aussi un peu d'envergure.
Sous prétexte d'un meurtre, c'est toute une cargaison de vies cabossées que ce train emporte vers le petit matin. On croit suivre une énigme à la Agatha Christie, mais Costa-Gavras s'en sert pour fouiller autre chose : le fonctionnaire empêché, l'actrice cramponnée à un amour perdu d'avance, les deux gamins qui tombent amoureux par accident. Au fond, le coupable compte moins que ce constat qui glace : on peut mourir juste pour s'être assis dans le mauvais compartiment, réduit à une ligne sur un registre de la SNCF. Derrière l'intrigue, je vois tout un Paris de 1965 qui remonte, populaire, jazzy, avec ses brasseries et ses wagons-couchettes aujourd'hui disparus. Une ville qui grouille en marge, où travestis et solitudes ordinaires traversent le cadre pendant que la police, elle, court toujours un train de retard.
Pour un premier film à 32 ans, la maîtrise est étonnante (jeux de miroirs, espaces dédoublés, meurtres chorégraphiés), le tout tourné dans le vrai Paris, de la Gare de Lyon au 36 quai des Orfèvres. J'ai aimé le dispsitif scénaristique : chaque passager a droit à sa séquence et à sa voix intérieure, même si l'enquête, elle, file parfois un peu trop vite. Il y a aussi cette distribution de rêve, réunie grâce à l'amitié et à l'argent de Montand et Signoret, venus offrir un tremplin au jeune assistant réalisateur croisé sur un tournage. Le film arrive d'ailleurs pile à la charnière de deux époques du cinéma français, l'ancienne vague et la nouvelle, vieux briscards et jeunes premiers qui se frôlent dans les couloirs du wagon. Michel Piccoli, méconnaissable en petit employé libidineux, cheveu gras et désir qui bouillonne en silence, est bouleversant. Charles Denner, lui, électrise chacune de ses apparitions en amant provocateur, insolent avec les flics jusque dans leur propre commissariat. Et Simone Signoret, en star sur le déclin qui n'ose pas encore se l'avouer, se laisse filmer telle quelle, avec une autodérision touchante. Un film vivant, bancal par endroits mais éclaboussant de talent.
Pour un premier film à 32 ans, la maîtrise est étonnante (jeux de miroirs, espaces dédoublés, meurtres chorégraphiés), le tout tourné dans le vrai Paris, de la Gare de Lyon au 36 quai des Orfèvres. J'ai aimé le dispsitif scénaristique : chaque passager a droit à sa séquence et à sa voix intérieure, même si l'enquête, elle, file parfois un peu trop vite. Il y a aussi cette distribution de rêve, réunie grâce à l'amitié et à l'argent de Montand et Signoret, venus offrir un tremplin au jeune assistant réalisateur croisé sur un tournage. Le film arrive d'ailleurs pile à la charnière de deux époques du cinéma français, l'ancienne vague et la nouvelle, vieux briscards et jeunes premiers qui se frôlent dans les couloirs du wagon. Michel Piccoli, méconnaissable en petit employé libidineux, cheveu gras et désir qui bouillonne en silence, est bouleversant. Charles Denner, lui, électrise chacune de ses apparitions en amant provocateur, insolent avec les flics jusque dans leur propre commissariat. Et Simone Signoret, en star sur le déclin qui n'ose pas encore se l'avouer, se laisse filmer telle quelle, avec une autodérision touchante. Un film vivant, bancal par endroits mais éclaboussant de talent.
Premier film de prouveur de Costa Gavras qui, pas encore politisé et après des années d'assistanat, veut montrer qu'il en veut en mettant sa caméra n'importe où dans un polar blindé de personnages truculents. On craint au départ l'indigestion, mais le cast cinq étoiles et le sens du récit haletant du jeune réalisateur fait passer le tout comme une lettre à la poste.
Premier film de Costa-Gavras, un polar choral nerveux, brillamment mis en scène et porté par un casting prestigieux. 3,25
« Compartiment tueurs » est le premier film réalisé par Costa-Gavras en 1965. Bon polar sans véritables premiers rôles mais une pléiade d'acteurs qui interprètent tous des personnages importants dans le film : Yves Montand, Jacques Perrin, Catherine Allégret, Pierre Mondy, Claude Mann, Jean-Louis Trintignant, Simone Signoret, Charles Denner, Michel Piccoli, Pascale Roberts. A noter les présences de Jacques Dynam, Maurice Chevit, Bernadette Lafont, Christian Marin et Daniel Gélin. Des rebondissements, du suspense et quel final !
Est-ce que ce film est méconnu, ou est-ce qu'il n'est pas passé à la télévision assez souvent pour en garder un souvenir imparable. En tout cas, ce qui est sur, c'est que ce film est une rareté, premier film de Costa Gravas, et premier chef d'œuvre !
Le rythme, la construction narrative, les jeux de caméra, la lumière, et la distribution !
Incroyable, tous les acteurs sont parfaits, chacun dans son rôle marque de sa présence, c'est la force du film, chaque protagoniste à un rôle à jouer dans cette histoire, de Montand, à Signoret, en passant par Mondy, Perrin, Trintignant, et surtout Piccoli, qui incarne un petit looser, pervers, et minable.
On est dans un film noir à la Française, qui s'offre le luxe de surpasser certains de ces contemporains Américain. Il acquière un rythme propre à ce genre, ni trop rapide, ni trop long, mais juste ce qu'il faut pour nous emmener dans cette France des année 60, un joli zoom sur cette société perdue.
Un film qui je recommande sans aucune hésitation. Du Grand cinéma Français !
Le rythme, la construction narrative, les jeux de caméra, la lumière, et la distribution !
Incroyable, tous les acteurs sont parfaits, chacun dans son rôle marque de sa présence, c'est la force du film, chaque protagoniste à un rôle à jouer dans cette histoire, de Montand, à Signoret, en passant par Mondy, Perrin, Trintignant, et surtout Piccoli, qui incarne un petit looser, pervers, et minable.
On est dans un film noir à la Française, qui s'offre le luxe de surpasser certains de ces contemporains Américain. Il acquière un rythme propre à ce genre, ni trop rapide, ni trop long, mais juste ce qu'il faut pour nous emmener dans cette France des année 60, un joli zoom sur cette société perdue.
Un film qui je recommande sans aucune hésitation. Du Grand cinéma Français !
Pour l'adaptation du roman et pour son premier long métrage, Costa Gavras reçoit le concours d'une distribution de renom. Certains effets, comme les pensées narratives, n'apportent que peu éloignent de l'intrigue d'un polar noir. Malgré une résolution d'enquête un peu alambiquée, les 20 dernières minutes s'avèrent toutefois haletantes.
Pour son premier long métrage Costa Gavras ne se lance pas dans un pamphlet politique comme il le fera souvent par suite mais dans un policier genre Whodunit. Et il le fait avec une maestria impressionnante. Sa mise en scène est inspirée, pleine d idée et donne une dimension supplémentaire à un scénario qui développe certains archétypes avec malice. Il bénéficie de surcroît d un casting incroyable avec une petite mention pour ma part pour Michel Piccoli qui joue un rôle d Incel bien avant que cette notion ne soit imaginée. Pour un coup d essai, c est un coup de maître.
Premier long métrage réalisé par le cinéaste Costa-Gavras en 1965 qui fait ses débuts derrière la caméra avec prouesse et talent !
A ses débuts, le jeune réalisateur dirige un casting de qualités mêlant des comédiens qui ont de la bouteille dans le métier comme Yves Montand et Simone Signoret avec une nouvelle génération comprenant entre autres Jacques Perrin, Jean-Louis Trintignant, Pierre Mondy ou Bernadette Lafont et la liste est longue. La musique de Michel Magne vous est peut-etre familier, c'est aussi le générique de l'émission de cinéma sur Canal+ "Le cercle". Pour parler de "Compartiment tueurs" , Costa-Gavras adapte un livre de Sébastien Japrisot sur un meurtre mystérieux dans un compartiment de trains ou la police enquête avec plusieurs suspects et quelques surprises. La course poursuite finale est un morceau de bravoure très bien orchestré et bien fait pour son époque. Une œuvre passionnante avec un petit effet de seconds degrés qui passe bien de nos jours.
A ses débuts, le jeune réalisateur dirige un casting de qualités mêlant des comédiens qui ont de la bouteille dans le métier comme Yves Montand et Simone Signoret avec une nouvelle génération comprenant entre autres Jacques Perrin, Jean-Louis Trintignant, Pierre Mondy ou Bernadette Lafont et la liste est longue. La musique de Michel Magne vous est peut-etre familier, c'est aussi le générique de l'émission de cinéma sur Canal+ "Le cercle". Pour parler de "Compartiment tueurs" , Costa-Gavras adapte un livre de Sébastien Japrisot sur un meurtre mystérieux dans un compartiment de trains ou la police enquête avec plusieurs suspects et quelques surprises. La course poursuite finale est un morceau de bravoure très bien orchestré et bien fait pour son époque. Une œuvre passionnante avec un petit effet de seconds degrés qui passe bien de nos jours.
Au début, la nature de l'intrigue de Sébastien Japrisot rappelle un peu les sujets fameux d'Agatha Christie, et forcément "Le crime de l'Orient-express". Un meurtre dans un wagon-couchettes et plusieurs suspects à retrouver.
Dans ces conditions, la singularité du film, indépendamment de son aspect policier, tient à la poignée de personnages qui se partagent les nombreux incidents de l'intrigue. La plupart d'entre eux se démarque des figures conventionnelles du polar par une vulnérabilité commune, affective souvent.; d'autres sont cyniques ou carrément sots. De sorte que, seul de ce petit monde, l'inspecteur chargé de l'enquête (Yves Montand), sobre et ombrageux, semble équilibré et lucide.
Cela dit, cette dimension humaine ne suffit pas à faire du premier film de Costa-Gavras une oeuvre passionnante. Le développement de l'intrigue, sur la piste d'un tueur spoiler: qui élimine les suspects un par un
, n'est pas irrésistible, tandis que les protagonistes s'avèrent survolés. En revanche, l'action s'accélère brusquement pour aboutir à un dénouement habilement précipité et plein de suspense.
Dans ces conditions, la singularité du film, indépendamment de son aspect policier, tient à la poignée de personnages qui se partagent les nombreux incidents de l'intrigue. La plupart d'entre eux se démarque des figures conventionnelles du polar par une vulnérabilité commune, affective souvent.; d'autres sont cyniques ou carrément sots. De sorte que, seul de ce petit monde, l'inspecteur chargé de l'enquête (Yves Montand), sobre et ombrageux, semble équilibré et lucide.
Cela dit, cette dimension humaine ne suffit pas à faire du premier film de Costa-Gavras une oeuvre passionnante. Le développement de l'intrigue, sur la piste d'un tueur spoiler: qui élimine les suspects un par un
, n'est pas irrésistible, tandis que les protagonistes s'avèrent survolés. En revanche, l'action s'accélère brusquement pour aboutir à un dénouement habilement précipité et plein de suspense.
Bonjour
Quel plaisir de redécouvrir ce polar a la française, ou a chaque minutes on joue a deviner les acteurs a l écran
1965, quelle belle distribution des rôles on retrouve Yves Montant, Pierre Mondy, Simone Signoret, Catherine Allegret, Michel Picoli, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Pascale Roberts, Christian Marin, Bernadette Laffont, Jacques Perrin, Claude Mann pour une enquête passionnante ou les cadavres tombent
A voir...
Quel plaisir de redécouvrir ce polar a la française, ou a chaque minutes on joue a deviner les acteurs a l écran
1965, quelle belle distribution des rôles on retrouve Yves Montant, Pierre Mondy, Simone Signoret, Catherine Allegret, Michel Picoli, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Pascale Roberts, Christian Marin, Bernadette Laffont, Jacques Perrin, Claude Mann pour une enquête passionnante ou les cadavres tombent
A voir...
En 1965, après des années à œuvrer en tant qu’assistant de réalisation, Costa-Gavras réalisait son premier long-métrage. Il s’était emparé auparavant du roman éponyme de Sébastien Japrisot, l’avait adapté lui-même et avait réussi à déployer une production avec un casting royal. Coup d’essai, coup de maître. Et gros succès en France et aux États-Unis, qui lança la carrière du cinéaste. Ce Compartiment tueurs, loin du sillon que Costa-Gavras creusera plus tard (le thriller politique engagé), est un très bon polar, un très bel exercice de style. Petit bolide virtuose : mise en scène dynamique et inventive, acteurs au taquet, dialogues mitraillettes, montage étourdissant. Tout cela sert un registre qui mêle drame et touches d’humour piquantes, visions subjectives (avec voix off) et visions objectives. Le noir et blanc s’inscrit dans une belle tradition de film noir, captant une ambiance parisienne effervescente, avec quelques notes jazzy en accompagnement. Sur le fond, l’idée de meurtres « leurres », pour dissimiler l’identité de la victime principale, est originale.
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