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Jerome
50 abonnés
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3,0
Publiée le 17 janvier 2025
De l'impact des dictatures sur le destin d'une belle aventure familiale brisée par l'angoisse de la disparition et de la mort. Bien fait, bien joué mais le scénario se traîne souvent en longueur, diluant à l'excès la dimension tragique du récit.
Walter Salles a vécu la période de la dictature militaire au Brésil et aurait connu la famille de Rubens Paiva, l’ex député travailliste victime de ladite dictature. Ceci explique les deux aspects, diversement réussis, de son film, adaptation d’un livre du fils du député. La première partie est très bien menée, lorsque l’on sent le poids du régime et monter la menace ambiante, jusqu’à l’arrestation et les épreuves subies par l’entourage. Ensuite le film tombe dans une chronique familiale qui respire l’empathie, mais sombre dans un sentimentalisme plutôt mièvre et l’ennui remplace l’intérêt précédent. Une œuvre méritoire tout de même, et utile : ce message de dénonciation de la dictature a été vu par plus de trois millions de Brésiliens.
C’est un magnifique film, inspiré d’une histoire vraie qui nous replonge dans la dictature militaire du Brésil dans les années 70. Il est à la fois puissant et très émouvant, vraiment intense avec d’excellents acteurs, y compris les jeunes enfants, on en ressort ému et bousculé par l’intensité des émotions. A voir absolument.
1971. Rio est sous dictature militaire. Eunice Paiva voit son mari se faire enlever à son domicile par 6 hommes qui se prétendent être de l’armée.
Cette histoire vraie, que je découvre, est une vraie odyssée familiale. Et malgré son propos et son contexte très durs, ce film parle d’amour, de loyauté, de combat et de persévérance.
Eunice a consacré sa vie à faire éclater la vérité sur la disparition de son mari, et son acharnement se ressent à l’écran.
Fernanda Torres n’a pas volé son Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique, tant elle incarne à la perfection cette femme battante et déterminée.
Visuellement, ce film est une réussite. Le grain ultra prononcé, ses couleurs chaudes et contrastées, presque saturées, respirent les années 70.
La mise en scène est également brillante, avec une ambiance familiale chaleureuse, authentique et terriblement attachante.
Même si j’ai trouvé le film très bien construit et fort en émotions, on sent bien passer les 2h18 !
C’est très long, il ne se passe pas beaucoup de choses à l’écran, et, sans pour autant être soporifique, le jeu d’actrice de Fernanda est l’une des seules choses qui fera tenir les yeux ouverts sur la durée.
« Je suis toujours là » est un récit poignant et émouvant, mettant en scène la vie tumultueuse de la famille Paiva. Pour autant, le film est très long, difficile de ne pas piquer du nez et je m’attendais à plus d’émotions.
Très grosse déception avec ce nouveau film de Walter Salles.. Il y a facilement une heure de trop dans ce film trop conventionnel et très classique !!! Dommage, la période noire de la dictature au Brésil méritait un autre traitement.
Un rappel de la dictature du brésil par l histoire de député toujours sous surveillance. . Contraste entre le début du film , dans une bonne ambiance familiale de rire de danse et la suite ambiance pesante ; lugubre; Excellente actrice pour le rôle de EUNICE qui se bat pour qu 'enfin l état reconnaisse l’assassinat de son mari. JUSTE une petite remarque négative .La fin . la mère a bien vieillie mais les enfants pas, ils sont toujours aussi jeune.
Juste magnifique par son adaptation d'une histoire vraie malheureusement arrivée au Bresil dans les annees 70. L'extraordinaire interpretation des acteurs et actrices(enfants et adultes), le jeu d'actrice superbe de Fernanda Torres(fille de Fernanda Montenegro qui a aussi brillé dans Central du Bresil). Une superbe photographie que nous fait bien sentir l'ambience tout en travessant diferentes epoques, les chouettes musiques, tout y est ! Grand Bravo a toute l'equipe car vous avez donné un excelent film au monde
Années 70 au Brésil sous la dictature militaire , une famille de 5 enfants vivant à Rio au bord de la mer. Famille chic, progressiste , parents intelligents , bienveillants .. dans cette maison on reçoit des amis, on joue avec les voisins , on rit , tout y est : l’amour , la joie , la musique , la culture , on en envie d’y être .. d’être avec eux .. on ressent physiquement ce bonheur si bien incarné par des acteurs touchants et attachants .. Mais dans ce bonheur si puissant, on sent également que cela ne peut pas durer , qu’il va se passer quelque chose , on a peur .. le réalisateur nous tient en haleine il fait durer ce bonheur le plus longtemps possible .. jusqu’au moment où tout bascule .. et je ne dirai presque plus rien pour laisser un peu de suspense même si l’histoire est une histoire vraie . Walter Salles nous raconte l’histoire d’une famille tributaire de la brutalité aléatoire de la dictature militaire dans les années 70 au Brésil , de la disparition du jour au lendemain d’un membre de la famille aux tortures les Plus abominables .. C’est ici un tres beau portrait d’une femme courage, qui fait preuve de résilience pour affronter l’épreuve … qui se bat pour ne pas oublier Beau , passionnant. On en sort différent À voir …
Un beau film émouvant sur les années de la dictature brésilienne. Les acteurs sont excellents et l'histoire est véridique. On peut y voir la détermination d'une femme qui a une résilience extraordinaire. Le film se passe sur plusieurs années et il a le mérite de nous faire découvrir les aspects sombres de ces années de plomb . Cette famille brésilienne est très attachante et elle reste soudée autour de la mère , malgré les épreuves : (disparition tragique du père)
Comment les dictatures se débarrassent des opposants ; par rapport à tous ces grands films de Costa gavras, on se trouve là , du côté de la famille de l opposant ET comment cette famille fait face! Malgré quelques longueurs au début , on partage l inquiétude et la douleur de cette femme et de ses enfants
Magnifique, bouleversant, poignant ! De très belles images, une reconstitution de l’époque soignée et impeccable, des personnages justes et tellement vivants, une histoire vraie qui nous passionne. Un très très beau film
La vie rêvée des tortionnaires De Walter Salles je connaissais Sur la route sorti il y a treize ans, adaptation du roman de Jack Kerouac. Son nouveau film, Je suis toujours là, prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, campe avec force le destin tragique d’une famille, deux parents, Rubens et Eunice Paiva, et leurs cinq enfants. Salles était au départ un documentariste, Rubens a existé tout comme son épouse. En 1970, cet ingénieur civil et ancien député du parti travailliste brésilien est arrêté par des sbires de la dictature. La caméra filme d’abord le bonheur de la famille dans une grande demeure au bord de l’océan à Rio de Janeiro, puis l’arrestation et l’emprisonnement d’Eunice pendant quelques jours, enfin l’inquiétude lorsque l’absence du mari et père se prolonge. Torture et assassinats ne sont que suggérés, le point de vue est celui de la vie qui se poursuit « après », la résilience et le courage d’Eunice, ses études reprises sur le tard pour devenir avocate à quarante-huit ans, sa fierté de pouvoir subvenir seule et digne aux besoins des enfants. À ce jour, les assassins de Rubens sont identifiés. Tout comme ceux des opposants communistes à Suharto dans l’Indonésie de 1965 filmés par Joshua Oppenheimer dans son documentaire The act of killing. Dans les deux cas les tortionnaires coulent des jours tranquilles sans être inquiétés.
Mon dieu, que c’était loooooong. Incompréhensible quand on voit les notes attribuées à ce film. L’histoire ? Elle tient en une ligne : un père se fait emprisonner et… on ne le revoit plus. On se dit qu’il va forcément se passer quelque chose, qu’il y aura un rebondissement, un développement… Mais non. Pendant plus de deux heures, il ne se passe rien. Absolument rien. Pas de tension, pas d’évolution, juste un vide narratif profond. Un ennui total.
le charme des années 70, la plage, le soleil et cette sensation de regarder un souvenir de famille apportent de la douceur à ce drame qui prend aux tripes. 5 étoiles si ce film avait été un scénario original et non pas une adaptation.
Ce biopic familial, au rythme de thriller, est une véritable claque cinématographique. La performance de l’actrice principale est formidable et mériterait un oscar. On en sort complètement retourné mais heureux d’avoir passé plus de 2h avec cette famille au Brésil.