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Paul Desgranges
5 abonnés
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4,0
Publiée le 26 janvier 2025
Une partie de l'histoire du Brésil, la période de la dictature, racontée au travers la vie d'une famille (nombreuse) sur une période d'une vingtaine d'années... Ce film, basé sur des faits réels, est vivant et instructif, émouvant par la proximité que l'on a avec les membres de cette famille, les photos souvenirs et la nostalgie qui s'en dégage, mais aussi effrayant dans son rappel du régime totalitaire... L'opposition entre la période heureuse et insouciante du début et ce qu'il va se passer ensuite fonctionne bien. Particulièrement touché par l'histoire de cette famille de 5 enfants et de leur forte et courageuse maman
Tout y est : la dimension politique, un portrait de femme magnifique, un melo familial. La réalisation est superbe et le casting brillant. Bref un chef-d’œuvre
Un bel hommage à la mère de cette famille qui a dû gérer la disparition inattendue de son mari en même temps que ses cinq enfants. Toutefois, si le film est bien realisé, tout est assez conventionnel, et on trouve le temps long à revoir des souvenirs qui ne nous appartiennent pas et des personnages pas assez approfondis, selon moi. C'est assez fade et long
Au début des années 70 la maison des Paiva, idéalement située près d’Ipanema est ouverte à tous les vents de la culture les amis passent parler livres et les enfants dansent sur du Gainsbourg, sans heureusement comprendre les paroles. C’est une famille heureuse et libre, idéale, baignée dans une image lumineuse et colorée qu’on voit pendant les premières minutes du film et on adorerait en faire partie. Puis des hommes arrivent, tirent les rideaux, les couleurs disparaissent et laissent place à la monochromie de l’arbitraire. Celui d’une dictature militaire qui s’invente des ennemis pour exister et perdurer. Walter Salles signe ici un immense film politique et une superbe fresque familiale sur la mémoire et le refus de l’oubli. Je ne suis pas brésilien et ce film m’a touché en plein cœur par son discours universaliste. Je l’ai vu très tôt le matin dans une salle clairsemée, personne ne s’est levé pendant le générique, quand la lumière s’est allumée on s’est tous regardés un peu gênés, les larmes aux yeux, avant de regagner nos vies on a tous partagé ce petit moment de « saudade ». Et c’était formidable.
Le film est inspiré d’une histoire vraie, celle de la famille Paiva : le père, le charismatique Rubens, ancien député, architecte et la mère, Eunice, qui forment un couple aimant ; les cinq enfants, quatre filles, un garçons Ils vivent à Rio au début des années 70, sous la dictature militaire, dans une grande maison à côté de la plage. Ils reçoivent la famille, les amis, chantent, dansent. Une vie de famille merveilleuse qui bascule le jour où des policiers en civil ou des militaires embarquent Rubens et plus tard Eunice et l’une de leurs filles. Eunice et sa fille reviennent de la prison sordide après quelques journées d’interrogatoires tendus mais pas Rubens. S’en suit le combat d’une vie pour retrouver la trace de Rubens et acter son décès. Le film a un côté lumineux qui lui est donné par le charisme de Rubens, par les joies simples mais profondes d’une vie familiale, par la dignité et la ténacité d’Eunice. Il nous plonge dans l’ambiance contrastée du Brésil des années 70 où l’insouciance de la jeunesse carioca est confrontée parfois dramatiquement à l’arbitraire et à la cruauté de la dictature militaire. On ne peut qu’être admiratif de l’attitude d’Eunice Paiva qui règlera une foule de difficultés pratiques et financières, reprendra ses études de droit à 40 ans et deviendra avocate des paysans dépouillés de leurs terres. Les acteurs, Fernanda Torres et Selton Mello, qui interprètent les parents, sont très bons. J’ai une réserve sur la mise en scène que je trouve peu imaginative et peu dynamique, en deçà du reste du film, mais l’histoire de la famille Paiva impressionne le spectateur :14/20.
j'ai du mal à comprendre toutes ces critiques dithyrambiques. Certes c'est un bon petit film. Mais il y a des longueurs et des passages sans grand intérêt. Quant à la prestation de l'actrice principale, certes elle joue bien mais de là à gagner un Golden Globes...
Ai vu « Je suis toujours là » film du réalisateur brésilien Walter Salles qui a obtenu le Prix du scénario au Festival de Venise 2024 et le Prix de l’interprétation féminine lors des derniers Golden Globes pour Fernanda Torres. Pendant la dictature militaire brésilienne, la famille Paiva vit dans une belle maison pleine de lumière face à la plage de Copacabana à Rio de Janeiro. Les 5 enfants vont et viennent avec leurs amis, l’électrophone tourne à tue tête, les adultes se reçoivent, on improvise des jeux, on adopte un chien plein de vie, jusqu’au jour où Rubens (Selton Mello), le père, ancien député,spoiler: est emmené par des militairesspoiler: . Eunice (Fernanda Torres) et les enfants vont devoir mener un combat forcené pour accéder peut être un jour à la vérité sur cette journée de janvier 1971. Un très grand film sur l’enfance, l’absence, la résilience, la résistance, l’humanité dans une période inhumaine. La mise en scène de Salles est subtile et joue plus sur le montage, les jeux de lumières, de sons que sur des mouvements de caméra alambiqués. Salles donne priorité avec bonheur à la délicatesse, à la suggestion, aux regards éloquents, aux silences plein de sens. Chacun des 5 enfants est un personnage travaillé, caractérisé à petites touches. Ce qui intéresse le metteur en scène c’est la cellule familiale et de filmer au plus près son évolution au fur et à mesure que la dictature entre de façon intrusive dans son quotidien. Rien n’est jamais caricatural et Salles sait garder ses distances avec le mélo. Si « Je suis toujours là » additionne les qualités cinématographiques et scénaristiques, son autre immense atout est l’interprétation inouïe de Fernanda Torres dans le rôle de la mère courage qui tente le tout pour le tout pour essayer de rester debout alors que tout s’effondre autour d’elle. Son charisme, son économie de moyen sont hypnotiques. Absolument le film à voir en ce mois de janvier.
Il y a souvent des enlèvements lors de dictature j'avoue que je ne connaissais pas cette histoire.Le film est très bien il montre le bonheur d'une famille qui tombe dans le malheur suite a l'enlèvement du père et nous fait vivre les recherches entre espoir et désespoir de le retrouver vivant.A voir absolument afin de mesurer le bonheur que l'on a de vivre dans une démocratie et aussi afin de ne pas oublier tous ceux qui sont victimes dans le monde entier ne pas les oublier c'est les faire vivre encore.
"Un peuple qui ne connaît pas son histoire est condamné à la répéter."
Le film "Je suis toujours là" est un chef-d'œuvre, la photographie, la musique, le scénario, tout est bien fait et bien joué ! Le film est basé sur des faits réels et présente de manière percutante une partie de l'histoire violente du Brésil. Je suis sorti du film en colère, en voulant de la justice et du changement. On ne sort pas du film de la même manière que l’on y est entré...
Le meilleur film que j'ai vu ces derniers temps. Et même en ces temps sombres, je suis toujours là !
Ce long-métrage brésilien réalisé par Walter Salles fait parler de lui en ce début d’année 2025. Par ses nominations aux Oscars et aux Golden Globes et par le prix de la meilleure actrice, dans cette dernière cérémonie, obtenu par son actrice principale Fernanda Torres. Celle-ci réalise en effet une très belle prestation dans ce drame familiale intimiste où tout le sort de sa famille repose sur ses épaules, une fois que son mari a été embarqué par la junte militaire au pouvoir. Car il s’agit bien là d’une histoire vraie, inspirée d’un ouvrage écrit par le fils même de Rubens Paiva, cet ancien député brésilien qui a disparu dans les geôles brésiliennes durant les années soixante-dix. Fernanda Torres incarne Eunice Paiva, la femme de cet homme, qui va passer le reste de sa vie à se démener pour connaitre le sort de son époux. Les cinq jeunes acteurs qui incarnent ses enfants s’avèrent aussi très convaincants. Ils forment une petite tribu attachante et terriblement touchante lorsqu’ils leur arrivent malheur. Le réalisateur nous plonge avec onctuosité dans l’atmosphère sud américaine de l’époque, et cela s’avère particulièrement agréable à visionner. Ce n’est pas sans rappeler l’ambiance familiale intimiste et urbaine présente dans le film Roma d’Alfonso Cuaron. Mais ici il y a la couleur en plus, et surtout une toile de fond politique assez dramatique. On pourra regretter l’absence de mise en contexte du récit, qui ne permet pas au spectateur de facilement saisir ce qu’il se trame en arrière-plan. Les quelques séquences finales, dans des époques plus récentes, et avec des acteurs différents, n’apportent également rien de très utile au long-métrage.
L'angoisse d'une famille bien installée à Rio après l'arrestation du chef de famille par les militaires de la dictature. Le réalisateur s'installe dans la peinture de cette vie confortable avec la plage à coté, les nombreux enfants, le bain et le beach volley, l'école, les amis, les repas, les jeux etc. Puis survient le drame. Brutal. C'est évidemment une tragédie mais la dame a de la ressource . Ce que l'on peut regretter c'est une certaine redondance, voire une certaine nonchalance, cela n'en finit pas. On pense l'affaire close et cela repart encore et encore. Le trait devient trop appuyé. Ce n'était pas nécessaire et le film aurait été encore plus fort si on avait coupé plus tôt. En l'état c'est un bon film, très bien interprété, bien réalisé et qui touche juste.
Le réalisateur nous décrit très bien dans ce film le bouleversement opéré sur cette famille brésilienne heureuse d’un député victime du régime dictatorial de cette époque. Le courage, la dignité et la résilience de son épouse sont bien traduites grâce à la superbe interprétation de Fernanda TORRES. Outre l’aspect historique, c’est surtout la saga de cette famille qui nous émeut dans ce film. Il manque cependant d’un peu de rythme et d’ampleur dans ce film malgré tout intéressant à découvrir.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse au Club Marbeuf à PARIS le 02/12/2024)
"Je suis toujours là" est une comédie dramatique mêlant réalisation singulière et bons acteurs. Le scénario (inspiré d'une histoire vraie) est lui aussi très réussi. Il persiste malgré tout quelques longueurs, mais cela ne nuit pas réellement à la qualité du film qui reste vraiment intéressant.