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LCDC YT
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4,0
Publiée le 14 janvier 2025
Touchant et puissant, SALLES fait de son hommage à la famille PAIVAS, une brillante plongée dans l'enfer du Brésil des années 70, pour un moment de cinéma porté avec grâce par Fernanda TORRES
Je suis toujours là est le meilleur film étranger de l’année selon la prestigieuse académie des Oscar. Est-on sûr que sur toute la planète, aucun film ne pouvait prétendre à cette récompense ? Ce drame brésilien sur fond de dictature est presque une torture à suivre. Beaucoup trop long au regard du rythme volontairement lent, l’histoire passionne assez peu alors que le sujet est pourtant intéressant. Il ne se passe que peu de choses dans ce récit, pour ne ainsi dire, rien du tout. Comment un tel film a-t-il pu passer toutes les étapes de sélection ? La seule volonté de faire un film critiquant l’oppression suffit-il à remporter un prix ?
Comme toujours avec ce genre de thriller politique, il faut dans un premier temps s'accrocher pour bien en saisir les tenants et les aboutissants, pour comprendre qui est qui, les fonctions de chacun, leurs intentions, leur passé...
Mais l'on comprend rapidement que la focale du film se situera principalement ailleurs : sur la personnalité de cette mère de famille dont le mari est enlevé et sur sa façon de gérer sa vie et celles de ses enfants, après sa disparition, tout en se battant pour faire éclater la vérité.
Le récit collectif et politique reste toutefois toujours présent en arrière-plan, et témoigne de manière glaçante de cette page noire de l'histoire brésilienne et des dérives du régime dictatorial en place à l'époque.
Lauréate surprise du Golden Globe de la Meilleure Actrice dans un Drame il y a deux semaines, Fernanda Torres n'a pas volé son prix. De tous les plans, elle habite et transcende ce personnage de femme et mère courage qui garde la tête haute avec beaucoup de dignité.
À l'image de son héroïne, solide en toutes circonstances, la force du film est de ne pas trop en faire et, même si le propos est dur, de ne jamais tomber dans le pathos...
... Jusqu'à une dernière partie qui se déroule en 2014 et qui était vraiment dispensable. Elle vient faire tomber le film dans les codes classiques et redondants du biopic et n'apporte pas grand chose au récit, en faisant même perdre de la force à l'ensemble. Elle permet toutefois de mettre en scène la maman de l'actrice principale, Fernanda Montenegro, star du cinéma brésilien déjà nommée aux Oscars, qui vient ici incarner le personnage joué par sa fille à plus de 80 ans.
Enfin, même si le procédé a déjà maintes fois été utilisé à la fin des biopics (pas plus tard que dans le très raté Lee Miller), terminer le film par de vraies photos du député est ici assez vertigineux et bouleversant.
Film phénomène pour le retour de Walter Salles après une longue période de silence et un film déchirant sur les affres de la dictature militaire brésilienne dans les années 70. Comme un volonté de dénoncer et de redonner du crédit aux disparus, un film bouleversant basé sur le combat d'une femme à retrouver son mari- Simplement brillant.
Ce film démarre avec des scènes gaies, colorées et enjouées et nous plonge peu à peu dans l’oppression, la peur, et l’horreur de la vie sous une dictature. Les dictatures chiliennes et argentines ont souvent été dénoncées par des écrivains ou au cinéma, celle du Brésil reste assez méconnue, et au travers de ce film on s’aperçoit qu’elle n’avait rien à leur envier… Réalisation classique, acteurs et actrices excellents, belles photos, un film nécessaire.
Vu durant le festival international de la Roche sur Yon, le film de Walter Salles nous plonge dans le Brésil des années 70 avec réalisme et émotion. Une famille à la vie aisée et paisible se retrouve confrontée à la dictature. Un engrenage prenant et aboutit dont les liens familiaux seront au cœur de cette histoire réparatrice.
Cette fresque familiale dont le cœur se situe dans le Brésil des années 1970 met en parallèle la brutalité d'un régime dictatorial avec la force de la famille Paira, qui parvient à rester durablement soudée et confiante dans l'espoir de retrouver le père enlevé par les autorités et de lui faire justice. Le personnage joué par Fernanda Torres, très émouvante, est remarquable de force contenue et de résilience. Un film déchirant car filmé à la hauteur de cette famille pour laquelle l'horreur survient au cœur d'un paradis : Une maison face à la plage, une famille unie et aimante, et un quotidien bouleversée par un crime d'Etat qui ne laisse que des questions.
Tourné autour de la disparition en 1971 de Rubens Paiva, député opposant à la dictature au Brésil, le film s’inscrit dans un contexte où le pays affronte encore les séquelles de son passé autoritaire. Walter Salles construit une fresque familiale joyeuse, avant que l’arrestation brutale de Rubens ne brise ce paradis domestique. À partir de ce moment, la mise en scène change de ton : les scènes deviennent plus statiques, plus silencieuses, et jouent du hors‑champ pour suggérer l’horreur plutôt que la montrer frontalement. Quelques longueurs se font sentir dans la deuxième partie, notamment avec l’ellipse finale qui montre Eunice vieillissante et diminuée, un choix narratif discuté qui peut alourdir le propos. Toutefois, "Je suis toujours là" est à la fois intime et politique.
Un film fort traitant d’une histoire vraie: la disparition d’un père de famille sous la dictature brésilienne des années 70 ,les recherches et la vie ensuite de sa famille avec notamment le rôle poignant de l épouse.Très très bien filmé interprété et réalisé. Beaucoup de fidélité dans la reconstitution des locaux , des lieux et des scènes. 2h20 de film sans aucune longueur. on mesurera notre immense chance de ne pas avoir connu un tel régime (mais restons vigilants face à l extrême droite ). Même le générique de fin est poignant avec les photos réelles de cette famille à l époque. Un véritable bijou de cinema.
Walter Salles nous emporte avec sa mise en scène incroyable et son casting époustouflant dans un film qui prend aux tripes et ne nous lâche plus jusqu'à la fin. La prestation de Fernanda Torres en est sûrement responsable dans une grande partie. Mais tout ici nous fait ressentir l'absence qui se prolonge, et le combat de cette femme pour retrouver son mari. Tout en tenant à bouts de bras sa famille, elle va tout faire pour retrouver son mari d'abord, puis vivre avec, ou en tout cas s'en nourrir pour mener des combats pour la liberté. Le film est parsemé de moments de bravoure, dans l'écriture, d'une séance de photo shooting, où le sourire prend les armes pour tenir la famille debout, ou lors d'une sortie dégustation de glaces par exemple. Walter Salles n'a pas volé son Oscar, coup de coeur pour moi au festival du film politique de Carcassonne.
Si les dictatures en Argentine ou au Chili ont été souvent traitées au cinéma, celle qui a sévi dans les années 70 au Brésil est peut-être moins connue. Remercions donc Walter Salles de nous remémorer ces années de plomb que le réalisateur a bien connues puisqu’il était ami avec le fils de la famille Pavia, Marcelo. D’ailleurs, le film est tiré du récit de ce dernier. Dans Je suis toujours là, on suit le douloureux parcours d’une mère, d’une épouse, dont le mari disparaît dans les geôles de la dictature militaire. Le film réussit parfaitement bien à capter le manque, l’absence, la peur... Des sentiments qui contrastent avec le côté solaire, lumineux du film, ponctué d’images en Super 8 et de musiques rock brésiliennes des années 70, notamment Tom Zé, dont le hit Jimmy Renda-sé résonne dans une formidable scène en voiture, au début du film, dans laquelle des jeunes reprennent en chœur les paroles de la chanson. Dans une très belle reconstitution du Rio de Janeiro des années 70, Walter Salles signe un film beau et émouvant, porté par l’actrice Fernanda Torres, formidable dans le rôle principal. Assurément, un des grands films de l’année 2025. https://www.hop-blog.fr/je-suis-toujours-la-film-de-walter-salles/
C'est l'interprétation prenante de Fernanda Torres qui porte ce film. Sinon, j'avoue être resté à côté de cette histoire dont le réalisateur a souhaité qu'elle démarre, visuellement, en appuyant, que dis-je en surlignant outrageusement le "bonheur", l'équilibre p.a.r.f.a.i.t (!) des relations au sein de la famille de l'ex-député qui disparaîtra (on est donc dans un milieu "bien" bourgeois). Après l'arrestation du père, le réalisateur construit essentiellement son récit autour de la résilience de son héroïne, et à un degré moindre de celle de la fratrie. La vérité sur la disparition du père, du mari est révélée pratiquement à la fin du film (d'ailleurs, 2h 15 .. c'est trop long). J'ai vraiment regretté qu'a aucun moment l'implication de la CIA dans l'avènement des dictatures en Amérique Latine ne soit évoquée, rappelée. Car, et c'est dommage, j'ai trouvé que le contexte politique global de la Guerre Froide était absolument absent dans la narration, ce qui est dommage car la crainte voire le rejet épidermique du communisme par les USA explique la facilitation états-unienne à la mise en place de régimes à poigne (dictatures) en Amérique du Sud : ça aurait été nécessaire pour la compréhension du contexte historique au Brésil dans ce contexte des années 70. Bon, au final, je retiendrai la superbe interprétation de l'actrice principale..
« Dictature au Brésil» Alors que la joie déborde chez vous dans votre maison de bord de mer avec vos 5 enfants, soudain on débarque chez vous et on embarque votre conjoint, et puis plus de nouvelles…puis on vous embarque sans vous expliquer pourquoi et on vous libère sans vous le dire non plus si ce n’est la recherche de terroristes. Cette terrible situation a été vécue au Brésil par de nombreuses familles dans les années 70. On suit la famille Paiva, et en particulier Eunice, l’épouse. Remarquable et poignant.
Un film qui par sa forme fait penser au films de Costa-Gavras des grandes années vouloir restitué ces couleurs d'antan est ce vraiment un bien en 2024? Le fond est lui beaucoup plus intéressant, pas centré sur l'opposant politique dont les actions, l'engagement politique sont a peine évoqués mais sur les conséquence sur sa famille de son arrestation, de sa disparition. C'est a cause de cet angle d'attaque que ce film doit être vu.
L'année 2025 commence par un drame puissant, venant du cinema Brésilien. Inspiré d'une histoire vraie, ce film nous plonge dans une famille brésilienne, vivant dans la Dictateur. Bouleversant et "immersif" par ses personnages et d'une histoire émouvante. Un film qui nous rappelle le passé douloureux d'un pays, qui ne s est jamais remis, de cette époque dictatorial