Je suis toujours là
Note moyenne
4,2
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306 critiques spectateurs

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62 critiques
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160 critiques
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51 critiques
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23 critiques
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brunocinoche
brunocinoche

136 abonnés 1 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2025
Superbe portrait d'une femme confrontée à la dictature de son pays. Walter Salles en revenant en Amérique du Sud retrouve son allant d'antan. Le scénario, basé sur une histoire vraie, et fort et prenant. Les acteurs sont tous impeccables, notamment l'actrice principale qui donne à son personnage vie avec force, sobriété et dignité.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2024
Au palmarès de Venise pour son scénario puis présenté pour la première fois en France, à Biarritz, Ainda estou aqui marque le grand retour de Walter Salles, 12 ans après Sur la route. L'histoire que le cinéaste raconte, ancrée dans le début des années 70 au Brésil, avec une dictature militaire au pouvoir, s'inspire du livre du fils de la famille Pavia que Salles a côtoyé, à la même période. Ce retour en arrière, qui n'est pas gratuit, eu égard à ce qu'il s'est passé ces dernières années dans son pays, décortique un système autoritaire et ses exactions, comme ont pu le faire certains films latino-américains dans le passé, plutôt argentine et chiliens que brésiliens, d'ailleurs, mais compose surtout le portrait d'une famille heureuse et privilégiée, soudainement privée du père. Un seul être vous manque et tout est à réinventer, la sphère familiale, la gestion financière, la mémoire de celui qui a disparu. Eunice Paiva est un personnage fantastique, presque trop beau pour être vrai, de par son courage, son calme et son obstination, mais son extraordinaire interprète, Fernanda Torres; la joue avec une telle flamme qu'il n'est pas question de douter de son incroyable force de caractère. Le film trouve sa voie; avec une grande sérénité; dans un classicisme parfaitement adapté à son sujet : le récit est implacable et la mise en scène jamais prise en défaut, y compris quand elle touche à l'émotion. Enfin, la B.O. est particulièrement riche, illustrant avec bonheur la floraison musicale de l'époque et une certaine insouciance. Le contrepoint avec les sévices d'une féroce dictature militaire n'en est que plus saisissant.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2025
Le talentueux Walter Salles ( voir son film Central do Brazil , petite pépite) a besoin ici de parler de la dictature traumatisante des années 70 au Brésil….IL s’agit de la disparition en 1971 d’un ingénieur à Sao Paulo…..Il est certain que ce film va laisser un sillon ( plus de trois millions d’entrées au Brésil), car il nous fait vivre l’horreur de la dictature militaire dans un pays, notamment pour une demie heure du film ( dans une caserne, moment éprouvant) de la privation de droit pour un citoyen lambda ….C’est au travers de sa femme, de sa famille, que le scénario est construit et même si le film se cache derrière une ellipse, on peut sentir l’émotion du réalisateur dont la famille a sans doute été victime de ces disparitions aller simple sans retour…...Petit à petit on comprend la misère des brésiliens ( La France reste un pays garant de libertés) et de l’idée de bonheur qui semble condamnée par ces dictatures infâmes….La souffrance est palpable, elle devient émotion au fil du film, pour nous laisser face à un abîme, celui des vies brisées…..Un film touchant et politique très bien filmé et que je conseille, on n’en sort pas pareil qu’en entrant…...
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2025
Un vrai film de cinoche sans cinéma, un tissage de tendresse et de tensions constantes qui nous tiennent 2h15 sans répit alors que pourtant on sait l’inéluctable annoncé d’emblée : Brésil 1970, Dictature militaire
Toute en retenue, Fernanda Torres y est formidable de charisme et d’élégance
Boulanger_bernard
Boulanger_bernard

21 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2025
Vraiment un très bon film,les images de bonheur sont petits à petits sous tensions,on devine qu'un malheur va se produire mais quand?
Un très bon moment de cinéma avc des acteurs et actrices jeunes et plus vieux de grand talent.
Très belle découverte de cette histoire inspirée de faits réels.
Jean-Christophe MANCEAU
Jean-Christophe MANCEAU

12 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2025
Vu en avant première, c’est un excellent film. Les spectateurs ont applaudi à la fin, ce qui est assez rare même en avant première. C’est touchant et ce film est captivant du début à la fin. A voir absolument
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2025
Une famille unie à Rio : la plage, la gaité, la cohésion familiale et une interprétation magistrale de la mère.
Ce bonheur vient se briser quand le père disparaît. Le Brésil, en 1971, est sous l'emprise d'une dictature militaire.
L'évolution de la famille se déroule sur trois dates : 1971,1996 et 2014. Les personnages ont changé mais non l'amour familial.
dimah
dimah

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2025
Film très poignant qui nous fait revivre les procédés des dictatures, qui sadiquement entretiennent l'espoir et la souffrance de ceux qui attendent des nouvelles .. Tout est en retenu et pudeur et montre la volonté de cette femme de continuer pour la cause humaniste
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2025
L'année 2025 commence assurément bien puisque c'est un deuxième film à rafler les cinq étoiles que je vous présente aujourd'hui.

Une critique efficace de la dictature militaire qu'a connu le Brésil, que des bons acteurs, de belles images...
Je suis toujours là est une réussite totale.
Flower 0478
Flower 0478

105 abonnés 440 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2025
Woah l'histoire d'Eunice Paiva mérite d'être connue car cette femme c'est battue pour qu'on reconnaît le décès de son mari qui a été soit disant convoqué du jour au lendemain pour un interrogatoire et qui n'est plus revenu chez lui on a dit à sa femme qu'il a disparu histoire touchante, émouvante je connaissais pas cette histoire du Brésil qui est la dictature militaire malheureusement de nos jours cela existe encore je conseille ce film à voir absolument car il m'a beaucoup touché j'avais les yeux humides, mention spéciale à l'actrice Fernanda Torres excellente dans son rôle.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 janvier 2025
Sur ce sujet (chronique familiale malheureuse sous régime national dictatorial), Walter Salles fait le job de manière attendue. Son film est bien réalisé, bien interprété, mais convenu et académique en tout, sans aucune surprise. Il manque à cette fiction, inspirée d’une histoire vraie (et d’un roman de Marcelo Rubens Paiva, le fils du disparu), une âme, une vision, une singularité qui permettent de dépasser le stade de la belle illustration et de l’hommage consciencieux au courage d’une femme (Eunice Paiva, l’épouse du disparu). Le réalisateur utilise toutes les ficelles émotionnelles de ce genre de production (insertions de films super-8, évocation d’un combat pour la vérité et la justice, comparaison finale entre photos d’archives et images du film). Rien de déshonorant à cela, mais rien de stimulant non plus, d’autant que le ton est assez monocorde et le récit longuet.
Sébastien Monneret
Sébastien Monneret

58 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2025
Un film brésilien poignant sur le sujet délicat et encore tabous de l’époque de dictature au Brésil. Il y a quelques temps, sur le même thème, on avait déjà eu l’excellent “They shot the piano player”. C’est lent, poignant, lourd et pesant. Le destin de cette femme est juste hors norme.
Anne Laure Bonnet
Anne Laure Bonnet

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2025
Film très abouti. Esthétique sublime. Difficile de retenir ses larmes face à ce drame de l’histoire brésilienne
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
Scénario répertorié ici drame, thriller que je verrais plutôt catégorisé comme un récit d’ambiance historique (presque) contemporaine. Un récit de témoignage et ce faisant pour la réflexion, à l’image des œuvres de Costa-Gavras (période de ses thrillers politiques). La limite du propos pour le spectateur d’ici c’est qu’il n’a pas (ou plus) une connaissance des années de la dictature militaire brésilienne de 1964 (coup d’Etat bien que dans l’histoire du pays il y en ait déjà eu d’autres auparavant), jusqu’en 1980 avec la re-démocratisation (sic). Le fil conducteur s’étire ici à partir de 1971 avec l’arrestation, puis la disparition, d’un ancien Député du Parti Travailliste, démis de son mandat puis s’étant exilé avant de revenir plus tard vivre paisiblement ( ?) de son travail d’ingénieur. Le début du scénario, inspiré du récit autobiographique du fils de ce militant, démarre dans une famille très classe moyenne supérieure qui, en apparence, ne semble pas trop se préoccuper du régime déjà en place. Jusqu’à ce que les hommes de ce régime frappent à la porte et transportent l’homme dans leurs locaux (une caserne) pour « déposition ». Il n’en ressortira jamais. Son épouse et l’une de leurs filles, très jeune adulte à peine sortie de l’adolescence, seront également inquiétées. Tout cela donne matière à réflexion. Le film n’est en apparence pas militant. Il repose sur du factuel. C’est peut-être finalement encore plus glaçant.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2025
Le très rare réalisateur brésilien Walter Salles revient en salle, et il revient avec une histoire vraie qui est une tranche de l’histoire de son pays, une tranche d’histoire tragique. Il met en scène, apparemment très fidèlement, l’histoire de la famille Paiva dont le père Ruben fut un « disparu » de la dictature militaire, en 1971. Sa veuve Eunice Paiva a combattu sans relâche pour la Vérité et la mémoire de son mari et c’est son histoire à elle, encore plus que son histoire à lui, que Salles met en image. Le sujet est sérieux, le propos est grave et le film, qui dure 2h15, ne fait pas dans l’esbroufe. Il est découpé en 3 parties d’inégales durées, le première en 1970-71 est forcément la plus longue, ensuite une ellipse nous emmène en 1996 puis une dernière plus tard, au seuil des années 2010. Pendant les 20 premières minutes du film, on est dans la chronique de la famille heureuse : l’image est solaire, on rit beaucoup, on se chamaille, il y a de la musique, on joue au foot et on va à la plage avec la famille Paiva. La dictature et la noirceur sont là par petites touches : un barrage de police, un hélicoptère qui survole la plage, des militaires qui patrouille dans les rues. Mais ce sont des petites touches et le bonheur illusoire de la famille reprend le dessus jusqu’à cette fameuse matinée où Ruben puis Eunice sont emmenés. Les séquences qui suivent sont d’une telle noirceur, d’une telle violence que le contraste nous cloue sur notre fauteuil. Walter spoiler: Salles utilise le son (dans la prison), le hors champs, et les petits détails (les taches sur le sol de la salle d’interrogatoire) pour distiller l’horreur sans jamais céder à la complaisance. Il ne filmera pas une séance de torture, il ne filmera pas une exécution sommaire, mais tout est suggéré par les détails, par les bruits et il laisse l’imagination du spectateur faire le reste du chemin. Il n’hésite pas devant l’écran noir (la cagoule, effet déjà utilisé et très efficace)
, il met la musique sur « off ». Après ce passage, la vie reprends, moins solaire, mois heureuse. J’aime bien les passages en « super 8 » vus par la caméra de la fille ainée, j’aime beaucoup la pudeur de la réalisation qui ne montre jamais Eunice en train de pleurer, qui ne fait aucune place au pathos. Je pourrais parler du casing des enfants qui sont tous très bien mais c’est Fernanda Torres qui porte le film sur ses épaules. Avec une vraie conviction, elle donne corps à cette femme (très) courageuse, qui continue de faire vivre une vie normale à ses 5 enfants tout en sa battant pour retrouver son mari. Dans « Je suis toujours là », l’actrice brésilienne est formidable. Le scénario, comme je l’ai dit, raconte assez fidèlement l’histoire d’un disparu de la dictature comme il y en au des centaines, au Brésil, puis au Chili, puis en Argentine. Walter Salles, né en 1956, avait 15 ans en 1970. A 15 ans on comprend des choses comme comprennent les filles Paiva, même les plus jeunes. Toute la première partie est passionnante et elle passe très vite. On peut trouver le début un peu long mais on est indulgent : on sait bien que tout ce bonheur va s’arrêter brutalement alors on laisse les personnages sen profiter un peu. spoiler: Après la prison, alors que nous avons déjà compris que Ruben a été exécuté, on regarde cette femme continuer de croire à son retour, comme si elle n’avait pas pris la mesure de ce qu’est la dictature. Elle parle de son pays, elle parle d’état de droit et d’habeas corpus comme si elle vivait dans un Brésil normal.
On est un peu confondu par cette attitude mais après tout, il est peut-être difficile de s’avouer que le pays dans lequel on est né et dans lequel on a grandit est devenu un cauchemar. Les scènes de 1996 sont importantes, spoiler: parce qu’elles marquent la fin du combat d’Eunice.
En revanche, l’ellipse suivante et finale n’était sans doute pas utile, elle donne l’impression de tirer un peu en longueur en montrant une femme diminuée et devenue sénile. Cette femme si forte devenue si faible, c’est une conclusion difficile pour ce film qui est pourtant un vrai beau et grand film. C’est un film à recommander à tous ici et ailleurs.
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